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Dimanche 5 juillet 2009


Aujourd'hui c'est à l'ombre de mon olivier que je viens vous raconter son parcours...

L'olivier peut s'enorgueillir de faire partie du patrimoine vivant de l'umanité. Véritable symbole culturel, l'olivier a inspiré de nombreuses légendes aussi bien égyptiennes, grecques, romaines que provençales.
Mais l'olivier et aussi et avant tout un élément incontournable du paysage méditerranéen. De l'Espagne à la France en passant par le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, l'Egypte, la Syrie, le Liban, Isrël, la Turquie, la Grèce, Chypre, l'Italie... l'olivier façonne les paysages si variés de cette partie du monde. Des régions semi-désertiques aux garrigues, de plaines en collines, l'olivier apporte son charme discret et son identité à ces parcelles de nature.
L'olivier est apparu sous la forme d'un arbuste aux petites feuilles rondes, légèrement allongées, et aux petits fruits peu oléifères. Olivier sauvage, appelé "oléastre", il est présent dans le bassin méditerranéen depuis plus de 50 000 ans et des forêts d'oléastres couvrent encore certaines régions d'Asie Mineure ou d'Algérie
Il y a environ 7 000 ans, l'homme a commencé à cultiver cet arbuste qui s'est peu à peu transformé en l'arbre que l'on connaît aujourd'hui et qui produit des fruits riches en huile. La culture de l'olivier s'est répandue dans tout le Bassin méditerranéen. Il a fallu attendre le XVe siècle, période des grands voyageurs, pour que l'olivier quitte sa terre de prédilection et traverse le détroit de Gibraltar. Les grands découvreurs l'ont ainsi emporté avec eux et l'ont implanté en Amérique. Puis, au XIXe et au XXe siècles, ce sont des régions plus exotiques encore comme l'Afrique du Sud ou l'Australie qui ont accueilli l'olivier.
L'olivier aime les régions ensoleillées et tempérées, bref le climat de type méditerranéen et les sols calcaires ou sablonneux. Implanté sur les cinq continents, dans des régions au climat proche du climat méditerranéen, l'olivier reste avant tout l'arbre symbole du Bassin méditerranéen. L'olivier y est bien souvent cultivé dans des terres où d'autres cultures fruitières ou maraîchères ne poussent pas et sert aussi de coupe-feu dans des zones très sensibles.
Fort de cette longue histoire et des différents terroirs qui l'accueillent, l'olivier a hérité d'une diversité génétique riche qui compte aujourd'hui d'avoir plus de 500 variétés d'oliviers différentes de par le monde, chacune ayant son ou ses terroirs de prédilection.
L'olivier est un arbre fruitier, unique de par sa longévité, unique par la persistancce de son feuillage(ses feuilles se renouvelant d'un tiers tous les ans, l'olivier garde son feuillage argenté toute l'année) et unique par son fruit qui est le seul à ne pas pouvoir être consommé dès sa cueillette. Très amère, l'olive doit en effet être préparée ou transformée pour être mangée.
Entre avril et juin, le feuillage de l'olivier se parsème de milliers de petites fleurs blanches dont quelques unes se transformeront en olives. La nouaison intervient en été, le noyau se durcit et le fruit grossit pour atteindre sa taille définitive en septembre. Ensuite, la couleur se modifie, passant du vert au vert-violacé puis au noir. Toutefois, la palette de couleurs peut légèrement varier d'une variété à l'autre entre le violet, le brun et le rouge terre. Pour la plupart des variétés, les fruits atteignent leur pleine maturité en hiver (à partir de fin novembre).
La récolte des olives qui seront préparées en vert se fait de fin août à fin septembre : celle des olives préparées en noir se fait de novembre à fin janvier. Le choix de préparer les olives en vert
ou en noir est fonction de la variété, certaines étant plus goûteuses récoltées vertes, d'autres à pleine maturité.
L'huile d'olive, quant à elle peut aussi bien être extraite d'olives tournantes qu'avec des olives mûres. Les rendements et surtout les caractéristiques organoleptiques sont dépendants de ce choix qui est fonction de la variété et de la tradition régionale.
L'huile d'olive vierge est un pur jus de fruit qui était déjà connu des égyptiens, des grecs et des romains qui en étaient même de fervents consommateurs. En France, l'extraction de l'huile d'olive est certainement arrivée en même temps que la culture des oliviers puis à été développée par les romains. Le patrimoine oléicole est d'aillerus riche des ombreux ustensiles et outils utilisés autour de la culture d'olivier, de l'extraction et de la conservation de l'hile d'olive par les hommes au fil des siècles, des romains à nos grands-pères : meules en pierre, jarres, amphores, mosaïques romaines retraçant les différents travaux de l'oléiculteur...
L'olivier a façonné la vie et l'histoire d'une multitude d'hommes et de femmes d'origine et de culture différentes mais qui lui ont tous voué la même passion. Son destin d'arbre-roi, l'olivier le prolonge aujourd'hui grâce à la science qui en redécouvrant les bienfaits de ses produits sur la santé humaine nous conforte dans notre consommation et amène de nouveaux consommateurs vers ses produits forts d'une identité gustative et culturelle typique.

L'olivier, joyau de la terre,
L'olive, perle de nos terroirs...

C'était le rendez-vous des "Epines drômoises"...




Par sonja - Publié dans : Regards - Communauté : Algérie
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Samedi 4 juillet 2009





S'ouvre un chemin
Que déjà on s'y faufile de bon matin
Les premières lueurs s'amusent
Elles folatrent entre les feuilles

En attente des rayons
Au-dessus du lac s'élève le brouillard

Toute la forêt s'éveille
Pour laisser passer les éclats
Elle ronronne comme un chat
De plaisir se donne aux caresses de la brise

Voluptueux mouvements verdoyants
Invitant la faune ailée
Qui s'échappe à sa guise

L'appel du sous-bois impose ses murmures
Au détour d'une route déserte
Les couleurs sont encore incertaines
Elles attendent le dernier coup de pinceau

Fraicheur surprenante
Dès les premiers pas
Dans ma forêt déserte



Par sonja - Publié dans : Prose poétique - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 3 juillet 2009


Une placette ouverte. Une terrasse de café qui s'étend à son aise. Ou un jeté dans l'une des ruelles étroites du village. Cet endroit charmeur est le lieu de rendez-vous des amoureux de tranquilité et de beauté. Perchée sur sa hauteur, au dessus de Pierrelatte, trône La Garde-Adhemar.
Dès que je me retrouve dans les environs, je ne manque jamais de grimper jusqu'ici. Le calme qui y règne n'est pas surfait. Juste une poignée d'habitants et de rares touristes. On passe mais on ne s'attarde pas plus que cela. Mais ses restaurants, et ces cafés ombragées on prend plaisir à s'y asseoir et siroter quelque boisson fraîche.
On y joue même à la pétanque certains soirs. Il y a aussi un marché provençal nocturne. Un vrai remu-ménage de couleurs et de parfums, offerts par les produits régionaux.
Mais ce que j'aprécie surtout par ici, ce sont les lever de soleil que je venais attendre sur un banc, à l'extérieur de ce magnifique village entouré de ses grands murs.
Une forêt raffraichissante borde le site. Je l'ai parcourue plus d'une fois lorsque j'habitais la région.
La Drôme Provençale nous offre comme une caresse, ses gracieux villages que l'on parcourt volontiers à vélo. Le temps de goûter aux paysages où la lavande et le tournesol fleurtent joyeusement. Où les parfums voyagent avec nous.
Et si l'été est chaud, lorsque Monsieur Mistral nous accompagne, voilà qui règle le problème de la ventilation. Le long des chemins parcourus, dame cigale nous stridule une musique dont on se laisse conter les notes avec un plaisir immense.
Le soleil illumine généreusement ces balades où la tendresse se glâne à chaque coup de pédales.
La voiture est moins généreuse en temps. Mais le vélo, c'est le plaisir de poser ses pieds dès qu'un décor nous y invite.

Les vacances, c'est aussi fouiner là où on ne se porte jamais...


Par sonja - Publié dans : Voyages - Communauté : Algérie
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Jeudi 2 juillet 2009

Les vacances ont commencé pour beaucoup d'entre nous. Enfin, quand je dis "nous", je fais surtout référence à ceux qui travaillent toute une année pour mériter les deux ou trois semaines de pose.
Ne suis-je pas en vacances depuis un bon moment déjà ?

Les blogs aussi vont un peu baisser le rideau de leurs magasins à "jolis" voyages. C'est le temps du dépaysement ou tout simplement celui de courir la campagne pour chasser l'image.
Et pourquoi pas celui de ne rien faire ou de s'occuper à autre chose ? L'essentiel est d'enfin arriver à se détendre, à ne plus courir après l'heure qui elle, ne tient pas compte de nos agitations. Elle file aussi surement qu'une comète. Rien ne l'arrête.
Allez, pour changer un peu laissez vous aller à seulement observer votre campagne proche.
Cueillez le décor à peine sorti de chez vous. Même pas besoin de sa voiture pour aller fouiner dans la campagne ensoleillée, qui s'éloigne de la ville.
Forcément, si on habite Paris ou une autre grande ville, la nature est un peu loin. Mais un vélo peu vite nous conduire vers d'autres horizons.

Chemin faisant, hier j'ai flâné sans but précis. Je n'ai même pas choisi là où mes pas m'ont porté.
Juste quelques coups de pédales et au sortir de l'ombrage, j'ai fait une cueillette ruisseau qui filait au delà du sentier emprunté. Plus loin, au détour d'une courbe, un champ qu'on avait retourné imposait un découvert où j'aurais bien mis mes pas. Juste pour le plaisir de piétiner la terre sèchée par les rayons du soleil.
C'était le long du canal de la Loire.
Décidemment, ce canal est devenu mon inspiration principale. Mais il fait assez frais par ici, sous ces arbres qui portent l'ombre. En plus avec l'eau qui court tout du long, on sent un brin de fraicheur qui lorsque le thermomètre grimpe, n'est pas sans nous donner envie de se porter jusqu'ici.
Et hier il a fait très chaud. C'est sans doute pour cela que les passereaux étaient au repos de leurs chants prenants et intempestifs. A peine quelques trilles et gazouillis de temps à autre. Quand aux hérons cendrés, ils étaient ailleurs. Du côté de quelque îlot posé sur la Loire. Les poids plumes recherchent la fraicheur par tous les moyens.
Ils papautent aussi avec leurs compagnons en des lieux de rencontres où ils peuvent tremper leurs pattes, dans le liquide raffraichissant. L'eau fait bien des miracles.

A l'ombre des frondaisons majestueuses, je crois bien que j'aurais somnolé si je m'étais écouté. Mais l'herbe étant rare, le sol manquait de confort. Il me faut un tapis vert, tout de même...
Pour une fois, j'ai beaucoup marché à côté de mon vélo. C'est lui pour le coup qui s'est fatigué à marcher du pas de l'escargot.
J'ai parfois écarté des rideaux de feuillages, pour laisser ma curiosité s'échapper de l'autre côté.
La nature est assez magique pour que je m'emballe au moindre froissement ou murmure.
J'étais seule sur mon chemin. Sans doute à cause de l'heure de surchauffe de l'après midi.
Je n'ai pas bronzé à couvert, mais j'ai découvert un paysage différent par sa manière de s'habiller et de réfléchir la lumière. On a beau passer au même endroit, un jour sur l'autre, que dame nature a changé de robe. On ne s'ennuie pas à la déshabiller du regard. Elle se dévoile sans retenue et ses lignes délicates nous offre, pour peu qu'on soit attentif à son geste.

Chut... vous les vacanciers, écoutez ! Arrêtez de courir !
La nature nous murmure de belles histoires...


Par sonja - Publié dans : roannemaville - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 1 juillet 2009


Le temps des vacances vient de débuter

La nature comme pour une fête s'est parée
Elle frétille de bonheur
Et s'éparpille couleurs
Le long des chemins où flâne le promeneur

Le temps des vacances pour un brin d'heures ajoutées

Le travailleur épuisé enfin s'offre les décors
Pour seul bagage parcourt les chemins
Devant lui la nature s'ouvre coeur

En un tour de main
Durant le printemps s'est habillée
Pour son beau coloriage offrir

Le temps des vacances le soleil s'échauffe

Comme une fleur délicate
Se couvrir d'ombre
La malice de ses rayons s'installe sans invitation

Le temps des vacances on cueille les horizons

Un peu de laisser aller
La paresse est une délicieuse collation
Observez la nature qui ne pense qu'à être belle
Elle se coule nouvelle

Le temps de vacances merveilles
La nature nous convie à son festin éternel

Par sonja - Publié dans : Prose poétique - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mardi 30 juin 2009

Toujours à la lecture raffraichissante de mon journal préféré, je poursuis ma balade en Terre Sauvage, tel qu'il voit les péripéties de la nature...

Tôt le matin et tard le soir : ce sont les maîtres mots de ceux qui veulent partir à la rencontre de la nature au mois de juillet. Entre les deux on peut envisager  des siestes paresseuses, imitant en cela bon nombre d'animaux, mammifères et oiseaux surtout, peu désireux d'affronter les rayons ardents.

Affectionnant les régions à hiver doux et la mi-ombre, l'osmonde royale, fougère de la famille des osmondacées, se plaît dans les lieux à sols pauvres et acides où l'eau suinte, sur les bords des ruisseaux et des fossés, dans les marais tourbeux. Cette grande fougère, pouvant atteindre deux mètre de hauteur, est vivace. Sur une forte souche apparaissent en touffe des frondes pétiolées, divisées en folioles sessiles glabres. Certaines frondes sont totalement stériles, d'autres seulement à la base puis fertiles en partie supérieure avec, entre mai et juillet, des sporanges groupés, de couleur brune. Commune dans l'ouest et le sud-ouest ainsi qu'en Sologne, l'osmonde est plus rare dans le reste de la France. Sa racine possède des propriétés utilisées en pharmacopée traditonnnelle.

Fluidité, souplesse, ondoiements : des termes qui rendent bien compte des évolutions de la loutre et de ses loutrons, occupés à parcourir leur domaine aquatique. Juillet n'est pas un mois plus indiqué qu'un autre pour ces expéditions familiales, la loutre pouvant mettre bas à tout moment de l'année. Mais il fait beau et chaud, le niveau de la rivière a baissé et les poissons sont plus faciles à capturer ! Sevrés, les loutrons ne s'écartent guère de leur mère. Qu'ils en profitent, dans quelques mois, ils seront fermement invités à aller voir ailleurs si le poisson est meilleur !
Je vais essayer d'en rencontrer dans les jours à venir. Nous en avons au bord de la Loire et points d'eau écartés du fleuve. J'espère ramener des photos de l'une de mes balades matinales.



Les animaux ne sont pas égaux face aux fortes chaleurs. En gros, ceux à température corporelle constante ont quelques problèmes à résoudre quand le mercure grimpe, tandis que ceux à température variable s'en accommodent bien mieux, au point d'en tirer avantage. Pour les premiers, c'est la course au rafraîchissement ! Les astuces, heureusement, ne manquent pas. Tout d'abord, rechercher l'ombre bienfaissante. Ensuite, tirer la langue et haleter pour les mammifères, ouvrir le bec pour les oiseaux  -y compris en vol !-, voire faire vibrer la peau nue de la gorge : autant de façons de profiter de l'"effet radiateur" par ventilation, résultat auquel parviennent les cigognes en... fientant sur les pattes. Et puis se baigner et boire pour la plupart des uns et des autres.
Les insectes, eux, à l'image des cigales stridulant gaiement par 30°C à l'ombre, captent la chaleur, source d'énergie. Idem pour les reptiles. Lézards et serpents apprécient pierres et sols brûlants, les prmiers se contentant de lever les pattes par moments pour éviter la surchauffe. Et si le bain de soleil risque de tourner à la pierrade, la retraite est toujours possible vers un endroit moins exposé aux rayons du soleil.



Mais où donc sont passés les rougegorges ? Au printemps, ils étaient partout, à s'égosiller, à se disputer les territoires, à traquer l'insecte sans relâche. Depuis quelque temps, c'est la grande discrétion, le silence. Tout au plus peut-on en apercevoir un au jardin se faufiler dans l'ombre des buissons ou sautiller fugacement sur une allée au petit matin. C'est que, après la corvée des nids, il faut souffler un peu et se consacrer à la mue pour affronter l'automne avec un plumage tou neuf. les jeunes ont cessé de pépier pour quémander et, eux aussi, sont occupés à remplacer peu à peu leur tenue mouchetée juvénile par un ensemble tablier/masque orangé.
Encore un peu de patience !

En voilà un qui semble avoir perdu son énergie, en perdant son plumage. On le croirait tombé d'un nid le drôle. 



Voir...
Les forficules se dissimuler au coeur des corolles, ne laissant appraître, au bout de leur abdomen la couleur d'ambre, que les pinces qui leur ont valu leur nom de perce-oreilles et la mauvaise réputation qui va avec. Ces végétariens à six pattes sont pourtant bien pacifiques !

Ecouter...
Chanter l'engoulevent, le crépuscule venu. Son curieux ronronnement cliquetant anime les landes à bruyères dominées de pins épars ou les clairières embroussaillées. Il faudra souvent se contenter de la voix de ce visiteur estival, à moins qu'il ne se profile furtivement sur le ciel bleu nuit.

Goûter...
Les délicieuses feuilles et fleurs de l'origan sauvage, finement hachées pour en parsemer une salade de tomates ou une pizza. On prendra soin de bien les secouer avant utilisation, afin de les débarrasser des petits insectes qui, eux aussi, les trouvent à leur goût !

Sentir...
Le parfum à la fois mentholé et musqué des feuilles de sauge froissées entre les doigts. L'odeur, toujours agréable, varie d'une espèce à l'autre. Délicate, chez la sauge des prés ou la sauge sauvage, elle est particulièrement puissante chez la sauge verticillée, venue de l'Europe méridionale.

Toucher...
La douceur veloutée des feuilles vert cendré du bouillon blanc dont la haute tige, piquée de petites fleurs jaune citron, se dresse fiièrement au-dessus des friches et des herbages délaissés. En femant les yeux, ne jurerait-on pas que l'on a sous les doits, des oreilles de lapin ?

La nature est un régal quotidien, et où que nous posions notre regard, il y a tant à faire pour découvrir et s'impégner des beautés qui s'en dégage...

P.S : Les photos des carnet de saison ne sont pas miennes.
Par sonja - Publié dans : Regards - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Lundi 29 juin 2009

Avec Terre Sauvage on se laisse toujours emporter dans son sillage où les couleurs et les mouvements sortent des paysages.

La nature est encore prodigue de mille trésors qui ne demandent qu'à être découverts. Dans les pas de l'été, juin et juillet nous offrent la beauté sous toutes ses coutures.
Et comme toujours... Pas d'été sans tabac. Dans la trouée forestière tapissée de ronciers baignés de lumière, en voilà un enfin ! Le premier tabac d'Espagne virevoltant provoque toujours une petite émotion, que l'on soit entomologiste ou non. Le mâle surtout, aux larges ailes d'un bel orange ponctué de noir velouté, force l'admiration. L'envers du décor, avec son mariage de vert tilleul et de blanc argenté, vaut l'endroit, même s'il est moins spectaculaire et souvent difficile à voir tant que le papillon n'a pas consenti à se poser un bref instant. Quant au vol, véloce et maîtrisé, bien qu'il rende fréquemment l'observation frustrante, il vaut d'être suivi un moment pour être pleinement apprécié. S'il s'éclipse trop vite, pas d'inquiétude, le tabac vole jusqu'en août.
Les amoureux du papillon cueillent de beaux spécimens ces jours ci avec leur appareil. Les blogs se sont habillés d'ailes ouvertes peintes de bien jolies manières.

Dans le fouillis rosé des tamaris ourlant les marais salants, le beau chant inventif de la gorgebleue a de nouveau retenti, après une période de relatif silence, signe que la première nichée est arrivée à son terme. Les adultes les plus dynamiques, à peine libérés des contraintes parentales, en redemandent. Un nouveau nid, bien caché au sol ou à faible hauteur, élaboré par la femelle, accueille les oeufs et la couveuse. D'ici un petit mois, les jeunes sortiront de leur berceau, encore incapables de voler. Cela ne les empêchera pas d'être fin prêts pour la migration avant la fin de l'été...

Il a beau faire l'intéressant, voler joliment au ralenti comme un oiseau mécanique en s'égosillant consciencieusement, le serin cini a du mal à ne pas passer inaperçu. D'accord, il est loin d'être présent partout et n'est jamais abondant mais enfin, il a élu domicile dans suffisamment de squares, de parcs urbains et de cimetières pour qu'on le remarque ! S'il était un peu plus gros, si sa voix, au lieu de n'être qu'un grésillement métallique, était un peu plus forte et mélodieuse, alors peut-être... C'est bien dommage car le serin, dans son joli costume jaune acide, vaut mieux que l'anonymat.
En ce moment, les jeunes sortis du nid obligent les adultes à se montrer davantage : une aubaine !



La superbe digitale pourpre, dont les hautes tiges se dressent fièrement dans les sous-bois, est familière à beaucoup d'entre nous, de même qu'est connu le danger qu'elle représente en raison des terribles substances toxiques qu'elle contient. Moins réputée est sa cousine, la digitale à grandes fleurs. Un peu plus discrète avec ses calices jaune pâle, cette adepte des terrains granitiques cache également de redoutables capacités d'empoisonneuse. Indifférents à la présence de poison, les insectes affluent vers les fleurs profondes, étagées en épi, qu'ils visitent sans relâche, en quête de nectar énergétique.



Voir...
Au petit matin, les toiles d'araignée emperlées de rosée. Les centaines de gouttes qui les alourdissent et font ployer les entretoises des rayons ne risquent pas de les détériorer. Dès que le soleil se montre, la rosée s'évapore, rendant aux pièges leur fonction première.

Ecouter...
Les piaillements des jeunes passereaux dissimulés dans les haies et les buissons. Souvent assez aigus, volontiers répétitifs, parfois lancinants, ils s'accélèrent au moment du nourrissage, sous l'effet de l'excitation. Après un court répit, ils reprennent sur le même rythme...

Goûter...
A la fin du mois les premiers petits fruits du merisier (ou cerisier), à grappes. Mêlant  délicieusement le sucré et une pointe d'acidité, les merises réveillent les papilles et tachent les doigts ! Le noyau craché donnera peut-être naissance à un beau merisier.

Sentir...
Le parfum suave des fleurs d'églantier défroissées, le long d'une haie ou au hasard d'un pré retourné à la friche. Pour accentuer l'agréable perception olfactive, on ferme les yeux et on s'amuse à progresser lentement jusqu'au moment où le parfum sollicite les narines.

Toucher...
Du bout de l'ongle les dents minuscules qui courent tout autour de la feuille du charme. Elles permettent de se souvenir plus facilement de l'identité de l'arbre, en évitant de le confondre avec le hêtre dont les feuilles, de forme analogue, montrent un bord sagement uni.

Il se murmure... en juin, trop de pluie, et le grenier vide s'ennuie.

La nature nous fait tourner la tête dès qu'on se coule entre ses bras généreux.

Par sonja - Publié dans : Regards - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 28 juin 2009

 

Les jardins de la nature offrent aux peintres
Les couleurs et les formes qui trottent dans leurs têtes
L'artiste se laisse séduire par la beauté d'un décor
Il s'invite à la fête des reflets
Cueille les ombres profondes
Il n'est de plus belle fleur
Que celle que l'on cueille en pinceau
Un trempé lumineux jeté sur la toile
Pour un paysage délicat

Le peintre s'adonne rêveur
A une esquisse qui dessine les silhouettes
Sous son crayon fait naître les mouvements

Le modèle surpasse le maître
Les jardins de la nature offrent aux regards
La majesté de leurs toiles
Aux saisons imposent les couleurs

Lignes et horizons s'échappent à l'infini
Dans la grandeur des jours et des nuits

Surprenantes croutes
Que les champs de la nature
Posent sur une toile



Il y a aussi ces jardins que l'on range
Fleurs et arbustes sont à leur place
Le feuillage fait le dos rond
Pour que l'oeil se promène tranquille

A l'heure de la composition
Se soignent les dégradés
Un chemin pelouse s'échappe en allée
Il grimpe à l'assaut de la forêt
Les fleurs ont de généreuses tombées
C'est l'heure de l'évasion

Un jardin parqué et si propret
On s'y pose sur un banc ensoleillé
Un plaisir d'artiste
Que dessine sur sa page le poéte en voyage

A l'heure de tous les collages
La nature s'offre sans bagage
Et en coutures volent sur la toile


Par sonja - Publié dans : Prose poétique - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Samedi 27 juin 2009

Si du côté de la gare on veut s'installer, nous pouvons là aussi avoir accés à quelques terrasses, dont celle-ci.
C'est une boulangerie-patisserie, et restauration rapide. On se pose le temps qu'on veut. Le couple qui tient ce lieu sympathique, a toujours le sourire et le mot agréable pour chacun. Ils prennent même le temps d'une discussion si vous les entrainez à votre suite. 
Les jeunes qui sortent d'autres lycées situés par ici, savent où aller à peux de frais.
Je trouve que Roanne a remplie sa ville de collèges et lycées...
La proximité de la S.N.C.F est une raison supplémentaire à sa fréquentation.
Mais c'est également la rue des hotels et des restaurants chics.

Sans doute avez vous entendu parler de "Trois Gros". Une table fameuse si j'en crois les critiques.
Il  y a même une blogueuse qui m'a dit il y a quelques jours, qu'elle avait été invitée par son grand père dans le décor de leur salle. Un privillège, car les prix sur la carte affichent à la hausse. Il faut bien que les chiffres suivent si on veut s'offrir la "classe".
La gare est juste en face, ce qui est bien pratique pour les gens du spectacle et autres grands de ce monde qui passent par ici. L'hotel doit être quelque chose lui aussi...

Peut-être qu'un jour je leur demanderais de me permettre une visite de leur intérieur.
Gratuitement, bien sur !




Par sonja - Publié dans : roannemaville - Communauté : Algérie
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Vendredi 26 juin 2009

A Roanne aussi, quelques uns de nos murs se sont joliment habillés. Un peintre aux grands pinceaux s'est laissé aller à son inspiration. Des toiles géantes relatent une époque reculée.
Cette placette accueille d'ailleurs la jeunesse qui vient les jours de beau temps pour pique-niquer après les heures de cours. Ils s'éparpillent un peut partout sur les murettes et se racontent leur adolescence.
Des lycées et la fac sont proches de ce lieu. Ce qui attire leurs pas par ici, pour un repas qui ne leur coûte que quelques petits euros. Les fast-food se sont bien implantés dans le coin.
Ils ont compris que l'endroit pouvait être idéal. Les étudiants remplissent leurs salles, pour un repas ou une boisson.
La seconde photo est un semblant de café, ce qui colle bien au cadre. Des cafés ouvrent leurs terrasses du quartier dès le printemps revenu.  Il y a de quoi confondre les deux.
L'art sur mur est une bien sympathique manière de participer au décor de la ville.
Les touristes de passage aiment à se rendre par ici pour prendre des photos.
Ce que nous mêmes faisons lorsque nous allons ailleurs...



Une entrée délicieuse sur la même place, juste à côté du tableau grandeur nature de la première photo. C'est là que s'est installé l'Office du Tourisme de Roanne. Ils occupent une vaste salle. On se sent dans un intimité qui donne envie de s'installer pour y lire ou regarder passer...
En plus de cela le personnel nous accueille avec beaucoup de gentillesse et sont prêt à aller nous chercher des renseignements sur la ville. Ou bien ils nous dirigent vers la médiathèque qui n'est pas bien loin.
On s'attarde volontiers sur cette place pour son extérieur agréable et le passage qui ne cesse jamais. Une autre manière d'avoir un regard sur la ville dans son quotidien...



Par sonja - Publié dans : roannemaville - Communauté : Algérie
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