Le chemin...

Publié le par sonja



C'est sur une route ondulée et mal déssinée que se porte mon regard.
Elle est longue à souhait. Comme les nuages, elle s'éloigne toujours plus en avant.
C'est presque le désert, et pourtant on ne se sent pas démuni.
Quelques arbres s'ingénient à festonner l'horizon et l'allée qui mènent je ne sais où.
Je regarde cet espace ouvert. Je lui trouve un air négligé, mais il me convient.
S'allonge une rivière qui marche à côté du chemin aux couleurs de la boue. Il faut croire qu'il a plu récemment.
Ce côté sauvage est disposé à accepter les pas d'une randonneuse qui aimerait aller jusqu'au bout de la ligne droite.
La broussaille s'éffiloche et enlève les derniers verts des talus.
Seule la splendeur éclatante des nuages au dessus de ma tête, semble vouloir me dire des mots.
Il faut dire que la solitude est peu coutumière de phrases. Mais elle observe chaque parcelle de terrain. 
Et me voilà flânant loin de la foule pour me rassurer. On a drolement le temps de réfléchir sur un peu tout, lorsqu'on s'installe ainsi dans la nature. C'est une telle réserve de savoir et de silences.
Enfin, quand je dis "silences", je veux dire qu'on ne gaspille pas de grands discours.
Les animaux sont bien là, mais pas toujours disposés à se montrer.
Mais je les entends. J'aime ce qu'ils murmurent. Ce sont de douces mélodies, ou des froissements, qui viennent se poser délicatement, dans un coin de l'oreille.
Que d'espace ! C'est cela être libre.
Disposer de son temps, et de ses envies, comme cela se présente. Ne jamais compter.
Bien sur, cela n'est possible qu'à un moment de notre vie.
Il faut beaucoup de patience pour se dire qu'enfin on va obtenir une retraite bien méritée.
Chacun la meublera à sa convenance. Ce qui ne sera pas bien difficile car en chacun de nous une petite voix nous encourage à y mettre ce qu'on a envie.
On ouvre grand le tiroir de ses humeurs, et on en sort des tas de feuillets nous concernant.
On cherche un peu de quoi poser son premier pas de la journée. Ensuite, tout arrive au fur et à mesure que défilent les heures.
J'aime goûter à des petits riens. Même à ce qui semble insignifiant.

Voilà pourquoi je disparais parfois de cet écran qui n'est qu'un bout de passage à certaines heures de la semaine... 

La nature se fait belle rien que pour nous.
Elle ne nous deçoit jamais avec ses mille et une petites attentions. 
Mais cela vous le savez déjà... vous qui prenez ces chemins qui conduisent au delà de l'horizon.
 




Publié dans Regards

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xavier 22/10/2009 19:49


J'adore les paysages de Provence. Je ne connaissais pas Grignan ! il y a un petit côté Pagnol !! 


Antoine 28/09/2009 09:57


Re bonjour. J'adore @+++++
Amicalement Antoine


Antoine 28/09/2009 09:56


Bonjour. Je viens de visiter ton beau blog. Je suis arrivé par hasard car comme je m'interesse à tout, je lis beaucoup et je voyage de blog en blog. Tes photos sont  m a g n i f i q u e s,
superbes. Tellement qu'elles sont belles, je me croyais sur place. La maison à colombage est très jolie. Si tu visites mon blog tu pourras aussi admirer le vieux BOURGES où j'habite. Bisou à ton
guide à quatre pattes, c'est un fidèle compagnon. Le mien s'appelle Eglantine et son ami Maxou.  Je réponds à tous les coms.  J'insiste sur le fait que tes photos font réver. Je te
souhaite de passer une tres bonne journée. Amicalement Antoine.


ecureuilbleu 27/09/2009 21:13


Ta photo est magnifique ! J'aime beaucoup les nuages... Bonne soirée !


Moro 26/09/2009 19:04


C'est sûr qu'en approchant de la retraite, on se sent plus libre, plus dégagé des choses matérielles et que l'on goûte mieux ces petits riens qui font tant de bien. Bises. Bernard