
BALADE LE LONG DE LA LOIRE
ROANNEMAVILLE
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Les grandes vacances étaient au rendez-vous. Ou bien était-ce l'école buissonnière ?
J'ai un peu disparu du blog pour aucune raison bien précise, si ce n'est profiter du temps sur le temps.
Parfois on c'est inquiété, mais pour ceux qui me connaissent, ils savent que je traine une certaine paresse.
Sans boussole ni horloge, j'ai vaqué à des occupations symatiques, ou bien je me suis adonné à quelques pauses où la nonchalance était de toutes les
sorties.
Voilà pour ce qui est de l'abandon volontaire de mon blog. Ce qui se reproduira certainement encore, dans les mois à venir. C'est que la machine, elle fatigue bien
des fois.
Un petit retour ensoleillé et coloré , car durant ces absences, j'ai porté mes pas ailleurs. La nature étant un détour privilégié. Ainsi que mes escapades avec mon petit indien. Ce qui a tout à fait ravis mon petit-fils, prêt à consentir à donner du mollet...
Du haut de ses sept ans, il est moins à la traine que moi sur les chemins de campagne.
C'est en sa compagnie que nous nous sommes offert ces fleurs.
La fleur de magnolia l'a énorément étonné. Il faut reconnaitre qu'elle a de l'allure et une taille fort généreuse. Quand à son parfum, il y a de quoi tomber à la
renverse. Son joli coeur nous a fait vibrer de plaisir... Dommagte que la coquette ne dure pas bien longtemps, dans le temps avec sa magnifique parure... elle se meurt beaucoup
trop vite.
Une cascade de blanches pétales, se donnant toutes entières, aux rayons chauds de l'été.
Elles étaient groupées en haies. Elles attiraient des objets volants bourdonnants et non identifiés.
Nous ne nous sommes pas trop approchés.
Un délicieux manteau éclatant de lumière, décorant un extérieur. De rondes corolles portant traine. Ainsi assemblées elles font penser au bouquet d'une mariée.
Ce qui était de saison.
Nous sommes allés à la cueillette de mauves jupons. Un raffraichissant mouvement tout en grâce et en beauté.
Un ensoleillement éclatant, emportant avec lui les doux battements fleuris. Nous avions fait fuir les insectes se régalant d'un nectar riche et délicat. De quoi se
désaltérer "gourmand".
A raz du sol, une noire volante n'avait de cesse de revenir à sa pompe aux multiples pétales, semblant serrer sa jupe au blanc intense. Que de coups d'ailes a-t-il
donné notre petit insecte, pour se maintenir à niveau. Une vraie prouesse. Il n'a eu de cesse de voyager, de fleur en fleur...
Un brin de jardin, juste pour se souvenir que le printemps et l'été c'était encore hier...
Bleu oeillet, extrait de l'odyssée de
AHMED BENCHERIF
Je te vis radieuse, vêtue de bleu oeillet
Entre le tapis vert et le jaune doré,
Sous l'éther par journée très peu ensoleillée
Et tout autour de toi se dressaient les fourrés
Tes noirs cheveux retombaient sur tes seins,
Tes yeux éjectaient la flamme pour brûler,
Lovés sous des cils noirs, sur ton visage sain
Sans faux pli, ni rides dont la peau était halée.
Tu étais si belle dans ce champ de blé mûr,
Gracieuse comme la biche de ton bled,
Attirante sans fin, rafraîchie par l'air pu,
Souriante à l'envie, sûr de ton remède.
Les éis caressaient tes jolies mains brunes
Les herbes s'inclinaient à tes pieds couverts.
Par émoi, l'artiste retenait son haleine
Et de partout montait le chant de l'univers.
Derrière toi, le champ prenait sa naissance,
Pour se jeter loin et finir au tapis vert
Fermé par une haie de plantes peu denses
Qui fermaient l'horizon où naissait le bel éther.
Un vent léger soufflait, caressait tes cheveux,
Baisait ton visage, rafraîchissait ta peau
Collait ta chemise sur ton corps délicieux,
Te susurrait à l'ouie l'évasion au hameau,
Roucoulait la chanson de l'amour à venir,
Berçait les feuilages où nichaient les oiseaux
Faisait flotter le blé joyeux de t'accueillir,
Heureux de vivre un jour avant la fatale faux.
Le gazon immense, par ci par là terreux,
Te faisait un beau lit très épais et tendre
Pour mouiller de rosée ton corps svelte et gracieux
En sentir l'haleine sans plus attendre,
Pour vivre des moments de plaisir intense,
Gravé en mémoire jusqu'à la fin des temps,
Oublier tes soucis, détruire tes transes,
Jouir à satiété de joie cachée longtemps.
Une tendre surprise sur mon blog s'est installée
Durant la nuit à petits pas
Sans bruit l'image s'est posée
Dans le creux des documents
Discrétement une amie s'est endormie
Tel un papillon une fleur est née
Au milieu d'un jardin aux longues tiges
Dans la douceur des rayons caressant
La délicate voltige
Une brise légère soulève sa robe
Pour que s'ouvre son coeur éclat
Pour l'amitié partagée s'envole la blanche soie
Auprès d'une compagne si présente à chaque fois
Des photos à faire craquer de ravissement
Elle m'offre généreusement
Un cadeau qui viendra fleurir mes écrits
Pour l'amitié ceuillie
Un timide merci
Hier soir j'ai fait fort !
C'était la première fois que je poussais la porte vitrée de notre théatre. D'ordinnaire, c'est plus lorsqu'il y a un brin de soleil que je m'installe sur la dernière marche du haut, prêt du
premier lampadaire sur la droite. Le temps d'observer les roannais aller et venir tout autour, ou ceux qui se trouvent de l'autre côté de la rue, sur les trottoirs. D'ailleurs, la Taverne
Alsacienne dont je fais souvent référence, se trouve en contrebas, juste en face du beau théatre de Roanne.
La nuit, en été il m'est aussi arrivé de m'asseoir à la même place, tout en surveillant cette fois-ci, mon petit indien qui aime courir sur cette terrasse spacieuse. Il y a aussi des tables et
des chaises que l'on dispose devant l'entrée, pour les consommateurs de raffraichissements. Lorsqu'il fait beau, bien sur.
Ce lieu attire bien du passage. On s'y arrête aussi volontier pour s'adonner à des discussions animées. La mairie et sa place, que vous ne voyez pas, se trouvent juste sur la droite de la
photo. Le batiment est lui aussi magnifique. Il y a une fontaine juste devant, alors, on s'y asseoit tout autour. Les samedis où il y a des mariages, les curieux viennent y admirer les mariés
dans leurs beaux atouts.
Ah ! Je reviens au théatre...
Depuis le temps que j'habite à Roanne, enfin, j'ai pu y pénêtrer. C'est une invitation offerte, qui m'a fait sortir de mon trou. Je n'ai pas regretté la soirée.
Tapis rouges, et dorures étincellantes Un intérieur théatre que j'ai parfois pu voir sur des photos ou dans des films.
Je me suis trouvée une place devant la scène. La première chose qui nous est apparu ce fut le décor un peu spécial.
La pièce s'intitule "Promenade" ! Trois acteurs seulement, mais quel plaisir pour l'oeil et les oreilles.
On nous a tout d'abord rappelé que l'eau est indispensable à la vie.
Côté gauche de la scène l'acteur qui s'occupait des bruitages, et de la musique avec seulement sa guitare. Mais il a usé de sa voix mélodieuse également. A droite, un autre poste où
l'artiste nous donnait la possibilité de suivre le déroulement de l'histoire à travers ses dessins peints. Au pinceaux, petits ou gros. Avec sa main lorsqu'elle créait des vagues. Ou bien avec
une poignée de sable. Sa page blanche était disposée sur un miroir lumineux, qui lui même renvoyait sur le grand écran au fond de la scène, tous les mouvements qui se succédaient. Un très bel
effet qui déroulait l'eau des mers, océans, fleuves ou rivières. Mais aussi des paysages colorés, pour finir par le désert...
L'actrice qui jouait le rôle principal nous a fait voyager en poésie et en chansons. Les trois acteurs nous ont fait rêver. Il y avait des enfants... beaucoup d'enfants, dont deux dans leur
poussettes. Et bien, on ne les a pas du tout entendu. Si ce n'est lorsque certaines scènes les surprenaient. Ils ressentaient une légère petite frayeur, ou de la joie qu'ils exprimaient. Mais
rien d'intempestif, tant ils se sont pris au jeu des acteurs et à leur histoire.
C'était délicieux. Tendre. Merveilleux.
Nous avons été conduits sur les chemins d'un beau rêve. A travers pays et océans...
Il y avait aussi de l'humour tout au début de la pièce.
On a pu relever le besoin indispensable de ce précieux liquide. Que l'on peut gaspiller dans nos pays, et qui peut faire mourir dans d'autres, lorsqu'il vient à manquer...
Tout en finesse, et en délicatesse.
Je serais partante pour le revoir une seconde ou une troisième fois.. Ils ont vraiment joué avec leur coeur.
Ces trois jeunes gens nous ont vraiment régalé. On ne les oubliera pas de si tôt.
La fin est arrivée beaucoup trop vite à notre goût.
Les roannais sont bon public.
Ils ont été ovationnés trois fois... mais ils le méritaient largement.
Les organisateurs de ce cadeau sont à féliciter.
Grâce aux associations, les personnes qui manquent de bien de choses, ont pu avoir accès à la culture. C'est une chose que l'on oublie parfois... la culture, on devrait l'offrir plus
souvent, à tous ceux qui ne peuvent pas y toucher. Ou ne plus y toucher. Ce serait faire preuve d'une grande ouverture d'esprit. C'est un besoin essentiel... contrairement à ce qu'on
pourrait penser.
Nourrir l'esprit, est une bonne chose. C'est déjà un peu de liberté retrouvée.
Commentaires Récents