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Cadeaux

Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 06:00

 

047

 

 

Les grandes vacances étaient au rendez-vous. Ou bien était-ce l'école buissonnière ?
J'ai un peu disparu du blog pour aucune raison bien précise, si ce n'est profiter du temps sur le temps.
Parfois on c'est inquiété, mais pour ceux qui me connaissent, ils savent que je traine une certaine paresse.
Sans boussole ni horloge, j'ai vaqué à des occupations symatiques, ou bien je me suis adonné à quelques pauses où la nonchalance était de toutes les sorties.
Voilà pour ce qui est de l'abandon volontaire de mon blog. Ce qui se reproduira certainement encore, dans les mois à venir. C'est que la machine, elle fatigue bien des fois.

 

Un petit retour ensoleillé et coloré , car durant ces absences, j'ai porté mes pas ailleurs. La nature étant un détour privilégié. Ainsi que mes escapades avec mon petit indien. Ce qui a tout à fait ravis mon petit-fils, prêt à consentir à donner du mollet...

Du haut de ses sept ans, il est moins à la traine que moi sur les chemins de campagne.

C'est en sa compagnie que nous nous sommes offert ces fleurs.
La fleur de magnolia l'a énorément étonné. Il faut reconnaitre qu'elle a de l'allure et une taille fort généreuse. Quand à son parfum, il y a de quoi tomber à la renverse. Son joli coeur nous a fait vibrer de plaisir... Dommagte que la coquette ne dure pas bien longtemps, dans le temps avec sa magnifique parure...  elle se meurt beaucoup trop vite.

 

071

 

Une cascade de blanches pétales, se donnant toutes entières, aux rayons chauds de l'été.
Elles étaient groupées en haies. Elles attiraient des objets volants bourdonnants et non identifiés.
Nous ne nous sommes pas trop approchés.
Un délicieux manteau éclatant de lumière, décorant un extérieur. De rondes corolles portant traine. Ainsi assemblées elles font penser au bouquet d'une mariée. Ce qui était de saison.

 

 

072

 

 

Nous sommes allés à la cueillette de mauves jupons. Un raffraichissant mouvement tout en grâce et en beauté.
Un ensoleillement éclatant, emportant avec lui les doux battements fleuris. Nous avions fait fuir les insectes se régalant d'un nectar riche et délicat. De quoi se désaltérer "gourmand".

A raz du sol, une noire volante n'avait de cesse de revenir à sa pompe aux multiples pétales, semblant serrer sa jupe au blanc intense. Que de coups d'ailes a-t-il donné notre petit insecte, pour se maintenir à niveau. Une vraie prouesse. Il n'a eu de cesse de voyager, de fleur en fleur...

 

Un brin de jardin, juste pour se souvenir que le printemps et l'été c'était encore hier...

 

 

059

 

 

 

 

Par sonja - Publié dans : Cadeaux - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 05:00







Extrait de Marguerite tome 1 par Ahmed Bencherif

C'était le premier dimanche du mois d'août de la même année. La nature endormie se réveillait paresseusement. Le soleil dessinait au levant un mélange de couleurs fantastiques, les unes timides, les autres conquérantes. Dans les bois, les oiseaux s'agitaient et criaient précipitamment, avant d'aller becqueter un vers de terre ou une cerise, de voltiger dans le ciel avec beaucoup de grâce et de perfection. Le monde rural était levé : une vache qu'on trayait à sang mugissait, se débattait et tentait de fuir la main implacable ; une femme battait du lait, une autre cueillait des roses dans son jardin. Le village semblait désert à cette heure matinale. Les artères commerçantes propres : dès l'aube, le cantonier avait ramassé à dos d'âne les papiers charriés par le vent et les cartons d'emballage vides en alfa, heureux de les emporter et de les donner à brouter à une ou deux brebis soudanaises, qu'il élevait pour leur portée pluriannuelle. Les bars et les commerces européens étaient fermés, en raison du caractère religieux de la journée, bien plus que par un repos hedomadaire mérité. Il faisait frais et l'astre du jour ne flambait pas. Sur la terrasse du café maure, quelques clients buvaient lentement du café à la fraîcheur matinale, les boutiquiers indigènes arrosaient les devantures, quelques uns remplissaient d'eau des jarres enchâssées au mur. Ils chômaient tous car personne ne songeait à faire ses emplettes de sitôt.

Dans ce silence de campagne, l'église rappela aux fidèles l'auguste moment pour vénérer le Dieu et récolter la bénédiction dont ils avaient besoin pour se prémunir contre de fâcheux aléas. La cloche, qui tintait pour le rassemblement spirituel, symbolisait la purification et la piété, ses puissantes notes se répercutaient à la ronde et chacun se démenait pour être à l'heure et se prosterner à la puissance divine, on y donnait son coeur pour être aux premiers rangs afin de mieux laver ses pêchers et ses tourments.

...

Sa toute première vente-dédicace de Marguerite tome 1 et la grandez ode, furent faite au salon international du livre à Paris.

Marguerite n'est qu'une toute petite ville d'Algérie.
Avec ce roman éponyme, fresque historique et sociale grandiose et minutieuse, Ahmed Bencherif fait le portrait d'une Algérie qui, à peine soumise, est déjà prête à defendre son indépendance et à repousser tous les jougs. Ainsi, ce premier tome est un préambule, une plongée dans l'aberration du système colonial, un moyen de saisir sur le vif, à travers une galerie de personnages, réalistes, les sentiments et vexations de toute une communauté asservie.
Mais il faut se plonger dans ce roman à caractère historique pour bien saisir certains événements, et également aprécier la trame du déroulement de l'histoire.

Monsieur Mohamed Bencherif est candidat au prix littéraire de l'académie française pour la session 2009. S'il est reçu il sera l'invité de la France à Paris, puis Lyon cet automne.

Son blog vous permettra d'avoir plus de renseignements sur cet ancien instituteur, ayant un attrait particulier pour l'écriture, depuis déjà plusieurs années ...

www.bencherif.unblog.fr
www.ronsard.e-monsite.com

Par sonja - Publié dans : Cadeaux - Communauté : Algérie
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 05:00





Bleu oeillet, extrait de l'odyssée de
AHMED BENCHERIF



Je te vis radieuse, vêtue de bleu oeillet
Entre le tapis vert et le jaune doré,
Sous l'éther par journée très peu ensoleillée
Et tout autour de toi se dressaient les fourrés

Tes noirs cheveux retombaient sur tes seins,
Tes yeux éjectaient la flamme pour brûler,
Lovés sous des cils noirs, sur ton visage sain
Sans faux pli, ni rides dont la peau était halée.

Tu étais si belle dans ce champ de blé mûr,
Gracieuse comme la biche de ton bled,
Attirante sans fin, rafraîchie par l'air pu,
Souriante à l'envie, sûr de ton remède.

Les éis caressaient tes jolies mains brunes
Les herbes s'inclinaient à tes pieds couverts.
Par émoi, l'artiste retenait son haleine
Et de partout montait le chant de l'univers.

Derrière toi, le champ prenait sa naissance,
Pour se jeter loin et finir au tapis vert
Fermé par une haie de plantes peu denses
Qui fermaient l'horizon où naissait le bel éther.

Un vent léger soufflait, caressait tes cheveux,
Baisait ton visage, rafraîchissait ta peau
Collait ta chemise sur ton corps délicieux,
Te susurrait à l'ouie l'évasion au hameau,

Roucoulait la chanson de l'amour à venir,
Berçait les feuilages où nichaient les oiseaux
Faisait flotter le blé joyeux de t'accueillir,
Heureux de vivre un jour avant la fatale faux.

Le gazon immense, par ci par là terreux,
Te faisait un beau lit très épais et tendre
Pour mouiller de rosée ton corps svelte et gracieux
En sentir l'haleine sans plus attendre,
Pour vivre des moments de plaisir intense,
Gravé en mémoire jusqu'à la fin des temps,
Oublier tes soucis, détruire tes transes,
Jouir à satiété de joie cachée longtemps.

Le 8 juin 2009, dans poésie.



Ecrivain et poéte, Ahmed Bencherif offre sa merveilleuse plume, entre autre dans les deux tomes de "Marguerite", livre qui relate une période algérienne dont on a si peu parlé.
Sur la page qui suivra celle-ci, je vous présenterai le parcours de cet auteur.
Non seulement il s'ingénie à chanter l'amour, la jeunesse et la beauté, mais il va plus loin encore, à travers ses romans à caractère historique.

Son blog nous fourni un éventail de détails sur sa belle plume.

www.bencherif.unblog.fr
www.ronsard.e-monsite.com







Par sonja - Publié dans : Cadeaux - Communauté : Algérie
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 05:00


Un cadre sympathique où on aime faire des balades pour oublier l'effervescence de la grande ville. Rien de tel qu'un étang pour goûter aux joies d'une pause-nature. La forêt proche cueille le promeneur en mal de f'raicheur. Les pieds palmés ne s'y trompent qu'ils se laissent prendre au piège du liquide bienfaisant. Quelques rayons pour affiner le superbe du paysage et nous voilà rêvant au bord de l'eau.
Où que l'on se trouve, le voyage est permis dès que l'esprit se met à vagabonder.
Le vert lumineux aidant, on se laisse transporter par la beauté des lieux.
Le solitaire dit en son coeur que l'amertume n'a pas sa place dans le charme du temps qui passe.
Et le temps passe si vite lorsqu'on se trouve loin de son pays, de son chez soi.
La beauté prend ses marques, tout comme les souvenirs prennent l'esprit. Les pensées s'imposent déroutantes ou calines. Nostalgiques ou souriantes.

Sur les hauteurs de Montréal on peut avoir accès  à une vue organisée et merveilleuse. Loin du bruit et de l'affluence, une certaine paix s'installe. Le solitaire connait des moments de réserve, et d'humeurs. C'est une autre manière colorée de se surprendre. Les reflets sont là pour attester que nous avons tous besoin de tranquilles voyages.

Montréal est une très grande ville, d'où ce besoin parfois, de retrait.

C'est un ami très cher, habitant le Canada aujourd'hui, qui a eu la gentillesse de m'envoyer plusieurs photos des coins superbes de son environnement.
Il a profité d'une belle éclaircie pour s'amuser à composer ses jolis paysages.
Je suis la très chanseuse bénéficiaire de ses petits cadeaux photos.

Il fut le guide prévenant durant mes deux mois en Algérie.
Grâce à lui, en 2005 j'ai découvert bien des coins sympathiques de son beau pays. Il ma présenté à une famille chaleureuse et attachante. Et a usé d'une grande discrétion à mon égard, lorsque je m'enfermais dans mes silences. Il restera l'ami précieux pour les souvenirs impérissables qu'il m'a offert, des habitants de son pays.
Je relate cet épisode sur les pages de mon autre blog : algerie-la-douce-oasis.

Le Canada est un pays grandiose et magnifique. C'est un endroit que j'aurais aimé connaitre...




Par sonja - Publié dans : Cadeaux - Communauté : Algérie
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 05:00


C'est le temps des vacances. Celui où on s'échappe vers d'autres horizons. Où il est permis de s'installer sous son parasol. Une barque semble inviter le flâneur, qui ne réponds pour cause de grande somnolence. Le turquoise fait son clin d'oeil lorsque le soleil ouvre ses panneaux.
Les bleus sont à la fête partout où on pose sa tête. Les nuages passent et ne veulent s'arrêter.
Alors on laisse couler le temps, au rythme des bruits étouffés de l'heure. Le clapotis de l'eau donne le ton. L'océan barre l'horizon. Plus aucune agitation. Même les oiseaux se cachent pour roucouler.
La brise qui arrive de l'océan, s'installe marine. Le parfum de l'iode envahit la plage au sable fin.
On laisse entrer le rêve. Le temps et l'espace ont désertés les lieux.
On s'embarque pour le plaisir de ne plus être là.




Il y a aussi les vacances en verts. Les collines débordent de forêts. De petits chemins s'offrent aux pas voyageurs. Prairies et vallées ouvrent leurs bras. Se suivent les rivières, doucement. Depuis une hauteur, le paresseux s'adonne au farniente montagneux. Se cueillent le feuillage, à perte de vue.
L'oiseau de proie passe au dessus des têtes. On le sent qui frémit dès le matin. La chasse est ouverte dès qu'il s'élance dans le vide. Lentement, il suit les routes du ciel, l'oeil perçant et l'ouïe en alerte. On gazouille dans le coin. Il n'en faut pas plus pour une sieste commencer.
Le repos s'installe bricoleur, à chaque instant...



Il est des flâneries qui nous causent fleurs. L'esprit se met à vagabonder qui nous dit de courir à travers champs. Gentil petit coquelicot mesdames. Le refrain s'impose en écoutant le joyeux mouvement des abeilles. Les insectes sont à la fête. Il ne nous en faut pas plus pour chanter dans notre tête. Un tapis qui flamboie, on n'y est pas habitué. Prenons donc tout notre temps, pour à la nature, offrir nos regards énamourés. Un vent léger berce les robes enflammées. Leurs froissés s'amusent sous la complicité du ciel amuseur. A l'ombre d'un arbre richement décoré, on s'installe, pour un peu mieux observer le magnifique parterre.
Il y a des jours comme ça, où on voudrait que l'aiguille de nos montres s'arrêtent....



Le plaisir des yeux ne s'arrêtent pas qu'aux paysages. Il est d'autres spectacles tout aussi entreprenants. Il suffit d'une rencontre et le coeur commence à chavirer. Un bref instant s'accrochent les regards. Puis passe la magie, comme un mirage, disparait. S'écarter un peu des chemins bien tracés, et nous voilà avec nos amis d'une autre dimension. Ils s'étonnent alors que nous voudrions les retenir plus longtemps. Une belle balade s'agrémente d'une faune oublieuse du temps. Une surprise partagée. 
L'animal frissonne sous la fraicheur matinale. Il se repose encore se croyant toujours seul.
Auprès de lui on aimerait s'asseoir. Mais son sauvage tempérament lui dicte la conduite à suivre.
Et il a bien raison.
Sur ses pattes frêles se lève le gracieux animal. Un dernier clin d'oeil, avant qu'il ne laisse derrière lui, un souvenir délicat 



L'aventurier s'embarque pour d'autres cieux. Au bout du chemin c'est l'inconnu. Une faune différente fait sa curieuse. Elle attend le visiteur, le questionne.
Ils semblent posés sur des rollers. Prêts à filer au moindre mouvement.
Savane ou désert on devient l'infatiguable des sentiers de brousse. Ici, le temps on le compte un peu plus. C'est qu'on voudrait tout voir.
Le soleil se fait fort de sa présence. Il pèse sur les épaules et la tête. Un bon chapeau fera l'affaire. Surtout, bien suivre son guide.

Les vacances, telles qu'on les a prévues ou imprévues, permettent une "coolitude" hors norme. C'est le plaisir d'entreprendre ou de bien se reposer. 
Les grandes villes ont perdues pas mal de leurs habitants. Vacances obligent...
Et pour ceux qui restent à demeure, il n'est pas dit que vacances riment avec ennuis...

Vive les vacances de toutes les couleurs ! 



Ce n'est pas moi qui ai pris ces photos... et j'explique cela en détail, dans un article le 17 de ce mois. On m'en envoie, ou bien je les cueille sur l'internet. Quand aux miennes je le dis en vous expliquant mes balades... ou mes découvertes.
Je ne suis pas une artiste comme certains d'entre vous.
Mais c'est gentil de le penser. Je ne suis qu'en mots moi...




Par sonja - Publié dans : Cadeaux - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 06:30

 


Une tendre surprise sur mon blog s'est installée
Durant la nuit à petits pas
Sans bruit l'image s'est posée

Dans le creux des documents
Discrétement une amie s'est endormie
Tel un papillon une fleur est née

Au milieu d'un jardin aux longues tiges
Dans la douceur des rayons caressant
La délicate voltige

Une brise légère soulève sa robe
Pour que s'ouvre son coeur éclat

Pour l'amitié partagée s'envole la blanche soie
Auprès d'une compagne si présente à chaque fois
Des photos à faire craquer de ravissement
Elle m'offre généreusement
Un cadeau qui viendra fleurir mes écrits

Pour l'amitié ceuillie
Un timide merci

Par sonja - Publié dans : Cadeaux
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 15:09


Hier soir j'ai fait fort !
C'était la première fois que je poussais la porte vitrée de notre théatre. D'ordinnaire, c'est plus lorsqu'il y a un brin de soleil que je m'installe sur la dernière marche du haut, prêt du premier lampadaire sur la droite. Le temps d'observer les roannais aller et venir tout autour, ou ceux qui se trouvent de l'autre côté de la rue, sur les trottoirs. D'ailleurs, la Taverne Alsacienne dont je fais souvent référence, se trouve en contrebas, juste en face du beau théatre de Roanne.
La nuit, en été il m'est aussi arrivé de m'asseoir à la même place, tout en surveillant cette fois-ci, mon petit indien qui aime courir sur cette terrasse spacieuse. Il y a aussi des tables et des chaises que l'on dispose devant l'entrée, pour les consommateurs de raffraichissements. Lorsqu'il fait beau, bien sur.
Ce lieu attire bien du passage. On s'y arrête aussi volontier pour s'adonner à des discussions animées. La mairie et sa place, que vous ne voyez pas, se trouvent juste sur la droite de la photo. Le batiment est lui aussi magnifique. Il y a une fontaine juste devant, alors, on s'y asseoit tout autour. Les samedis où il y a des mariages, les curieux viennent y admirer les mariés dans leurs beaux atouts.

Ah ! Je reviens au théatre...
Depuis le temps que j'habite à Roanne, enfin, j'ai pu y pénêtrer. C'est une invitation offerte, qui m'a fait sortir de mon trou. Je n'ai pas regretté la soirée.
Tapis rouges, et dorures étincellantes Un intérieur théatre  que j'ai parfois pu voir sur des photos ou dans des films.
Je me suis trouvée une place devant la scène. La première chose qui nous est apparu ce fut le décor un peu spécial.
La pièce s'intitule "Promenade" ! Trois acteurs seulement, mais quel plaisir pour l'oeil et les oreilles.
On nous a tout d'abord rappelé que l'eau est indispensable à la vie.
Côté gauche de la scène l'acteur qui s'occupait des bruitages, et de la musique avec seulement sa guitare. Mais il a usé de sa voix mélodieuse également. A droite, un autre poste où l'artiste nous donnait la possibilité de suivre le déroulement de l'histoire à travers ses dessins peints. Au pinceaux, petits ou gros. Avec sa main lorsqu'elle créait des vagues. Ou bien avec une poignée de sable. Sa page blanche était disposée sur un miroir lumineux, qui lui même renvoyait sur le grand écran au fond de la scène, tous les mouvements qui se succédaient. Un très bel effet qui déroulait l'eau des mers, océans, fleuves ou rivières. Mais aussi des paysages colorés, pour finir par le désert...
L'actrice qui jouait le rôle principal nous a fait voyager en poésie et en chansons. Les trois acteurs nous ont fait rêver. Il y avait des enfants... beaucoup d'enfants, dont deux dans leur poussettes. Et bien, on ne les a pas du tout entendu. Si ce n'est lorsque certaines scènes les surprenaient. Ils ressentaient une légère petite frayeur, ou de la joie qu'ils exprimaient. Mais rien d'intempestif, tant ils se sont pris au jeu des acteurs et à leur histoire.
C'était délicieux. Tendre. Merveilleux.
Nous avons été conduits sur les chemins d'un beau rêve. A travers pays et océans...
Il y avait aussi de l'humour tout au début de la pièce.
On a pu relever le besoin indispensable de ce précieux liquide. Que l'on peut gaspiller dans nos pays, et qui peut faire mourir dans d'autres, lorsqu'il vient à manquer...
Tout en finesse, et en délicatesse.
Je serais partante pour le revoir une seconde ou une troisième fois.. Ils ont vraiment joué avec leur coeur.
Ces trois jeunes gens nous ont vraiment régalé. On ne les oubliera pas de si tôt.
La fin est arrivée beaucoup trop vite à notre goût.
Les roannais sont bon public.
Ils ont été ovationnés trois fois... mais ils le méritaient largement.

Les organisateurs de ce cadeau sont à féliciter.
Grâce aux associations, les personnes qui manquent de bien de choses, ont pu avoir accès à la culture. C'est une chose que l'on oublie parfois... la culture, on devrait l'offrir plus souvent, à tous ceux qui ne peuvent pas y toucher. Ou ne plus y toucher. Ce serait faire preuve d'une grande ouverture d'esprit. C'est un besoin essentiel...  contrairement à ce qu'on pourrait penser.
Nourrir l'esprit, est une bonne chose. C'est déjà un peu de liberté retrouvée.

Par sonja - Publié dans : Cadeaux
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 20:38
 

Il suffit que la nature se mette à composer, pour qu'aussitôt nous voilà transportés sur de doux sentiers.
Mais ce qui frappe le plus, ce sont les couleurs. Elles se nichent partout. Rien ne se fait sans elles. Même le gris devient lumineux.
Le noir et le blanc, imposent une beauté corsée. Le mariage des couleurs  a de quoi faire palir de suffisance les plus grands couturiers.  Ils ne détiennent pas tous les secrets de la "haute couture" !
La nature sait de façon précise ce qui lui va. Rien ne choque dans toutes ses compositions colorées. Même les soies les plus belles, sont loin de refléter celles de la flore et de la faune.
Les plus beaux plumages, les plus magnifiques fourures appartiennent à dame nature.
Pas étonnant que certaines femmes se soient prises de jalousie, au point de dépouiller les animaux pour les porter sur leur dos.
Quelques grammes d'oiseau, pourtant, quel habit  !
Et dire que chaque espèce est vêtue par un couturier différent. Même le noir corbeau reflète des éclats bleu nuit. Il fallait y penser.
On a presque l'impression que seul un pinceau fin et long  a pu peindre ce passereau d'à peine quelques grammes. Un velours duvet couvre son corps, et en ailes porte manteau rouille. Le gris bleu pour coiffe, voilà qui donne une superbe supplémentaire à notre chanteur des iles.

Les fleurs ont toutes un charme particulier. Elles sont gracieuses ces voltigeuses aux robes légères. Elles semblent être toujours sur les pointes, pour un pas de deux. Ou bien en papillons ouvrent leurs corolles. Pompons ou clochettes, elles se vêtissent de crêpon, de soie, de laine ou de coton. Des drapés légers où toutes les couleurs s'amusent à pétiller. Couleurs fortes ou bien pastels, elles se font attirantes. Il faut bien plaire à ses butineurs.
C'est alors qu'on peut saisir le bref instant d'un mouvement...
L'émotion ressentie par un rayon de soleil sur une fleur, un contre jour sur une autre, un insecte qui se pose, une toile d'araignée tirant ses fils... Des émotions sans cesse renouvelées, jamais semblables.
La nature est toujours aussi belle, riche en couleurs, en surprises quand parade sa majesté le cygne, ou bien lorsque se querellent des foulques pour une portion de territoire.
On peut surprendre les cours d'eau limpides évoluant en une succession de cascades et de remous; dès qu'on prolonge une balade  "forêt"... ou bien au lit plus large et aux rives moins boisées accueillant plus de clarté.
Les plans d'eau au lever comme au coucher du soleil, les reflets, la brume, le vent, la lumière, les habitants des lieux, donnent toute cette magie à "dame nature".

La nature a une très grande influence sur nous. Pour peu qu'on s'y interesse et qu'on la détaille sous toutes ses facettes elle peut se révèler l'alliée la plus précieuse. Elle sait nous communiquer un brin de son tempérament.
Même lorsqu'on est triste, elle sait nous coudre un vêtement.
Se perdre dans ses cours, quelquefois, ce n'est pas une si mauvaise chose que ça. Elle transforme notre humeur, en très peu de temps.
Elle est belle et caline. Nous avons trop besoin de douceur ces temps ci... elle sait largement en donner. Elle n'est pas radine.

Elle nous murmure mille sollicitations... c'est une invitation à moins courir, pour aller la rejoindre. D'un pas tranquille... n'oubliez pas !



 

Par sonja - Publié dans : Cadeaux
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Vendredi 28 mars 2008 5 28 /03 /Mars /2008 04:42
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L'amitié, véritable porte ouverte sur l'extérieur, est une voyageuse qui surprend toujours de façon délicieuse.
Elle nous cueille lorsqu'on s'y attend le moins. Elle porte nos pas vers des rencontres assez surprenantes.
Ce sont des expériences étonnantes, car  invariablement, des découvertes pleines de surprises sur l'autre.
Régulièrement, bien du monde passe dans nos vies. Que ce soit par l'intermédiaire du travail, des affaires, ou des loisirs.
Alors, il arrive ainsi que l'un de ces passages soit  la personne que l'on veuille retenir pour un brin d'amitié que l'on espère durable.
Un parcours amical peut debuter de mille manières. Joli parcours à vrai dire.
Ainsi en est-il pour l'amie que je ressens  très proche, et qui fut la rencontre blog. Une histoire de photos nous a réunies autour de son site. Une photographe assez particulière.
Quelques discussions plus tard, on ne sait pourquoi, une première pierre posée a été le départ d'échanges tout plein d'affection amicale. Reposante amitié à travers elle.
Une amitié dont on ne saurait plus se passer ensuite...

Au fil du temps on ajoute une ou deux amitiés supplémentaires...

Depuis trois semaines, me voilà partie pour une autre amitié accrocheuse. Dès notre première rencontre, j'ai été portée à penser que ce tempérament là, il valait le détour.
Nous avons été mises en contact par l'intermédiaire de l'association pour laquelle je donne un tout petit peu de mon temps. Cette nouvelle amie aujourd'hui, avait besoin d'aide pour la seconder dans son projet, pour une association siègeant à Alger. Un travail à partager avec elle, pour réunir entre autre, des livres pour des collégiens étudiants le français.

Nous avons jusqu'ici travaillé surtout à notre amitié. Cela nous a semblé l'urgence. Nous avons beaucoup parlé de nous mêmes.
Ce qui ne nous a pas fait oublier l'objectif initial, pour lequel nous avons été mises en présence.
En attendant, j'aprécie énormément ce temperament fort et plein d'humour.
Avec ma toute nouvelle amie je peux flâner ou voyager au delà de la Mediterranée. Avec elle on peut parler de tout sur l'Algerie. C'est bien la première fois que je peux enfin aborder tous les sujets sur ce pays.
Elle m'en apprend encore bien plus sur son pays. Des choses que je devinais, et d'autres que j'ignorais. C'est une montagne de connaissances cette femme. Son parcours vie est assez étonnant.
Il y a une telle finesse dans sa personnalité, et un humour incroyable. Le même que j'ai sans cesse observé en Algerie. Une phylosophie de vie très accrocheur. Mais cela aussi j'ai pu l'effleurer lorsque j'étais chez nos voisins.
Avec elle j'ai fait un bond en arrière. Je me suis retrouvée dans les rues de ce beau pays. Dans les familles d'accueil.
Son amour pour son pays est vibrant, palpable. Une femme algerienne comme j'en ai rencontré là bas. Je m'y retrouve tellement dans ces personnalités là....
Quelle spontaneité, et chaleur humaine !
C'est ainsi que je conçois les échanges humains. Venant du coeur et se caractérisant par la simplicité.
Elle avait trop envie de parler de son "Algerie". Qu'à cela ne tienne, je serais sa plus fidèle oreille toutes les fois qu'elle abordera le sujet. Parfois je l'amènerais sur ce chemin là également.
Nos souvenirs seront mélangés et partagés.
Quand aux enfants qui attendent des livres pour étudier, il faudra leur donner les moyens de le faire. Ils méritent d'obtenir la bibliothèque qu'ils réclament. Comment y parvenir ? Nous avons quelques idées, et dès notre prochaine rencontre nous nous investirons sur le sujet.

Pour l'heure, je me dis que l'amitié est toujours un régal mental, non seulement dans la diversité, mais aussi dans les coups de coeur que l'on peut ressentir... une vraie richesse !


Par sonja - Publié dans : Cadeaux
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 11:47
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L'hibiscus, fleur aux larges corolles, portent joliement leurs robes aux couleurs variées.
Elles semblent danser ou deviennent papillons lorsqu'elles figent leurs pétales. Plus de 30 000 variétés nous permettent d'avoir une petite idée du nombre de ces demoiselles usant de leur charme.
Ces deux ci habitent la Nouvelle Calédonie. C'est la rouge qui est la plus connue sur l'île aux lagons transparents. Elles piquent du nez, sur un fouilli de feuilles d'un vert profond. Elles donnent à leurs porteurs de delicieux scintillants colorés. Les arbustes en rougissent d'aise. Ces ondulantes fleurs avant leur ouverture, ont un beau dentelé dès qu'elles s'offrent en coeur.

Voilà une beauté qui nous a été apportée en Europe par les Maures espagnols au XIIe siècle. Un joli geste que l'on apprécie dès que notre regard se pose sur notre danseuse.
En Amerique elle fut introduite au XVIIe siècle, par les esclaves.

En général, l'hibiscus aime la chaleur à cause de son origine subtropicale. Quelques variétés peuvent être cultivées en Europe bien sur.
Mais pour cette délicate, il vaut mieux éviter les courants d'air froid et ne jamais les exposer à des températures inférieures à 5°C. Dans un climat favorable, notre "rose de Chine", ou "fleur des belles dames", comme on aime à les appeler aussi... peuvent garder leurs fleurs durant de longs mois.  Un arrosage quotidien lui va très bien lorsqu'il fait chaud. En veillant bien à ne pas lui laisser une source d'eau au bas du pot, pour celles qui habitent un salon.
Mais elle a d'autres vertues notre belle.
Dans certaines contrées du monde elles se font cuire comme des légumes.
Séchée, voilà qu'elle peut servir de sirop bu  frais et très sucré. En Egypte on la boit chaude également. Ellles sont utilisées en médecine traditionnelle pour calmer la toux et guerir les angines.
Sans doute avez vous entendu parler du gombo, le fruit de l'espèce entre comme légume dans la composition de nombreux plats africains, asiatiques, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.

Chez nous elles ornent balcons ou intérieurs.

A Nouméa j'ai vu courir ces magnifiques fleurs, un peu partout. Ces étoffes en pétales donnaient du tempérament au paysage. Sur un fond de ciel  toujours bleu, et un océan ouvert sur de l'émeraude ou des bleus différents, cette tropicale beauté donnait le ton partout où elle se posait en reine.
Le flamboyant lui aussi très présent en Nouvelle Calédonie, avec ses fleurs au rouge vif,  semblait être une concurrente assez impressionnante.
Quand aux mille autres fleurs faisant leur concours de beauté, à l'intérieur des terres, les forêts sont un véritable écrin foisonnant  et dense pour elles.


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Par sonja - Publié dans : Cadeaux
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