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Atelier d'Ecriture

Lundi 19 mars 2007

Quelques mois en atelier d'Ecriture avec Anne Poiré écrivaine passionnée et tendre...
Je vous livre la soirée qui traitait du thème "Ecole"... pour ce qui est de mes seuls textes, bien sur.
Une autre manière de s'amuser, pour le plaisir des mots et des phrases.
Mais aussi pour partager des pensées, des souvenirs... ou parfois des cauchemars.

                      C'était avant la rentrée...

Voilà plusieurs jours qu'à la maison il n'était question que de mon entrée à l'école. Mes parents faisaient état des bienfaits de la scolarisation. On me prédisait un bien être hors norme. L'école était l'étape obligée qui me permettrait de grandir. Le sens donné à l'idée m'échappait encore. Peu importe, il était évident que j'allais prendre des centimètres supplémentaires. On me répétait que cela m'ouvrirait bien des portes. De quelles portes s'agissait-il ? Qu'à cela ne tienne. L'objectif me semblait plaisant. Les enseignants avaient la gentillesse accrochée au coeur. C'était rassurant. Il y avait même la récompense : de nombreux camarades avec lesquels partager tout mes jeux de récréation. Mon imagination commençait à mettre des scenarios en place. J'avais le coeur léger. La cantine ajoutait sa nôte particulière. Ce serait le plus, qui allait améliorer notre quotidien alimentaire.
On m'a fait rêver l'école. On m'a fait espérer l'école. A ce mot magique mon impatience s'est faite vive.
Enfin, le jour tant attendu est arrivé.
Immense cour pour la petite que j'étais... c'est en son centre que je m'y suis retrouvée, avec ma mère. C'est elle qui m'accompagna à l'école.
L'école ! Un tout petit batiment, sans étage, et aux vitres grandes ouvertes. "Des camarades" jouent un peu partout, dans cette cour. Un petit groupe se positionne autour de nous. Ils ricannent, tout en se bousculants. Le directeur et enseignant vient à notre rencontre. Il use de sa voix pour éparpiller les grands, comme il les appelait.
Ce jour là j'ai éprouvé la plus belle trouille de ma vie.
A cet instant même, mon édifice si joyeusement élaboré, venait de s'effondre.
Par la suite, mes appréhensions au seul mot "Ecole", se sont avérées justes. Et justifiées !

 

 

Par sonja
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Lundi 19 mars 2007

                  Le cours de récréation...

Prise de départ à l'école.
Pas du tout glorieux ce départ. La tendresse n'était pas au rendez-vous.
Des le CP, mes souvenirs de récréations sont peuplés de désagréments. Je n'étais pas timide. Je ne craignais pas plus, mes "camarades". Il n'empêche que les récréations sont à marquer à l'encre rouge. Négative approche.
Dès le premier jour on a éprouvé une vraie détestation à mon égard. Les brimades. Les bousculades. Celle à qui on tirait les cheveux, qu'on poussait dans les rangs, c'était moi !
Sortir pour la récréation était le suprême suplice. Comment expliquer cela au corps enseignant de l'époque, qui n'autorisait aucune possibilité d'expression ? Peut être aux parents ? Ils étaient partie prenante avec l'autorité enseignante.
Les préjugés avaient eux aussi une place prépondérante. Par contre, j'ai appris une chose essentielle lors de ces récréations un peu particulières... La course d'endurance. Pour échapper à ces petits tortionnaires, il fallait courir vite, et longtemps. Avec bien sur, une horde de joueurs derrière moi. Car ces joyeusetées, vues de loin, laissaient paraitre une forme d'amusement collectif..
Pourquoi ne pas se défendre alors ? J'ai essayé, parfois... Mais le nombre ne me donna jamais le choix. Et quand par hasard je faisais mal, en cas de défense, j'avais droit à un supplément de représailles. L'instituteur veillait à l'ordre établi. J'étais doublement punie.
J'ai tout de même retenu le côté positif de ces récréations... La meilleure en course d'endurance, c'était moi !
Merci aux cours de récréations !

Par sonja
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Lundi 19 mars 2007
Mes deux premières années de classe furent suffisamment humiliantes, pour que j'éprouve une certaine détestation pour le corps enseignant.
A la maison j'avais appris la pudeur. Mais c'est en classe que j'ai découvert que la moralité des enseignants laissait à désirer. Eux qui étaient investis de règles et d'enseignements rigides, ils se permettaient le baissé de culottes pour distribuer la fessée. Aux filles à main nue. Au garçon, avec une fine baguette qui laissait des marques. Baguette traditionnelle qui faisait souffrir sciemment.
Etant tous réunis dans la même salle, depuis la plus petite classe, au CM2, l'humiliation n'en devenait que plus vive.
Violence gratuite et autorisée.
Qui aurait osé parler de sa douleur physique, quand moralement nous la subissions plus cinglante ?
Très peu d'entre nous se laissait aller aux larmes. Question d'honneur !
Le bonnet d'âne venait agrémenter parfois ces punitions d'un autre temps. Et le cahier accroché au dos venait parfaire le tableau, pour dénoncer le mauvais élève...
Ces enseignants malades, ne lésinaient pas non plus sur les coups de baguettes sur nos petits doigts fragiles.
Lorsqu'on nous tirait l'oreille on ressentait le goût amer de la douleur violente.
Nos visages rougissaient facilement. C'était nous qui avions honte de la situation vécue.
Humiliation.... Humiliation quand tu nous tiens...
Je me souviens de ce jour où une petite fille fit une tâche d'encre sur sa page blanche. Elle reçu une giffle magistrale. Cinq doigts sur sa joue meurtrie. Elle ne pleura même pas.
L'instituteur posa l'une de ses mains sur un coin de son pupitre, afin de prendre appui. Juste le temps de l'invective qui devait suivre... Elle eu une réaction qui traumatisa toute la classe. Elle enfonça profondemment sa plume dans la main de l'homme.
Je n'oublierais jamais le regard de haine de la petite fille...
Par sonja
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Lundi 19 mars 2007

Voilà une objection que ne m'a jamais interpellée. J'avais le recul de ceux qui observaient en silence.
Le premier de la classe. Le dernier de la classe. Entendre parleur d'eux faisait partie du quotidien scolaire. Pour ces deux genres il y avait une certaine détestation. Ou bien de l'admiration.
Le cancre avait à la limite ses nombreux fans. C'était celui qui osait afficher sa tendance à refuser tout compromis intellectuel. Une sorte de jeu personnel. Une force dans le refus de s'alligner à la norme. A l'intellectuellement correct.
Dans les deux cas les avis étaient toujours partagés.
Même le premier avait un certain interêt pour ceux qui l'entourait. Par orgueil. Ou bien pour la recherche d'une aide dans les devoirs. Ce qui me faisait sourire. Où va se nicher notre vanité d'humain...
En tout les cas, cela faisait beaucoup parler. Même certains enseignants y allaient de leurs commentaires.
Pourquoi étaient-ils les vedettes de la classe ? Je ne l'ai jamais compris, je crois.
Ma préoccupation se situait dans ce que moi je pouvais être. Et ce n'est qu'aujourd'ui que je peux comprendre que j'ai une certaine valeur, moi aussi.
Que sont devenus  ces premiers de la classe ? Ou tous ces derniers ? Je l'ignore...
Mais ce qui est certain, c'est que de leurs choix de vie, leur place a subi des variantes.

Par sonja
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Lundi 19 mars 2007
Je ne parlais que l'espagnol et l'arabe. Deux langues apprises dès mes premiers pas.
L'une, au sein de ma famille.
L'autre, dans mon environnement. Le  Maroc.
L'école a démarrée pour moi, un peu tard dans l'apprentissage de ma troisième langue.
C'est à partir de mes sept ans que je me glisse dans le vêtement de l'écolière. Apprendre à lire et à compter fur relativement simple. Ma grande soif de curiosité m'a permis de progresser vers de nouvelles connaissances.
Mais c'est le français dans ses subtilités et la beauté de ses mots qui m'a conquise dès le cours moyen. Que de possibilités dans l'avancée de la belle lettre. J'ai vite saisi la richesse de cette langue, et me la suis appropriée. C'était cela ma porte ouverte aux nombreuses facettes. Régal absolu pour l'imaginaire, que de poser des fondations sur mes acquis en la matiére.
Mes notes étant une récompense, le français fut une belle perspective dans l'art de manier les mots.
Le français ma matière première et celle qui est restée ma préférée, durant tout mon parcours scolaire.
Rédactions, traitements de texte, reflexions sur mes lectures, des moyens délicieux qui ont fortement motivé mon mental.
Captive je l'ai été dès la première heure.
Captive je le suis restée pour toute la beauté qu'elle me permet d'exprimer, sur les choses et les gens...
Par sonja
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Lundi 19 mars 2007
Il y a de  bons souvenirs, oui ! Et ils se résument aux heures que je passais dans les deux seules matières qui avaient le privilège d'attirer mon attention.
Le cours de français était l'instant le plus attrayant à mes yeux. C'était l'heure où mon mental était mis à contribution, pour un voyage en mots et en phrases. Chemins de l'évasion. Le monde de l'imaginaire avait trouvé ses lettres de noblesse. Expression écrite, qui s'intallait facilement dans ses positions.
Les professeurs aimaient à me lire. Parfois ils en faisaient profiter la classe.
Mes rédactions étaient des permis de s'évader. J'étais souvent en errance. Ou bien dans un monde de rêve.
Le dessin et la peinture furent la découverte du plaisir des couleurs. Large éventail dans ce domaine. Les dégradés les plus doux ou les plus forts, s'installaient sur le papier dessin. Au grè de ma vision. J'aimais jouer avec les tons, les lignes, les formes et les mouvements... Je maniais le pinceau comme je maniais la plume, avec délectation. Ce cours chantait et s'animait devant mes yeux.
Au même titre que le français, il faisait les délices de mon esprit en éveil.
Les notes suivaient, et mes professeurs étaient satisfaits. Mais ma satisfaction personnelle allait au plaisir retiré de ces heures particulières. Des épousailles plaisantes, pour des découvertes uniques. Celle de savoir bien utiliser la matière première...
Les autres matières je les ai généreusement occultées.
Ma paresse était largement reconnue.
Par sonja
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Lundi 19 mars 2007

Cartable en main,
c'est en chanson que j'emprunte le chemin.
Deux kilomètres dans les mollets,
pour l'école rejoindre.
Des oiseaux plein la tête...
De la couleur plein les yeux...
Des rires plein le coeur...
C'est en classe que les règles commencent.
Avec prudence,
l'un des grands,
la bouteille d'encre soulève.
Le service fini,
c'est le plumier qui interrompt le silence.
Quelques coups de plume.
Une page blanche s'illumine.
Nos têtes,
sur elle se penchent.
Tandis qu'au tableau noir,
La craie arrache ses cris de désespoir.
Le cours vient de commencer.
C'est ici que fini la flânerie...

Par sonja
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Lundi 19 mars 2007

lac-ete-montagne-aravis-haute-925368.jpg Splendeur d'automne, rouille et or. A la flânerie tu nous invites. Sous bois généreux. Un rayon filtrant frappe le tronc de l'arbre, pour aller se partager en plusieurs faisceaux. Couleurs et reflets jouent parmi le feuillage.
Matin indien, au dessus d'un horizon mouvant. Une dentelle de montagnes sort de sa pénombre. Elle s'egaie de dégradés tendres. Les couleurs s"installent. Les perles matinales effleurent l'herbe haute. Une toile d'araignée accroche sa parure de diamant. La rosée vient de donner le ton.
Au loin, le cheval offre son élégante slhouette. Une chevrette se fond dans le pré. Elle tressaille. Puis disparait...

Magie de l'hiver sous son manteau blanc. Les sapins se sont alourdis sous la neige généreuse. Clarté aveuglante qui s'échappe dans la distance. Le silence s'est emparé des lieux. L'air vif est un plaisir pour les joues. Le temps est comme en suspension.
Un lièvre bondit. Il a oublié de se cacher...

En blanc, rose ou mauve, le printemps s'éclate d'arbres en arbres. Composition forale, pour le plaisir des yeux. Douce domination des couleurs. Le vert et l'azur illuminent. Des fragrances voyagent. Des trilles élèvent le coeur. Prenants gazouillis qui enchantent.
Sur le lac, le canard file sur l'eau. Il se cache sous l'ombre de la végétation, qu'il a rejoint...

Bonheur de l'été retrouvé. Une arcade de feuiles coure en profondeur. Belles tranches de verts tendres, retombant en cascade. Allée merveilleuse qui invite à une échappée. Sérénité de l'instant qui passe. Le coquelicot rougit au dessus de l'herbe étouffée. Vague rougeoyante qui se laisse aller sous la caresse de la brise. Les chemins du ciel affichent la profondeur du turquoise. Le petit pont de bois, pour un ruisseau que l'on franchi. Sur la chaleur de la journée, le feuillu raffraichissant étale son ombre.
Une buse prend de la hauteur. Ses longs orbes l'éloigne.
Au grè des saisons, formes et mouvements se complaisent devant nos yeux...

Terre généreuse. Richesse de tes abondances. Ton grand age est une marque de qualité. A un concours de beauté tu as été conviée. C'est le prix d'excellence que tu as remporté.
Locataires privilégiés de "Planéte Bleue" ! Aurons nous à coeur de te rendre tes lettres de noblesse ? Te permettrons nous un second souffle ? Cesserons nous de te piller ? Te redonnerons nous la liberté ? Arrêterons nous de te faire la guerre ?
Nous n'avons pas respecté tes lois... aujourd'hui tu nous les imposes !
Etes vous étonnés gens de peu de conscience ?
Alors, prenez le temps de la reflexion, et vous comprendrez !

Par sonja
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Samedi 24 mars 2007

L'attente d'une nouvelle naissance. Du jour sur celle de la nuit. Chaque jour, l'horizon se teinte peu à peu. Le rose et le mauve s'amusent. Puis c'est le premier éclat. Précieux. Le scintillement du rubis. Le soleil s'élève. Et une nouvelle journée commencer.
Sur l'herbe rase, des perles de rosée s'accrochent avec délicatesse. Sous les rayons du soleil, elles renvoient leurs gouttes de lumière, tel le diamant que l'on surprend sous ses différentes facettes. Prisme lumineux qui tient l'oeil captif.
Une forêt dense s'éleve en vert sombre, et dansant sous les coups de griffes d'une brise tendre.
Les premiers passereaux quittent leurs chambres intérieures. Une buse dessine de lents et longs orbes, afin de gagner les hauteurs célestes.
L'espace s'est habillé d'un azur transparent. Les chemins du ciel sont empruntés par les maitres de l'espace. La gent ailée glisse et se croise.
Une chaine montagneuse s'accroche en dentelles. Cadre majestueux. Puissant dans sa parure. Paysage unique et changeant. La nature change de vêtement chaque jour. Il n'y a qu'à la regarder pour se rendre compte qu'elle tient la garde robe la mieux fournie. Elle sait marier les formes et les couleurs. Le spectacle est jour après jour, grandiose ! La délicatesse et la grâce sont une présence constante.
Mère nature est le cadeau quotidien. On ne peut le refuser.
Bienvenue dans la vie, avec elle pour compagnie !

Par sonja
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Samedi 24 mars 2007

Mon insouciant tempérament d'alors, ne m'a pas permis de réaliser ma maternité.
La naissance de mes filles fut une véritable découverte.  J'ai vite compris que j'étais attachée à mes deux petites têtes brunes. Une vraie composition de fraicheur et de beauté, comme seuls les  bébés savent l'être. Leurs regards, tout en s'habittuant à ma présence, réfléchissaient des notes de curiosité. Petites perles sombres et scintillantes. Leurs grands yeux me donnaient le sentiment d'être avalée par eux. Mes moindres déplacements elles suivaient. D'une pièce à une autre, lorsque je m'adonnais aux taches ménagères, le transport en commun suivait. Elles semblaient applaudir à chacun de mes mouvements. C'était pourtant la cuisine qui leur semblait la pièce la plus interessante. Elles gigottaient. Riaient. Gazouillaient. Me rappelaient à l'ordre si je leur tournait le dos pour retirer du placard une boite, ou une casserole. Il ne fallait pas que je me dérobe à leurs yeux.
Les parfums et les arômes s'emparaient d'elles. Parfois, entre deux occupations, je me positionnais à leur niveau pour leurs jolis minois caresser. Ce qui semblait les ravir. Et si par hasard leurs petites mains joufflues s'accrochaient à mes cheveux longs, elles s'y agripaient de toutes leurs petites forces.
Un instant de récréation.
Plus un seul bruit. Le silence à tous les étages. Leurs paupières trop lourdes avaient eu raison d'elles. On dormait... Un double bisou, juste pour surprendre ce léger sourire qui se dessinait sur leur visage paisible. Pour le plaisir de faire vibrer mon coeur.
D'ailleurs, le moment de leur sieste de l'après midi, était sujet à déposer tout l'amour que je pouvais, sur elles. Je les observais, pour guetter leurs sourires. Ou leurs légers tressaillements. Un bonheur qui fait réagir. De la douceur pour le mental. Alors, il m'arrivait de prendre un ouvrage, pour m'asseoir à leur côté. C'était ma pause.
Et si parfois elles sont venues troubler mes nuits... quel délice que de pouvoir les toucher encore. Leur parler. Les calmer. Leur raconter.
Rien que leur odeur de bébé était toute une poésie.
Je les ai vu s'épanouir. Grandir. Vasciller sur leurs petites jambes. Prendre de l'assurance dans leurs bétises d'enfants. Et surtout, me faire rêver...
Ce jour là, j'ai su vraiment que j'étais mère...
Quel jour ?
Je crois bien que ce furent tous les jours !

Par sonja
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