
LE RENAISON A ROANNE
ROANNEMAVILLE
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Construire un blog, c'est une porte ouverte vers l'extèrieur. C'est un manière de déposer le besoin de se raconter. De partager des tranches de vie. Un moyen d'échanger. Une partie de nous même. De parler ouvertement, quand les mots sont difficiles à sortir. Ou quand on n'a plus de mots pour exprimer ce qui nous entrave. Ce qui est devenu difficile à porter. Un besoin aussi de la reconnaissance de la personne par elle-même. C'est aussi une jolie manière de cueillir les différences, les cultures des autres.
Un visage légèrement coupé en carré. Une bouche bien dessinée. Un sourire lumineux, rehausse l'éclat d'un visage attirant.
Des yeux en amande, ombrés de longs cils noirs. Un regard sombre, profond. Des sourcils épais. De longs cheveux aux ondulations serrées. D'un chatain foncé. Le teint mâte. Aucune trace de maquillage. Une beauté à l'état pur. Sauvage. Une petite taille, au corps fin et bien fait.
Une grâce simple. Discrète.
Une main de Fatma tenue autour du cou, par un lacet. Bijou délicat pour un leger découvert. Une chemisette sans manches, forme taille haute, s'évase en flou sur son jean.
Coquette jeune fille qui interpelle, de par sa modeste parure.
Un brin de jeunesse joliment installée sur un coin de chaise, et avec son amie, partie à discuter.
Bien que discret, elle a senti mes regards se poser sur sa petite personne. Je n'ai pas détourné mon regard, pour mieux saisir ce temperament de feu, que je devine. J'ai voulu cueillir un geste, un mouvement... Pour mieux la décrire. J'aime la beauté. Elle m'attire. J'aime la dessiner sous les lettres de ma plume. J'aime en déposer les mouvements et les couleurs. La chanter en rimes, ou en proses.
Relative beauté, puisque sur elle le temps va passer.
Par tous les moyens on essaie de la retenir. Même les sorciers de l'alchimie s'y sont essayés.
La source de Jouvence ils ont promis. Il la cherche encore. A chaque génération, la jeunesse et la beauté ils ont promis. C'est compter sans le temps qui se rit de nous. Le temps n'appartient qu'au grand horloger. Et si on le laissait aller à son rythme ?
La vraie beauté nous pouvons l'atteindre. Il faut juste la chercher un tout petit peu. Ce jardin là il est à cultiver. Beauté du coeur. Beauté de la personnalité. Allons cueillir ces roses qui jamais ne se flétrissent. Approchons nous d'elles, pour de son arôme nous impregner. Et ses richesses decouvrir.
Quand la beauté physique est le seul critère, on peut passer à côté de celle qui demeure à jamais. Qu'est ce qui fait que l'on s'attache aux normes imposées par les vendeurs de rêves ?
Le rêve doit rester gratuit. Faut-il vraiment le sortir du monde de l'imaginaire ? A trop vouloir atteindre l'objectif "Rêve", on peut avoir du mal à accepter une réalité qui fait partie de notre quotidien.
La beauté ne peut être qu'un visage, ou un corps bien fait. Elle doit être un alliage de matériaux à l'épreuve du feu moral. Des matériaux solides. Qui ne bougent pas.
Lorsque la jeunesse s'envolera, si nous avons oublié de construire la beauté du coeur, nous risquons de nous sentir dépouillés. La beauté des cheveux blancs est une couronne. Ceux qui la porte, sont producteurs de bons fruits qui se rattachent à leurs actions.
Nous avons tous eu notre part de jeunesse. De beauté, et de charme. Nous pouvons accorder à ceux qui viennent apèrs nous, le bonheur de goûter aux jeunes années.
Laissons les rides s'installer, car avec la beauté du coeur, même à cent ans, on peut être jeune.
Comme vous étiez belle jeune fille !
Un voile s'est posé sur les Babords.
Dentelles qui n'ont pas de fin.
Ondulations délicates, aux pics parfois enneigés, dont la reflexion des rayons du soleil atteint l'oeil avide de beautés.
Le tracé de l'horizon au pied de cette chaine, exploite la différence des bleus.
Ciel, mer, montagnes, s'épousent en des dégradés lumineux.
Le lent chemin de la Mediterranée, en ce lieu privilégié, appelle à la douceur de l'esprit.
Au delà du port, les bateaux au mouillage semblent vouloir emprisonner et emporter avec eux, les merveilles qui les environnent.
Le recul que s'imposent ces navires leur est profitable.
Depuis leurs positions, Bejaïa la merveilleuse doit leur apparaitre dans toute sa plénitude silencieuse.
Les petites barques de pêcheurs semblent jouer avec le diamant de l'eau, tout en laissant derrière elles, un route mousseuse. Des tracés comme on en voit parfois, dans l'immensité céleste.
Le mouvement léger de la grande bleue est une invitation à la paresse. Ces grands bateaux donnent une impression de pause-bronzage...
Les mouettes suivent leur instinct de navigateurs, au dessus de la côte escarpée de Bejaïa. Plongées impressionnantes dans le vide, et glissements délicats sur le frottement de l'air.
Leurs grandes ailes déployées leur donne le sentiment d'une vraie puissance. Maîtres incontestés de l'espace, ils sont aussi le paysage quotidien de Bejaïa la magnifique. Et si pigeon il y a, leur grâce est surpassée par notre grand oiseau.
Le port a la démarche du promeneur. Il avance au ralenti. Noyer son regard dans un tel cadre, signifie se laisser emporter par le temps et l'espace.
Il faut une bonne dose de courage pour arriver à quitter un tel lieu...
en avez-vous conscience, gens de Bejaïa ?
Petit est mon courage, contre ma volonté, partir d'ici sera une déchirure.
(A Bejaïa le 23 decembre 2005)
Une fois de plus, Monsieur Hulot a ajouté à notre menu, du rêve...
Ses reportages sont toujours aussi accrocheurs et magiques. Ses voyages au dessus de notre planète ne sont pas de simples effleurements.
Cet homme passionné et amoureux, nous transmet toutes les beautés et fragilités d'un ecosystème bien organisé. De belles leçons de modestie également. Ses commentaires sont la temperature de notre environnement. Il le fait avec respect et la mesure qu'il convient. Ce qui n'enlève en rien, au puissant message qu'il desire faire passer.
Combien d'années déjà qu'il traverse continents, mers et océans ? Pourtant, cet homme n'a rien touché au temperament qui l'anime. Ses livres sont du même matériau.
Venez, suivez-moi, un petit regard s'impose. Son reportage d'il y a quelques jours nous mène vers des horizons lumineux. Sous un ciel turquoise ou azur, la chaleur de la savane s'étale à nos pieds.
Entrons dans le sillage de son reportage. Un de plus. Mais impressionnant.
L'Afrique du Sud, berceau d'une faune unique au monde. Nous voilà donc installés sur la barque du plaisir. Quand à Nicolas Hulot, c'est dans son ballon à l'hélium qu'il avançait au dessus des zèbres en marche.
Une belle envolée de flamants roses s'est élevée. C'est en ce lieu qu'il y a la plus grande assemblée au monde de cet oiseau. Haut sur patte, il allie la grâce et la fierté lorsqu'il se déplace. Un ralentis en allongé. Les perturbations climatiques vont causer un grave problème de survie à ce bel oiseau au rose delicat. Les marais continuent de s'assècher... Les salines blanches autrefois comblées par l'eau, fragilise ce coin d'Afrique.
Une Afrique aux splendeurs multiples.
La migration des zèbres voit son potentiel richesse en eau, disparaitre à son tour, à une vitesse invroyable. Sur ce même passage, lors de la migration, s'installe les lions. Ils attendent avec impatience cette venue. Sans les zèbres, les lions sont voué à la disparition.
Il ne faut pas oublier que plus de 1000 zèbres sont devorés chaque année par les lions. En ce lieu.
Les grandes plaines d'herbivores, deviennent rares. L'environnement se fragilise. La migration conditionne l'ecosystème. Elle est l'ingénieur des ecosystèmes.
Il y a 150 ans, au fond de l'ancien lac, il y avait de l'eau douce. A présent, ce n'est plus qu'une immense surface saline.
Nous sommes en train d'assister au spectable des dernières grandes migrations d'Afrique.
Et quel spectacle !
Il y a quelques années encore, on pouvait voir les éléphants parcourir de grandes lignes migratoires. Les dejections que ces pachidermes laissent derrière eux sont une protection pour les autres animaux. Là où passaient avant, les éléphants, des arbres s'installaient sur ce parcours. On pouvait observer les quelques rares couloirs qui s'étendent sur d'anciens passages. Mais ces arbres disparaissent peu à peu, eux aussi. Le desert prend à chaque fois, un peu plus de place.
Et lorsqu'il n'y a pas d'herbivores, tels nos zèbres, il y a le feu. Là où il y a encore des herbivores, l'Afrique ne connait pas les incendies.
L'Afrique a aussi trouvé le moyen de protéger cette faune, contre un autre danger. Les braconniers. La grande barrière qui coupe cet ancien passage, est fermée et mieux surveillée.
Bonne initiative, bien qu'elle génère un autre problème. Celui de la consanguinité, du fait que ces animaux finissent par se reproduire entre eux...
Mais les africains ont fait quelque chose, puisqu'ils gèrent un parc de 200 éléphants.
En France, pour seulement cohabiter avec quatre ours, l'homme mène une bataille honteuse... il y a de quoi halluciner. Quatre ours, contre 200 éléphants ? Serions nous plus égoistes ?
L'espace se reduit pour les grands animaux.
Puis est venu le moment de danser au dessus de l'Océan. Grandiose !
Tout le monde était en attente du gigantesque serpent de sardines. Sur des kilomètres...
Leur migration déclanche celle de toutes la chaine de l'ecosystème de ces côtes africaines.
Le rendez-vous en ce lieu particulier, attire les dauphins, les baleines, les requins et les fous de bassan. Des rencontres à vous couper le souffle.
Les plongeurs, eux aussi sont en attente à cet instant précis, du grand plongeon dans l'Océan. Un Ocean qui s'est légèrement troublé d'écailles. Un vrai rideau opaque.
Les scientifiques et les observateurs ont remarqué ces dernières années, que les sardines, descendaient plus en profondeur. Hors d'atteinte des requins et des oiseaux.
La raison vient du fait que les eaux sont trop chaudes pour le grand serpent noir. Il va donc chercher encore plus bas, ces courants froids qui donnent la température idéale pour la sardine. Ce poisson évolue dans des eaux entre 14° et 20°.
Voilà que les fous de bassan comment à s'agiter. Que les baleines sont en vue. Un signal semble avoir été déclanché. Quand aux dauphins, ils ont demarré leur ballet, à la suite du serpent noir.
La stratégie des dauphins est ingénieuse. Etant donné qu'il n'y a qu'eux qui peuvent plonger dans les eaux profondes, et qu'il est aussi le nageur le plus rapide, après le maco... cet ingénieux animal va les chercher, les isole en boules de sardines, les assoment par des ondes, puis les font remonter à la surface. Car les sardines n'ont qu'une hate, echapper au daphin.
Le départ est donné. C'est là qu'arrivent nos grands oiseaux. Ils foncent vers l'océan, en des piquets à donner le vertige.
Imaginez l'impact... à plus de 60km/h, toutes ailes rentrées, ils vont percuter ce mur liquide. Ils sont 120 000 pour un chassé croisé entre oiseaux. Impressionnant !
Vous regardez, et vous vous demandez si cela est vraiment possible. Vous savez maintenant pourquoi on les appelle les "fous". Pendant des minutes interminables, c'est un vrai feu d'artifice. La vitesse de propulsion ne semble pas avoir de fin.
Les requins restent à distance, car plus oportunistes et moins rapides, dans cette course à la prédation. Mais dès qu'il y a les détonations des fous de bassan, lorsqu'ils percutent l'eau, ils se précipent sur le ban qui essaie de fuir en desordre et vers le bas.
Le dernier grand festin dura plus de quatre heures. C'était en 2003.
Aujourd'hui, les fous de bassan n'ont que quelques minutes pour se nourrir.
Si la mer continue à se réchauffer, les fous de bassan risquent de mourir de faim.
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Voilà venu le moment de plonger. Les hommes se préparent. Ils vont entreprendre une plongée de dingues. Les voici donc dans l'eau. Les requins vont au contact avec les hommes qui les repoussent à l'aide d'un baton. Le requin tigre s'éloigne. Ils sont nombreux.
Les accidents sont rares avec les requins, nous expliquent-ils. Et ils restent être des accidents.
Une moyenne de six par an.
Le moment tant attendu arrive enfin.
Celui avec une rencontre d'un autre type. Avec le plus grand des prédateurs des fonds marins. Le grand blanc. C'est dans l'allée des requins qu'ils le retrouvent. C'est le mammifère le plus rapide.
Il atteint un 80km/h quand il est en chasse. Il s'agit du mako. Un requin légèrement plus petit que le requin blanc. Il faut noter que c'est un animal discret et silencieux. On le voit à peine bouger dans son élément. Plus d'une tonne, mais qu'on n'entend pas approcher.
Quel animal !
Il faut le voir. A donner la chair de poule.
Les requins ne cessent de venir caresser la coque du bateau, pourtant les hommes vont plonger. Ils n'ont que dix minutes pour le faire, entre chaque retour de la bête. C'est beau et effrayant en même temps.
Pas rassuré Nicolas Hulot... On le sent tendu. Mais on peut relever en même temps cette volonté de la passion pour la découverte. Ils vont plonger sans la protection de la cage.
Ils nous expliquent que ce sera la première fois que des plongeurs feront cela. Le pays cotier qui a délivré cette autorisation l'a fait sous différentes conditions qu'ils nous expliquent.
Les voilà qui se laissent glisser dans l'eau. Deux par deux. Ils ne restent pas très éloignés du coeur des quelpes. Une sorte de forêt végétale. Pour un replis en cas de danger.
Les requins ne s'y aventurent pas, pour ne pas se trouver piégés. Le requin doit nager en permanence s'il ne veut pas mourir. Une demi heure d'arrêt, et il est mort.
Combien le nageur peut être petit à côté de ce monstre marin.
Voilà que les balades entre deux eaux commencent. Les hommes ne doivent pas le perdre une seule seconde de vue. Mais il réussit malgré tout à surprendre les hommes lorsqu'il apparait. Ils ne le voient surgir qu'au dernier moment. Le voilà qui repart, pour revenir à contre jour, à la surface.
Il s'approche. Aucun signe d'agressivité. Il semble calme et repu.
Le jeu se prolonge. Jusqu'à ce que lors d'un retour, l'un d'entre eux arrive dans le dos de Nicolas Hulot. C'est le second plongeur qui l'aperçoit. On sent le mako aller au toucher avec Nicolas.
C'est le geste de la main du compagnon de Nicolas qui le chasse...
C'est le moment de rentrer. Il ne faut plus attendre.
La tension est palpable de part et d'autre.
Même moi assise confortablement sur mon fauteuil, je suis tendue.
Epoustouflantes minutes.
Dès qu'il est sur le bateau, on peut sentir que retrospectivement, Nicolas Hulot s'est fait peur.
Il nous explique que le requin, lui aussi prend des risques quand il doit attaquer...
Et puis voilà qu'après les richesses des fonds, la caméra se promène sur le cortège des baleines. Elles migrent vers leur lieu de reproduction.
Etre aussi grand, aussi lourd, et pourtant detenir une grâce légère... aérienne...
La nature detient des lois et des stratégies qui nous depassent. Et dire que l'homme a touché à la plus belle organisation d'un ecosystème fragile... Quelle folie !
Toutes les politiques ne pourront lacher leur pouvoir et leurs stock options, pour descendre jusque dans les cours de la nature. Il ne lui autorisera jamais le temps de la réparation, ou de la reproduction. Ils pourront signer tous les traités, faire toutes les promesses... ils ne lacheront jamais la puissance pour l'ombre.
L'homme n'est pas naturellement enclin à la modestie. Lorsqu'il possède, il ne sait plus partager.
Il lache des bombes sur d'autres humains. Qu'est ce qu'un ours ou un scarabé à ses yeux, à partir de là ? Moins que la valeur d'un autre homme.
Dès lors, pourquoi changerait-il sa façon de se conduire ?
Ce n'est pas par notre puissance que nous sommes plus grand. Mais par notre aveuglement !
Merci Monsieur Hulot pour la beauté des images et pour ce simple rappel !
Voilà quelques jours, j'ai un peu joué avec Jonathan, le fils de Simone.
Nous étions assis au Mac'Donald, pendant que sa maman dejeunait dans un restaurant proche. Il a préféré rester à mes côtés. C'est donc depuis le Mac'Donald qu'il a enfilé un repas de la troisième
dimension...
Bon... à chacun ses goûts...
Il s'est un peu raconté.
A un moment donné je lui ai demandé de me donner quelques mots, qui lui viendraient ainsi, à l'esprit. Je lui ai promis de composer à partir de ceux-ci, un texte ou une prose. De son côté, il
devra faire la même chose. Un jeu d'évaluation non pas de la connaissance intellectuelle, mais de la personnalité cachée. Ou des sentiments intérieurs. Ce petit a beaucoup de choses à dire. Mais
les mots lui manquent. Ces mots qui expliquent ce qu'on ressent interieurement, il les garde enragés
Alors, forcément, il se sert de mots violents qu'il ne sait pas rendre tempérés. D'où mon idée d'essayer cet échange avec lui.
J'imagine que c'est lui qui dit :
"La nature me sourit lorsque je la regarde.
Une rivière coule et emporte les polluantes agressions.
Douceur de la campagne avec ses espaces.
Majestueux arbre autoritaire.
Une pomme parfumée me réveille.
La maison en est impregnée.
Mon coeur vibre aux sons d'une musique douce.
Le goût des belles choses je n'ai perdu.
Les Feuilles, les fleurs, l'herbe haute m'enchantent.
Aux pierres s'accrochent mes pensées.
La paille semble flotter sur l'eau.
Sur ses rails, le train passe sans un regard pour la vache.
Le vent développe, enveloppe, les mouvements.
L'été j'aimerais durable.
Une fois,
dans un enclos prisonnier.
Agissez, si vous ne voulez,
que le pire puisse arriver.
Sourire n'est pas facile.
Je n'y arrive pas toujours... "
En gras les mots qu'il m'a donné.
Mes conclusions pour ce temperament, qui ressemble plus à un jour d'orage, qu'à la brise qui caresse..
C'était la première fois qu'il se livrait un peu. Avec son regard surtout.
Il y a des yeux qui n'ont pas besoin d'exprimer en phrases.
Combien y-a-t-il d'enfants de cette trempe ?
Beaucoup trop.
Malheureusement !
Lorsqu'on écrit,
c'est comme si nous avions un interlocuteur attentif.
Le besoin de raconter une part de notre vie.
La parole nous a manqué.
C'est dans l'écriture qu'on va déverser notre ressenti.
Ce que les autres n'ont pas voulu écouter,
la plume le dira sans retenue.
On ne s'inquiète de qui lira.
C'est avant tout pour nous même qu'on en éprouve le besoin.
Se libérer, tout comme lorsque les vannes d'une écluse s'ouvrent.
On mesure très peu les premiers jets.
Notre pensée laisse libre cours,
aux coups de coeur depuis si longtemps emprisonnés.
L'écriture est une force psycologique qui libère le coeur.
Les mots on delie pour les rendre vrais.
On ne sait si un jour on nous lira.
Mais on écrit !
Briser le silence de toutes les colères,
c'est à une page blanche qu'on les confiera.
En texte ou en poësie,
la beauté on cultivera.
Notre regard souvenirs s'impliquera.
La douleur ou la joie ressortiront.
On s'évade à chaque fois un peu plus.
Lointaines balades autour de nos secrètes pensées.
De nous,
les rives du monde de l'imaginaire se sont rapprochées.
En écriture nous conterons nos tribulations.
Ou nous aider à tourner une page de notre vie.
Des vagues délicates nous emportent dans le lointain.
L'écrivain sait donner un nom à toutes les vacances.
Sa plume lui permet une certaine puissance.
Goûter aux espaces plumes donne une dimension nouvelle,
à nos quotididiennes échappées.
La désesperance on peut raconter.
Ou l'amour exprimer.
Et même si on n'a pas tout vécu,
on sait regarder.
Ce sont nos yeux qui projeteront nos sentiments.
L'écrire,
c'est déjà s'impliquer,
pour essayer de deceler.
Elle nous rapproche des humains.
Sous notre plume ils arrivent à se reconnaitre.
Tendres flâneries en solitaire.
Ou nostalgique retour en arrière.
Se laisser porter pour l'amour de la belle lettre.
Notre langue ou celle de l'autre,
c'est de la beauté sur papier.
Aimer sans condition,
notre plume nous le dira.
Déjà je m'éloigne de vous...
Les ailes de l'écriture m'emportent.
L'horizon je rejoins.
De mon voyage, d'autres pages je vous offrirais.
A bientôt de vous retrouver !
Voilà que la journée s'installe sous un ciel gris et froid. Si lever de soleil couleurs, il y a eu, je ne l'ai pas vu. Il est bien caché celui ci aujourd'hui. Entre les nuages, en tresses, de
légères traces de bleus. Mais à peine perceptibles. Les nuages, à l'horizon, s'accrochent au sommet des montagnes, tout en avançant.
La chaine verdoyante d'ordinnaire, s'est habillée de sombre. C'est un paysage peu engageant. Il semble figé dans son cadre aux allures hivernales. Vacances en pluie et en pull cette
année. Ceux qui sont partis doivent un peu râler après les éléments naturels. Pauvre nature que l'on rend tout à fait responsable.
Les oiseaux décolent. Ils quittent leur plateforme. L'arbre qui les porte les pousse en lachés. Les voilà qui s'éparpillent en désordre. Du côté de la campagne ils se dirigent. Quand aux quelques
canards que j'ai surpris dans le ciel, c'est vers la Loire qu'ils se dirigeaient.
Les bruits de la rue ne touchent pas encore mon oreille. Roanne est en sommeil. Son habit de nuit elle n'a pas oté. Il faut dire aussi qu'elle a été un peu desertée en ce mois d'aout. Il
faut bien se reposer un peu de son année de travail. Les roannais n'y ont pas derogé.
Voilà plus de deux heures déjà que je suis réveillée. La nuit était profonde.
J'ai écris jusqu'ici. Une habitude maintenant, avec pour seule compagnie mon thé fumant. Je crois bien que celui-ci me donne l'énergie matinale dont j'ai besoin. Il fait demarrer mes neurones
engourdies, dès la première degustation.
J'aime cette heure de levée. A 5 heures du matin, tout est en sommeil. Ce sont des instants delicieux. Voilà bien des années que je fonctionne ainsi. Mes jounées me paraissent plus longues. Plus
d'heures pour faire ce que je veux. A penser sans être derangée. Bien qu'aujourd'hui personne ne puisse plus le faire. C'est un grand moment de liberté pour mon mental. Ce sont les premiers
jets de la journée à venir. Je mets en place mes idées ou mes reflexions laissées en attente durant la nuit. Et lorsqu'on se répête régulièrement que la nuit porte conseil... ce n'est pas qu'une
phrase en l'air.
Si on prend vraiment le temps, au lever, de se menager son coin solitude, pour un peu mettre de l'ordre dans ses pensées, certaines choses peuvent nous apparaitre plus claires.
Mais il peut arriver parfois, que notre esprit s'impose vagabond. Il s'improvise globe trotter. Il ne veut plus rester fixer sur le serieux de la journée à venir. Le mien prend souvent le bateau
du voyage, vers des paysages inconnus. C'est ainsi que j'ai commencé à ecrire.
Lorsqu'on ne peut plus courir avec ses pieds, il faut bien courir avec sa tête... je n'ai pas hésité.
Là dehors c'est le temps qui va defiler...
Que vais je faire de ma journée ?
Je n'ai aucun projet, si ce n'est écrire.
Mais je vais tout de même faire mes pas quotidiens. Je ne sais rester enfermée bien longtemps. Il faut que je bouge.
Vous aussi vous allez bouger ?
Très bien ! Alors, faisons le ensemble...
Bonne journée !
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