
LE RENAISON A ROANNE
ROANNEMAVILLE
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Nous voici donc à l'heure de l'abréviation. Où le mot se réduit à sa première lettre. Savante coupure que ces mots qu'on emprunte de son sens véritable. Aller toujours plus loin pour nous fabriquer des réductions et du brouillage...
Comprenne qui pourra. Mais pour celui qui en est coiffé, la pleine compréhension est effective. Il ne suffit pas de traduire pour en saisir le vrai sens...
TAO - RNIS - PEGC - ONG - NBC... traduction ? CDI - CDD - CNE et le dernier né CPE .
Qui se sent concerné par ces mots que l'on a passé à la moulinette pour n'en sortir que trois lettres ?
Ces messiers pour qui cela n'a rien changé dans leur vie, fabriquer de la réduction c'est souvent oublier ce qui se cache derrière ces abréviations modulables. Le CPE ayant fait la une du pays, il est interessant de s'y arrêter le temps d'une page...
L'inspiration politique se situant à tous les niveaux, la nouvelle abréviation a eu comme un goût amer. Tous les futurs bénéficiaires, même s'ils ne sont pas ravis, ont aprécié l'humour des ministres...
Le père du CPE ? Monsieur Villepin ? Monsieur Sarkozy ? Retour en arrière Messieurs.
Début de la grande aventure : en 2004. On remet au ministre de l'économie, un rapport intitulé "Le sursaut". Des économistes avisés retiennent le contrat de travail unique qui fusionnerait CDD et CDI.
Les syndicats s'y oposent. Mais Monsieur Sarkozy est séduit par l'idée. Ministre qui demeure silencieux sur les évènements actuels, est bien concerné par l'affaire.
Lorsque Monsieur Villepin arrive au pouvoir en tant que ministre, il veut appliquer dans l'immédiat, ce que sans doute se promet de mettre en place Monsieur Sarkozy pour après son élection, en 2007. En aout le contrat nouvelle embauche prend forme (CNE). C'est ainsi que le CNE s'ajoute ou CDD au lieu de le remplacer. Et le 16 janvier on remet une couche : le CPE est voté. Bien qu'ayant été mis en garde, Monsieur le Ministre n'écoute aucun avertissement. Et depuis peu, le premier ministre se veut rassurant, en affirmant que le CPE s'adresse non pas à tous les jeunes mais à ceux en difficultés. De quoi perturber encore un peu plus les esprits puisque ces jeunes sont déjà concernés par le contrat jeune en entreprise, en vigueur depuis 2002. Certains jeunes vont cetainement accepter ce contrat. Ils n'auront vraiment pas le choix. Ils auront sans doute déjà basculés sur des stages et formations à répétitions.
Les abus de pouvoir sont déjà une pratique quotidienne à l'échelle nationale. Après les parents, c'est au tour des enfants, à qui l'on offre la précarité.
Oser affirmer le contraire est purement fantaisiste.
Quand au sieur Président de la Sorbonne il serait bon qu'il affronte la réalité en cessant de parler d'une minorité contestataire. Quand au dialogue, il n'est pas non plus le mieux placé pour s'y référer.
Contrairemnt aux événements de 1968, ici, la vraie cible c'est bien la précarité et le gouvernement.
MAC'DONALD est l'exemple type de l'exploitation des jeunes.
Quelques mois après les banlieues, la jeunesse se trouve être de nouveau la cible des tirades de certains, ayant une position de pouvoir. On les traite de voyous et de crétins.
Lors d'un échange sur CANAL+ l'envoyé du gouvernement a du mal à maitriser ses émotions. Il juge la jeunesse dans son ensemble, pas assez mure pour décider par elle même de son avenir.
Il dit le gouvernement habilité pour savoir ce qui est bon pour les jeunes qui se retrouveront sur le marché du travail. Jugeant le chomage pour 25% chez les jeunes, il faut à tout prix, et à n'importe quel prix enrayer cette maladie.
Les chiffres doivent parler.
L'ère où il n'y a plus de garanties et perspectives, sont en place. Après les parents, au tour des enfants. Le CPE c'est le coup de massu final pour les salariés. Nos jeunes vont devoir vivre au jour le jour. Quel est le propriétaire qui acceptera de signer un contrat de location au delà d'une année, reconduit pour une seconde avec un CPE ? Quelle est la banque qui autorisera un crédit à un jeune ? C'est bien connu, les banquiers font preuve d'altruisme...
Bienvenue à l'angoisse sociale !
Quelle est l'empleur de la précarité ?
C'est bien simple : la peur de perdre leur emploi, laminés par la mondialisation, passés à la moulinette par les délocalisations, les salariés ont accepté de grè ou de force la flexibilité, les gains de productivité, la réforme des retraites, celle de l'assurance maladie, le contrat nouvelle embauche... et pour pratiquement pas un centime de plus. Pour couronner le tout, contrairement à ce qu'on peut penser, le code du travail n'est pas la protection absolue contre les licenciements. Licenciement = aucune indemnité de prévue. En cas de difficulté, un patron licencie ou bien externalise.
Le dialogue dont ils se disent les champions ces messieurs du gouvernement ? Pour Monsieur le Ministre elle relève d'une écoute silencieuse en réunion avec les syndicats, pour le lendemain annoncer sa réforme. Non sans oublier d'annoncer qu'il y a eu concertation avec les partenaires sociaux.
Plus de la moitié des offres d'emploi sont en CDD ou en interim. Merci pour le CPE Monsieur le Ministre.
Espérer mieux pour leur descendance, c'est ce que les parents attendaient. Ils auront droit à la précarité organisée. Bien pire que ce qu'ils ont vécu.
Forcément, les patrons ont trouvé ici une belle coopération de la part du gouvernement. Monsieur le Ministre vient de donner un nouvel espoir aux patrons.
Un cri du coeur de l'un d'eux : "Le CPE est une bonne chose, car il diminue le risque de l'ambauche pour le patron". Et pourquoi ne pas travailler gratuitement pour ces messieurs ?
Toute la jeunesse de notre pays est-elle délinquante ?
Sont-ils des casseurs ces jeunes en désespérance pour leur avenir ?
Comment peut-on ainsi mépriser toute cette jeunesse qui fera le demain de la France ?
Messieurs du Gouvernement, vous êtes en décalage par rapport à la France de demain. Vous creusez l'écart avec plus d'acuité. Vous faites les beaux jours des grands patrons depuis plus de vingt ans. Comment pouvez-vous même comprendre ce qui fait le "peuple", alors que vous residez dans des palaces, que certains d'entre vous occupez deux, voir trois fonctions à la fois ?
Que vous vous octroyez de substantiels privilèges ? Que vos dépenses en voyages et rendez-vous de travail se termine par des lunchs si bien arosés ?
Aux frais du contribuable ?
Les acquis sociaux si chèrement obtenus par les parents de la première heure, vos gouvernements successifs, depuis plus de dix ans, les ont rayés à coups de textes et de lois dont vous seuls détenez le pouvoir d'imposer.
Cette génération de jeunes adultes vous les prenez pour des demeurés. Toutes les interventions médiatiques télévisées l'attestent. Vous prenez nos enfants en otage. Ils sont devenus les otages du chomage. Leur démarche vous ne la jugez pas démocratique, parce qu'ils descendent dans la rue ?
La votre l'est-elle, alors même qu'il n'y a pas eu concertation ? Vous parlez de dialogue, alors que vous ne connaissez même pas le langage gestuel. Vous avez décidé d'aller jusqu'au bout !
D'après vous, jusqu'où ira la jeunesse et tous ces parents qui les soutiennent ?
Vos belles paroles et vos manipulations médiatiques ne trompent personne. Vous oeuvrez pour votre propre paroisse.
Les patrons peuvent largement vous remercier. Ils viennent de remporter une autre bataille. La subtilité de la manoeuvre est porteuse. C'est du grand art. Merci Messieurs pour ce "tout à la précarité".
Combien d'années faudra-t-il à cette jeunesse pour qu'un jour, à leur tour ils se retrouvent devant les portes du R.M.I, comme certains de leurs parents ?
Monsieur le Président de la République a-t-il prévu d'intervenir à un moment donné ? Fera-t-il un discours, un geste, afin que nous puissions comprendre sa position ? Ou bien, tout comme pour le problème des banlieues attend-il l'inspiration de la dernière limite ?
Votre silence est assourdissant Monsieur le Président !
Un train est en marche et la destination inconnue. Pendant que celui-ci avance, votre préoccupation essentielle, à tous, ce sont les prochaines présidentielles.
Vous avez pris un gros risque Messieurs du gouvernement, ainsi que vous, ceux qui gravitez autours...
Votre aveuglement rejoint votre surdité.
Parfois, les adultes donnent un piètre exemple à la jeunesse.
Ne vous vantez donc pas trop vite devant les journaux télévisés de savoir ce qui est bon pour ceux que vous jugez des enfants. Vos grandes années ne détiennent pas le monopole de l'intelligence pratique.
Allez, chiche ! Pour une fois, prouvez nous que vous entendez réellement le cri de la rue !
C'était il y a plusieurs mois... et aujourd'hui ?
L'argent est la mesure unique de toute chose. Ce qui a créé une totale déconnexion d'avec la réalité, de ses détenteurs. Plus de 40% de certaines entreprises françaises seront distribuées sous formes de dividendes aux actionnaires. D'où le désintérêt pour le capital humain de l'entreprise, de son devenir à moyen terme. Alors s'installent les plans sociaux même si l'entreprise a réalisé des profits. La raison ? Il faut donner aux actionnaires leur pourcentage, et aussi faire remonter les cours de bourse. L'emploi ? Ce n'est pas le problème. Lorsqu'une entreprise est achetée, parfois pour la revendre rapidement, en fait, les salariés ne savent pas qui sont leurs propriétaires. Les propriétaires eux ne savent pas quelle activité humaine existe en arrière plan de l'entreprise.
Capitalisme libéral = exploitation de l'homme par l'homme.
Néocapitalisme = il est en train d'inventer l'exploitation de l'absence d'homme par l'absence d'homme. L'homme éradiqué. De l'entreprise sans usines, on passe à l'usine sans ouvriers.
Financiarisation = le processus de cannibalisme de l'humain par le financier. L'argent est devenu le médiateur de lui-même.
Les canditdats à la présidentielle font comme s'ils refusaient de voir qu'un néocapitalisme barbare est en train d'avaler ce qui reste des valeurs libérales les plus authentiques.
Les principaux soutiens de Monsieur le Ministre vient des commandes de l'état.
Prenons Monsieur Dassault qui a le monopole en matière d'avions. Il ne peut vendre ses avions. Qui les lui achète ? Le ministère de la défense. Le libéralisme ? Il a fini sa course en monopole.
Ainsi pour le micro, la culture (cinématographique), les journaux, certains alcools, avions...
C'est le capital qui décide. Plus de libre accès au marché. Ainsi par exemple Coca-Cola seul à Disneyland. MAC'DONALD allant jusqu'à écraser universellement son propre marché.
Et toute la campagne présidentielle fait fi de cette question. Le sujet serait-il taboue ?
La "valeur travail" dont font référence certains candidats à la présidentielle a été démonétisée. Depuis 1945 on n'avait connu pareil phénomène. On peut à juste titre reconnaitre que ce n'est la faute ni des salariés, ni des chomeurs.
A présent, l'économie sert d'abord l'actionnaire. Mais au détriment du salarié et du consommateur.
Pourtant, aucune réaction plitique.
Les solutions des ces messieurs-dames : "travailler plus pour gagner plus". Ou alors, on s'attaque à la "vie chère".
Personne ne critique le capitalisme. Ce mot n'apparait pas ou si peu dans la campagne. Il n'existe pas. Comme s'il avait disparu du dictonnnaire.
Grand bazar financier à l'échelle planétaire.
Il n'y a même pas de débat sur le sujet. Pourquoi ?
Pour les prédateurs financiers, toujours plus de gain.
Comment un futur présidentiable pourrait-il apprendre à un salarié de plus de trente ans d'entreprise, ce qu'est la valeur du travail ? Plans sociaux à tout va. Des salariés qui essaient de rester mobilisés... le combat devenant inégal, devant autant d'acharnement. C'est avec un évident délice que l'homme politique se voile la face.
Les ingénieurs et les chercheurs de certaines entreprises ne sont plus à l'abri eux-mêmes. Eux aussi risquent d'être exécutés sur le billot de la rentabilité. Bien souvent ces entreprises ne sont pas en danger économique. Les actionnaires décident. On exécute !
Mondialisation, monde à l'envers ?
N'y-a-t-il que des nuls en politique ?
C'est de haute lutte que les travailleurs ont acquis les droits essentiels. Droits que ces nouveaux grands patrons du Medef et du CAC 40 veulent à nouveau les priver.
Les partisans politiques du "oui" à l'Europe vont finir par sacrifier en douce les productions françaises au nom d'un ultralibéralisme mondialisé.
Que savent exactement de la compétitivité pour créer de l'emploi, ceux qui ont pris le départ pour la future présidence ?
Ils n'ont jamais travaillé en usine. Ils ne peuvent donc pas voir une réalité si présente. Et quotidienne. Les "Made" quelque chose, débarquent dans les usines. Chaque délocalisation ne trompe pas. L'image que renvoient les politiques pour tous ces licenciés ? L'impuissance des hommes politiques !
Le discours de certains d'entre eux ne fait ni chaud, ni froid à l'ouvrier lésè.
Peut-être voteront-ils de nouveau pour quelqu'un qu'ils n'ont pas encore essayé ? Parce qu'un votre contre le système ?
Le patrimoine écologique est l'autre sujet qui fache.
Pourtant, il y aurait urgence à le considérer. Il est le lien du bien être à l'échelle planétaire. Ne pas en tenir compte à cause d'un profit honteux, va nous exposer à plus ou moins terme, à des réactions humaines qui risquent de porter préjudice à tous les pays. D'ici et d'ailleurs...
La charte de Monsieur Hulot, que le monde politique à consentit à signer, ils n'en tiendront pas plus compte.
Promettre toujours plus, pour gagner l'électorat, cela s'appelle courtiser. Nos hommes et nos femmes politiques sont des courtisants de haut niveau.
Les candidats devraient cesser de se conduire comme des sourds et des aveugles.
En ignorant superbement l'intérêt collectif. La flâterie n'a toujours qu'un temps.
Le mal-être de la France se répercute forcémment sur l'homme politique. Les responsables du pays ne semblent pas le moins du monde inquiets par les problèmes les plus chauds.
Les médias eux-mêmes nous offrent une vision manipulatrice des problèmes sociaux.
Des informations au rabais. A quand l'ouverture des médias pour les vraies questions ? Faire sensation ! De l'audimat à tout prix et à n'importe quel prix.
Juste un exemple : il a fallu monter des tentes rouges pour que la presse se saississe du problème. De l'information à la communication, s'il vous plait !
Ce qui nous amène à penser que les médias, les journalistes donc, devraient être sensibilisés aux questions de fonds.
Cette campagne électorale laisse la grande majorité des français dans l'hésitation totale. Le choix du futur candidat pose problème. Un vrai casse-tête. C'est la confusion la plus épaisse...
Malgré les beaux discours et toutes leurs promesses, les candidats à la présidence n'inspirent pas tellement confiance. Cette guerre des hommes politiques, des castes et des partis, ne reflètent pas l'image idéale du futur président. On se croirait dans une cours de récréation où s'empoignent de petits galopins.
Et tout le troupeau qui les suit, ce sera à celui qui se conduira avec le plus de mots insultants, humiliants... voire, imbécile. Il y a de quoi se demander parfois, s'ils arrivent à prendre conscience du ridicule de leur comportement. Et ils n'ont pas pour excuse d'avoir la jeunesse pour eux. Ce sont des hommes et des femmes "plus" qu'adultes. Certains ont même l'age de la retraite. Mais ils jouent à quoi ? Auraient-ils perdus toute dignité ? On se croirait à un spectacle !
Cela va servir le peuple, c'est sur...
Alors, si des votes surprises viennent s'aligner, ne venez sourtout pas vous étonnner de ce que le peuple ait eu envie de vous crier leur total désaccord. Ensuite, il sera toujours approprié de traiter ce peuple d'ignorant et d'indigne de vous...
Votre aveuglement est à la mesure de vos prétentions.
De toute façon, qu'est ce qui changera pour le français après les élections ?
Un nouveau président aura tout pouvoir sur le peuple qu'il ne connait pas plus aujourd'hui, qu'hier.
La préoccupation du pouvoir c'est justement de régner. Quel changement pour le prochain mandat ? Celui de recommencer les mêmes erreurs. Le changement dans la continuité.
Alors, bon règne !
Vue du ciel, notre planète est magique. Les couleurs interpellent, tout d'abord. Les dessins des continents, des mers... extraordinnaire sphère en mouvement. Un vrai spectacle. Le monde est un spectacle. Nous sommes les gardiens d'une planète unique. Mais des locataires très mal élevés.
Non seulement on s'est aproprié le bien de tous, mais en plus nous l'avons saccagé.
Certains ont des miettes, tandis qu'une minorité tire profit de ses richesses de façon éhontée.
Son propriétaire l'a aménagé pour le bonheur de toute l'humanité. Seulement, ceux qui se sont enrichis sur elle, n'ont pas le sens du partage.
Un sage a dit un jour : "La terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre".
Lorsquon voit ce que les hommes font subir à la terre, nous devrions mediter sur ces paroles.
Le changement climatique que nous connaissons n'est pas du au hazard. Les catastrophes naturelles non plus.
Un autre questionnement me vient à l'esprit et se résume en deux phrases. "Enfant je savais donner, mais depuis que je suis civilisé, je ne sais plus donner. On se trouve emerveillé devant un tableau de la nature, qu'un peintre a composé, mais et la nature elle même ?"
On ne peut que prendre conscience que notre environnement actuel est ce que l'homme l'a fait devenir. L'homme y a apporté de grandes modifications. Dans 20/30 ans, il a des choses qui n'existeront plus. On peut parler d'urgence. Des animaux et des plantes disparaissent chaque jour. L'homme se trouve devant le tribunal de la nature.
Le monde est beau et organisé. L'homme aurait du le conserver. La nature ne fait rien sans raison.
La nature ne peut être dominée par l'homme. Il a dépouillé la nature, en le pensant.
L'environnement est aussi une question de survie pour les pays pauvres.
Il y a une chose que nous ne devrions pas dire à nos enfants... "Travaille pour te faire une place dans ce monde", où il n'y a pas de place pour tous, mais nous devons leur dire... "Travaille pour que dans ce monde il y ait de la place pour tous".
C'est ici le rendez vous de quelques rappels :
Le savais-tu ?
Les stations d'épurations, chargées de purifier les eaux, ne traitent encore que la moitié de nos rejets. L'autre moitié rejoindra des milieux aquatiques, qui finiront la purification. C'est pourquoi il est très important de protèger les zônes humides : aidons les en les polluant moins.
Les eaux de pluie ruissellent ou s'infiltrent vers les nappes phréatiques. Elles se chargent de metaux lourds, d'engrais, de pesticides qu'elles auront rencontrés en cours de route.
10 000 personnes meurent chaque année d'une maladie liée à l'eau.
Le savais tu ?
En France, chaque habitant consomme 160 litres d'eau par jour, dont 44% pour le bain et la douche. 30% pour cuisiner et laver le linge. Et 26%... pour nos wc. Seulement 1% de l'eau potable est bue.
Si un robinet reste ouvert pendant 3 minutes ce sont 12 bouteilles de 1 litre et demi qui s'écoulent. C'est à dire deux packs d'eau.
Les lingettes sont si simples à utiliser qu'elles semblent parfaites... En réalité non ! Elles utilisent plus de composants polluants que lorsqu'on se sert des produits traditionnels (déjà très polluants), et provoquent 23 fois plus de déchets.
Le savais tu ?
Le mercure contenu dans une seule pile jetée dans la nature pollue 1m3 de terre et 1000m3 d'eau pendant 50 ans..
1 litre d'huile alimentaire déversée dans l'évier, ou pire, 1 litre d'huile de vidange de voiture versée directement dans un égout ou une rivière = 10 000 m2 d'eau polluée et asphyxiée. Soit la surface d un terrain de foot ball.
Un nouveau danger pour le gorille : le coltan.
Dans la partie orientale du Congo, region du Kivu, l'exploitation d'un minerai rare, le coltan est la cause. Le coltan dont 80% des réserves connues se trouvent dans le Kivu, est indispensable à la fabrication des portables, des ordinnateurs et des consoles de jeu.
Nos achats ont des répercussions, même à l'autre bout du monde. En consommant de façon exagérée, en se précipitant sur le dernier téléphone ou sur la dernière console de jeu à la mode, nous avons un impact sur la nature en général... et sur les gorilles en particulier ! C'est "l'effet papillon". Chaque produit que nous achetons consomme des ressources naturelles et provoque des pollutions et des déchets.
Avant d'acheter un produit on peut se demander :
Est ce que j'en ai vraiment besoin ?
Est ce que je pourrais me faire plaisir autrement ?
Quel produit aura moins d'impact sur l'environnement ?
Comment réduire mes déchets ?
Le savais tu ?
Si tout le monde vivait comme un français, il faudrait deux planètes supplémentaires pour vivre tous ensemble. Inspirons nous dès à présent de cette phrase prononcée il y a plusieurs années, par Gandhi : "Vivre simplement, pour que simplement d'autres puissent vivre".
Le savais-tu ?
En France, le quart de notre nourriture finit à la poubelle. Consommons moins. Consommons mieux. Ne laissons pas la nourriture se perdre. Chaque jour, des enfants meurent parce qu'ils ont faim.
Le savais tu ?
Un enfant voit en moyenne 40 000 publicités à la télévision chaque année. Même si elle est drole ou exitante, la publicité nous pousse à acheter des produits dont on n'a pas vraiment besoin et qui, à la longue epuisent la planète.
Il y a bien des façons de se faire plaisir autrement qu'en achetant. En partageant par exemple.
S'il faut acheter un produit autant en choisir un qui a le moins d'impact sur la nature. Passer du jetable au durable et aussi, avec le moins d'emballage possible.
Le livre de la nature nous raconte de belles histoires. Il n'y a pas de plus beau parc ailleurs. Elle nous apprend à lire juste, si on se laisse enseigner par elle. Elle nous révèle le passé. Elle nous permet de vivre le présent. Elle nous crie combien notre avenir est incertain.
Le changement climatique a pour conséquence, en Chine, une réduction de 20% de la production de riz. Baisse de la production agricole = 144 000 000 de personnes qui ont déjà abandonnées leurs terres.
A présent, l'Inde et le Bengladesh connaissent des saisons de pluies imprévisibles, rendant difficile la plantation des cultures et la planification des réserves alimentaires.
Il y a aussi de nombreux petits états insulaires menacés de disparition. Les inondations des zones côtières pourraient provoquer le déplacement de millions de personnes.
Les changements climatiques pourraient rendre les Iles Marshall, inhabitables.
Le changement climatique est une violation des droits de l'homme.
D'ici 2050. Ce qui parait loin, il y aura 150 000 000 de personnes réfugiées environementaux.
Ce sont les pays industrialisés qui sont la cause de ces bouleversements.
Les experts scientifiques prévoient que la température s'élèvera à la fin de notre siècle.
La fonte des glaces au Groenland a de graves conséquences sur la faune et la flore.
En Afrique du Sud, la population est complétement desemparée devant ce phénomène. L'Afrique souffre. D'en bas, en haut.
Mexico connait des problèmes de transport. Et encore plus de chaleur.
Les arbres de nos forêts poussent plus vite.
La fonte des neiges est visible.
La reproduction de certaines espèces est plus précoce.
Les poissons tropicaux se retrouvent dans nos rivières.
Le sujet doit être pris sérieusement, même si positivement...
Les mesures se résument à des gestes simples.
Mais est ce que tout le monde voudra y participer ?
Lors de la conférences du 6 mars 2007, le Maître de conférence nous a fait part des conclusions inquiétantes des scientifiques. Ceux ci, réunis en groupement démocratique laissent place à la critique. Ils sont trente scientifiques élus, venant d'un peu partout dans le monde. Les buts de la représentativité sont différents. Autour d'eux 100 scientifiques qui font une synthèse, des propositions critiques et adoptés par les hommes politiques...
Ils nous disent qu'avant, le climat variait selon un cycle cyclique. Ou climatique. Mais aujourd'hui une prise du pas, par les humains.
On est dans une période chaude.
(suite...)
Nous
voilà donc sur les routes d'un second tour pour les législatives. Si peu de temps après les présidentielles. Pas de répis pour l'électeur.
Le débat droite-gauche de dimanche soir, devant les journalistes de la première chaine, fut rudement conduit pas un Monsieur Poivre d'Arvor très aguerri aux subtilités du langage médiatique. Le
magicien des mots et des pourcentages. Du haut vol. Un drole de debat où "ces dames" de droite ne souffrent pas la contradiction. D'un air entendu elles se concertent, pour tourner en ridicule
les interventions de l'opposition. Qui n'était pas une vraie opposition. En un mot, ces "dames" on fait remarquer que les français ont fait le choix d'une droite toute puissante. On accepte. On
ne dit mot. Lorsqu'en face on leur parle de ces français qui n'ont pas voté pour les gens de Neuilly, les voilà moqueuses, voire hilares. Une victoire qui ne se satisfait pas de
modestie.
Mais au faite, ces debateurs ont-ils raison d'affirmer que tous les français ont voté une toute puissance à l'assemblée ? N'en déplaise à l'UMP, un instant de réflexion hors caméras,
ne pourra pas être considéré comme un lèse-majesté.
Tout comme nous porte à réfléchir le journal "Marianne", pourquoi ne pas juste faire une petite analyse ?
Après avoir voté, nous voilà donc avec une Assemblée Nationale au sein de laquelle un parti ayant obtenu 40% des suffrages, occuperait 70 à 80% des sièges.
Peut-on approuver un premier ministre (plein de morgue), qui refuse à l'opposition le rôle de contre pouvoir ?
80% des sièges !
Si pareille anomalie démocratique se produisait en Russie, elle serait dénoncée.
Les français vont-ils accepter pareil archaïsme ?
Ce mode de scrutin est le pire qui soit dans un pays democratique. C'est une véritable abberation.
Le parlement n'est-il pas un intermédiaire entre le peuple et le souverain ?
Il suffit que le "sas" de décompression saute, et voilà le peuple qui se retrouve avec un souverain qui se subsitue au peuple. Ou alors, avec un peuple qui affrontera le souverain... dans la
rue.
Les exemples du passé sont nombreux et peuvent etayer la pensée.
Lorsque l'approbation automatique prend la place du débat contradictoire, c'est la rue qui devient le Parlement de substitution. C'est ainsi que les révoltes jouent le rôle des débats de
censure.
Disparition de la démocratie à l'assemblée, égal plus d'électeurs dans la rue.
Ici il ne s'agit pas de voler le Président de la République de sa majorité. Il l'obtiendra de toute façon. Toutefois, il est impératif de protéger la démocratie, le pouvoir, contre la tentation
de la toute puissance.
Malgré la pression d'une propagande audiovisuelle de tous les instants, cette coalition n'a pas obtenu la majorité des suffrages des français. C'est incontestable, même si à peine visible.
C'est-on rendu compte que l'addition de ceux qui refusent l'acceptation de la monarchisation de la vie publique, l'emporte sur celles des alliés du monarque ?
Pourtant, l'équation se résume ainsi : 40% des voix = 70 à 80% des sièges. Les français risquent de se réveiller avec un violent mal de tête.
Plus rien au centre. Plus rien à gauche. Plus de divers non plus. Encore des hommes remplacés par des machines.
40% des électeurs non représentés. 12 millions de suffrages escamotés. 9 millions réduits à presque rien.
Le multiple écrasé sous l'unicité, comme l'écrit le journaliste.
Des scrutins à la baguette ? Voilà un contexte qui ouvrira la porte à ceci : n'importe quelle proposition venant d'en haut passera comme une lettre à la poste.
Plus de concertation. Pas de débat non plus. Un signe et on adopte ! A mains levées.
Juste un aperçu : on a déjà annoncé que le projet de loi sur les heures supplémentaires serait promulgué en octobre prochain. On a un peu l'impression qu'il n'y a plus de Parlement.
Un journaliste dans "Libération" interroge : "Peut-on faire représenter 40% de français par 15% des députés ?" Non ! 40% risquent de n'avoir droit à aucun député et 15% représenteront près de
50%.
Cela aura-t-il quelque chose à voir avec une véritable démocratie ?
Vos chiffres sont à revoir Monsieur Poivre d'Arvor. Ce n'est pas dans ce sens qu'il fallait calculer.
Aucun Parlement dans un pays démocratique n'est confronté à semblable situation. La France est une exception dans le genre.
En Pologne, outre le centre gauche, une droite libérale fait contrepoids à la droite réactionnaire.
En Grande Bretagne, il existe un groupe centriste libéral démocrate.
En Espagne, le partage gauche-droite est relativement équilibré au Parlement. Mais les différents groupes autonomistes et la gauche communisto-verte, cassent la bipolarité.
En Allemagne, aucune formation n'a la majorité à elle seule. Les conservateurs, les sociaux démocrates, et trois autres sensibilités disposent de groupes parlementaires.
En Suède, en Autriche, aux Pays Bas, en Belgique, en Norvège, au Danemark, en République Tchèque, en Hongrie, au Chili, au Brésil, aucune formation ne dispose d'une majorité absolue.
Même pas en Ukraine. Même au Parlement Turc, l'opposition est mieux représentée qu 'elle risque de l'être demain en France.
Même le Parlement Irakien est beaucoup plus pluraliste.
En Algerie, le FLN n'est pas majoritaire à lui seul.
Situation consternante pour la France !
Quel grand média proteste ? Quel chroniqueur de radio ou commentateur de télé, quel éditorialiste de journal de province, a tiré la sonnette d'alarme ?
Quand il s'agit de la Russie, du Venezuela, de la Serbie, là, on monte au frond, on dénonce.
Mais face à l'hypothèque d'une quasi abolition de la démocratie parlementaire, qu'entre le monarque et la rue il n'y aura plus rien... la parole libre et vive ne pourra plus se substituer à la
révolte violente, puisque plus de représentants. Et bien, c'est le silence "radio" !
Abonnés absents aussi, les grands démocrates et les républicains de salon.
Allo l'opposition ?
Les français auront tout en haut, un hyperprésident fort de sa proximité.
Le pouvoir médiatique
Le pouvoir économique
Le pouvoir financier
Le pouvoir technocratique
Le pouvoir policier.
Fort de sa majorité au Conseil Constitutionnel ou au Conseil Supérieur de l'audiovisuel. Le chef de l'état controlera-t-il tout, lui même ? Sans que ni le Sénat, ni la chambre des députés
ne puissent représenter le moindre contrepoids ?
Régime présidentiel à l'americaine. Sauf qu'aucun parti n'a jamais controlé 75% de la Chambre des représentants ou du Sénat. Qu'on peut être républician et s'opposer à Bush. Démocrate
et s'être opposé à Clinton.
D'où le danger d'une représentation parlementaire déformée et déformante qui ne représente que la moitié du pays.
Assemblée élue toute RPR en 1993.
Assemblée élue toute PS en 1981.
Dans les deux cas, tout s'est passé dans la rue.
En 1958 l'opposition parlementaire fut réduite à un groupuscule. Des putschs militaires et des manifestations sanglantes rythmèrent la vie politique.
Si demain un vent de mécontentement se lève sur le pays que dira-t-on aux 40% d'électeurs qui n'auront aucun groupe pouvant les représenter au Parlement ?
Que dire aux 47% de français qui ne pourront plus compter sur un contre pouvoir parlementaire ? Comment relairont-ils leur colère, leur rage ? Leurs mécontentements, leurs humeurs, leurs dépits,
viendront se fracasser contre les portes closes du Palais Bourbon, et ne pénêtreront jamais dans l'émecycle ?
Leur dira-t-on que ce n'est pas à la rue de faire ou de défaire la loi, mais aux élus du peuple ? C'est vrai...
Sauf quand une large fraction du peuple risque de n'avoir quasiment plus d'élus.
Devant qui porteront-ils leurs contestations puisqu'aucun mandataire ne les représentera ? Où sont-ils ?
Tous les débordements seront cautionnés par les chiffres : 40% = 70 à 80%
Pourquoi les écolos, les communistes, les anti libéraux, les centristes, les électeurs de la droite nationnaliste joueraient ils sagement le jeu des institutions puisque les institutions en
question les auront mis à la porte ? Et ils devraient dire "merci" ?
Prenons un exemple : tous les syndicats, cadres compris, s'opposent à la loi sur les heures supplémentaires. Mais près de 80% des députés voteront pour.
Il y eut pourtant, une époque où à l'assemblée nationale explosaient les indignations du pays, grondaient ses mises en garde, où la force des mots et l'efficacité des arguments servaient
d'exutoire à la violence des passions et à l'éxacerbation des révoltes.
Ce qui déboucha sur l'instauration de l'enseignement gratuit, de la séparation de l'église et de l'état, ou des congés payés. Des jours durant, sans aucun butoir, comme nous le fait remarquer le
journal cité, les problèmes du droit du travail, de la liberté de conscience, du pacifisme et du militarisme pouvaient être débattus avec une rigueur et une vigueur que ne venait étouffer aucune
intolérance.
Les intervenants s'appelaient Alexis de Tocqueville, Lamartine, Victor Hugo, Edgar Quinet, Lamennais, Clémenceau, Barrès. Plus tard, Gabriel Péri, Léon Blum, Raymond Poincarré, Pierre Mendès
France, Michel Debré, François Mitterand...
Ceux là siégeaient au Parlement parce qu'il y avait un Parlement. S'y exprimaient parce que c'était une tribune. Y exprimaient des sensibilités parce que s'y cotoyaient des sensibilités
différentes. Ils enrichissaient le débat parce qu'il y avait opposition.
Mais demain ?
Le monde trouble de la politique n'est pas ma tasse de thé. Je ne brille pas non plus, par ma connaissance pointue en la matière. Mais je sais une chose, c'est qu'avec de simples données, on peut
faire une analyse logique d'un évènement ou d'une tendance...
L'erreur des hommes politiques ?
Celui de ne pas tirer parti des erreurs du passé !
Il y a quelques jours, je suis passée rapidement sur un sujet, qui m'a tout de même interpelé.
Avec mon père j'ai parfois discuté de ce phénomène tradition-culture.
Sur ce blog, ainsi que sur certains autres il y a debat sur la fameuse Corrida qui fait se deplacer les amoureux de cette barbarie. Car il faut vraiment se sentir très accroché pour rester
assis pendant le temps d'avant, pendant, et après, ce jeu sanguinaire.
L'homme contre la bête.
Nous avons beau rôle ensuite d'aller porter notre critique sur la violence sur les animaux en Chine, ou ailleurs.
Mais ici, dans notre pays, il y a un texte de loi qui cautionne cette Corrida.
Reportez vous à l'alinéa 5, de l'article 521-1 du Code pénal, qui tolère les sévices graves et les actes de cruauté envers les taureaux et les coqs si ces tortures sont
perpétrées dans le cadre d'une "tradition locale" !
Pourquoi une pétition pour un animal qui finira en boucherie ? Pour deux raisons :
1 - voilà un animal puissant et beau, qu'on torture sans état d'âme. Un animal qui n'est pas fait pour cela.
Aucun animal ne doit se faire ainsi le jeu cruel d'humains en mal de violence.
2 - Aimer la Corrida c'est aussi accepter que des enfants toreros de dix ans se fassent la main à l'arme blanche,
sur des génisses et des veaux hurlant de douleur. C'est ce qui se passe dans les écoles taurines. Des
enfants qui pratiquent une violence hors norme, et durant des années, avant de parvenir à ne plus éprouver
aucun sentiment. A endurcir son coeur au point d'être capable de mettre en danger sa vie, et de donner en
spectacle une violence gratuite. Ces enfants vont perdre leur conscience
Ces écoles de la torture existent dans le Sud de la France.
Il y a tout de même plus de 80% de français qui s'opposent à la Corrida. Y compris dans le sud de la France.
Le 17 juin, à Barcelone, 4 000 personnes ont défilé pour demander au Parlement catalan de respecter la volonté du peuple et d'interdire la corrida en Catalogne espagnole. Barcelone s'étant
déclaré ville anticorrida depuis trois années déjà.
La France restera t-elle la dernière de la classe ?
A ce jour, 200 000 de nos concitoyens ont signé une pétition pour l'abolition de la corrida.
Cette ignominie ne devrait elle pas s'arrêter en ce XXIe siècle humaniste ?
Depuis 2003 l'association le CRAC, réalise des campagnes d'affichages, chaque année, dans les villes de sang et d'agonie.
600 personnalités ont signé leur manifeste en faveur de l'abolition. Dont 211 députés européens, 51 députés français en ce tout début de législature.
La lutte est devenue internationale.
Victor Hugo lui même avait condamné la corrida il y a un siècle et demi. Où en sommes nous aujourd'hui?
Encore à nous battre contre des consciences qui ne clignotent plus.
Certes, il y a d'autres combats, mais celui ci n'est pas un empêchement à en mener d'autres.
Pour les taureaux torturés, pour les chevaux éventrés lors de ces Corridas, pour ces enfants que l'on oblige à aimer le sang et la violence en direct... une simple signature.
La Corrida est une honte !
Le 17 octobre sera une journée un peu spéciale. Autour de nombreuses associations, d'écoles et bien d'autres organismes, une pensée commune. Le refus de la Misére dans le monde. Un projet qui
porte des hommes et des femmes à donner de leur temps et de leurs moyens matériels. Autour de cette journée seront organisés des activités, dont les enfants auront la possibilité de
s'exprimer à travers des mots. Des phrases. Des dessins. Des chansons ou tout autres activités.
Le rendez vous est lancé pour ce mercredi 17 dans une salle spacieuse, de notre ville.
Mais un peu partout en France et dans d'autres parties du monde, l'interpellation est lancée.
Comment peut-on se sentir concerné ?
La misère, état extrême de pauvreté, de faiblesse, d'impuissance, touchent des pays du tiers ou du quart monde. Et les enfants sont les premières victimes.
Parfois on oublie aussi, que prêt de chez nous il y a des pauvres. Dans notre pays. Dans notre ville. Dans nos cités, ou dans nos rues...
Un texte s'impose dès que mes pensées vont à tous ces oubliés de la société. Je vais vous le confier...
Les petits bonshommes sur le carreau
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Un enfant regarde par la fenêtre dans la rue la nuit
Dans la buée de la fenêtre du côté où il fait chaud,
il y a un petit bonhomme.
Un petit bonhomme sur le carreau
Côté recto
Ce n'est qu'un petit bonhomme déssiné du bout du doigt,
il a des yeux mais il ne voit pas.
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il fait froid,
il y a des tas de petis bonshommes,
des petits bonshommes sur le carreau
sur la paille et dans la misère
Côté verso
Ce n'est qu'un petit bonhomme,
dans la buée sur le carreau,
il a une bouche mais ne parle pas
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il fait froid,
les petits bonshommes sur le carreau
ouvrent la bouche quand il faut parler,
mais il en sort de la fumée.
Il fait si froid de ce côté-là,
Côté verso
Ce n'est qu'un petit bonhomme dessiné du bout du doigt,
il sourit jusqu'à ses oreilles,
mais il n'entend pas.
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il fait froid,
les petits bonshommes mumurent
ils parlent devant les murs qui n'ont pas d'oreilles,
devant le soupirail
et écoutent les bouches d'égouts qui restent muettes.
Ce n'est qu'un petit bonhomme,
dans la buée sur le carreau,
il lève les bras,
il est heureux,
mais il ne le sait pas.
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il fait froid,
les petits bonshommes qui sont sur le carreau
baissent leurs bras
se cache la face et tournent le dos,
c'est le revers,
c'est la misère,
c'est le Côté verso
Ce n'est qu'un petit bonhomme dessiné du bout du doigt,
il a une tête,
mais il ne le sait pas.
De l'autre côté se la fenêtre
Côté verso
vivent les petits bonshommes,
dans la rue qui n'est pas un bon endroit,
mais c'est leur unique berceau
du côté où il fait froid.
Notre petit bonhomme à la fenêtre,
né sous une bonne étoile,
d'une trace de doigt dans la buée sur le carreau.
Il a de la chance mais il ne le sait pas.
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il fait froid,
il y a des tas de petits bonshommes
qui s'endorment et qui rêvent
à la belle étoile,
entre les poubelles,
sur le carreau.
Un tout petit bonhomme dessiné du bout du doigt,
dans la buée sur la fenêtre, Côté recto
qui a une tête, des oreilles, une bouche, des yeux et des bras.
Il a même un coeur,
mais il ne le sait pas.
De l'autre côté de la fenêtre,
du côté où il ne fait pas chaud
il y a des tas de petits bonshommes,
qui vivent par terre
pétrifiés par le froid,
jusqu'au bout des doigts.
Ce n'est qu'un petit bonhomme dessiné du bout du doigt,
sur le carreau, Côté recto
mais il sera du côté où il fait froid,
Côté verso
dès que l'on tirera le rideau.
Et il ne le sait pas
(Isabelle Simon et Olivier Douzou)
Qui sont les plus pauvres ?
Ce sont les personnes situées au plus bas de l'échelle sociale, qui subissent sur tous les plans à la fois, les effets des injustices et des inégalités. Ils sont considérés comme
irrécupérables.
Vivant au jour le jour pour gagner quelques billets, ils acceptent souvent des conditions de travail inadmissibles, et n'osent pas dénoncer les patrons qui omettent de les déclarer à la Sécurité
Sociale.
Sans emploi, plus de revenu. Sans revenu, plus de logement. Quand au RMI, il ne permet pas toujours de se procurer un toit.
Un loi appelée "loi Besson", a été votée en 1990 pour favoriser l'accès au logement des populations démunies ; elle est loin d'être appliquée et l'accès aux HLM devient de plus en plus difficile
pour les personnes sans ressources. On passe aujourd'hui de l'HLM (que les familles neparviennent plus à payer) à un abri précaire : squats, vieux camions, caravanes, etc...
Que dit la loi Besson ?
"En cas d'expulsion le devoir numéro un est le relogement". Loi qu'on ne respectent pas et qui la rend ridicule du fait d'une autre loi en vigueur : celle de la mise à la rue de celui qui a déjà
un toit. On reloge une personne, une famille, qui a déjà un logement en HLM ? Il y a parfois de ces stupidités... en fait, le but ne serait-il pas justement, d'exclure definitivement celui
qui n'a plus de moyens pour vivre ?
Chaque années des gens recommencent le dossier de demande d'un logement dans un appartement décent. L'assistante sociale a le dossier, le maire a le dossier. N'est-ce pas honteux ?
Les SDF sont des milliers en France à ne même pas avoir une tente pour passer la nuit.
L'exclu d'aujourd'hui c'est le salarié d'hier, et le salarié d'aujourd'hui, c'est l'exclu de demain.
"Quan il faut coucher dans les bois, dans un lavoir, dans un local à poubelles ou sous les escaliers d'un immeuble et qu'on vous fait dégager... il y a des gens qui ont la peur en eux mêmes, la
peur du lendemain, de ce qui va se passer et de tout le circuit qu'il faut faire pour retrouver un peu de dignité. Quand on comprendra que la misère abime celui qui y vit, je crois qu'on aura
fait un grand pas " (Colloque "La culture contre la misère").
Dans les campagnes, on trouve des familles totalement isolées dans des maisons rurales délabrées.
Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés.
"S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré". Texte inscrit sur la dalle du Trocadéro à Paris.
Que de textes... Que de promesses...
En voilà un autre qui lui ressemble :
"Toutes personnes a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille". (extrait de l'article 25 de la Déclaration universelle des droits de
l'homme, adoptée en 1948 à Paris)
"On ne prête qu'aux riches". Résultat : la richesse est de plus en plus concentrée dans un cercle étroit et souvent anonyme.
N'est-il pas scandaleux que des parlementaires revendiquent en même temps des avantages accordés à l'amarrage des bateaux de luxe et la chasse aux resquilleurs du RMI ?
Ce qui ne veut pas dire que nous devons cautionner la malhonnêteté sous quelques formes que ce soit.
Certains témoignages sont poignants.
"Je n'ai pas d'argent, je n'ai pas de perspectives, je n'ai pas d'amour, je n'ai pas de travail sérieux, et parfois je n'ai même plus envie d'en chercher. Je n'ai pas de maison, je n'ai pas
d'amis, pas de sourires, pas de mains à serrer, et je ne suis pas sur d'avoir une réservation ferme pour l'enfer"
"Pour personne je ne suis quelqu'un"
La mendicité a été interdite dans certaines villes.
Certains maires se justifient en disant qu'ils refusent le trouble de l'ordre public : chiens agressifs, dormeurs sur les trottoirs...
Ils peuvent accepter des mendiants polis et surtout, pas trop voyants !
L'enfant pauvre n'a pas d'enfance. Les responsabilités leurs viennent dès qu'il tient debout sur se jambes.
Lorsqu'on se rend compte qu'une famille ne peut nourrir ses enfants, on a trouvé génial de leur enlever leurs enfants. Au lieu de les aider à travers une allocation, on leur enlève les
enfants. On ajoute un nouveau problème à la famille.
Les enfants de la souffrance ont du mal à bien travailler à l'école, lorsqu'ils peuvent aller à l'école. Quand un enfant ne peut être lavé, la maman n'envoit pas celui ci à l'école par peur des
reflexions de l'instituteur ou du responsable de l'établissement.
On ajoute à l'injustice, d'autres injustices.
Sait-on que ces enfants ont honte de leur situation ? Qu'ils ont perdu toute confiance en eux mêmes ? Qu'ils croient qu'ils ne sont capable de rien ?
Il faut s'occuper des familles et les aider à comprendre la vie et l'histoire du quart monde. Alors, conscient de son identité, il pourra s'approprier les moyens de sa libération.
Tout homme quel qu'il soit porte en lui une valeur fondamentale et inaliénable.
Qand cesserons nous de bafouer la dignité humaine ? Quand rendrons nous la parole aux pauvres?
Aucun effort pour venir en aide à une population pauvre ne contribue à la destruction de la misère, s'il ne cherche pas avant tout à répondre aux besoins des plus misérables.
Peut-on fonder l'avenir sur la résignation et bientôt sur le mépris d'une partie de nos contemporains ?
La régression née de la situation actuelle ne conduit-elle pas à la barbarie ?
La misère ne disparaitra jamais avec les systèmes mis en place par le monde politique, qui favorise le riche, et le monde de la richesse.
Il est honteux qu'un pays industrialisé et riche puisse ainsi cacher ses pauvres. Y être indifférent.
En période d'élection on a à coeur de penser aux plus démunis... mais passé le temps de la politique, la mémoire se fait courte.
Si vraiment on avait le reel soucis de toutes les misères, elles auraient trouvées une solution. Les associations seules ne peuvent porter tous les fronts.
852 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim.
5 millions d'enfants chaque années meurent de faim.
20 millions de bébés ont une insuffisance pondérale incapacitante.
Detresse des enfants dans le monde, ce qui montre l'incurie et l'indifférence des responsables politiques des pays concernés et l'égoïsme des nations riches.
Le handicap de la faim et cumulatif à long terme. Il invalide des générations entières. Il diminue leur capacité à travailler, à se former, à participer à l'économie du pays. Pays comdanné à
rester pauvre par manque de productivité et par absence de cadres compétents.
Cette carence concerne 815 millions des habitants des pays en developpement.
9 millions d'habitants de pays industrialisés.
Alors, sans même regarder au delà de nos frontières, demandons nous si nous ne voyons pas chaque jour, tout prêt de nous, les signes d'une pauvreté grandissante.
Il y a de plus en plus de familles qui n'arrivent pas à se loger et de plus en plus d'enfants de France qui ne mangent pas à leur faim.
Aussi longtemps que des règles de morale internationale n'auront pas été mises en place et que la paix ne régnera pas, la misère ne disparaitra pas.
Si la richesse a été acquise en grande partie grâce au travail de leurs habitants, elle l'a été également grâce à la domination politque et économique sur les pays pauvres. La réticence des
pays riches à partager a fait le reste.
La misère est une souffrance pour les pauvres et une injustice de la part des riches. L'injustice n'apparait pas au premier regard. Les pauvres d'aujourd'hui sont ceux qui sont nés dans la
pauvreté d'hier. La pauvreté comme la richesse, se transmet de génération en génération.
Pourquoi ne pas penser un instant qu'un meilleur partage rétablirait l'équilibre, et que la morale demande aux riches de se dépouiller ?
On parle souvent de Paradis divers... dont fiscaux.
Bien que cela soit une réalité, on a bien du mal à réaliser comment on peut organiser un tel détours dans l'échelle de l'injustice. Pourtant, il y en a qui n'ont point de mal à étouffer leur
conscience. Ils se complaisent même dans leur manque de moralité.
Et le monde du "Toujours plus" ne s'embarasse pas de détails. Ils sont tellement persuadés de leur bon droit, qu'ils osent en faire étalage, même si pour cela ils doivent contourner le droit
moral.
Ils se réclament même du privilège qui est le leur.
Paradis "ailleurs", pourtant, il en est de très proches dans notre voisinage.
Neuilly est une ville bien dans notre pays, prêt de nous. Elle fait parfois parler d'elle. Ou bien se fait oublier un moment. Dans tous les cas, c'est souvent sur son rejet du social qui fait
parler d'elle.
Une petite enquête sur ce cite n'est pas un luxe finalement.
Allez, un petit détour de ce côté ci n'est pas une mauvaise chose.
Ce qui frappe le plus bien sur, c'est que des H.L.M y sont bien implantés. C'est à dire des Habitations à Loyers Modérés.
Le social de Neuilly ? C'est très simple...
Au chateau le week-end, en HLM la semaine.
Familles nobles, PDG ou hauts responsables de l'administration du département des Hauts-de-Seine, souvent propriétaire de résidences secondaires, parfois même de château en province, bénéficiant
d'appartements dans le parc social locatif de Neuilly.
Ajoutez à cela des cadres supérieurs d'entreprise, professions libérales, fonctionnnaires bien placés de la ville. Une partie des 954 logements sociaux de Neuilly, n'est pas attribué à des
familles défavorisées, ou qui n'auraient pas les moyens de louer dans le secteur privé. Mais à des Neuilléens qui, à l'abri du besoin, résident dans ce havre de luxe et de verdure francilien
pour un coût inférieur à celui du marché.
Pour qui ne disposent pas des adresses, la plupart des HLM sont d'un standing qui les rend indécelables, d'autant qu'ils sont dispersés aux quatre coins de la ville.
Une habitante interrogée :
- Y-a-t-il dans votre immeuble des gens que vous ne vous attendiez pas à voir en HLM ?
Elle éclate de rire :
" Pour être honnête, à part deux ou trois personnes, il n'y a que ça ! On est dans un chateau ici. Il n'y a que
des gens qui ont de bonnes positions, qui sont très exigeants. Que des blancs. Faut dire, c'est relativement
cher, faut avoir l'emploi ou la retraite qui va avec l'appartement. Et puis il faut pouvoir vivre à Neuilly. Moi pour
faire mes courses je dois prendre la voiture et aller en banlieue" !
Neuilly ce n'est pas la banlieue. C'est un monde à part.
Les membres de la noblesse et de la grande bourgeoisie occupe une part non négligeable des appartements (On peut avoir accès au Bottin mondain, publication librement accessible). Dans cet
ouvrage, parmi les 1463 familles mentionnant Neuilly comme lieu de résidence, 21 ont fourni une adresse qui correspond au parc social.
Au total on découvre 7 fils ou filles de comtes et de comtesses. Une douzaine de propriétaires de résidences secondaires (domaine au Lavandou, "prieuré" en Suisse) parfois même de plusieurs,
ainsi que 6 membres de familles qui possèdent au moins un chateau. On a même pu lire une annonce sur Internet, la petite annonce passée en août 2007 par un bénéficiaire de logement social au nom
riche de deux particules. Il mettait en location un appartement dont il est propriétaire au métro Pont-de-Neuilly.
Les cercles les plus prestigieux et fermés sont représentés : membres du Jokey Club, de l'Automobile Club de France, de l'Association Sportive du cercle du Bois de Boulogne. Pour ces derniers les
droits d'inscription atteignent 8000 euros, la cotisation annuelle 800 euros.
Tout comme les décorés de la légion d'honneur, de l'ordre national du mérite, des palmes académiques.
Autre singularité, la présence de dirigeants de société et de cadres supérieurs d'entreprises. A l'instar de Nicolas Arthus-Bertrand, PDG de la société du même nom, fondée en 1803, installée
place Saint-Germain-des-Près, à Paris qui emploie 280 salariés et a réalisé 24 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2006.
Dans les logements de Neully, comptabilisés au titre de la loi SRV, on a encore le loisir de croiser de hauts responsables de chez, entre autres, Nissan, Total ou Véolia environnement, ou de la
télévision publique.
Une poignée de dirigeants de PME, d'administrateurs de société, de médecins, d'avocats, inspecteurs des impôts, etc... Un ex secrétaire de la Grande Loge Nationale française. En toute
légalité.
On remarque aussi des responsables du conseil général des Hauts de Seine et de l'office départemental d'HLM. Comme Hervé Bolze, bras droit du directeur de l'office qui fut aussi le directeur de
cabinet de Patrick Balkany à la mairie de Levallois. Ou Halina Gruda-Hendzel, actuelle directrice générale adjointe du conseil général.
Puis viennent des proches de l'UMP. La responsable de la communication du parti, Sabine Chatila, également conseiller minicipal RPR de Neuilly. Et une chargée de mission auprès du chef de cabinet
du Président de la République.
Dernière découverte, au 18-20, rue Garnier : Alexandre Balkany qui vient à peine de déménager après 7 années de présence dans l'immeuble. Ses parents, actuelle vice présidente du conseil
général des Hauts de Seine et le député maire UMP de Levallois-Perret (ex-président du conseil général des Hauts de Seine, de 1982 à 1988, ex-président de l'office HLM du département, de 1985 à
1988.
Alexandre leur fils dirige une petite société de production audiovisuelle, Kawa Productions, qui vend une émission de poker à la chaine Direct 8, installée à Puteaux et appartenant au
groupe Bolloré.
En 2004 alors qu'Alexandre Balkany occupait déjà un appartement à loyer plafonné de Neuilly, le conseil municipal de Levallois-Perret lui avait octroyé une indemnité d'éviction de 75 000 euros,
pour récuper le local de sa société Netconect loué à la municipalité et y réaliser... des logements sociaux.
Voilà les mots de sa mère lorsque les enquêteurs sollicitent des réponses : "Mon fils a eu ce logement en 2000, à 20 ans. Il voulait son indépendance mais ne pouvait pas s'assumer financièrement.
Or, ce sont bien les revenus personnels du demandeur qui comptent. Nous nous l'aidions autant que nous pouvions mais à l'époque, nous étions dans une situation professionnelle et financière moins
facile. Son père n'était plus ni député ni rien..."
On en verserait une larme...
Madame Balkany souligne la cherté du loyer payé : 950 euros, charges comprises, pour un 35 m2.
Pourquoi alors n'avoir pas cherché dans le secteur privé ou dans une ville voisine ?
"Alexandre voulait être à Neuilly. Et Neuilly, c'est cher", rétorque-t-elle.
Evidemment, vu sous cet angle...
Trente agents du Conseil Général des Hauts de Seine sont logés dans le parc social de Neuilly, dont six dans les appartements sociaux les plus hauts de gamme.
La directrice de la communication de l'UMP, ancienne attachée de presse, puis directrice de la communication au conseil général, bénéficie d'un logement social (de 90 m2 pour 150 euros) à ce
titre, mais nous avoue s'être parfois "posé la question d'un déménagement" depuis sa prise de fonctions à l'UMP.
Puisqu'elle se contente de se poser la question...
Un haut fonctionnaire de la télévision publique, n'a que faire de voir son appartement figurer dans la liste des logements sociaux de la ville. "Ce ne serait pas normal que pour loger des gens,
on en vire d'autres".
Solidarité bien ordonnée commence par soi...
Le maire de Neuilly assure au "monde 2" respecter la loi et les règles d'attributions. Quand à ceux qui dépassent les 47 000 euros annuels pour un ménage avec enfant, on demande un supplément.
Mais ce supplément de loyer ne comble pas le fossé avec les prix du marché. Insuffisamment dissuasif pour inciter les familles aisées à céder la place.
Le maire poursuit : "le premier souci de la mairie n'est pas de mener une politique sociale (on ne le lui fait pas dire...), de répondre à l'enjeu du logement des personns sans emploi, des
travailleurs précaires, des petits salaires privés. C'est de ne rien dépenser !" (Ben voyons...)
On peut ajouter, de faire en sorte que les opérations qu'elle est obligée de mener sous la contrainte légale soient rentables. (Comme on comprend !)
Donc, récemment, ce sont essentiellement des logements PLS, le haut de gamme du HLM, qui ont été livrés.(A tant que faire, il vaut mieux se lacher...)
La mairie le justifie en disant "qu'avec le prix du foncier, ici, c'est la seule façon d'équilibrer les comptes".
Avis aux pauvres, interdit de circuler !
Le maire qui parle plus volontiers de "logements familiaux" que de HLM, confirme cette préférence pour le haut de gamme dans le prix de la location.
"C'est tout à fait normal. Nous faisons en fonction de la population de Neuilly, à laquelle nous donnons la
préférence. L'idée, c'est d'abord de faciliter l'accès au logement des jeunes nés ici qui démarrent".
Un petit système de caste ? Certes, on ne mélange pas les genres...
Comme ces deux locataires du parc social, fille d'un conseiller maitre à la Cour des comptes, ancien conseiller à la présidence de la République.
Avec ce système de gestion, les Neuilléens peuvent être tranquiles, constatent Monique et Michel Pinçon-
Charlot, en sortant du vaste buereau du maire.
"Dans cette ville, ce n'est pas du parc social que pourra venir le danger de la mixité résidentielle. Les HLM
reproduisent un cran en dessous, la structure sociale de Neuilly".
A tel point que les ménages démunient s'autocensurent, persuadés qu'il ne sert à rien de déposer une demande de logements à Neuilly.
Le 11 décembre 2007, présentant en Meurthe-Moselle son plan logement, le Président de la République a exigé que de la "transparence" soit "réintroduite" dans les procédures d'attribution des HLM
pour mettre "fin aux abus". Rappelant que 1,5 millions de ménages étaient inscrits sur la liste d'attente pour accéder à un HLM et que 400 000 logements sociaux étaient occupés par des
ménages dépassant les plafonds de ressource, il a plaidé pour que "le logement social joue à nouveau son rôle d'intégration sociale", précisant que "le parc social devait accueillir en priorité
ceux dont les revenus ne leur permettent pas d'être logés dans des conditions décentes par le libre jeu du marché".
La parole du chef de l'Etat sera-t-elle suivie dans son fief, alors que lorsqu'il était lui même maire de Neuilly cette situation n'était pas pour le déranger ?
Le porte parole de l'Elysée et candidat à la mairie de Neuilly n'a pas souhaité répondre.
Il n'y a pas de quoi être surpris !
En tant qu'observateurs, nous ne le sommes pas plus...
Un regard sur le monde... sans oublier celui que nous poserons sur ces mois écoulés sous la nouvelle présidence.
Nous pouvons sans nous tromper, affirmer que la société que nous produisons ne peut être comparée à aucune de celles qui nous ont précédés. Notre quotidien l'ignore, il reçoit les innovations
avec un scepticisme blasé et il ne veut surtout pas voir que nous sommes les premiers acteurs sur une scène historique renouvelée de fond en comble.
Tout, absolument tout change. Notre alimentation, nos habitations, nos moyens de transport, nos familles, nos conditions de travail, nos relations entre individus et avec le reste du monde, la
durée de notre existence et les médecines qui y contribuent, tout chaque jour se métamorphose, sauf la composante la plus essentielle de toute société, nos modes de gouvernement.
Entre George Washigton et George Bush, entre Nicolas Sarkozy et Louis XV, quelle différence ?
Des souverains tronant en leurs palais. Ils décident en dernier ressort de la guerre et de la paix, de la distribution des ressources, du destin de leurs peuples et de chacun des citoyens.
Si Bush et Sarkozy s'entendent pour aller bombarder l'Iran, qu'y pouvons nous ? Les soldats obeiront, le Trésor déboursera, les parlements s'inclineront. Quelques voix protesteront, et après ?
Tout se passera comme ils l'auront voulu et nous trinquerons tous sans l'avoir voulu.
Quand Guy Mollet, en 1956, s'engage pour de bon dans la guerre d'Algerie, tout se joue sur l'absence de discernement d'un seul homme.
Johnson au Vietnam, même syndrome.
Auraient-ils opté pour une autre voie, nous n'en serions pas à payer à ce jour la faute du "chef".
Napoléon, Charlemagne ne gouvernaient pas autrement. La démocratie nous a nantis d'une floraison de libertés, elle nous a laissé peu de prérogatives. Le droit de vote et tout est dit. Imaginez
que nous ne sachions pas en user, et c'est souvent le cas, nous nous retrouvons alors face au pouvoir d'Etat, nus, chétifs comme des vers. La souveraineté nous appartient et nous ne savons qu'en
faire. Nous la déléguons et il l'exerce. Parfois, souvent, contre l'intérêt du peuple qui la lui a confiée. Jusqu'à présent, le système fonctionne. Fonctionnera-t-il perpétuellement ?
La vie publique de la présidence est devenue de la télé réalité. On ne cesse de nous envoyer régulièrement des suites de feuilletons à des heures précises. Star Ac en direct. Même à l'étranger.
C'est le grand déballage sans aucune règle.
Un déballage obcène au stade atteint ?
Certains journaux supposent que le Président qui a lui même déclanché tout cela, donc le responsable, qu'il est la victime. Voilà qui est surprenant. Et la victime de quoi ?
Il accumule les bourdes à répétitions. Il semble y prendre un malin plaisir.
Il réclame le droit au bonheur en s'exhibant. A tous les niveaux.
On a comme une impression d'une volonté de s'amuser avec des jouets. Ses jouets ?
Il écrase les autres de sa suffisance et non point de sa science.
En fait, cette ascension le projette à la première place. C'est ce qu'il recherchait, n'est ce pas ?
A ce stade, on peut reconnaitre que la télévision ne fait pas que refléter la réalité, elle invente des personnages.
Le Président aime ce qui brille.
Le nouveau gouvernement a touché à tout mais n'a rien changé. Une vraie rupture avec l'intérêt général.
Le Président, une force qui va mais qui ne sait pas où elle va ?
L'intérêt général n'est plus aux commandes du char de l'Etat.
Avec plus de 53% des suffrages, il a été élu notamment pour une raison : ses promesses sur le pouvoir d'achat.
Comment s'y prendra-t-il pour tenir ses engagements ?
Il l'a avoué il y a peu... Sans doute vous en souvenez vous.
"Le débat politique sur le pouvoir d'achat est absurde. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Que je vide
les caisses de l'Etat ?"
L'ignorait-il quand il allait à la pêche aux voix ?
Ou bien a-t-il sciemment joué la comédie ?
Il a tout simplement vendu une marchandise qu'il savait ne pas posséder. En bon français, cela s'appelle une arnaque. Il a pris les français pour des crétins.
Sans relache il a martelé qu'il tiendrait ses promesses. Il a passé avec le pays un contrat de confiance.
Il avait soulevé un capital d'espérance, tout comme le dit Guy Sitbon, journaliste.
A présent il promet une politique de civilisation. Il va à lui seul changer la civilisation.
Si à l'Elysée on veut faire raconter des fariboles au chef de l'Etat, du moins qu'on s'abstienne de lui faire dire des bétises. Là on ajoute des louches au ridicule...
On dirait que le Président est encore en campagne perpétuelle. Sommes nous partis pour une campagne de cinq années "non stop" ?
Personne ne peut lui faire comprendre à l'Elysée qu'il est déjà Président ?
Chaque semaine le voilà qui s'engage sur de nouvelles promesses.
Jules Michelet, dans son histoire de la révolution française décrivant la misère qui sévit dans les campagnes à la veille de 1789, il défend l'idée que les mauvaises récoltes, et la famine qui en
découle, ne constituent en aucune façon "un phénomène naturel". "Ce n'est ni la pluie ni la grêle. C'est un fait d'ordre civil : on a faim de par le Roi". Et il ajoute : "La famine est alors une
science, un art compliqué d'administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l'accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers,
fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l'alliance des spéculateurs et des politques sortit des entrailles du peuple. Pacte de famine".
Dans un autre contexte historique, 220 ans plus tard, et au risque de choquer, un raisonnement voisin que l'on pourrait être enclin à tenir pour décrire la fantastique envolée des rémunérations
des grands patrons français.
Car, loin de découler de lois "naturelles" de l'économie, générant ça ou là quelques excès ou dérives, ces rémunérations de plus en plus formidables, résultent à l'évidence, là encore, d'un
"pacte", d'"une science", un "art compliqué d'administration".
Non pas d'un pacte de famine, mais plutôt, cette fois, d'un pacte d'enrichissement mutuel.
Ce pacte tacite, conclu dans la foulée des grandes vagues de privatisations entre les dirigeants des CAC40 et leurs actionnaires, est au coeur du fonctionnement du capitalisme patrimonial auquel
la France s'est convertie vitesse accélérée depuis bientôt deux decennies.
Année après année, les affaires se suivent et se ressemblent. Selon un scénario immuable : à chaque nouvelle révélation, la communauté financière et des politiques de tous bords, gauche et droite
confondues, déplorent que le système puisse générer de tels abus ou de tels excès.
Mais l'émotion publique une fois retombée, la vie des affaire reprend ses droits.
Loin d'être des excès ou des abus, ces affaires révèlent l'un des traits distinctifs du nouveau capitalisme patimonial qui régit désormais la France.
Tous les PDG des grands groupes cotés à la Bourse de Paris ont fait fortune dans les mêmes proportions.
Pouvoir d'achat des français en 2006 + 2,3% qui représente le revenu disponible des ménages, mais seulement + 0,8% pour le pouvoir d'achat des ménages. Les grands patrons français barbotent dans
une opulence toujours plus spectaculaire.
Et nous n'avons là qu'une idée très faible des tas d'or sur lesquels les PDG sont assis.
Le magot potentiel des grands patrons français du CAC40 s'ils revendaient aujourd'hui leurs stock-options, approche le milliard d'euros.
Systèmes spéciaux de retraite pour les PDG. Aussi généreux que les autres rémunérations.
Au sein du CAC40, six PDG disposent d'un système voisin de retraite, au dessus du million d'euros.
Un bilan total ne peut pas être dressé avec une réelle précision sur toutes ces sommes qui s'ajoutent.
On peut seulement deviner que ce bilan est à tomber à la renverse.
Bref, c'est un monde clos, où se cotoient des personnalités qui parlent le même langage, qui baignent dans le même univers.
Emergence d'une nouvelle oligarchie de la finance et de l'industrie. Une oligarchie composée dans de nombreux cas d'anciens hauts fonctionnaires qui ont commencé leur carrière, dans le courant
des années 80, dans des cabinets ministériels, sous la droite tout autant que sous la gauche.
Et c'est aux français qu'on demande toujours plus d'efforts. A qui on enlève pour donner aux puissants.
Un très joli tour de passe-passe politique.
Les prochaines élections se préparent, que déjà ces messieurs se dévorent en lieu et place pour le pouvoir d'un siège ou d'une mairie. Les coups les plus bas sont distribués. On ne va pas
se battre pour le peuple. Le peuple est devenu l'accesoire qui va leur permettre de grimper les échelons. Une fois intronisés... le discours sera différent.
Le peuple n'a que le droit de voter. Ensuite, "silence" ! On tourne !
Ici comme ailleurs, les pouvoirs ont tous le même objectif.
Le peuple n'est que ce grain de sable, qu'on peut même faire taire par la volonté des armes, si nécessaire.
Un petit malin avait ajouté un nez de clow à ces messieurs dames lors des dernières élections.
Depuis de nombreux jours un peu partout ont fleuri ces panneaux annonçant les municipales. Nos villes ont pris une allure de petites et grandes batailles. A se demander s'il y avait une
déclaration de guerre au sein de certaines mairies.
Un père et sa fille se lancent des mots tous aussi durs les uns que les autres.
Deux frères se déchirent à qui mieux mieux.
D'anciens amis s'invitent à un vocabulaire qui ne laisse aucun doute quand à leurs pensées profondes.
Les mots les plus orduriers voltigent eux aussi, sur les lèvres de certains.
Mais on ne trouve même pas étrange tout ce déballage. Ce n'est qu'une simple répétition pour le petit "trône" si convoité.
Le bien-être des habitants de sa ville ou de sa région ?
Aucune importance.
Certains y pensent réellement et font de vrais efforts dans ce sens. Mais ceux-là, ils ne font pas de bruit. Seulement, les gens qui ne font pas de bruit, ils ne font pas vraiment parti des
élites. Car bien sur, pour régner sur le petit peuple, on n'a que faire du petit qui se trouverait être sans doute plus efficace.
Pas connu, pas pris.
On assiste même à une sortie dont ne sait où, d'un gamin qui prétend à sa place parmi les loups. Pour cela il ne manque pas de verve et il sait si bien manier la parole détournée. Que peut
apporter un jeune homme tout juste expulsé de l'adolescence ? On ne sait pas... mais bon, il s'agit de Neuilly. Et là c'est un autre pays. On ne se sent même pas concerné. A Neuilly les coups
tordus ne manquent pas non plus.
Pendant ce temps là, on a eu droit à des sorties en règles sur les marchés. Dans les rues piétonnières. Aux portes des écoles... Ce racollage de tous bord n'est vraiment pas ce qui dérange
le plus. Bien au contraire. Il peut donner matière à des discussions. Ou interrogations. Ce qui est désolant, c'est que parfois, à trop parcourir les places publiques on se comporte comme ceux
pour qui on prête la parole.
Voici un exemple très récent. Un monsieur distribuant des dépliants devant une maternelle avance une feuille à une maman arrivant devant le portail. Donc, impossible d'éviter l'assaut. Elle
refuse poliement le feuillet.
Ce qui ne fut pas au goût du monsieur qui rétorque : "Pourquoi vous ne votez pas ?"
Il y a des coups de pieds dans le postérieur qui se perdent.
La personne était fort gênée devant tout ce monde entrant et sortant de l'école. Elle est passée tête baissée.
Merci monsieur pour votre verve qui peut être met des graines de doutes supplémentaires dans l'esprit des gens.
Ces feuillets nous les avons dans nos boites aux lettres. Donc, même si quelqu'un les refuse, il sait qu'il pourra les lire tranquilement une fois fermée la porte de sa maison.
Est ce que ces distribueurs, ils leurs arrivent de réfléchir tout seul, ou bien se sont-ils allignés à la sauce de leurs obligés
?
Quand à la décision finale, malgré toutes les distributions, elle appartient à celui qui se fera une idée de la politique de ce pays. Voter ou ne pas voter n'ote en rien au respect de
l'individu.
L'humiliation publique est une pratique quotidienne lors de ces batailles politiques. On aimerait tellement qu'on ne les étende pas au peuple qui ne demande rien. Il a déjà tellement à faire avec
ses problèmes journalier. Les promesses faites ne valent même pas un sou.
Ces façons là ce n'est pas la première fois que je les vois...
Désolant ! Et décourageant !
Les français en ont un peu assez , sans doute, de toutes ces chansons aigres-douces politiques.
C'est l'arêne spectacle. Il ne manque plus que César pour décider qui il mettra dans les mairies.
Alors, clows, ou bêtes sauvages ?
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