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Mercredi 11 avril 2007
Construire un blog, c'est une porte ouverte vers l'extèrieur. C'est un manière de déposer le besoin de se raconter. De partager des tranches de vie. Un moyen d'échanger. Une partie de nous même. De parler ouvertement, quand les mots sont difficiles à sortir. Ou quand on n'a plus de mots pour exprimer ce qui nous entrave. Ce qui est devenu difficile à porter. Un besoin aussi de la reconnaissance de la personne par elle-même. C'est aussi une jolie manière de cueillir les différences, les cultures des autres.
Un blog c'est personnel, et pourtant ouvert à tous. C'est le monde magique de tous les tempéraments. On y entre facilement car la porte reste toujours en vacances. Ce sont des pays inconnus où le voyage y est permis. Pas besoin de passeport car les frontières ont disparues. Universelles personnalités. La liberté d'expression et de pensées y sont admises. A condition d'être respectueux de l'autre. Le flâneur y a son entrée. Le vagabond y cherche des idées. Les balades plaisir s'imposent.
S'accorder le temps du "blog" c'est un peu comme fixer ses mémoires sur la toile de l'écran. On veut garder des traces. Une autre manière de mettre en ligne ce qui nous tient le plus à coeur. Agréable façon de laisser en depôt nos coups de coeur. De nous libérer de notre nostalgie, de nos colères. D'anticiper nos malaises. De déposer nos sourires et nos rires...
Le blog est avant tout un plaisir personnel. Celui d'extérioriser tout ce qui nage dans les profondeurs de notre personnalité. On l'écrit, on le dessine, ou on le photographie, comme on le ressent. Sans aucune contrainte.
Je suis novice sur les lieux. D'ailleurs, cela se voit. Pour l'heure, cela manque assez de couleurs et d'accessoires. Je ne sais pas faire. Les subtilités de l'informatique m'échappent encore. Et je ne pense pas devenir la "pro" de l'outil. La machine a tellement de secrets pour moi.
Je me suis donc amusée à contourner la difficulté. J'ai opté pour la facilité. J'ai donné la clef du césame à l'un de mes gendres. En collaboration étroite avec sa fille Manon, ils ont commencé à me faire des visites travailleuses. Ils y ont apporté leurs notes personnelles, tout en respectant mes goûts. Ils me connaissent bien ces deux là ! Mon blog me parait un peu moins froid qu'au début de sa construction. Ils y ont fait entrer du soleil et de la gaité. Le résultat me ravis.
Mais ils n'ont pas fini. Ils ont tout leur temps. Et ils ne manquent pas d'idées. A moi les textes, à eux la "déco"... Voilà un échange qui me plait. S'ils ont du plaisir, le mien est encore plus grand, d'obtenir ainsi une aide généreuse.
J'ai déjà survolé quelques blogs. Il y en a tellement... Certains sont absolument magiques. Mais puisque je ne peux me connecter souvent, j'ai du faire des choix. Pour l'heure, je n'ai retenu que deux blogs. Ils ont ma préférence. L'un des deux en particulier, est une grande fenêtre ouverte sur la nature.
De grandes brassées de dégradés. Des paysages qui laissent rêveurs. Ils sont si criants de réalité que je m'y promène parfois. De longues minutes à plonger dans ces cadres...
Son maitre d'oeuvre y a planté les reines de son blog. Colorées jusqu'à l'intense. De magnifiques fleurs qu'un beau rapprochement découvre dans le détail. Des coroles grandes ouvertes, au pistil qui invite l'insecte entreprenant...
Des éclats de soleil avant que la terre ne le dissimule derrière l'horizon.
De verdoyantes prairies qu'on aimerait au pied de son H.L.M. Des rivières et des lacs miroitants.
De la nature plein les yeux. De quoi éblouir pour des heures. Je ne peux y deposer que de rapides et courts commentaires. Mais ces photos là méritent qu'on en dise beaucoup plus. Mon regard est à chaque fois envahi par la suprise. L'étonnement...
Si je m'écoutais, je passerais tout mon temps sur ce blog là. D'autant qu'il apporte chaque jour sa pointe de nouveauté. De tendresse. D'humour.
Allez, je ne vais pas vous faire l'affront de vous revêler son nom. Vous êtes si nombreux à le visiter...
Voilà... un blog, c'est donner du plaisir dans l'image et pas seulement dans les mots.
Lorsqu'on passe autant de temps sur son blog pour donner autant de bonheur, on se dit qu'il y a aussi du bon sur l'internet.
Merci alors à tous ces blogueurs qui offrent sans compter, d'aussi belles choses.
C'est aussi un ami très proche, qui vit en Algérie, qui m'a encouragé à écrire. A déposer. A éditer. Il aime me lire. Il me dit écrivaine. C'est lui qui me fait les plus délicieux des commentaires. Il m'a donné une certaine confiance dans mon écriture. Ses conseils avisés sont agréables à entendre. J'aime savoir qu'il considère ma plume un peu exceptionnelle.
J'ai écrit et décrit mes 54 jours de vacances en Algérie. Un jour je vais les partager avec vous aussi. Ce furent des heures et des jours extraordinaires. Comment ne pas l'écrire ?
C'est ce que j'ai fait. Car il y a des moments comme ça dans la vie, où on doit imprimer ce qui fait aussi la joie du coeur et de l'esprit.
Et l'Algérie fut une expérience merveilleuse...
Ensuite, je viendrais également vous raconter la Nouvelle Calédonie. Un peu plus de six années à Nouméa. Une expérience délicieuse, mais différente.
Un blog c'est donc revivre l'unique. C'est faire un retour en arrière. Des montagnes de souvenirs agrémentent les blogs. De superbes évasions...
Vivre les voyages dans le monde de l'irréel.
Merci à tous ceux qui ont pris de leur temps pour nous régaler !
Par sonja
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Mardi 24 avril 2007

Un visage légèrement coupé en carré. Une bouche bien dessinée. Un sourire lumineux, rehausse l'éclat d'un visage attirant.
Des yeux en amande, ombrés de longs cils noirs. Un regard sombre, profond. Des sourcils épais. De longs cheveux aux ondulations serrées. D'un chatain foncé. Le teint mâte. Aucune trace de maquillage. Une beauté à l'état pur. Sauvage. Une petite taille, au corps fin et bien fait.
Une grâce simple. Discrète.
Une main de Fatma tenue autour du cou, par un lacet. Bijou délicat pour un leger découvert. Une chemisette sans manches, forme taille haute, s'évase en flou sur son jean.
Coquette jeune fille qui interpelle, de par sa modeste parure.
Un brin de jeunesse joliment installée sur un coin de chaise, et avec son amie, partie à discuter.
Bien que discret, elle a senti mes regards se poser sur sa petite personne. Je n'ai pas détourné mon regard, pour mieux saisir ce temperament de feu, que je devine. J'ai voulu cueillir un geste, un mouvement... Pour mieux la décrire. J'aime la beauté. Elle m'attire. J'aime la dessiner sous  les lettres de ma plume. J'aime en déposer les mouvements et les couleurs. La chanter en rimes, ou en proses.
Relative beauté, puisque sur elle le temps va passer.
Par tous les moyens on essaie de la retenir. Même les sorciers de l'alchimie s'y sont essayés.
La source de Jouvence ils ont promis. Il la cherche encore. A chaque génération, la jeunesse et la beauté ils ont promis. C'est compter sans le temps qui se rit de nous. Le temps n'appartient qu'au grand horloger. Et si on le laissait aller à son rythme ?
La vraie beauté nous pouvons l'atteindre. Il faut juste la chercher un tout petit peu. Ce jardin là il est à cultiver. Beauté du coeur. Beauté de la personnalité. Allons cueillir ces roses qui jamais ne se flétrissent. Approchons nous d'elles, pour de son arôme nous impregner. Et ses richesses decouvrir.
Quand la beauté physique est le seul critère, on peut passer à côté de celle qui demeure à jamais. Qu'est ce qui fait que l'on s'attache aux normes imposées par les vendeurs de rêves ?
Le rêve doit rester gratuit. Faut-il vraiment le sortir du monde de l'imaginaire ? A trop vouloir atteindre l'objectif "Rêve", on peut avoir du mal à accepter une réalité qui fait partie de notre quotidien.
La beauté ne peut être qu'un visage, ou un corps bien fait. Elle doit être un alliage de matériaux à l'épreuve du feu moral. Des matériaux solides. Qui ne bougent pas.
Lorsque la jeunesse s'envolera, si nous avons oublié de construire la beauté du coeur, nous risquons de nous sentir dépouillés. La beauté des cheveux blancs est une couronne. Ceux qui la porte, sont producteurs  de 
bons fruits qui se rattachent à leurs actions.
Nous avons tous eu notre part de jeunesse. De beauté, et de charme. Nous pouvons accorder à ceux qui viennent apèrs nous, le bonheur de goûter aux jeunes années.
Laissons les rides s'installer, car avec la beauté du coeur, même à cent ans, on peut être jeune.

Comme vous étiez belle jeune fille !

Par sonja
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Lundi 21 mai 2007

Un voile s'est posé sur les Babords.
Dentelles qui n'ont pas de fin.
Ondulations délicates, aux pics parfois enneigés, dont la reflexion des rayons du soleil atteint l'oeil avide de beautés.
Le tracé de l'horizon au pied de cette chaine, exploite la différence des bleus.
Ciel, mer, montagnes, s'épousent en des dégradés lumineux.
Le lent chemin de la Mediterranée, en ce lieu privilégié, appelle à la douceur de l'esprit.
Au delà du port, les  bateaux au mouillage semblent vouloir emprisonner et emporter avec eux, les merveilles qui les environnent.
Le recul que s'imposent ces navires leur est profitable.
Depuis leurs positions, Bejaïa la merveilleuse doit leur apparaitre dans toute sa plénitude silencieuse.
Les petites barques de pêcheurs semblent jouer avec le diamant de l'eau, tout en laissant derrière elles, un route mousseuse. Des tracés comme on en voit parfois, dans l'immensité céleste.
Le mouvement léger de la grande bleue est une invitation à la paresse. Ces grands bateaux donnent une impression de pause-bronzage...
Les mouettes suivent leur instinct de navigateurs, au dessus de la côte escarpée de Bejaïa. Plongées impressionnantes dans le vide, et glissements délicats sur le frottement de l'air.
Leurs grandes ailes déployées leur donne le sentiment d'une vraie puissance. Maîtres incontestés de l'espace, ils sont aussi le paysage quotidien de Bejaïa la magnifique. Et si pigeon il y a, leur grâce est surpassée par notre grand oiseau.
Le port a la démarche du promeneur. Il avance au ralenti. Noyer son regard dans un tel cadre, signifie se laisser emporter par le temps et l'espace.

Il faut une bonne dose de courage pour arriver à quitter un tel lieu...
en avez-vous conscience, gens de Bejaïa ?
Petit est mon courage, contre ma volonté, partir d'ici sera une déchirure.

(A Bejaïa le 23 decembre 2005)

Par sonja
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Mardi 22 mai 2007

Une fois de plus, Monsieur Hulot a ajouté à notre menu, du rêve...
Ses reportages sont toujours aussi accrocheurs et magiques. Ses voyages au dessus de notre planète ne sont pas de simples effleurements.
Cet homme passionné et amoureux, nous transmet toutes les beautés et fragilités d'un  ecosystème bien organisé. De belles leçons de modestie également. Ses commentaires sont la temperature de notre environnement. Il le fait avec respect et la mesure qu'il convient. Ce qui n'enlève en rien, au puissant message qu'il desire faire passer.
Combien d'années déjà qu'il traverse continents, mers et océans ? Pourtant, cet homme n'a rien touché au temperament qui l'anime. Ses livres sont du même matériau.

Venez, suivez-moi, un petit regard s'impose. Son reportage d'il y a quelques jours nous mène vers des horizons lumineux. Sous un ciel turquoise ou azur, la chaleur de la savane s'étale à nos pieds.
Entrons dans le sillage de son reportage. Un de plus. Mais impressionnant.
L'Afrique du Sud, berceau d'une faune unique au monde. Nous voilà donc installés sur la barque du plaisir. Quand à Nicolas Hulot, c'est dans son ballon à l'hélium qu'il avançait au dessus des zèbres en marche.
Une belle envolée de flamants roses s'est élevée. C'est en ce lieu qu'il y a la plus grande assemblée au monde de cet oiseau. Haut sur patte, il allie la grâce et la fierté lorsqu'il se déplace. Un ralentis en allongé. Les perturbations climatiques vont causer un grave problème de survie à ce bel oiseau au rose delicat. Les marais continuent de s'assècher... Les salines blanches autrefois comblées par l'eau, fragilise ce coin d'Afrique.
Une Afrique aux splendeurs multiples.
La migration des zèbres voit son potentiel richesse en eau, disparaitre à son tour, à une vitesse invroyable. Sur ce même passage, lors de la migration, s'installe les lions. Ils attendent avec impatience cette venue. Sans les zèbres, les lions sont voué à la disparition.
Il ne faut pas oublier que plus de 1000 zèbres sont devorés chaque année par les lions. En ce lieu.
Les grandes plaines d'herbivores, deviennent rares. L'environnement se fragilise. La migration conditionne l'ecosystème. Elle est l'ingénieur des ecosystèmes.
Il y a 150 ans, au fond de l'ancien lac, il y avait de l'eau douce. A présent, ce n'est plus qu'une immense surface saline.
Nous sommes en train d'assister au spectable des dernières grandes migrations d'Afrique.
Et quel spectacle !
Il y a quelques années encore, on pouvait voir les éléphants parcourir de grandes lignes migratoires. Les dejections que ces pachidermes laissent derrière eux sont une protection pour les autres animaux. Là où passaient avant, les éléphants, des arbres s'installaient sur ce parcours. On pouvait observer les quelques rares couloirs qui s'étendent sur d'anciens passages. Mais ces arbres disparaissent peu à peu, eux aussi. Le desert prend à chaque fois, un peu plus de place.
Et lorsqu'il n'y a pas d'herbivores, tels nos zèbres, il y a le feu. Là où il y a encore des herbivores, l'Afrique ne connait pas les incendies.
L'Afrique a aussi trouvé le moyen de protéger cette faune, contre un autre danger. Les braconniers. La grande barrière qui coupe cet ancien passage, est fermée et mieux surveillée.
Bonne initiative, bien qu'elle génère un autre problème. Celui de la consanguinité, du fait que ces animaux finissent par se reproduire entre eux...
Mais les africains ont fait quelque chose, puisqu'ils gèrent un parc de 200 éléphants.
En France, pour seulement cohabiter avec quatre ours, l'homme mène une bataille honteuse... il y a de quoi halluciner. Quatre ours, contre 200 éléphants ? Serions nous plus égoistes ?
L'espace se reduit pour les grands animaux.

Puis est venu le moment de danser au dessus de l'Océan. Grandiose !
Tout le monde était en attente du gigantesque serpent de sardines. Sur des kilomètres...
Leur migration déclanche celle de toutes la chaine de l'ecosystème de ces côtes africaines.
Le rendez-vous en ce lieu particulier, attire les dauphins, les baleines, les requins et les fous de bassan. Des rencontres à vous couper le souffle.
Les plongeurs, eux aussi sont en attente à cet instant précis, du grand plongeon dans l'Océan. Un Ocean qui s'est légèrement troublé d'écailles. Un vrai rideau opaque.
Les scientifiques et les observateurs ont remarqué ces dernières années, que les sardines, descendaient plus en profondeur. Hors d'atteinte des requins et des oiseaux.
La raison vient du fait que les eaux sont trop chaudes pour le grand serpent noir. Il va donc chercher encore plus bas, ces courants froids qui donnent la température idéale pour la sardine. Ce poisson évolue dans des eaux entre 14° et 20°.
Voilà que les fous de bassan comment à s'agiter. Que les baleines sont en vue. Un signal semble avoir été déclanché. Quand aux dauphins, ils ont demarré leur ballet, à la suite du serpent noir.
La stratégie des dauphins est ingénieuse. Etant donné qu'il n'y a qu'eux qui peuvent plonger dans les eaux profondes, et qu'il est aussi le nageur le plus rapide, après le maco... cet ingénieux animal va les chercher, les isole en boules de sardines, les assoment par des ondes, puis les font remonter à la surface. Car les sardines n'ont qu'une hate, echapper au daphin.
Le départ est donné. C'est là qu'arrivent nos grands oiseaux. Ils foncent vers l'océan, en des piquets à donner le vertige.
Imaginez l'impact... à plus de 60km/h, toutes ailes rentrées, ils vont percuter ce mur liquide. Ils sont 120 000 pour un chassé croisé entre oiseaux. Impressionnant !
Vous regardez, et vous vous demandez si cela est vraiment possible. Vous savez maintenant pourquoi on les appelle les "fous". Pendant des minutes interminables, c'est un vrai feu d'artifice. La vitesse de propulsion ne semble pas avoir de fin.
Les requins restent à distance, car plus oportunistes et moins rapides, dans cette course à la prédation. Mais dès qu'il y a les détonations des fous de bassan, lorsqu'ils percutent l'eau, ils se précipent sur le ban qui essaie de fuir en desordre et vers le bas.
Le dernier grand festin dura plus de quatre heures. C'était en 2003.
Aujourd'hui, les fous de bassan n'ont que quelques minutes pour se nourrir.
Si la mer continue à se réchauffer, les fous de bassan risquent de mourir de faim.

 

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Par sonja
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Mardi 22 mai 2007

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Voilà venu le moment de plonger. Les hommes se préparent. Ils vont entreprendre une plongée de dingues. Les voici donc dans l'eau. Les requins vont au contact avec les hommes qui les repoussent à l'aide d'un baton. Le requin tigre s'éloigne. Ils sont nombreux.
Les accidents
 sont rares avec les requins, nous expliquent-ils. Et ils restent être des accidents.
Une moyenne de six par an.

Le moment tant attendu arrive enfin.
Celui avec une rencontre d'un autre type. Avec le plus grand des prédateurs des fonds marins. Le grand blanc. C'est dans l'allée des requins qu'ils le retrouvent. C'est le mammifère le plus rapide.
Il atteint un 80km/h quand il est en chasse. Il s'agit du mako. Un requin légèrement plus petit que le requin blanc. Il faut noter que c'est un animal discret et silencieux. On le voit à peine bouger dans son élément. Plus d'une tonne, mais qu'on n'entend pas approcher.
Quel animal !
Il faut le voir. A donner la chair de poule.
Les requins ne cessent de venir caresser la coque du bateau, pourtant les hommes vont plonger. Ils n'ont que dix minutes pour le faire, entre chaque retour de la bête. C'est beau et effrayant en même temps.
Pas rassuré Nicolas Hulot... On le sent tendu. Mais on peut relever en même temps cette volonté de la passion pour la découverte. Ils vont plonger sans la protection de la cage.
Ils nous expliquent que ce sera la première fois que des plongeurs feront cela. Le pays cotier qui a délivré cette autorisation l'a fait sous différentes conditions qu'ils nous expliquent.
Les voilà qui se laissent glisser dans l'eau. Deux par deux. Ils ne restent pas très éloignés du coeur des
quelpes. Une sorte de forêt végétale. Pour un replis en cas de danger.
Les requins ne s'y aventurent pas, pour ne pas se trouver piégés. Le requin doit nager en permanence s'il ne veut pas mourir. Une demi heure d'arrêt, et il est mort.
Combien le nageur peut être petit à côté de ce monstre marin.
Voilà que les balades entre deux eaux commencent. Les hommes ne doivent pas le perdre une seule seconde de vue. Mais il réussit malgré tout à surprendre les hommes lorsqu'il apparait. Ils ne le voient surgir qu'au dernier moment. Le voilà qui repart, pour revenir à contre jour, à la surface.
Il s'approche. Aucun signe d'agressivité. Il semble calme et repu.
Le jeu se prolonge. Jusqu'à ce que lors d'un retour, l'un d'entre eux arrive dans le dos de Nicolas Hulot. C'est le second plongeur qui l'aperçoit. On sent le mako aller au toucher avec Nicolas.
C'est le geste de la main du compagnon de Nicolas qui le chasse...
C'est le moment de rentrer. Il ne faut plus attendre.
La tension est palpable de part et d'autre.
Même moi assise confortablement sur mon fauteuil, je suis tendue.
Epoustouflantes minutes.

Dès qu'il est sur le bateau, on peut sentir que retrospectivement, Nicolas Hulot s'est fait peur.
Il nous explique que le requin, lui aussi prend des risques quand il doit attaquer...

Et puis voilà qu'après les richesses des fonds, la caméra se promène sur le cortège des baleines. Elles migrent vers leur lieu de reproduction.
Etre aussi grand, aussi lourd, et pourtant detenir une grâce légère... aérienne...


La nature detient des lois et des stratégies qui nous depassent. Et dire que l'homme a touché à la plus belle organisation d'un ecosystème fragile... Quelle folie !

Toutes les politiques ne pourront lacher leur pouvoir et leurs stock options, pour descendre jusque dans les cours de la nature.  Il ne lui autorisera jamais le temps de la réparation, ou de la reproduction.  Ils pourront signer tous les traités, faire toutes les promesses... ils ne lacheront jamais la puissance pour l'ombre.
L'homme n'est pas naturellement enclin à la modestie. Lorsqu'il possède, il ne sait plus partager.
Il lache des bombes sur d'autres humains. Qu'est ce qu'un ours ou un scarabé à ses yeux, à partir de là ? Moins que la valeur d'un autre homme.
Dès lors, pourquoi changerait-il sa façon de se conduire ?

Ce n'est pas par notre puissance que nous sommes plus grand. Mais par notre aveuglement !

Merci Monsieur Hulot pour la beauté des images et pour ce simple rappel !

Par sonja
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Lundi 4 juin 2007
Ma journée s'est habillée de lumière.
Six heures dix. La douche pour commencer.
Ayant dormi chez ma fille, j'ai pu me poser devant l'ordinnateur. J'ai cueilli les premières impressions de mon blog. Durant la nuit, des visiteurs sont venus. Les statistiques me l'ont dit.
Après cela j'ai poussé la porte des deux forums que je visite régulièrement. Le bonjour matinal s'imposait. L'instant d'un quart d'heure, puis j'ai quitté.
J'ai franchi deux autres lieux où cela sentait bon la poésie. Mais c'est le parfum des Antilles qui m'a le plus parlé. Je m'y suis attardée. Fragrances d'un voyage lumineux. Je me suis jointe aux commentaires. Le temps je n'ai pas vu passer, sur la toile des émotions. C'est avec regret que j'ai du décrocher.
A huit heures vingt je me trouvais devant le Casino, attendant l'ouverture. Je n'étais pas la seule. Arrivée avant moi, une petite foule s'était amassée devant la porte. J'ai observé quelques impatiences, comme si l'ouverture pouvait se faire plus vite, sous les soupirs et les émois intérieurs. Le parking commençait lui aussi à se faire envahir. La porte enfin a osé une grande ouverture. En rang d'oignons les clients se sont fait happer par la surface. De mon pas si peu préssé j'ai rejoins le magasin. Ma première visite fut pour le coin presse. Journal oblige. Bien que j'ai trois épisodes de retard dans ma lecture, j'essaie de rester au plus prêt des nouvelles. Même si "plus du tout fraiches". Trois semaines de retard, ce n'est pas encore une catastrophe. Je ne suis tout de même pas sur une ile déserte. De bouches à oreilles, les médias voyagent.
Retour chez ma fille pour déposer ses courses. "Mademoiselle" n'avait pas le goût pour sortir. Son petit bout de chou était dans son lit. J'ai aperçu deux petits yeux malicieux. Son petit nez caché sous le drap tiré, j'ai capté son sourire. Pétillantes prunelles en quête d'une boutade. Il était collé contre sa mère ce chenapan. Elle grognait d'avoir été tirée de son sommeil. Cette "matinale" fille fera sa grasse matinée un autre jour. J'ai rit de bon coeur. Le tableau valait une photo. Je crois bien qu'il a décidé de mettre de l'ambiance dans la journée de sa mère. Ce petit indien a déjà déterré la hache de guerre. Je repars très vite, pour ne pas assister aux premières flèches.
Je traverse le Parc des Promenades encore désert à cette heure ci.
A neuf heures dix je débarque au Mac'Donald, pour ma pause thé prolongée. Il n'y a que deux clientes. Les habituées du matin. On se saluent. Un échange rapide. Je laisse les deux copines, dans leur conversation animée.
Roanne dans son pyjama lundi. Magasins fermés du centre, à part le Monoprix et le forum. On circule peu. Les passants sont rares. Mais le soleil est présent. Il se réfléchit sur les façades et les vitrines. La rue piétonnière vers laquelle je lance parfois un oeil curieux, n'acceuille que de rares flaneurs.
Une dame vient de pénêtrer dans mon espace. Elles s'est assise à quelques quatre tables plus loin. Ce qui ne l'empêche pas de m'apostropher. Sur une question envoyée, elle s'est imposée conteuse. Je me demande bien s'il y a quelque chose de sa vie qu'elle a oublié de me raconter.
Je connais à présent ses parents, sa fille de cinq ans, le Portugual et ses amours. Je sais aussi ce qu'elle pense des passants qu'elle aperçoit sur les trottoirs. Je connais ses lectures "potins" des actrices et stars dont j'ignorais même leurs noms. J'entends parler de la "Star Ac". Et de ses deux voisines terribles. Un flot de paroles que j'ai essayé parfois de contenir. Une tonne de questions auxquelles je n'ai pu répondre. De quoi avoir le vertige... Mais du sourire plein la tête. Après deux heures, de presque monologue, je suis prête à repartir sur d'autres temperaments.
Bon, mais attendez que je fasse une pause bien méritée.
Mac'Donald, le lieu de toutes les rencontres...
De quoi sourire !
J'ai aussi posé mes impressions matinales en prose poétique. Je n'ai pas chomé. Enfin, si on peut considérer mes coups de plume comme du travail. Je crois bien que je suis la plus grande paresseuse-flâneuse de Roanne.
Que voulez-vous, le sourire vient souvent à ma rencontre.
J'ai également un peu tourné les pages de mon journal préféré. Pour juste effleurer l'information.
J'ai vagabondé avec le regard.
Déjà le debut de l'après-midi. A l'extérieur la température semble avoir augmenté. Les vestes et les pulls sont tombés. Je regarde passer. Je laisse mes pensées s'évader. Que de visages fermés. Seuls les mobiles décrochent des sourires avec ceux qui communiquent avec l'interlocuteur invisible. On sourit à celui qu'on ne voit pas. On retient son sourire devant celui qui nous voit. Etrange communication !
La clientèle a déserté les lieux. Nous ne sommes plus que deux à tenir la place.
A l'extérieur, trois donzelles se raffraichissent à coups de langue sur leur glace généreuse. Fichtre ! Elles me donnent envie.
C'est l'heure des balades en poussettes. Les bébés sont de sortie. Des petits pieds ou de petites mains s'agittent. Le bonheur de se remplir de soleil. Celui de se faire bercer aussi. Au dessus, les jolis sourires des mamans vibrantes de douceur.
Des collégiens vont et viennent, sac au dos. Des jeunes filles en décolettés ou en short font "les jolies". Une petite fille court derrière une maman aux grands pas. Ces dames qui passent devant la baies vitrées du Mac'Donald regardent leurs silhouettes. Amusants clins d'oeil qui se veut discret. Ou bien appuyé. Elles ne se sentent pas observées. Je m'amuse à penser qu'il m'arrive de faire les même gestes.
Deux messieurs sérieux, dans leurs cravates prisonniers, s'imposent un discours hautement qualifié.
Il est l'heure de décrocher du centre ville.
Me voici installée sur un banc du Parc des Promenades.
Dès le beau temps revenu, des jeunes investissent le kiosque à musique. Ils s'entrainent aux figures du "hip-hop". Ils ont même apporté leur CD préféré. Celui qui maitrise le mieux ce jeu des figures imposées, sert d'entraineur pour le petit groupe. Il faut un sacré équilibre ! Quelques gamins regardent le spectacle. Il faut reconnaitre que c'est sympathique à suivre. Et si joliment mis en place, à vitesse d'expert. Jeunesse qui s'exprime avec son corps. Jeunesse qui s'évade en musique et en rôles.
Chaque printemps, c'est ici que je les retrouve. Année après année, ils investissent la place. Habitués des lieux, pour le plaisir des yeux. Les voilà gentiment occupés.
Deux personnes ont quitté leur banc. Elles s'appretent à rentrer chez elles. Elles font une halte devant moi. Elles me demandent si j'écris le spectacle. Je souris sous la question.
Une personne qui écrit interpelle toujours. Je réponds à leur curiosité.
D'autres bancs sont occupés. Des solitaires. Des couples. Des amis. On traverse.
L'aire de jeux est toujours en accueil d'enfants venus se defouler.
Un couple joue avec leur cow boy d'enfant. Ce petit court. Le bandana autour du cou s'agite. Jean serré, et chemisette à carreaux viennent cerner le personnage haut comme trois pommes. Ils disparaissent.
Il y a aussi le jeu du jeune homme stupide qui fait déraper les roues de son scooter, sur le gravier du Parc. Il soulève une poussière désagréable, qui vient se poser sur nous.
Une manière de dire qu'il existe ?
Les roannais se pressent pour rentrer chez eux. D'autres restent encore par ici.
Pour moi, il est temps de suivre le mouvement des premiers.
Les trois journées à venir seront plus mouvementées, mais tout aussi délicieuses. Mon horizon je le voudrais parfois ailleurs.
Mais c'est ici que mon ancre j'ai jeté.
A bientôt pour encore vous raconter...
Par sonja
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Jeudi 5 juillet 2007
                        Comme quoi... il peut y avoir des nuages au dessus de nos têtes, et du soleil dans notre coeur. Durant une longue journée, on peut saisir des petis bonheurs. Il suffit d'accrocher une médaille de plaisirs rencontrés.
Tenez, par exemple. 
Notre premier regard devrait être pour la nature, même si elle vient à nous, parce que nous habitons une ville où seul le béton est le propriétaire. Il y a même des moineaux qui s'imposent à nos pieds, dans les gares. Sur les grandes places aussi, ils vagabondent pour glâner quelques miettes. 
J'ai même vu un jour, entrer un de ces oportunistes, dans un restaurant. Il s'était posé sur un dossier de chaise. Cet effronté regardait les rares clients des lieux. Il a voyagé ainsi de chaises en chaises. Mais je pense que c'était un habitué, car il connaissait trop bien les meilleures places. Peut-on rester indifférent, sur de tels clins d'oeil ?
Si je vous racontais toutes mes jolies rencontres...

Mais dans nos villes il y a d'autres oiseaux tout aussi interessants. Et même plus... Ne sommes nous pas de drôles d'oiseaux, nous mêmes ?
Marcher dans une ville peut réserver quelques anecdotes assez amausantes.
Il suffit d'observer. De laisser venir à nous les autres. Tout comme on le fait pour la nature...
En général, la plupart des personnes, avant de vous croiser, vous détaillent de loin. L'oeil s'accroche toujours, dans la rue, aux passants. On en choisi un, peu importe ce qui attire en lui, pour un court instant.
On cherche un peu à savoir qui est derrière ce regard qui avance. Seules les personnes préoccupées par leurs soucis n'ont pas conscience de l'humanité en marche. Ce qui est un peu normal.
J'aime bien avoir cette curiosité de passage. Il y a des regards qui sourient, alors, j'ose un bonjour lorqu'on se croise. On y répond. Parfois non, tant on est surpris. Je sais que sur mon passage on s'interroge et qu'on cherche à savoir où est-ce qu'on a bien pu me connaitre.
Il m'est arrivé, que de rares personnes me demandent ceci "On se connait ?" Faut-il se connaitre pour se saluer ? Dans certains pays, on fait de francs sourires, sans se poser la question. Des sourires lumineux même.
Où est notre naturel ?
C'est de cette manière que j'ai fait bien des connaissances.
L'ère de jeux du Parc des Promenades, ou dans le parc même est favorable à ce genre de rencontres.
Des mamans, solitaires bien souvent, y accompagnent leurs touts petits. C'est l'occasion d'échanger.
Que de secrets ces mamans m'ont confié... 
Ce ne sont que de brèves connaissances, l'instant d'une heure ou deux, mais riches en discussions.
Confidences triste ou joyeuses, c'est une part de vie qui donne toujours une autre mesure à notre propre entendement sur la vie. Des cueillettes qui ouvrent une porte à une analyse un peu plus juste, sur notre petite personne bien réglée sur "notre" quotidien, somme toute, pas trop mauvais.
Comme ce sont surtout des femmes qui osent accepter ma compagnie, alors, elles m'ouvrent aussi leur coeur. Coeurs en souffrance la plupart du temps.
Malgré tous les combats d'hier et d'aujourd'hui, la femme restera une grande lésée dans bien des domaines.

C'est ainsi que j'ai fait la connaissance d'Anne, Sarah, Jacqueline, Maude, Salima, Rachida, Mercédès et de bien d'autres dont j'ai oublié les noms.
Certaines d'entre elles, je les rencontre sur les trottoirs de Roanne. On s'arrête quelques instants, et puis la vie continue... on passe à autre chose.
C'est de cette façon que Simone est entrée dans ma vie. Avec elle, son passé impossible. Et un présent composé de blessures. Elle commence à peine à faire ses premiers pas vers la sortie. Elle m'a un jour demandé d'écrire sa biographie. Je vais très bientôt passer à la frappe. Le temps pour elle de me relire et d'accepter ma manière d'écrire tout son ressenti. Ce petit travail a réclamé de moi bien des heures de concentration, de recherches et de preuves. 
Ce genre d'écrit n'est pas un simple roman, encore faut-il qu'il colle à la vérité, à la réalité. Elle m'a raconté. Je me dois de confirmer.
Par la force des choses, nous sommes devenues des amies. Nous nous sommes rencontrées une fois par semaine. Parfois, seulement tous les quinze jours, selon ma disponibilité...

Jacqueline elle, c'est en revenant d'une balade du côté du port de Roanne, qu'on s'est souris. Nous avons fait les derniers pas jusqu'au centre ville, en discutant de choses et d'autres. Elle m'a confié sa pesante solitude. Lorsque la solitude est une souffrance, c'est terrible. Combien de solitaires... autour de nous.
Nous nous voyions quelques fois sur dans les artères de la vie. Un petit bonjour et on se quitte...

Je m'asseois très régulièrement au Mac'Donald. J'aime bien. Il y a de l'espace. De la clarté. 
Aux heures auxquelles je me positionne il y a très peu de monde. Il arrive que je me retrouve toute seule dans ce grand espace. Notamment le matin. On sait quel thé je prends. On me reconnait. Les hotesses-caissières sont délicieuses. Certaines ont retenues mon prénom. Et même sans prénom, il arrive qu'on demande après moi en ce lieu, et qu'on me laisse jusqu'à des messages. Qu'on me transmet. Ce qui me fait beaucoup sourire.
Je m'installe à la même place, lorsqu'elle est libre. Je "joue" à l'écrivaine. C'est ainsi que l'on m'a repéré depuis toutes ces années que je viens par ici. 
L'espace Casino Caféteria, la Médiathèque, et même quelques deux ou trois autres endroits, on s'est habitué à ma présence... Privilège des villes pas très grandes. Ou des quartiers où on est des habitués.
C'est devant le Théatre que l'on peux aussi me chercher. Je m'installe devant les marches de son entrée. Lorsque le soleil est au rendez vous bien sur...
C'est au Mac'Donald que je retrouve ces dames d'un certain age, les après midi où je viens pour mon thé-écriture. L'une de ces coquettes en particulier. Toujours occupée à lire, ou à regarder au delà des baies vitrées des lieux. Elle aussi aime la solitude. Cela se voit. Se ressent dans sa personnalité. Je ne connais même pas le prénom de cette adorable dame. Pourtant, on se rencontre depuis plusieurs années.
Les autres habitués de la pause, se tiennent tout comme moi, au rez-de-chaussée. On se salut. Puis on retourne à notre occupation. Si la flânerie mentale rime avec "occupation"...

C'est ici que j'ai rencontré Hatice, une jeune fille charmante, très jolie. Un grand coeur, je pense. En fait, c'est par l'intermédiaire de sa maman que j'ai fait sa connaissance. Un certain après midi que je me trouvais près de sa maman, qui discutait avec une copine... elles parlaient des notes scolaires de Hatice. Il leur semblait que son parcours en français était catastrophique. Mais dans les autres matières, elle est excellente. J'y ai mis mon grain de sel. Leur conversation m'a interpellée. C'est ainsi que je me suis retrouvée parfois, avec Hatice, à la Médiathèque, pour lui apporter juste un petit coup de pouce dans l'organisation de son travail et son style en français. C'est une jeune fille courageuse. Elle s'est donc mise au travail. Elle a revu ses lectures d'auteurs à la hausse, ce qu'elle avait négligé quelque peu... le produit de son travail a été récompensé, ses notes on un peu grimpé. Elle n'est pas paresseuse et sait ce qu'elle veut. Elle atteindra son objectif, j'en suis sure. Quand à moi, j'ai pris plaisir à ces rencontres où on a pu parler d'auteurs et écrivains. Les classiques pour son futur BAC. L'année prochaine elle démarre la phylo. Ce qui ne l'emballe pas beaucoup. Mais cela ne l'empêchera pas de donner le meilleur d'elle même dans ses études.
Hatice m'envoit, selon son temps disponible ou son humeur, des sms, pour me dire qu'elle existe. Des petits bonheurs que j'aprécie.
La jeunesse a tant de choses à donner. Je la dévore mentalement.

C'est dans ce Mac'Donald que j'ai fait la connaissance de Florent, un jeune homme qui a perdu la vue, il y a quelques années. Une jeunesse gachée. Volée.
Il y a aussi ces deux amies fidèles qui s'installent proches de ma table. Elles sont sympathiques. Joyeuses. Des conversations à deux, inépuisables.

A la Cafétéria du Casino, j'ai rencontré il y a quelques mois, un couple... une dame seule également. Ils étaient proches de moi. Un simple bonjour, qui se change avec le temps, en petite conversation de 5 ou 10 minutes. Depuis un certain temps, le vieux couple n'est plus là. Auprès de leur amie je me suis inquiétée de leur absence. Elle m'a fait part des problèmes de santé de la dame. Son mari s'occupant d'elle, il ne sort plus que l'instant des courses. Il est sans cesse inquiet. Lorsqu'on atteint les 80 ans ou plus, il y a de quoi s'inquiéter. J'ai demandé à cette dame s'ils avaient des enfants pour aider un peu le papa...
Elle m'a répondu : "Vous savez bien... quand on est vieux, puisqu'on a notre retraite, on doiit se débrouiller seul. Les enfants ont leur vie. Lorsqu'on ne pourra plus rester chez nous, on ira dans une maison de retraite".
Quel argument avancer ? Ce fut une mauvaise question. 
Pas bon de vieillir dans certains pays...

Confidences... Confidences... ma tête en est pleine. Les autres, c'est une telle diversité.
Je ne sais pas passer à côté de telles occasions d'apprendre. C'est une richesse renouvellée.
Je ne fais que passer dans la vie des gens. Ils ne font que passer dans la mienne. Mais c'est mentalement porteur.
La nature vient arroser tout cela. Sa fraicheur, ses parfums, ses couleurs, ce sont autant de sourires dans les longues journées que je me suis aménagée à ma convenance.
Nature de l'être humain. Nature tout court. Dans les deux cas, ce sont des voyages au coeur de beautés cachées.
Ceci dit... Je ne suis ni naïve, ni crédule. 
Rêveuse oui. Mais réaliste, tout le temps !

Ma journée n'est pas finie... je reviendrais avec d'autres tranches d'histoires.



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Par sonja
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Jeudi 5 juillet 2007


Voilà quelques jours, j'ai un peu joué avec Jonathan, le fils de Simone.
Nous étions assis au Mac'Donald, pendant que sa maman dejeunait dans un restaurant proche. Il a préféré rester à mes côtés. C'est donc depuis le Mac'Donald qu'il a enfilé un repas de la troisième dimension...
Bon... à chacun ses goûts...
Il s'est un peu raconté.
A un moment donné je lui ai demandé de me donner quelques mots, qui lui viendraient ainsi, à l'esprit. Je lui ai promis de composer à partir de ceux-ci, un texte ou une prose. De son côté, il devra faire la même chose. Un jeu d'évaluation non pas de la connaissance intellectuelle, mais de la personnalité cachée. Ou des sentiments intérieurs. Ce petit a beaucoup de choses à dire. Mais les mots lui manquent. Ces mots qui expliquent ce qu'on ressent interieurement, il les garde enragés
Alors, forcément, il se sert de mots violents qu'il ne sait pas rendre tempérés. D'où mon idée d'essayer cet échange avec lui. 
J'imagine que c'est lui qui dit :

"La nature me sourit lorsque je la regarde.
 Une rivière coule et emporte les polluantes agressions.
 Douceur de la campagne avec ses espaces.
 Majestueux arbre autoritaire.
 Une pomme parfumée me réveille.
 La maison en est impregnée.
 Mon coeur vibre aux sons d'une musique douce.
 Le goût des belles choses je n'ai perdu.
 Les Feuilles, les fleurs, l'herbe  haute m'enchantent.
 Aux pierres s'accrochent mes pensées.
 La paille semble flotter sur l'eau.
 Sur ses rails, le  train passe sans un regard pour la vache.
 Le vent développe, enveloppe, les mouvements.
 L'été j'aimerais durable.
 
Une fois,
 dans un enclos prisonnier.
 Agissez, si vous ne voulez,
 que le pire puisse arriver.
 
Sourire n'est pas facile.
Je n'y arrive pas toujours... "

En gras les mots qu'il m'a donné.

Mes conclusions pour ce temperament, qui ressemble plus à un jour d'orage, qu'à la brise qui caresse..
C'était la première fois qu'il se livrait un peu. Avec son regard surtout. 
Il y a des yeux qui n'ont pas besoin d'exprimer en phrases.
Combien y-a-t-il d'enfants de cette trempe ?

Beaucoup trop. 
Malheureusement !


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Par sonja
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Jeudi 2 août 2007

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Lorsqu'on écrit,
c'est comme si nous avions un interlocuteur attentif.
Le besoin de raconter une part de notre vie.
La parole  nous a manqué. 
C'est dans l'écriture qu'on va déverser notre ressenti.
Ce que les autres n'ont pas voulu écouter, 
la plume le dira sans retenue.
On ne s'inquiète de qui lira.
C'est avant tout pour nous même qu'on en éprouve le besoin.
Se libérer, tout comme lorsque les vannes d'une écluse s'ouvrent.
On mesure très peu les premiers jets.
Notre pensée laisse libre cours,
aux coups de coeur depuis si longtemps emprisonnés.
L'écriture est une force psycologique qui libère le coeur.
Les mots on delie pour les rendre vrais.
On ne sait si un jour on nous lira. 
Mais on écrit !
Briser le silence de toutes les colères,
c'est à une page blanche qu'on les confiera.
En texte ou en poësie,
la beauté on cultivera.
Notre regard souvenirs s'impliquera.
La douleur ou la joie ressortiront.
On s'évade à chaque fois un peu plus. 
Lointaines balades autour de nos secrètes pensées.
De nous, 
les rives du monde de l'imaginaire se sont rapprochées.
En écriture nous conterons nos tribulations. 
Ou nous aider à tourner une page de notre vie.
Des vagues délicates nous emportent dans le lointain.
L'écrivain sait donner un nom à toutes les vacances.
Sa plume lui permet une certaine puissance.
Goûter aux espaces plumes donne une dimension nouvelle,
à nos quotididiennes échappées.
La désesperance on peut raconter.
Ou l'amour exprimer.
Et même si on n'a pas tout vécu,
on sait regarder.
Ce sont nos yeux qui projeteront nos sentiments.
L'écrire,   
c'est  déjà s'impliquer,
pour essayer de deceler.
Elle nous rapproche des humains.
Sous notre plume ils arrivent à se reconnaitre.
Tendres flâneries en solitaire.
Ou nostalgique retour en arrière.
Se laisser porter pour l'amour de la belle lettre.
Notre langue ou celle de l'autre,
c'est de la beauté sur papier.
Aimer sans condition,
notre plume nous le dira.

Déjà je m'éloigne de vous...
Les ailes de l'écriture m'emportent.
L'horizon je rejoins.
De mon voyage, d'autres pages je vous offrirais.

A bientôt de vous retrouver !

Par sonja
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Mardi 7 août 2007

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Voilà que la journée s'installe sous un ciel gris et froid. Si lever de soleil couleurs, il y a eu, je ne l'ai pas vu. Il est bien caché celui ci aujourd'hui. Entre les nuages, en tresses, de légères traces de bleus. Mais à peine perceptibles. Les nuages, à l'horizon, s'accrochent au sommet des montagnes, tout en avançant. 
La chaine verdoyante d'ordinnaire, s'est habillée de sombre. C'est un paysage peu engageant.  Il semble figé dans son cadre aux allures hivernales. Vacances en pluie et en pull cette année. Ceux qui sont partis doivent un peu râler après les éléments naturels. Pauvre nature que l'on rend tout à fait responsable.
Les oiseaux décolent. Ils quittent leur plateforme. L'arbre qui les porte les pousse en lachés. Les voilà qui s'éparpillent en désordre. Du côté de la campagne ils se dirigent. Quand aux quelques canards que j'ai surpris dans le ciel, c'est vers la Loire qu'ils se dirigeaient.
Les bruits de la rue ne touchent pas encore mon oreille. Roanne est en sommeil. Son habit de nuit elle n'a pas oté. Il faut dire aussi qu'elle a été un peu desertée en ce mois d'aout. Il faut bien se reposer un peu de son année de travail. Les roannais n'y ont pas derogé.

Voilà plus de deux heures déjà que je suis réveillée. La nuit était profonde. 
J'ai écris jusqu'ici. Une habitude maintenant, avec pour seule compagnie mon thé fumant. Je crois bien que celui-ci me donne l'énergie matinale dont j'ai besoin. Il fait demarrer mes neurones engourdies, dès la première degustation. 
J'aime cette heure de levée. A 5 heures du matin, tout est en sommeil. Ce sont des instants delicieux. Voilà bien des années que je fonctionne ainsi. Mes jounées me paraissent plus longues. Plus d'heures pour faire ce que je veux. A penser sans être derangée. Bien qu'aujourd'hui personne ne puisse plus le faire. C'est un grand moment de liberté pour mon mental. Ce sont les premiers jets de la journée à venir. Je mets en place mes idées ou mes reflexions laissées en attente durant la nuit. Et lorsqu'on se répête régulièrement que la nuit porte conseil... ce n'est pas qu'une phrase en l'air. 
Si on prend vraiment le temps, au lever, de se menager son coin solitude, pour un peu mettre de l'ordre dans ses pensées, certaines choses peuvent nous apparaitre plus claires. 
Mais il peut arriver parfois, que notre esprit s'impose vagabond. Il s'improvise globe trotter. Il ne veut plus rester fixer sur le serieux de la journée à venir. Le mien prend souvent le bateau du voyage, vers des paysages inconnus. C'est ainsi que j'ai commencé à ecrire. 
Lorsqu'on ne peut plus courir avec ses pieds, il faut bien courir avec sa tête... je n'ai pas hésité.

Là dehors c'est le temps qui va defiler...
Que vais je faire de ma journée ?
Je n'ai aucun projet, si ce n'est écrire.
Mais je vais tout de même faire mes pas quotidiens. Je ne sais rester enfermée bien longtemps. Il faut que je bouge. 
Vous aussi vous allez bouger ?
Très bien ! Alors, faisons le ensemble...

Bonne journée !

Par sonja
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