
LE RENAISON A ROANNE
ROANNEMAVILLE
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Nos petits enfants sont un peu le prolongement de nos enfants, en ce sens qu'ils deviennent ce qu'ils étaient, aux premières heures de leur enfance. Leur personnalité subissant par la suite, ces variantes venant du monde extérieur. De l'environnement des deux parties de la famille. Petits enfants qui devront se definir eux-mêmes comme les adultes du "demain".
La société étant devenue si complexe pour eux qu'ils ont parfois du mal à se positioner par rapport aux nombreuses données et informations faisant d'un enfant, un adulte plus ou moins équilibré.
Difficile métier que celui de parents. Nos propres enfants apprenent à leur dépend que la lutte se compte en énergie physique et mentale. On donne à ses enfants sans compter.
Que doivent apporter à leur tour ces enfants ? Une tendre reconnaissance, quelles que soient les erreurs des parents.
Parfois, les grands parents sont en panne. D'une manière ou d'une autre, ils peuvent le devenir.
La maladie. Mais assez souvent, la fatigue qui ne les quitte plus. Une fatigue qui peut devenir chronique. La maladie physique se voit. Mais l'épuisement moral, jamais. D'où, bien souvent, les malentendus. Et les procès d'intentions envers les grands parents.
Ou le grand parent unique. Celui qui a mené les mêmes batailles que celles de ses enfants devenus adultes, mais multipliées par deux. Puisque seul pour affronter. Sur le long terme bien souvent, puisque les années de plus c'est déjà une avancée en expérience de toutes sortes. Bonnes ou mauvaises. Pas simple de reconnaître cela lorsqu'on a encore la jeunesse pour soi.
Les petits enfants sont des boules d'énergie pour le grand père ou la grand mère. Du pétillant et un rappel de l'enfance de ses propres enfants. Un cadeau prolongé.
Marilyn, petite poupée brune aux yeux vifs, fut la première de la liste. Délicate fillette pleine de ressort. Esprit toujours en alerte et prêt à comprendre tout ce qui gravite autour d'elle. Fragile petite beauté, mais au tempérament affirmé. Aussi coquine qu'elle pouvait se le permettre. Boudeuse à ses heures. Jouant beaucoup de son charme
Steven est venu mettre sa gentille personne, au menu de la famille. Visage fin. Petits yeux curieux. Tranquille second de sa soeur.
J'ai passé d'agréables moments avec ces deux là.
J'ai beaucoup rit aussi.
Me voilà ensuite transportée du côté des trois suivants.
Camille au tempérament calme, bien que bouillonnant intérieurement, quelquefois. De grosses brassées de gentillesse. De beaux traits. Un grain de peau délicat. Des yeux rieurs. Un regard profond.
Clément et son côté têtu, sachant bien ce qu'il veut. Boudeur à ses heures. Reservé parfois.
Brun aux grands yeux sombres intenses. Des cils longs et épais. Un joli sourire qui fait craquer.
Corentin, petit dernier au regard toujours coquin et rieur. D'une beauté qui en impose. Un petit chercheur qui essaie d'en savoir toujours plus. Une curiosité constructive. Il apprend vite ce petit. Calins et douceurs sont ses menus préférés.
Trois frères bougeants et entreprenants. Délicieux trio qui sait partager.
J'ai énormément rit en leur compagnie. Des anecdotes qu'on n'oublie pas...
Voilà Manon. La blondinette aux yeux bleus, que de longs cils viennent ourler. Sourire ravageur, ou boudeuse au long cours. Pétillante et joyeuse. Un caractère bien affirmé aussi. On ne lui en contera pas facilement. Coquine au possible. Mais sachant donner du coeur.
Parties de rigolades assurées. Rien qu'à la regarder, je me suis bien amusée dans son environnement.
Aurélien, le dernier arrivé parmi les cousins et cousines. De la turbulance à revendre. Voulant toujours en imposer. En demande constante. Une personnalité affirmée et volontaire. Du haut de ses quatre ans, il veut croquer de tout, et rapidement si possible.
Beau garçon. De longs cils qui cachent des yeux très curieux de tout. Une pointe de malice dans la profondeur du regard. Mais une grande tendresse qu'il distribue largement.
Essayant toujours d'être le monopole ambiant. Exclusif dans ses sentiments. Taquin. Joueur de tous les instants. Imaginatif. Souvent dans son monde magique. Il aime le contact avec les autres enfants.
C'est du rire assuré.
Septs petits enfants. Sept personnalités. Sept tiroirs de souvenirs intenses. Sept raisons d'aimer. Sept jolis bouquets qui laissent facilement une empreinte.
Les petits enfants ont grandi. De jeunes adultes, ils deviendront à leur tour.
Ils se seront forgés des caractères qui les aideront à affronter tous les choix de leur vie.
Pour l'heure, ils sont mon clin d'oeil douceur. Même à distance.
Merci d'exister les petits !
Chaque fin de semaine, une grand-mère escargot, à la rencontre d'un chaton coquineries, la voilà partie...
Trois journées plein temps, sur des jeux énergie. Un semblant de tranquile repos, dans son pot cachette.
Faire confiance à ce regard prêt à sauter sur ses pieds, c'est un peu defier la loi de la pesenteur.
Je me demande parfois, comment je peux garder mon équilibre sur ces entrainantes journées qui ne me laissent pas de répis. Faire front à toutes les batailles. Des sautes d'humeurs imprévisibles,
lorsqu'on se croit paisiblement envolée, vers d'autres lieux. Un rappel temperament. Des chansons qu'il voudrait maitriser. Des histoires qu'il aimerait entendre. Si du côté de la cuisine je
suis, le voilà avec son tabouret pour arriver à ma hauteur. Il m'aide me dit-il...
Si devant la machine je fais un essaie, me voilà envahie. Vous pensez bien qu'il a des arguments forts, pour me faire lacher prise. C'est assise auprès de lui qu'il me préfère. Lorsqu'on se
balade aussi, dans les rues de la ville.
"Un tour de manège mamie ?"
"Dans le parc se poser mamie ?"
"Des ricochets sur l'eau mamie ?"
"Tu m'attrapes mamie ?"
"On joue à cache-cache mamie ?"
"Tu me dessines un animal mamie ?"
"Je viens m'asseoir sur toi mamie ?"
"Raconte moi une histoire mamie..."
Que de choses en une seule journée... je suis épuisée rien que d'y penser. Faire bouger un escargot qui se pose sur sa feuille, que voilà une drôle d'affaire.
Lire ou écrire avec ces petites mains fouineuses, et ces pieds qui courent vers d'autres bétises, c'est un vrai exploit. Je n'y parviens que rarement. Il me fait perdre la boule. M'entraine dans
un sport mouvements. Parle tout le temps. Les pintades ont du soucis à se faire. Il y a concurrence.
On croit qu'il est dans sa chambre, mais le silence me dit qu'il se trouve dans la salle de bain. Les mains dans l'eau, avec ses jouets qui font trempettes, il aime. J'essaie d'arriver au pas de
l'escargot, mais il a l'ouie fine. Il détale vite sous son lit. Les manches humides jusqu'aux coudes il revient me rejoindre, lorsqu'il pense que la sottise est oubliée. Mais grand-mère a une
excellente mémoire. Il sait qu'il y a mécontement dans l'air. Ca ne l'empêche pas de recommencer.
Un vrai marathon que ces week end qui commencent le vendredi.
Parfois c'est la fête aux jouets... ils sortent tous de leurs tiroirs. Ils s'étallent dans le salon ou la chambre. Un vrai deménagement. Quand à y retourner dedans, ils ont un peu de mal à le
faire.
Ses "je t'aime mamie", c'est pour noyer le poisson.
Que de pas dans cette maison. Heureusement que ce n'est pas un chateau.
Parfois il réveille maman, de son travail de nuit. Il ouvre sa chambre, pour un oeil y jeter. Il se glisse sous la couette... mais s'il insiste, les gronderies fusent. Il est en pleine forme.
Maman ne sait plus si elle est ici ou là bas. Je ris sous cape, mais je ne le lui dit.
Parfois, j'aimerais des week end évasions... j'en rêve souvent.
Mais puisque petit fils a besoin de moi, pour l'heure, me voilà coincée.
A toutes les grands-mères patience, des roses pour leurs journées tendresses...
Après avoir passé tous ces jours derniers à venir pour sa becquée quotidienne, notre bel oiseau commence à vouloir imposer sa présence d'une autre manière. Le voilà en terrain conquis, il passe
donc à l'étape suivante. De long en large, il mesure le balcon, sur ses petites pattes frêles. Il sautille de long en large. Son territoire semble être à son goût.
Comme d'habitude, alors qu'il fait encore nuit, il s'installe devant son restaurant personnel, pour picorer son premier repas. Mais je sens son regard noir souvent sur mes mouvements. Le bureau
où est instalé l'ordinateur se tient prêt de la baie vitrée, j'ai donc toujours un oeil sur l'espace qu'il occupe. Dès les premières lueurs je peux mieux l'observer, ce gourmand matinal. Il
repart après cela. Sans doute pour un rendez vous d'affaire.
Il ne revient qu'après un peu plus d'une heure d'absence. Il retourne vers sa mangeoire, sans doute pour voir si elle est encore là. Il tourne autour. Le voilà rassuré. Il recommence alors son
petit jeu d'aller et retour sur ce grand balcon. Puis je l'oublie un peu pour m'activer à la cuisine. C'est ainsi que j'ai pu remarquer que lorsque je me trouve devant la cuisinière ou de levier,
il m'observe, ce petit bout de poids plumes. Il se pose sur un coin de la longue jardinière, et entre deux brindilles d'herbes il me regarde bouger. Il se met à ma hauteur, tout de
même....
Il fait ses premiers pas dans mon monde de géants. Une façon pour lui de formuler son desir de me mieux connaitre ?
Ce peu effarouché de rouge gorge, fait vraiment parti du petit monde des amoureux de la nature, à présent.
Il s'approche de plus en plus des vitres. On s'amuse à s'observer mutuellement.
Avec Aurélien, depuis hier en fin de journée, on se pose sur un tabouret chacun, et on regarde notre artiste se déplacer. Il est aussi curieux que nous car il s'arrête dans ses petites courses,
pour nous lancer des clins d'oeil d'oiseau.
Mon petit indien m'a demandé tout à l'heure s'il savait jouer au balon.
Sans doute veut-il lui apprendre les rudiments du foot ball. J'ai du lui dire que cette petite boule de plumes ne jouait pas comme nous. Là dessus je lui ai raconté l'histoire de mes deux
pérruches, en liberté dans la maison. Lorsque j'ai fini, il m'a réclamé une seconde fois la même histoire. A ses yeux ce devait être un conte.
En tout les cas, il a une grande envie de communiquer avec la nature.
Ce qui m'amuse énormément, car avec sa maman et ses oncles et tantes, je n'ai jamais obtenu un tel résultat d'émerveillement. Pourtant, je les ai interessé de la même manière que je le fais avec
lui.
Je pense qu'il faut qu'un déclic se fasse pour être amoureux de la nature. Si on n'a pas le coup de foudre, à un moment donné de notre vie, on peut vivre en se passant de la nature. Il en est
ainsi pour beaucoup de personnes, même si on refuse de l'admettre.
Si on manque de passion on a du mal à accrocher.
Il est vrai également que parfois, le contexte dans lequel on vit ne laisse guère du temps, ou la place, à la nature qui nous entoure.
Aurélien m'a dit une chose étonnante, lorsque nous étions assis côte à côte tout à l'heure....
- "Si les animaux peuvent venir chez nous, alors, nous aussi on peut aller chez eux".
Je lui ai donc expliqué qu'il avait raison, mais à une seule condition... on ne doit pas voler toutes les belles choses qui sont à eux.
Forcément, il a voulu savoir ce qui leur appartenait.
Voilà donc une autre petite chose que j'ai du lui expliquer. Bien que j'ai énuméré bien des espaces, de fleurs, d'insectes ou autres animaux qui appartenait à la faune, il n'a plus arrêté de me
poser des questions.
Il a fallu que je réclame sa pitié pour avoir la permission de ne plus parler.
Comme tous les enfants, dès que l'interrogatoire démarre, plus rien ne semble arrêter ces affamés du "racontage".
Sa maman a pris la suite en s'occupant un peu de lui, dans un autre domaine.
Ouf ! sauvée par le gong !
Ce soir elle travaille de nouveau, je serais donc la gardienne de ce petit curieux qui va vouloir que je lui parle ou que je lui raconte quelque chose. Et comme ma fille ne rentrera qu'aux
environs des 7 heures, je vais donc passer la soirée avec ce petit indien.
Nous allons jouer un peu, puis je le laisserais en compagnie de "l'Appel de la Forêt". Un dessin animé où une souris court au secours d'un chat pris au piège d'un cougar.
J'en profiterais pour venir m'installer devant la machine et aller me balader sur d'autres blog pour y déposer enfin quelques commentaires, car jusqu'ici, je n'ai pas eu bien le temps de
m'évader... pour le faire.
Mon indien et notre ami devant sa patée, vous saluent bien.
Douceur d'une soirée à deux...
Aurélien et moi avons un peu bricolé du côté de la cuisine, pour un repas ordinnaire.
Je suis prise d'une singulière paresse depuis deux jours.
Mais le dessert fut un plaisir. Dame gourmandise nous a fait une visite débordante. Nous avons osé des gateries fort sucrées. J'ai rit de la voracité de mon petit indien, lorsqu'il avalait son
éclair, puis un chou au caramel, qu'il a d'ailleurs eu bien du mal à finir. Deux gourmands en plein travail.
Il ne manquait plus que la photo sur nos notes d'humour.
Nous avons nos secrets tous les deux.... qu'il répête ensuite à sa mère, bien sur. Pourtant, il m'a promis de ne rien dire de notre soirée. Je l'ai un peu laissé picorer dans le chocolat
aussi.
Nous voilà ensuite sur l'ordinateur à la recherche de quelques photos. Bien calé sur mes genoux, il m'aide à sortir nos choix. Et pour coller au texte, il a voulu de l'humour et de la
curiosité mélangés.
Ces trois là, il m'a dit qu'ils ressemblaient un peu au chien de la voisine. Ebouriffés, et l'oeil interrogateur.
Si la voisine savait qu'il prend son caniche pour un chien de prairie, elle ouvrirait des yeux encore plus grands que ceux de ces petites bêtes.
Que voilà trois guetteurs à qui il ne manque plus que la casquette et les galons, pour faire d'excellents sergents. Curieuse position d'animal. Ce sont surtout leurs pattes de devant qui me font
toujours sourire.
Ces gardiens efficaces, ont l'oeil et l'oreille sur le moindre mouvement... le plus petit froissement.
Ils ne risquent pas de louper même l'ennemie le plus performant.
Et puis nous voilà avec un lapin fort bien embarrassé par un petit chaton entreprenant. Glissade garantie au moindre changement de position. Ce petit rouquin est tenace. Il s'accroche au moindre
poil.
Cet aventurier précoce semble vouloir s'attacher à son ami le lapin. Un jeune tempérament qui osera bien des cabrioles toutes les fois qu'il en aura l'opportunité.
Maitre lapin se laisse aller au plaisir de cette rencontre qui ne semble pas trop le déranger.
Patience et douceur sont la résultante d'une longue observation.
Les animaux savent prendre le temps de faire connaissance, même avec d'ennuyeux compagnons, ou bien de terribles téméraires.
Saviez-vous que les otaries jouent sous l'eau avec les cormorans ? Cela semble presque incroyable. Pourtant ils s'adonnent à quelques parties aquatiques, entre deux poissons avalés....
Le requin quand à lui, nage face à face avec l'otarie.
Sous l'eau, l'otarie reste derrière le requin, et lui mord parfois la queue. Un jeu dangereux, dans lequel elle excelle. Lorsqu'on sait que le requin blanc atteint les 6 mètres, on se dit que le
plus petit est un véritable espiègle fort téméraire.
Agile, l'otarie échappe une fois sur deux aux requins. C'est lorsqu'elles sont épuisées par leur chasse qu'elles sont moins vigilantes et se font piéger par ce prédateur au sommet de la chaine
alimentaire.
Dans ce cas ci, ce très beau ballet en haute mer peut s'avèrer mortel.
Il n'empêche que les animaux ont des comportements bien étranges quelquefois.
Pour ce qui est des otaries, j'ai été bien surprise par ces joueuses, lorsque j'ai vu le reportage filmé.
Mon petit indien a rangé ses jouets avant de s'installer sur le fauteuil, pour sa séance cinéma. Il a eu son film "dessin animé", pendant que je lisais à ses côtés. Je n'ai pas pu lui échapper,
il voulait que je m'installe tout contre lui.
Je n'ai donc que le temps de déposer ces nouvelles jolies choses, avec sa permission, avant d'aller le coucher. Il s'en ira tout doucement, calinement, au son d'une histoire que je lui
raconterais...
Je le suivrais dans son monde magique, très peu de temps après lui, je le sais...
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