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Prose poétique

Lundi 19 mars 2007

Ah ! Monsieur Mistral !
Depuis que de chez moi je suis sortie,
vous m'accompagnez.
Vous étiez devant,
puis vous n'avez cessé de vous déplacer sur mon flan gauche,
pour me prendre sur mon revers droit.
Vos griffes ce matin,
je les supporte,
parce que votre ami le soleil,
sous vos mains s'est dévêtu.
Il rayonne ce coquin,
et me réchauffe,
depuis que pour une escapade,
sur les pédales de mon vélo j'ai posé les pieds.
Monsieur Mistral,
vous pensez bien que je vous aime ce matin !
Votre compagnie ne gâte même pas ma solitude que j'ai voulu.
Que vous êtes rapide et fort,
mais pas plus que je ne puis le supporter.
Quelquefois,
vos courants ont l'air de vouloir plier arbres et branches.
Mais vous ondulez si bien l'herbe haute et le blé,
qu'une mer bondissante ils s'imaginent être.
J'en frémis de stupéfaction !
Lorsque vous frappez sur les champs de lavande,
vous me parfumez.
Vous le faites exprès
je le sais !
Ne dépassez surtout pas cette vélocité,
elle me suffit !
Que vous me décoifiez,
je le veux bien.
Mais de migraine,
je n'accepte point.
Je me fâche et me cache.
Ce n'est tout de même pas ce que vous voulez,
n'est-ce pas ?
Venez, approchez, et racontez moi la nature...
Oui, je l'entends chuchoter... murmurer... chanter...
Le bois craque,
les feuilles claquent.
Vous y êtes pour beaucoup,
n'est-ce pas ?
Les genêts semblent vous résister un peu mieux.
Vous soupirez...
Dans mon dos,
le clapotis régulier d'un ruisseau.
La lessive à l'ancienne il me rappelle.
Très proches,
cigales et grillons mélangent leurs accords,
concert de pauses et de reprises vertigineux.
De temps à autres,
une abeille me frôle.
Il faut dire que de l'autre côté du chemin habite la lavande.
De nombreux papillons,
à tire d'ailes saccadés,
vont, viennent, se posent,
sur la corolle tant convoitée.
L'artiste qui a paré de beauté ces fleurs délicates,
de couleurs ne fut point avare.
Sur normbre d'entre elles,
il s'est amusé à y ajouter des notes particulières.
De la haute couture en mouvement !
Proches de nous des rapaces.
Vous n'avez aucune difficulté,
Monsieur Mistral,
à savoir où ils nichent,
puisque d'une seule poussée,
vous les aidez à s'élever vers les hauteurs.
Depuis le maquis foisonnant,
leurs cris miauleurs m'invitent à un regard passionné.
Suis je sur leur territoire pour qu'ils refusent de se montrer ?
De leurs notes haut de gamme,
chardonnerets et pinsons se font connaitre.
Ces poids plumes se jouent de vous.
Le saviez vous ?
Pour mieux vous signifier leur fierté d'être les princes des airs,
les buses savent maitriser les courants ascendants que vous leur offrez.
Pour des voyages d'agréments,
les routes du ciel,
en cette saison particulière,
accueillent petits et grands.
Monsieur Mistral !
Je vous aime au printemps,
et en été,
puisque vous me ventez,
et m'empêchez de fondre au soleil.
Dès l'automne venu,
à petits pas,
ne vous approchez point de moi.
Vous me faites frissonner.
Et à tire d'ailes,
mes amis les passereaux disparaissent.
Avec la morte saison,
la douceur de vos caresses,
prendra la distance de la froidure.
Boulimique ?
Amoureuse ?
Que devant les délicieuses avances de la nature,
point de résistance je n'ai ?
Splendeurs et merveilles,
de la création je ne me lasse.
Me laisser conter ses charmes,
à travers sa délicate trame je me laisse porter...
De tout ce qui vie je m'inspire.
Retenir par nos seules forces ce temps qui s'échappe...
Quelle vanité !
Monsieur Mistral,
un peu de temps encore,
pour la grâce de tout ce qui respire.
Qu'ainsi j'en sois imprégnée.
Mon coeur,
à l'unisson avec votre majesté,
se courbe devant la Sagesse et la Puissance,
de Celui qui vous a permis d'exister.
Ah ! Monsieur Mistral !
Comme je vous aime aujourd'hui.

(A Pierrelatte en Drome Provençale - juillet 2000)

 

 

Par sonia...V
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Lundi 19 mars 2007

Bleue, immense, incommensurable,
l'étendue céleste se colore de dégradés veloutés.
De mes mains,
la saisie,
pour un baiser matinal.
Du regard,
 l'instant présent garder prisonnier.
Elever une mélodie,
pour la grandeur du moment.
Me noyer dans sa vague transparente,
légère,
qui avance, éclaire...
L'horizon est en attente d'une naissance.
Il se découvre,
se dévoile.
Il lance un éclat,
un rubis rayonnant.
Explosion de lumière montante,
dans la douceur d'un jour nouveau.
Intimer au matin son arrêt,
nul ne le peut.
Ni faire connaitre à l'aurore sa possession.
Là où réside la lumière en connaitre sa position,
pure invention.
Sa resplendissante beauté s'étale en corolle,
elle déborde, s'amplifie.
L'intelligence du phénomène céleste,
jamais ne fut donnée.
En connaitre les secrets,
l'homme ne le pourrait.
Effleurer sa sagesse,
tour à tour,
il la goûte ou la refuse.
Puissance radiante d'un astre qui réchauffe,
illumine, aveugle...
Au dedans de moi,
mon coeur chavire.
Il s'étourdit d'une beauté qui enveloppe.
Jamais ne se rassasie !
Mon esprit se répand devant la majesté de sa hauteur sure.
Muette,
je m'incline à l'approche de sa caresse furtive.
Plaisir intense,
élévation de l'âme.
C'est dans le plus grand silence,
qu'en un rayonnement,
chaque jour,
il déverse sa lumière fantastique.
Il éclaire son horizon mouvant,
avec le ciel se confondant.
Invitation à l'amour du beau,
du doux, du léger...
Aérienne folie,
des sens s'emparant.
De ma main tendue,
je t'appelle.
Te guider sur les routes du ciel,
mon coeur le voudrait.
Allez, viens !
Où que tu sois,
qui que tu sois,
lève les yeux vers le haut.
Le ciel, le soleil, la lune, les étoiles,
pour toi,
suspendus ils ont été.
Mes émotions,
si tu les comprends,
en offrande,
à tes pieds les dépose.
Un matin... un jour...
si tu es patient,
à ton tour,
viens !
Je t'attends !

(A Pierrelatte le 4 janvier 2005)

Par sonia...V
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Lundi 19 mars 2007

Soleil couchant qui embrase l'horizon.
Un ciel nocturne constellé de millions d'étoiles,
fait mine de se coucher.
Forêts d'arbres majestueuses,
où le soleil promène ses rayons.
Scintillant au soleil,
montagnes aux sommets déchiquetés et enneigés...
Océans soulevés par les vents.
Petites merveilles,
minuscules boules de plumes,
quelques grammes de courage,
pour un long voyage,
elles sont parties.
Portées par des vents dominants,
elles glisseront.
Spectacle impressionnant et réjouissant.
Etonnement, ravissement, admiration,
le coeur se sent transporté.
S'arrêter sur des choses simples.
Même si normales elles te paraissent.
Un sourire, une caresse, un mot, une petite fleur,
le chant de l'oiseau, la chaleur du soleil...
Petites merveilles, grandioses phénomènes.
Ingéniosité fascinante.
Ta reconnaissance tu voudrais,
de tes lèvres murmurer.
Par des silences tu répondras.
Interroge les usines de la nature,
homme déraisonnable.
Elles t'apprendront sa stupéfiante organisation.
Par ses mélodieuses compositions,
subjugué tu seras.
D'eux émane la beauté des doux échanges musicaux.
Musiciens virtuoses,
d'un événement fortuit,
leur harmonie n'est pas le produit.
Variété de formes et de structures,
stupéfiante complexité.
Depuis la création du monde,
elles sont perçues par l'intelligence.
Inexcusables sommes nous,
si cette production,
à son Créateur nous ne l'attribuons.
Cause intelligente,
incontestable puissance,
de toi nous approcher.
Nous interroger,
à l'infini nous ne le pouvons.
Ouvre ta main et rassasie notre coeur,
de tout ce qui vit.
Dans tes voies,
apprend nous à marcher.


Ma muette prière ainsi faite,
mon regard tout empli de beautés,
retourner à mes pensées,
à présent je le peux !

(A Roanne le 15 janvier 2005)

Par sonia...V
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Lundi 19 mars 2007

Tes longues ailes déployées,
depuis de nombreuses années,
les chemins du ciel tu as sillonné.
On s'est félicité de la grâce de ton premier vol.
Tes enfants ainsi tu as porté,
en traversant bien des océans.
Le meilleur de toi,
tu leur as assuré.
A l'ombre de tes ailes tu les as protégés.
Depuis plusieurs mois,
tu leur dit,
le vieil homme que tu es devenu.
Ta fatigue ils n'ont pas considéré,
ton usure ils ont oublié.
Le profit de ces voyages,
ils ne les ont pas perdus de vue.
Ils t'ont bricolé des béquilles,
pour qu' un peu de temps encore,
tu garantisses leurs profits.
Tu les as suppliés de te garder au sol,
mais de pitié ils n'ont pas eu.
Pour ce dernier voyage,
épuisé tu étais,
mais de tes enfants ils ne se sont souciés.
Tu as essayé un dernier effort,
mais avec tes enfants tu t'es écrasé.
Etonnés ils ont semblé,
ceux qui t'ont obligé à voler.
Ces enfants sacrifiés,
pourquoi n'en ont-ils pas eu pitié ?
Ils ont essayé de s'excuser,
mais tes 160 enfants ils ne peuvent racheter.
Sur le sol de Martinique,
l'émotion a fait pleurer,
les familles désespérées.
Notre coeur a saigné,
d'ainsi voir vos enfants sacrifiés.
Sur l'autel du profit,
bientôt ils seront oubliés.
Comment arrêter toutes ces inepties,
si d'égoïsme nous sommes pétris ?
Tout ces oiseaux,
sur le sol  s'écrasant,
avec leurs enfants,
vers nous suppliant.
Si certains rencontrent des imprévus,
beaucoup,
des chasseurs les ont tirés,
et sur le sol sont tombés.
Ces 160 enfants,
à votre compagnie,
leur confiance ont donné,
puisque ce grand oiseau ils ont pris.
Qui va regretter ces familles sacrifiées,
pour un vol supplémentaire,
que ce grand-père ne voulait faire ?
Ceux qui les pleure,
sur le sol de Martinique,
se sentent isolés.

Des quatre coins du monde,
nous avons su.
et nos coeurs se sont émus,
pour  vous,
enfants de Martinique.

(A Pierrelatte le 20 aout 2005)

Par sonia...V
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Lundi 19 mars 2007

Langoureusement,
de tout son long,
sur le sol,
sa grâce il a déposé.
Sa patte velours il a observé.
Et sa toilette commencé.
Un allongé derrière son oreille.
Avec son poing fermé,
de ses griffes rentrées,
sa robe délicate,
il s'amuse à lustrer.
Sa longue queue,
en mouvements légers,
sa féline caresse il accentue
Sa langue voyageuse,
à son long poil,
une minutieuse exploration il impose.
Ses oreilles pointues,
vers l'imprudent rampeur,
se sont tournées.
Ses paupières à demi-fermées,
sa proie en danger,
il attendait...
Dans son sommeil,
faisant mine de plonger,
du silence il s'est imposé.
Minutes interminables,
qui laissent l'observateur ébahi.
Et d'un bond,
le dos rond,
sur le lézard confiant,
il a plongé.
De ses crocs éffilés,
un prisonnier il en a fait.
L'animal ainsi embrassé,
ne fait pas mine de s'échapper.
Laché il s'est retrouvé,
le félin voulait jouer...
En un rien de temps,
ses jeux l'agaçant,
son repas il a achevé.
La loi du plus fort l'emportant,
notre chat,
une boule redevenant,
à sa caline position,
de nouveau s'est abandonné.
Ronronnements du chasseur paresseux,
dans sa satisfaction installé.
Un looping sur le sol pelousé,
et de l'autre côté retourner.
Le soleil,
de ses rayons dardant notre chat,
dans son sommeil s'éloignant...
De sa féline indifférence,
l'observateur il a ignoré.
Notre chat,
régulièrement vient nous interpeller,
de ses caresses,
jamais ne sommes rassasiés.

(A Pierrelatte le 23 aout 2005)

Par sonia
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Lundi 19 mars 2007

Le temps s'écoule lentement,
ou bien s'échappe rapidement.
Il joue à cache-cache,
si on n'y prend garde.
C'est lui qui est le directeur de nos patiences,
et de nos impatiences.
Il est le maître de nos angoisses.
Il peut se montrer efficace,
ou cruel.
Nos attentes sont balayées.
il nous retire son amitié.
Il n'a aucun regret,
il ne sait pas le faire,
car il ne revient jamais en arrière.
Il avance sans se retourner.
Mais toi qui vois filer le seigneur du temps,
apprends à le maitriser.
Si tu sais le gagner,
le temps favorable que tu voulais,
en partage il va te donner.
Le temps s'écoule lentement,
ou bien s'échappe rapidement.
C'est à toi de gérer tes choix,
et de réfléchir,
que jamais tu ne pourra l'arrêter
C'est donc à toi de t'adapter,
si par l'impatience tu ne veux être dominé !
Trop court il s'est avéré,
pour celui qui n'avait plus de sable à compter.
Très long il s'est imposé,
parce que tu as su négocier.
Mais de toute façon,
quelle que soit ta pensée,
laisser le temps au temps,
est la meilleure des possilités.

(A Pierrelatte le 27 aout 2005)

Par sonia
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Lundi 26 mars 2007

Un jour une amie,
de son coeur m'a donné.
Touchée j'ai été,
pour l'honneur particulier.
Et si ici je l'écris,
c'est que de ces pages je ferais,
un bouquet de pensées.
Un jour en Algérie,
de mon voyage ramené,
les présents les plus jolis.
Partout où je suis allée,
c'est de sourire qu'il s'est agit.
Comment résister,
devant cette amitié...
où la générosité s'est réunie...
et avec l'hospitalité,
de douceur s'est habillée ?
Un jour une amie,
avec son coeur m'a dit,
qu'en son pays,
la bienvenue je suis.
Et aujourd'hui,
si en Algérie mon voyage poursuis,
c'est pour d'autres amis aussi,
qu'avec mon coeur,
je dis,
un grand merci !

(A BEJAIA le 25 décembre 2005)

Par sonja
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Lundi 26 mars 2007

Légère, délicate, à peine une brise,
elle se pose, elle est une caresse.
On l'offre, on la partage,
elle occupe l'esprit et le coeur.
Aucune force au monde n'est autorisée à nous la voler.

A  comme  Affection
M comme  Merveilleuse
 I   comme  Illumine
T  comme  Tendre
 I  comme   Intense
E  comme  Elan

Tendresse et générosité la font grandir.
Un peu d'humour,
Une pincée d'endurance.
Une grande rasade de longanimité.
Telle une plume se posant sur une mer calme,
l'amitié effleure nos qualités.
Elle fait des ronds délicats sur notre personnalité.
Des tempêtes la bouscule mais ne la font pas chavirer.

Amitié de rencontre, de passage, d'un jour,
mais par dessus tout,
celle qui demeure,
qui prend de l'espace.
Qui prend de l'ampleur, de l'assurance.
Elle a la beauté d'une pierre précieuse.
Indestructible car supportant tout.

Elle s'habille de couleurs.
De mélodies.
De parfums délicieux.
Nos sens en éveils en sont captifs.
Notre coeur en devient prisonnier.
Mais par dessus tout,
l'amitié tout comme l'amour,
ne passent jamais.

L'amitié n'a pas de frontières.
Elle n'a pas de couleur.
Elle n'a pas de race.
Elle refuse la guerre.
Elle donne la vie.
Elle s'appelle  Affection
Elle est          Merveilleuse
Elle                Illumine
Elle est          Tendre
Elle est          Intense
Elle est          Elan

                  "A M I T I E"... je t'aime !

(A Roanne le 18 mars 2004)

Par sonja
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Lundi 26 mars 2007

Ta confiance en l'homme tu as perdu.
Toi qui cherche la stabilité.
Ta joie s'en est allée,
avec les promesses vite oubliées.
Toi qui observe les actes de voisinage.
L'amitié... l'amour... tu les recherches.
A l'appel de ton coeur,
l'écho ne répond.
Tu marches dans la nuit et c'est dans la solitude,
que tes pas s'installent.
Crier tu voudrais,
mais le désert t'environne.
Qui pourrait entendre ta longue plainte,
si l'absence se prolonge ?
Retenir l'attention tu aimerais.
Imposer une grande ouverture,
l'échange, ainsi tu le comprendrais.
mais c'est du silence que tu es prisonnier.
Nostalgique errance,
vers d'autres pensées courir...
Légitime besoin de tendresse.
Une simple caresse.
Une douceur de langage.
Alors,
en partage,
donner le meilleur de soi.
Mais seul le silence avance vers toi.

Homme irréfléchi,
regarde autour de toi.
Au sommet de la montagne garde ton pied,
et prête l'oreille à sa sagesse.
Tel le soleil qui pénêtre le feuillage,
la sérénité de la nature te comblera.
Le vent,
de sa fraicheur te remplira.
Les orages,
de leur énergie,
la vigueur qui te manquera.
En feuilles d'automne,
un à un,
tes soucis tomberont.
Majesté.
Stabilité.
Force.
Depuis ses hauteurs,
les chutes grandioses s'élancent.
Splendides lacs,
pour d'enchanteur paysage.
La montagne,
en partage elle te donnera.
A ton coeur elle offrira ce qui lui manque le plus.
La joie de voguer sur les eaux de la vie.
Le bonheur de trouver la perspicacité,
qu'avec ton esprit tu as recherché.
C'est avec tes yeux que tu la rencontreras.

Allez !
Laisse toi guider par l'amitié qui t'est proposée.
Même si éloignée de toi elle est.
Celle-là,
jamais elle ne te blessera.
Même si pour l'instant tu n'y crois.

Tu es en attente de poésie.
Mais c'est d'amitié qu'elle t'inonde.
Que veux tu de plus homme déraisonnable ?
Si tu le sais,
alors exprime-le !

Mais pour toi aujourd'hui,
le sourire de l'amitié je t'envoie...

(A Roanne le 10 fevrier 2005)

Par sonja
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Lundi 26 mars 2007

Accrocher le coeur de tes enfants tu as su.
Lentement, de leurs longs sommeils il se sont levés.
Grandeur et générosité, de leurs mains blessées,
En un seul mouvement, ils ont donné.
Rêves d'autrefois, le présent rejoignant.
Irriguer le pays ils ont osé.
En un seul mouvent, ils ont aimé.


De beauté tu t'es parée,
et à ta noce tu t'es présentée.
Une juste mesure tes enfants ont réclamé.
Dans la beauté de leurs yeux,
leurs désirs,
cueillir tu le peux.
Leur mémoire,
effacer tu n'es autorisé.
Car pour leur terre ils ont sacrifié.
La richesse de tes enfants, ce sont...
ses plages au sable fin...
ses côtes escarpées...
le turquoise de sa mer...

Mais si de curiosité tu veux t'investir,
sur ses majestueuses montagnes,
ton regard poser.
En de vaporeuses dentelles,
entre villes et villages  s'allongent...
Si dans le maquis tu acceptes de plonger,
ses impressionnantes forêts vont te sourire...

Depuis la Kabylie,
et jusqu'aux portes de l'algérois,
l'oranie tu ne dois oublier.
Toutes ses villes visiter.
Si être envouté désirer,
tes pieds vers le Sud porter.
Entre dunes et oasis,
magie de l'espace indéfinissable.

Toi l'étranger,
le flâneur qui passe,
un regard plus qu'ordinnaire tu dois poser.
Une caresse tu es invité à chanter.
Ces enfants d'Algérie,
une perle, à leur coeur ils ont attaché.
Leur fierté d'être,
pour la meurtrissure infligée.
Dans un écrin d'hospitalité,
à l'étranger offrir.
Dans leur coeur,
la lumière de leur soleil.
En partage te le donner.
Si leurs gestes d'amitié tu n'as saisi,
la Méditerranée tu ne dois traverser.
Algérie,
tes enfants jamais ne t'ont trahi.
En hommage,
leurs murmures écouter..

Attachants tu les as trouvés.
Lésés ils furent mais,
Grandir ils ont voulu.
Etouffés, ils sont tombés...
Relevés, cette bataille aussi ils ont gagné.
Idéaliser leur avenir ils ont essayé.
Errer, leur coeur a refusé.

Toi l'étranger,
qui es-tu pour l'avoir jugée ?

Votre courage,
comme une couronne,
dans votre coeur vous le portez,
vous,

                  ENFANTS D'ALGERIE

(A Roanne le 27 juin 2005)

Par sonja
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