
LE RENAISON A ROANNE
ROANNEMAVILLE
Une ville. Sa ville. Lieu où l'on habite, où l'on vit.
Que connaissons-nous de notre ville ?
On peut l'aborder de deux manières...
En simple touriste. Et il arrive qu'on puisse se sentir le touriste de notre propre ville, durant un certain temps. On photographie mentalement celle-ci. On y passe. Même chaque jour. On s'y plait. On ne s'y plait pas. Elle est jolie. Elle nous parait terne. Mais on y passe...
Ou bien on veut faire sa connaissance. Alors, on prend son temps, et on s'investit. Connaitre sa ville peut nous aider à l'apprécier ou à l'aimer.
Chaque ville a sa particularité. Ses points forts, et ses points négatifs. Une ville, un village, possède son propre cachet. A nous de les mettre en évidence.
Aimeriez vous que je vous parle de ma ville, de ses habitants ? Alors approchez, je serais votre guide durant vos balades et flâneries..
Elle s'appelle "ROANNE". Elle accueille 41756 habitants. Population colorée, parce que mélangée. Juste un petit aperçu de cette jolie salade de fruits : Albanie, Algérie, Angleterre, Angola, Arménie, Bosnie, Bulgarie, Chine, Colombie, Espagne, France, Géorgie, Guinée, Italie, Kosovo, Mali, Maroc, Maurice, Mayotte, Pays Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Russie, Sénégal, Serbie, Tunisie, Turquie, Vietnam... et si j'ai oublié quelques jolies fleurs, venez me le dire, et je complèterais.
Le Coteau, Riorges et Mably nous couronnent joliment. Ces villes qui nous touchent sont le prolongement de Roanne. Mais d'autres sites s'étalent du côté de ces trois extrémités.
La campagne environnante nous offre de délicats paysages. Nous sommes cernés par une dentelle montagneuse. Les forêts de sapins ajoutent à la beauté du cadre. Les quatre saisons sous les sapinières, habillent le sous bois de tendances différentes. S'y promener avec un bon guide, ou en suivant les parcours balisés, rien de tel pour faire le plein d'oxygène et de tendresse. Toute la nature vous invitera à une folle partie...
Mais revenons à Roanne pour l'instant. Je vous inviterais plus tard dans mes coins nature.
Dès qu'en centre ville on se positionne, très vite ce sont les rues piétonnières que l'on emprunte. C'est la température du tout Roanne. Une obligation qui permet de connaître et de se reconnaître.
La première des rues piétonnes nous ouvre ses portes en démarrant avec à ses extrémités deux magasins. Armand Thierry et SFR. Le flâneur se trouve tout de suite aux prises avec un alignement de vitrines aux différents décors, selon l'offre. Des étalages aux dispositions qui accrochent le futur client. Jeux des lumières qui font scintiller flacons et bijoux.
Aromes et parfums qui s'échappent d'une pâtisserie ou d'un point repas. Le "Forum" vous invitera à la lecture, à l'écoute de la musique. Toutes sortes de livres et autres curiosités pour cadeaux, ont leur place. Les vendeurs vous accueilleront avec gentillesse. Les caissières vous offriront leurs jolis sourires, si vous leur en donnez l'occasion...
Continuez votre balade et laissez vous interpeler par d'autres devantures.
Et si de pâtisseries gouteuses vous désirez, la "Pralus" vous offre les plus délicates. Elle vous parlera de sa spécialité roannaise. Les chocolats les plus fins vous y attendent. Des points presses, des "Pro Mod", "M et S", "Pim Kie", "Jennifer", "Camaïeu", Jecqueline Rin" ... La folie des chiffons. Pardon du peu mesdames. La parfumerie "Douglas"... C'est d'un chic !
Au milieu de tout cela, le café du Lycée avec sa grande terrasse, où il fait bon s'y poser en été. Actuellement il fait peau neuve. Les travaux battent plein...
Empruntons à présent l'autre rue piétonne. Celle ci accuse une légère pente. Descendons là.
Encore des magasins. Les marques se font une certaine concurrence. Des vêtements classes, pour une clientèle classe ? Les prix affichent classe eux aussi. L'oeil sera curieux, mais y faire des achats sera un luxe pour la majorité d'entre nous.
Une agence de la poste se dresse en son milieu. Celle ci fut une bonne idée. Le centre ville c'est ici.
Il y a d'autres sympathiques terrasses de cafés, dès le beau temps revenus.
Et si on veut faire les "jolis", les salons de coiffures, de beautés et même vos ongles seront pris en charge....
La mode enfants a sa place chez "Court Métrage"...
Enfin, vous trouverez bien d'autres choses sur cette rue, très empruntée elle aussi. Et pour boucler la rue, elle se termine, ou commence, cela dépendra de l'endroit par lequel vous vous y infiltrerez, par la "Taverne Alsacienne".
Un cadre feutré, agréable, où les mordus du lieu peuvent s'y retrouver chaque jour. Au printemps, et jusqu'à ce qu'il nous reste une miette de soleil, sa terrasse affiche complet. C'est la terrasse la plus ouverte puisqu'elle s'étale sur un espace donnant accès sur les deux rues les plus passagères. Celle piétonnière, et celle qui nous fait entrer dans Roanne lorsqu'on arrive depuis Le Coteau. Le théâtre et la mairie règnent en maitres... et le parking qui leur est adjoint est décidemment très pratique. La Taverne a ainsi une vue d'ensemble lui donnant une position très recherchée. Les repas vous seront servis à l'intérieur ou sur la terrasse. L'été, sous les parasols blancs, on peut même avoir un peu l'impression de se trouver en Drôme Provençale. Les larges trottoirs en moins...
En remontant la rue Jean Jaurès, vous verrez des points "restauration rapide", encore des bars. Une superette. Et surtout, toutes ces banques qui s'alignent à la suite.
Le Mac'Donald vous attend au bout du chemin, juste en face de la route piétonnière, tout à l'heure empruntée. Voilà le lieu le plus fréquenté de la ville. Le rez de chaussée et le premier étage tiennent un espace assez conséquent. Et bien sur vous pourrez avoir un oeil à l'extérieur puisque tout est habillé de baies vitrées. Excellent point stratégique pour qui veut observer sans se faire repérer. Son demi cercle est l'autre avantage puisque position enviable, ouvrant accès aux quatre rues qui se croisent ici devant. Un arrêt de bus. Un feu de positions pour arrêter les pressés et laisser passer les piétons. Le passage ininterrompu extérieur, ne semble jamais cesser.
Allez, poussez donc cette porte, et venez faire une pause-thé, ou café matinal. C'est le calme assuré. On y est presque seul. Endroit tranquille pour qui veut donner du mouvement à une page blanche. Les personnages s'animeront d'eux mêmes... et on balade son regard dehors, ou dedans.
Nos charmantes hôtesses-caissières s'activent aux différentes taches. Elles sont adorables et se dépensent sans compter, avec parfois des pressions que l'on ignore. Ces dames et ces jeunes gens ont le sourire accroché à leur tempérament... Bien qu'il y ait des exceptions. Les soucis quotidiens ou certains clients, abusent parfois de leur patience. Il n'empêche que quelle que soit l'heure à laquelle vous débarquez, vous serez bien accueillis. Alors, ne nous montrons pas bougon, râleur ou en manque d'éducation la plus élémentaire.... on peut même se permettre une halte de quelques heures. On ne vous en fera pas le reproche.
La jeunesse y est très présente. Ils se serrent la plupart du temps, à l'étage, dès l'heure du repas.
Le rez-de-chaussée semble être réservé aux adultes, aux solitaires, et aux mamies. Celles-ci se réunissent les après-midi pour des rencontres parties, autour d'un thé. Leurs maux, leurs petites coquineries... ou bien leur voisinage, est à l'ordre du jour. De quoi se faire habiller pour tout un hiver.
Des habitués aussi, que l'on repère très vite.
Les mercredis et les samedis anniversaires déposent des enfants aux bras pleins de cadeaux et le coeur en effervescence. Qui ne demandent qu'à exploser durant ces après midi spéciaux... Les hôtesses qui les prennent en charge deviennent pour la circonstance de joyeuses animatrices. Elles savent concilier autorité et tendresse. Une mini récréation fort turbulente. Chapeau jeunes filles !
La clientèle est assez cosmopolite. Même des banquiers et des hommes d'affaire s'accrochent à ces repas un peu curieux.... cuisine sans parfums, plastique et sans goût. Mais on se pose en masse chez Mac'Donald ! On apprend à nos enfants à se satisfaire de repas éclairs, sans aucun moyen de reconnaitre les différences... L'usine du temps dévoré, à la sauce de compositions poudres, viandes et salades emballés. Emballé à quoi ? Là est la question !
Voici pour le premier contact.
L'aventure continue... je reviens dès que Monsieur Temps me le permettra...
La suite viendra pimenter l'image que vous avez déjà, de ma ville. Et ce n'était qu'une toute petite page...
Parc des promenades, où les solitaires et les amoureux se posent. Ses grands arbres servent tout à la fois de parasol et d'éventail. Le feuillage frémit presque toujours, sous la caresse de la brise. Le soleil s'arrête au sommet de sa masse dense. De bancs en bancs, l'ombre, ou la chaleur des rayons on va retrouver. En cette période, on évitera de trop s'exposer, à moins de ne vouloir bronzer. Au dessus de nos têtes, chardonnerets, mésanges et moineaux s'imposent en gazouillis ou en trilles.
Pigeons et corneilles cohabitent. Les merles aiment à siffler depuis les plus hautes branches. Des étourneaux, où un pigeon, jusqu'à vos pieds oseront une approche.
Le bassin d'eau, joliment entouré d'un parterre fleuri, bien que grillagé, accueille parfois, des baigneurs insolites. Des chiens en mal de fraicheur ! De grosses pattes pour de petits poissons rouges.
Laissons les plongeurs pour un regard du côté des sapins aérés, aux drôles de formes, plantés près d'une pelouse entourée d'arbres et de bancs. On s'y assoie en groupe ou en solitaire. Mais on aime y faire une sieste aussi
D'autres y viennent pour y partager un repas. Les points pelouses entourent notre jolie place. Un délicat parcours piqueté de fleurs aux couleurs lumineuses. Les jaunes et les oranges côtoient le rouge, le mauve et le blanc.
Le kiosque à musique se dresse et s'impose. Parfois, il invite la jeunesse à s'entrainer au "hip-hop". Gymnastique aux figures étranges.
L'aire de jeu voit arriver chaque jour de nombreux enfants en mal d'espace. Balançoires, toboggan, maisonnette... c'est ici que se retrouvent tous les petits qui désirent partager un peu d'amitié, ou bien leurs jeux échanger. Sous l'oeil vigilant des parents, ils laissent exploser leurs joies d'une enfance joueuse. Nul ne se connait mais à force de se retrouver, des liens peuvent se lier.
Dans le passage incessant de tous ceux qui traversent le parc, on se reconnait. Des habitués y déjeunent, y lisent ou flânent avec leur regard. Recherchent même une compagnie. Des papis et des mamies siègent régulièrement, pour de leurs maux s'entretenir.
Des amoureux expriment leurs sentiments.
Nous sommes ici, aux portes du centre ville, voilà pourquoi aussi, cernés par une couronne de rues...
Lorsqu'à travers notre esprit on se met à vagabonder, et avec nos yeux photographier, les bruits de la ville se mettent à s'éloigner.
Il est 19 heures en ce samedi. Pelouses et bancs ont été désertés. Le soleil s'est positionné à quelques minutes du couchant, rasant les choses et la végétation. Ses rayons allument les feuilles qui jonchent le sol, soulevées parfois, par une poussée d'air légère...
Sur les trottoirs qui longent le parc, les roannais vont du pas du promeneur.
Les véhiculent filent toujours, sous la poussée incessante des vrombissements.
Me voilà réveillée par l'assaut des machines...
Le temps du retour s'impose !
L'été s'en est allé, mais le Parc des Promenades demeure, même sous la pluie, un clin d'oeil agréable à observer. Les enfants sont toujours là, les amoureux s'y cachent parfois, et les passants le traverse encore...
Dans le parc des Promenades on peut se poser.
Et observer le temps qui passe, à l'ombre, sur l'un des bancs qui invitent.
Du côté de l'espace jeux, des enfants s'activent, sous le regard bienveillant d'une maman ou d'un papa.
Deux jeunes gens asiatiques, sur le gravier, leurs vélos ils poussent à leur côté. Les voici prenant d'assaut un banc, face à moi, pour une halte appropriée.
Sur ma droite, deux mamies, de leurs chiens accompagnées, sont en pleine conversation. Prêt d'elles, quatre messieurs regardent les mouvements humains. L'un d'entre eux lit et n'entend plus rien.
Les arbres, leur feuillage ont retrouvé. Il frissonne sous l'appel d'un vent léger.
Des amoureux sont occupés.
De jeunes enfants courent autour du kiosque à musique.
Des pigeons viennent de se poser. En dodelinant, deux d'entre eux s'essaient à une approche.
Sur la pelouse, derrière moi, ils picorent le tapis vert.
Des rayons de soleil se sont à présent infiltré jusqu'à moi.
Un second pigeon passe, tout prêt. De sa démarche chaloupée il s'éloigne.
Un jeune homme, bière en main vient de passer, laissant derrière lui les effluves de l'alcool. Aux quatre messieurs est allé se joindre.
Le pigeon roucoule, et autour de sa conquète fait des ronds.
L'Asie vient de se lever. Sur leurs vélos ils disparaissent.
Un passant avance, son portable au coin de l'oreille. Sa conversation il est loisible de suivre.
Décidemment, ce n'est pas le téléphone à tendance discrète. Celui qui s'en sert, a toutes les chances de dévoiler ses secrets.
Autour de ce parc, les voitures circulent. Cet encerclement, je l'avais un peu oublié. Pourtant, cette puissance continue se fait parfois agressive.
Si à se déconnecter de la ville on s'essaie, ce sont les mélodieuses trilles du merle ou des mesanges qui s'imposent. Délicates symphonies qui s'ajoutent lorsque des gazouillis s'invitent.
Actifs passereaux qui couvent ou nourrissent leur première portée.
Envolées larges et désordonnées des corneilles des lieux. Leurs désagréables cris sont un rappel, pour le gêneur qu'elles ont surpris.
C'est aussi l'heure où des passants traversent la place des Promenades, après une longue journée de labeur.
Le soleil rasant me réchauffe encore un peu. Je ne saurais m'attarder. Bien qu'envie de me laisser porter je le voudrais.
Le moment est agréable et si je n'y prends garde, je risque de somnoler à l'intérieur de mes pensées.
Avez-vous déjà essayé d'observer tout le monde, et personne ? Tout et rien ?
Une douce composition peut s'emparer de vous, pour vous faire naviguer au rythme des mouvements.
Délicieuse somnolence qui s'empare de vous.
Allez, je ne vais pas faire cela aujourd'hui !
Ce sera pour une autre fois...
Et avec moi je vous inviterais à vous éloigner.
(A Roanne le 2 mai 2006)
La journée a demarrée ensoleillée. Dès que le soleil s'impose quelque part, c'est vraiment extraordinnaire l'impact qu'il peut avoir sur l'esprit. Cette luminosité qui frappe les immeubles et les vitrines, est une clarté qui donne aux choses et aux êtres, un autre spectacle.
On aime voir ces rayons se reflechir, ou prendre d'assaut les moindres recoins. Il a une intension assez imposante, sur le mental humain. Les gens sont presque aussi radieux que la lumière qu'ils reçoivent. ils arrivent même à décrocher des sourires spontanés. Ils s'y prêtent plus volontiers. Petit miracle de la lumière vive.
Mais il distille aussi une autre particularité tout à fait acceptable. Une douce paresse...
Lorsqu'on s'installe à l'ombre, le phénomène est déjà assez signifiant. Mais pour peu qu'on veuille goûter aux rayons en direct... je ne vous explique pas l'état interieur. Une délicate léthargie. Une pointe de laisser aller nous gagne. On regarde autour de soi, sans bientôt plus voir le monde qui nous entoure. Le temps nous échappe. Il s'envole, pour laisser place à un présent qui nous fui. Même la brise se fait parfois la complice d'une temperature à laquelle on ne s'attendait pas.
Pour échapper à ce sort, je viens de m'installer et me cacher au Mac'Donald. Comme bien souvent, quoiqu'il en soit. A mon arrivée, j'ai eu droit aux plus jolis sourires. L'accueil qui m'est toujours réservé ici doit être relevé, car il faut vraiment beaucoup de courage à toutes ces jeunes femmes pour rester égales à elles-mêmes, devant une clientèle pas toujours charmante. Clientèle parfois exigeante ou pensant avoir tous les droits. Si on fait état du travail des ces hotesses-caissières, on ne peut pas honnêtement parler de salaires correspondant vraiment à la somme d'énergie dépensée. Ni aux horaires désordre qu'elles ont. En tant que client on oublie trop souvent ces détails. Leurs sourires sont de petits éclats ensoleillés Et on ne sais pas toujours ce qu'ils coutent.
Mac'Donald n'est peut être pas l'endroit le plus chic de Roanne, mais il a le confort d'un endroit sympathique où on peut aimer se poser. Et au bout d'un certain temps de fréquantation on n'est plus tout à fait des étrangers. On est reconnu. D'autres habitués des lieux sont là encore aujourd'ui. Ils aiment à s'y retrouver. On ne vient pas toujours pour y manger. Si tant est que sa nourriture soit mangeable. On s'installe autour d'un café ou d'un thé. On se rencontre. On discute. On fait des silences. Ce sont des rendez-vous à la carte. Au bon plaisir de chacun.
Derrière ses grandes baies vitrées, voilà donc le point stratégique de Roanne. Tout voir à l'exterieur, sans être vu.
La route piétonnière attire le tout Roanne. d'ici, je peux observer les passants et les flâneurs. Les troittoirs qui descendent du côté de la mairie, ou qui montent vers la gare, ne cessent d'accueillir les passagers de la journée. Le plaisir de laisser ses pas, errer de rues en rues.
Les jeunes filles ont commencé à se devêtir. Décoletés plongeants et nombrils en décapotable.
Voilà nos frondeuses aux couleurs du printemps. Tous les pulls ne sont pas encore relégués dans un coin de placard. Mais la jeunesse a la particularité de ne jamais avoir froid. Un rayon de soleil, et nous voilà en vacances pour la journée...
Dans leurs poussettes, les touts petits tirent profit de la sortie. Ces transports en commun ont investis la ville. Comme ils sont jolis tous ces enfants qui ont du plaisir à sourire, ou à gigotter. Certains ont cedé à la douce somnolence du rêve qui passe.
Des couples partagent le bonheur d'une visite sympathique. On s'arrête sur un coin de trottoir pour une discussion animée. On fait semblant de se cacher de l'astre du jour. On le recherche dans sa course céleste.
Je reviens à mon environnement proche.
Une dame souriante est venue s'installer près de moi. La conversation s'est engagée. Elle m'a parlé de ses achats. Elle m'a montré le joli coussin qu'elle a acheté pour sa fille. Les chaussures qu'elle a choisi pour elle... Sa préoccupation de tous les instants, sa fille ! Coline est son prénom. Il évoque la délicatesse et la tendresse. Encore une maman seule, courageuse et qui s'investit totalement. Mère et père, une tache de titan lorsqu'on sait ce que réserve l'apprentissage du dur métier de parent. En l'occurence, la femme doit lutter dans une société de mâles, pour une portion de place qui ne lui est pas automatiquement accordée. La femme mère-père. Un engagement qui laisse peu de place à la flânerie mentale, et au romantisme...
La petite "coline" a une maman qui mérite qu'on s'attarde sur sa personne. Elle m'a raconté "coline", comme on chante "harmonie"...
On passe chez Mac'Donald mais on ne laisse pas indifférent l'observateur qui voyage avec son regard...
On peut même aprécier ces rencontres d'un jour. D'une heure, ou de l'instant fugace qui coure. L'important est de trouver le plaisir des contacts. Des échanges.
Ce qui peut paraitre insignifiant pour les uns, est une affaire de temperamment pour les autres.
Le soleil est sur la ville. Mais on peut l'avoir dans le coeur, même lorsque les nuages sont au dehors.
Je vous laisse. Je retourne me balader sur les choses et les gens.
A bientôt de vous retrouver !
(A Roanne le 27 mars 2007)
Place Louis Flandre. J'y ai aussi mes habitudes. En particulier dans un petit restaurant sans aucune prétention, mais qui sert des kebabs goûteux. Pour qui aime ce genre de
cuisine, venez donc du côté de "Roanne Kebab". La salle n'est pas bien grande, mais chaque table accueille quatre personnes. Et il y a sept tables.
Le midi ce sont surtout les étudiants et lycéens qui viennent par ici. Des lycées, l'IUT, l'université et la médiathèque sont proches. Alors, la jeunesse a trouvé son espace, à un prix
convenable. J'ai remarqué des habitués depuis que je viens m'installer en ce lieu. Le soir, la clientèle est différente. Je n'y suis venue qu'une seule fois, suite à une invitation.
L'ambiance affiche la convivialité. Le maitre des lieux est un monsieur très sympathique qui sait aller au devant de la clientèle. Certains, avec le temps, deviennent des amis. J'ai même vu
des messieurs à cravates venir déguster une cuisine des "ailleurs". L'assiette est copieuse. Le restaurateur y veille.
Parfois, un jeune homme l'aide. Ou bien son fils ainé. ce n'est pas une mince affaire que celui de la restauration.
Dans quelques jours il part en vacances en Turquie. Il m'a parlé de son projet de donner un oeil neuf aux murs. Avec nouvelle décoration. Il ramènera de son pays des idées et de quoi meubler les
lieux. Il peut en effet donner du tempérament à la salle. Une chaleur locale aux parfums de la Turquie. Cela ne pourra qu'être profitable à cet espace où on mange bien et où l'accueil est
souriant.
J'essaie de me poser par ici, au moins une ou deux fois par mois, lorsque je peux me le permettre.
Voilà une maman qui vient de passer commande. Elle s'est assise avec ses trois adolescents. Lequel est le sien ? Bon, elle ne va pas tout me dire déjà...
Je viens de finir mon premier thé. Un thé qui n'a rien à voir avec celui du Mac'Donald. D'autres suivront. Avant de quitter, on m'en aura offert au moins quatre, selon le temps que je reste en la
demeure. Ils savent que c'est mon breuvage préféré. On a vite fait de me repérer ici aussi.
Depuis cette salle, portes grandes ouvertes lorsqu'il fait beau, nous avons vue sur le carrefour de la place. Pour la vue sur la mer, il faut aller un peu plus loin...
Passage obligé donc, pour les roannais qui veulent se rendre à Riorges, Mably, le Coteau ou le centre ville. Un vrai manège, dans tous les sens.
Les passants sont rares. Les étudiants ont disparus. Pour cause de vacances. Les lycéens aussi on dirait.
Beaucoup de roannais semblent avoir quitté la ville. Pour la même raison. En août, ce sera tout aussi calme.
Mes vacances écriture à Roanne.
De quoi m'inventer d'autres curiosités...
Vagabondage dans la ville et autour...
Une amie m'a invitée à la rejoindre du côté de Valence, dans la Drôme. Je pense que je pousserais mes pas jusque là, pour quelques jours. A voir...
Ma fille Lydie, elle aussi m'a invité à partir une semaine en vacances. Avec elle et son petit indien.
Là ! C'est tout vu ! Rien ne presse...
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