Mon rêve

Présentation

  • : roannemaville
  • roannemaville
  • : journalintime
  • : Ecrire est mon sport favori. J'aime observer. Voyager dans le monde de l'imaginaire. Je suis une flaneuse. Je marche souvent, et parfois mon vélo me porte au dehors de la ville. J'aime lire. Faire des recherches. Echanger de l'amitié ou de la culture. Je
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Commentaires Récents

Images Aléatoires

Vendredi 2 mai 2008

Comme chaque jour, les hommes se tenaient sur la place du village. Ils discutaient du phénomène. Leur inquiétude grandissait de plus en plus. Ils avaient beau interroger les étoiles et les planètes, celles-ci restaient muettes. C'est que s'adresser au ciel, ce n'était pas chose facile. Surtout lorsqu'on a passé son temps d'homme à ne penser qu'à sa petite personne. Il suffisait d'un tout petit grain de sable, qu'aussitôt on levait les yeux vers le haut.
Mais cette fois-ci, l'heure était grave. Les enfants le savaient mieux que personne. Eux, ils jouaient tout le temps avec les fleurs, les pierres, les rivières, les feuilles et les animaux. Ils regardaient leur parents tout en se demandant ce qu'ils pourraient faire...
Bien sur, on ne vous a pas encore averti.
Vous ne savez pas pourquoi leurs yeux s'interrogent ?
Vous n'étiez donc pas au courant ? Pourtant, avec les moyens de communications très sophistiqués que nous avons aujourd'hui, c'est un jeu d'enfant que de tout savoir.

Approchez ! Venez, on va vous raconter...

Il y a déjà neuf jours que le soleil a disparu dans un dernier flamboiement de nuances chaudes. Il a laissé derrière lui ses éclats feux. Tiens, il était serré entre deux passages nuageux.
Ils s'en souviennent encore.
Son cercle était d'une belle boule d'or.
Sur les océans il a laché sa trace lumineuse. Même le ciel s'est habillé d'orange fluorescent.
La terre a commencé à s'assombrir. Plus de couleurs. Le vert s'est évaporé. Les forêts sont devenues aussi noires que des grottes. Les fleurs ont toutes perdues leurs nuances étincellantes.
Ah, comme il faisait beau se promener dans les champs vibrants de teintes différentes.
Tenez, même les insectes avaient une belle lumière pétillante sous l'effet des rayons.

Depuis, plus personne n'a revu sa majesté le soleil. Il commence à manquer terriblement.
Il fait si froid sans lui.
Une nuit étoilée c'est magnifique. Les constellations nous enchantent. Quand à dame lune, c'est l'amie de nos nuits, lorsqu'elle sort à son tour.
Mais là, c'est une vraie catastrophe que ce soleil qui s'en est allé. Personne ne sait où il se trouve. Aucune nouvelle nous est donnée à ce sujet.
Les enfants du village ont décidé d'agir. Leurs pères ne font que discuter, comme d'habitude. Il parait que c'est de la politique ça. Mais même les jolis discours ne sont d'aucune utilité, si on reste à attendre l'improbable retour,.
Tous les enfants rentrent préparer leurs sacs à dos, pour le long voyage. Ils ont décidé de ne pas rentrer avant d'avoir trouvé sa majesté le Soleil. Si on le leur avait volé, il le délivrerait de sa prison. Il le ramènerait.
C'est ainsi que deux poignées d'enfants prirent le chemin de la forêt. Lampes en mains, ils s'enfoncèrent dans la campagne.

En plein coeur du sous-bois, ils entendirent des murmures. Ils s'approchèrent doucement pour ne point interrompre la discussion. Une petite assemblée d'animaux se tenaient en cercle. Ils voulaient comprendre ce qui se passait sur leur planète Terre. Tous se retournèrent à l'approche des enfants. Leur ouie discerna leurs pas humains.

- Que venez-vous faire ici jeunes gens. ?.. interrogea la renarde
+ Nous sommes à la recherche du soleil. Il manque à nos journées et aux fleurs
- Vous pensez peut-être qu'il ne nous manque pas à nous aussi ? ... dit le castor
Les enfants se regardèrent. Il avait raison. Les animaux avaient besoin de lui. Ils avaient perdus la notion du temps. Ce qui créa quelques malaises.
Les marmottes s'écrièrent qu'elles n'avaient pas besoin du soleil elles. Dans leurs terriers elles ne voyaient jamais la lumière. Elles pouvaient bien s'en passer décidèrent-elles.
- Espèce d'égoïstes s'exclama la chouette. Est-ce que moi j'ai besoin de lumière pour me diriger ? Nous ne 
   sommes pas seuls au monde mesdames. Cessez donc de dire des bétises.
- Ca va ! croassa le corbeau... Nous n'allons tout de même pas nous déclarer la guerre...
+ Tu as raison maitre corbeau. Organisons donc une battue. Nous pourrions même prendre des fusils pour
   eliminer le voleur de soleil
- Doucement là mon petit. Ca, c'est le sale boulot des chasseurs. Nous, nous prendrons les armes de la douceur.
  S'il y a un ennemi ici, ou sur la planète c'est le sieur "Violence". Tu ne veux tout de même pas lui ressembler ?
  En plus, tu serais laid.
- La souris dit encore... Partons et interrogeons tous ceux que nous rencontrerons sur notre chemin.
  Avant, alertons tous les animaux de la planète. Ils nous aideront à mieux chercher.  Et dans tous les recoins.
- Comment ferons-nous pour les avertir ?... demanda l'autruche.
- Que vous êtes sotte ma bonne dame. Les oiseaux n'ont-ils point d'ailes ?

Ainsi fut-il fait ! On envoya tous les éclaireurs disponibles sur la surface de la Terre. En une seule journée, on parlait déjà de l'affaire.
De mémoire d'homme on ne vit jamais autant d'animaux réunis pour le grand voyage.
Les hommes attendaient ils ne savaient quoi... et s'ennuyaient beaucoup. Il faut dire qu'ils ne faisaient plus la guerre à leurs voisins. Tous les hostilités furent arrêtées. Les ténébres de la terre les surprirent dans tous leurs combats.
Les enfants étaient les plus heureux. On ne déversait plus de bombes sur leurs villes.

Même dans les océans et les mers, les poissons étaient mis à contribution. Ils frétillaient du bonheur de se savoir utiles. Les ailes des papillons, des abeilles, des bourdons et des oiseaux s'entendaient à mille lieux à la ronde.
Les sabots des chevaux, et ceux de tous ceux qui en portaient faisaient vibrer le sol.
Même les animaux domestiques battent les sentiers. Chiens et chats se tiennent la patte pour fouiller dans les coins les plus retirés.

Toute cette agitation attira le regard des constellations. La voie lactée changea sa route tant elle était surprise.
Les planètes se rapprochèrent un peu plus.  Elles voulaient voir se qui se passait.  La lune elle même eut le vertige, en tournant plus vite que d'ordinnaire. Ca bougeait dans tous les sens sur la planète et elle voulu en savoir plus.  Et comme elle éclairait à peine son espace, elle eu du mal à bien voir ce qui faisait tant danser les petites choses de la planète Terre. Decidemment, les humains et les animaux étaient en pleine effervescence.
Les étoiles comprirent très vite que l'heure était grave.
C'est pour cette raison qu'elle tombèrent en pluie sur la planète. Autour des enfants se pressèrent. Surpris, ils furent prit d'émerveillement. Une petite étoile dans chaque main, ils reprirent leur marche.  Sur le sommet le plus haut de la terre firent une halte. Tout comme les étoiles le leur demandèrent.
C'est là qu'ils aperçurent sa majesté le Soleil, rasant la montagne, et se cachant dans une forêt de sapins.
Les yeux des enfants brillèrent si fort, qu'ils semblaient à leur tour, scintiller comme une étoile.
Ils étaient si heureux de se sentir en émotion pour les rayons du soleil. Ils rirent et pleurèrent en même temps.
Ils ne purent détourner le regard tant ils se sentirent fort de leur découverte.

Sa majesté les vit et se fit un peu grognon. Ils durent expliquer leur tristesse de ne plus le voir faire sa tournée.
Le Maitre du jour expliqua qu'il en avait assez de se plier à cette règle pour des petits humains égoïstes et oublieux.
- Vos pères ne prennent que ce qui les interesse de moi. Voyez dans quelle désolante situation est la nature.
   J'ai parfois honte. Ou bien la colère me monte au nez. Ils ne m'ont rien épargné, moi qui observe depuis si haut
   vos faits et vos gestes.
+ S'il vous plait monsieur Soleil ! Que faites vous de la faune et la flore ? Ils ne sont pas responsables et pourtant
   vous les privez de la vie. Eux aussi ils commencent à s'éteindre.
- Ah, non ! N'inversez pas les rôles mes petits.
+ Et nous, nous aimons vous voir nous éclairer et nous réchauffer. Dame nature est bien plus belle lorsque
   vous lui tenez compagnie. Elle est d'humeur chagrine depuis votre départ.
   C'est grâce à vous que nous avons de la couleur sur la Terre.

Les étoiles se mirent à faire une jolie farandole autour du Soleil.  Elles le caressèrent avec douceur. Lui offrirent leurs plus magnifiques sourires.
Ces petites impertinentes allaient le faire craquer pensa-t-il. Et plus il les regardait, plus il se sentit fondre d'amour pour ses soeurs les étoiles. Il ne résista  pas plus longtemps à la supplication...
- Allez, rentrez chez vous. Demain matin je serais au rendez-vous. C'est donc pour tous les enfants de la terre que
   je continuerais de briller. Je vous réchaufferais, et je ferais sortir les couleurs.
Pris d'une joie sans borne il se précipitèrent pour étreindre le soleil.
Mais celui-ci les arrêta, en les sermonant. Comment peut-on embrasser le soleil sans se brûler. ?
Oui, c'est vrai. Qui a jamais embrassé sa majesté le Soleil ?

Ils dévalèrent la montagne tout remplis de joie. Ils firent exploser celle-ci durant le retour. Tous les chemins traversés, ils crièrent la bonne nouvelle.
Leurs parents les accueillirent avec une grande inquiètude. De nombreux jours étaient passés depuis leur départ.
Ôn ne les gronda même pas.
Ils gardèrent leur secret. Ce serait une surprise pour tout le monde...

Le lendemain, les premières lueurs du jour levèrent le crépuscule. L'aurore dit bonjour à la nature.
Tous les enfants du monde attendaient cette nouvelle naissance. Les minutes leurs parurent longues. Interminables.
Quand tout à coup, au dessus de l'horizon, le premier éclat fit son entrée. Puis un second.
L'astre du jour commença son ascension. Tous ses feux scintillèrent à l'unisson. Tel un rubis, le rouge s'imposa autour de sa Majesté. Ses facettes précieuses lancèrent d'éclatantes perles colorées. Puis le soleil couru sur les courbes de la chaine montagneuse. Il s'embrasa. Tel un feu, il lècha l'espace parcouru.
Jamais de mémoire d'enfant ils ne virent de plus beaux dégradés.
Ils leurs sembla même que le soleil leur fit un clin d'oeil. Ils rirent vraiment de cette absurde pensée.

Toute la végétation offrit ses verts et ses fleurs. Les rivières, les lacs et les mers prirent la teinte des bleus et des turquoises les plus purs. Savoureuse nature. Tous les animaux de la Terre dansèrent d'un bonheur retrouvé.
Mille lumières scintillaient sur la planète. Sa beauté en semblait rehaussée. On organisa une grande fête, en tout lieu.

Depuis ce jour là, les enfants semblent avoir des larmes dans les yeux dès qu'ils sourient. Leur regard a ce petit pétillant du diamant. Il éclate d'une eau qui réfléchit la lumière. Même la plus petite.
Toutes les étoiles du ciel sont entrées dans leurs pensées.
Lorsque vous verrez un enfant le regard lointain, le sourire dans les yeux, c'est qu'il a du soleil plein la tête.
Un enfant plein de soleil dans la tête, c'est du bonheur pour son enfance.

Doucement. Ne bousculez pas les enfants. Soyez doux, autrement le soleil quittera ses pupilles.
Car sa Majesté n'aoublie pas que c'est grâce aux enfants qu'il a consenti à revenir...
Le sourire d'un enfant, c'est l'éclat de la lumière.
Ne leur volez pas leur soleil. Ils sont si magiques lorsqu'éclatent les rayons du bonheur.



par sonja publié dans : Contes... racontes...
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mardi 8 janvier 2008

45343.jpg

Tout est plongé dans le voile sombre d'heures qui ne semblent pas vouloir finir. 
Qui a ainsi éteint le ciel ?
Le sommeil s'est éloigné. Il a suivi le soleil parti vers d'autres horizons. Il aurait voulu le retenir encore un peu. Lui demander des heures supplémentaires. 
Voilà le sommeil bien embarrassé, par cette heure avancée, qui a pris le pas sur une nouvelle journée.
La voute céleste égrène le temps qui passe,  avançant impertubablement.
Par quelle malice inventée, le temps a-t-il retenu le sieur sommeil ?

Un léger mouvement... une brise douce... des pas aériens... Madame la nuit, dans sa robe noire, piquée d'étoiles de toutes les couleurs, avance pour répondre à l'impertinent qui ose se plaindre.
Que dites-vous monsieur,  ma personne vous ennuie ?

Le sommeil, ainsi interpelé, se retourne tout impressionné. La belle dame scintille à chaque mouvement.
Elle semble flotter au dessus de lui. Il se demande si par le rêve il ne vient d'être terrassé, avant de ne pouvoir s'endormir. Cette apparition le fait bafouiller une inaudible excuse.
Mais bien vite réplique que son esprit est pris dans le tourbillon de l'insomnie. Qu'il n'arrive plus à voyager dans les bras de Morphée. Il aime rêver, et il aurait bien voulu qu'on l'aide à plonger dans le royaume des fées. Mais rien n'y fait, on s'attarde à vagabonder en pensées.

La fatigue n'est parfois pas raisonnable, elle laisse libre court aux émotions de toutes sortes.
Voilà que même la nostalgie s'est assise dans un coin de la chambre. 
Comment voulez vous que je me repose, si tous ces regards, sur moi se posent, demande-t-il ?
Voilà que le "jeune" souvenirs, à la conversation se mêle. Il pense que l'heure est propice pour une balade à deux.
Mais qui viendra encore s'allier à ces deux là ?
Pauvre monsieur sommeil ! Il ne sait plus où donner de la tête. A ce petit jeu là, il aura la journée mauvaise...

Dame nuit a une idée. Elle avance dans sa robe vaporeuse, avec la délicatesse d'une plume. Sur son passage, la lune s'écarte, les nuages lui laisse la place. Derrière elle des étoiles elle laisse.
Elle s'assoit prêt de monsieur sommeil très intimidé, pour lui murmurer son idée.

Voulez vous cueillir avec moi les minutes accrochées dans les coeurs épuisés, et les installer sur les paupières qui ne veulent se fermer ? Votre fatigue est si petite en comparaison.
Un peu de vertige s'empare de sieur sommeil, qui accepte avec empressement.
Sans relache, l'âme en tumulte, il aide la dame si belle dans sa robe nuit.
Mais le temps passe, à jouer avec son esprit...  
Le sieur sommeil oublie que très bientôt la nuit disparaitra comme elle est venue. Dans le silence qui surprend, elle se dissoudra.

Les premières lueurs du jour colorent l'espace. Les arbres, les chemins, les formes qu'on ne reconnaissait plus, imposent leurs silhouettes. Quelques étoiles trainent encore dans le firmament... juste une poussière de robe s'éloignant avant que le jour ne surprenne la belle dame qui s'est envolée.
Le sommeil à perdu la notion du temps. Il se retourne juste un instant, pour voir disparaitre la nuit. Elle lui semblait trop longue, lorsqu'il méditait sur son triste sort. 
Le voilà éprouvant un brin de regret, au moment où il disparaissait à son tour, dans les bras de Morphée.

 

634679.jpg

par sonja publié dans : Contes... racontes...
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 4 janvier 2008

ruelles-cadiz-espagne-532647968-880004-copie-1.jpg


Pepito est heureux aujourd'hui. C'est jour de marché dans la ville voisine. 
Avec sa maman, une fois par mois, ils ont l'habitude d'y aller faire provision de légumes et de fruits. Mais ce sera aussi une journée où ils déhambuleront dans les ruelles de la grande ville. A l'heure du repas ils se poseront dans un bar-restaurant pour y déjeuner. 
C'est le jour des rencontres aussi. 
La tête en ébulition, il se dépêche de faire sa toilette pour vite courir dans le jardin, et dire bonjour aux oiseaux venus chanter leurs premiers couplets. Une fois dehors, il a un regard douceur, pour la nature généreuse autour de lui. 
Il se plante sous son arbre d'où s'échappent les premières trilles . Quelques moineaux s'envolent, surpris par une si grande animosité matinale. Mais bien vite, l'arbre est le refuge des passereaux qui savent que leur fougueux ami ne sait pas être discret. Quelques uns parmi eux, s'approchent au plus près.  Les miettes et graines qu'il apporte, ne sont jamais de trop. 
Et puis, cet enfant bavard leur raconte des histoires qui se mélangent. Ils ne se lassent de son babillage.
Les premiers rayons se sont déjà bien accrochés à la végétation. Au dessus de la forêt deux rapaces sont à l'affut, se laissant parfois glisser, façon  planeur. Ils semblent jouer avec la brise venu de la mer. 

Ses amis sont eux aussi réveillés, ils doivent surement chasser, dissimulés entre fourrés et feuillages. Il peut aussi deviner l'âne paissant dans le champ voisin. Il ne pourra pas aller à leur rencontre en cette journée particulière. 
Il aperçoit la mer si tranquille, qui scintille sous un soleil qui ne manquera pas d'être chaud d'ici peu. 
Il promène son regard sur les fleurs et les plantes qui l'entourent. Sa mère prend grand soin de son jardin. Les parfums qui s'en dégagent viennent un peu chatouiller son odorat. Des insectes bourdonnent au dessus des corolles ouvertes. Ces premiers avions à pattes semblent hesiter entre une fleur ou une autre. Certains s'engouffrent parfois, dans les coeurs colorés.
Son village est presque en somnolence à cette heure ci. Seuls les plus agés vaquent déjà à leurs occupations. Certaines voisines lancent un premier regard sur leurs potagers ou sur la rue qui descend ou monte. 

Dans peu de temps, ces messieurs d'un autre age se réuniront sur la place du village, autour de la fontaine. Ils s'emploieront à partager des discussions qui ne semblent jamais finir.
Pepito sourit à cette seule évocation, car il les compare à ses oiseaux, qui ont l'air eux aussi d'avoir toujours quelque chose à dire.
Ce sera l'heure où quelques enfants iront chez le boulanger pour acheter le pain de la journée.
D'autres, tout comme Pépito, seront à l'arrêt de bus, attendant le car qui les conduira à la ville.
Ce jour là, la place du village ressemble à une vraie ruche. Les gens peu matinaux d'ordinnaire, seront presque tous à occuper leurs premières heures. Il faut dire qu'on ne va pas tous les jours au marché, ni dans la grande ville.

Dans le bus qui les emportent, Pépito et d'autres enfants, s'amusent et pépient joyeusement. Les arrêts sont nombreux, même s'il n'y a qu'une vingtaine de kilomètres qui les séparent de la grande ville. Les places sont toutes prises à présent. On se serre même un peu. On pose son panier là où on peut. Les enfants manquent un peu plus d'espace, mais qu'importe, l'essentiel sera d'arriver au but.
Tout le monde descend. On est arrivé.
Pépito et sa maman s'enfonce dans les rues encore bien solitaires. D'ailleurs, tous les marchands n'ont pas  étalé leurs produits. 
Le café quand à lui, accueille déjà tous ceux qui aiment à se réunir autour d'une table. A l'extérieur, on parle entre amis. La terrasse est déjà installée pour le repas du midi.
On se croirait un jour de fête, tant l'animation est importante dans ce coin de rue, qui n'est tout de même pas au maximum passants. 
On salut une connaissance. Une amie. Des voisins.  Des minutes prises au temps, pour échanger des souvenirs ou les dernières nouvelles de quartier.
Pépito goûte à toutes ces poses. Puis on continue la visite de magasins en magasins. Un vrai plaisir pour sa mère qui semble toujours découvrir les belles choses qu'on offre aux regards des passants. Vitrines qui débordantes de produits. Pour Pépito c'est aussi un plaisir que ces balades d'un autre genre. Il ne sait plus où poser ses yeux tant il y a à voir.

Les voilà de retour au marché, à présent envahi par les ménagères, les couples, les jeunes, les enfants... une masse encore fluide, mais qui ne cesse de prendre d'assaut les étals. On parle fort et haut. On crit son produit frais. La bonne humeur voyage entre tout ce monde venus pour acheter, ou se balader seulement.
Sa mère lui fait ses dernières recommendations avant que Pépito n'aille rejoindre d'autres enfants.
Ils se tiennent devant deux portes de maison, là où ils ont de la place. Ils jouent ou discutent. Voilà Pépito qui se mélange à eux. Il reçoit un accueil chaleureux. La joie générale impose des rires et des petites bousculades d'enfants joueurs.
Ils en oublient même l'heure, tant il fait bon se retrouver ensemble. 
Et puis peu à peu, chacun d'entre eux s'échappent avec leurs parents. Il est déjà plus de 13 heures.
Avec sa maman, voilà Pépito installé sur la terrasse du bar-restaurant. Il n'est pas le seul enfant, ce qui met de l'animation enfantine, de tables en tables. Certains se rejoignent pour une nouvelle discussion. Intarissables enfants qui aiment à se retrouver.
Un repas assez mouvementé le jour de marché, car même les adultes ressemblent à des enfants. 
Deux bonnes heures à table, avant de reprendre le bus.
On quitte ceux qui rentrent en voiture, ou qui habitent ailleurs. Mais on retrouve tous ceux qui s'embarqueront sur le même navire.

C'est une belle journée pense Pépito. Arrivé sur la place de son village, il a l'impression que tous ceux qu'il a laissé le matin même autour de la fontaine, et sur le pas des portes, n'ont pas bougé.  On s'apostrophe. On interroge. Les gens d'ici veulent toujours savoir ce qui se passe dans la grande ville. Les papies plaisantent là dessus. Leurs regards pétillent de malice, à la seule évocation de ce qu'ils appellent "la capitale"...
C'est sur un dernier rire qu'avec sa mère, Pépito remonte jusqu'à sa petite maison, haut perchée.
Revenir chez lui est toujours un plaisir intérieur. Il aime retrouver ses repères. Son banc sous son arbre. Ses amis. 

Il change de vêtement, puis court vite retrouver son ami l'âne pour lui raconter tout ce qu'il a vu. Tout ce qu'il a fait. Tout ce qu'il a entendu.
Son ami, content d'être l'objet de toute son attention et de ses effusions, le laissera parler, sans jamais l'interrompre.  Ils regarderont  ensemble l'horizon, du côté de la mer. Ils écouteront la nature. Se laisseront bercer par leur tendre réunion. Leur yeux brilleront comme les étoiles. 
C'est alors que Pépito demande à son ami s'il peut lui donner un nom avant de le quitter.
C'est ainsi que l'âne devient "Esty". Le corbeau Tomy. Le lapin Cola. La belette Miel et le renard Filou.

Satisfait de sa trouvaille, Pépito caresse une dernière fois Esty, avant de s'éloigner en courant vers sa maison. Il promet à son ami de revenir le lendemain.
L'âne le voit filer vers le village, tout en pensant que voilà une petite comète d'enfant, qui l'amuse beaucoup....

 

bars-et-restaurants-hommes-valencia-espagne-1005102780-1082041.jpg

par sonja publié dans : Contes... racontes...
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mardi 4 décembre 2007

renards-france-1266215302-1094673.jpg


corbeaux-autres-animaux-lyon-france-5341150165-952244.jpg


Seul sur sa dune, un peu à l'écart de la plage, Pépito regarde les nuages qui marchent. Ils ne semblent pas préssés de quitter la ville. 
En voilà un qui ricane dans sa grosse tête de hérisson. Une soucoupe volante la suit. Toute blanche. Cotoneuse. Pépito rit. Le défilé continu tout là haut dans le ciel. Une baleine pousse un chat... il est tellement à son jeu d'images, qu'il n'entend pas son ami s'approcher de lui. C'est sa respiration tout contre son cou qui le fait se retourner brusquement.

-  Que fais-tu Pépito ?

- Je regarde passer de drôles d'animaux, et de choses, répond-il à l'âne. Les nuages s'amusent à déssiner 
   des formes.

-  Vraiment ? Tu as des visions mon pauvre ami...

-  Bien sur que non ! C'est toi qui a besoin de laver tes yeux. Tu verrais de jolies choses si tu levais ton nez, au 
    lieu de l'avoir toujours à regarder ton herbe.

Vexé, l'âne tourne le dos et regagne d'un sabot rapide, sa forêt aux reflets colorés.
Boudeur, Pépito observe ces bateaux qui s'éloignent vers le large. Il les suit, tout en se disant qu'après tout, c'est l'âne qui était de mauvaise hmeur. Il essaie de s'échapper avec sa tête, mais ses pensées le ramène toujours vers cette stupide querelle. Il constate que sa journée a mal commencé par la faute de son ami.
Les nuages continuent de se dérouler. Le soleil caresse le sable doux. La mer scintille sous les rayons ardents de ce mois d'août. Son village semble endormi sous le couvert de son drap blanc éclatant.
Derrière lui il sent la fraicheur de la forêt si proche. Il devine ses ombres et ses reflets.
Il soupire profondemment en pensant que la vie est belle lorsqu'on ne la gache pas avec des disputes inutiles. Il se demande comment faire pour effacer les instants précédents.
C'est alors qu'un renard s'installe auprès de lui. Suivi de peu par la  belette. Ils le sentent tendu et un peu triste. Ils l'interrogent, quand tout à coup se pose le corbeau. Il leur raconte sa mésaventure, avec un brin de mauvaise foi dans le ton.
Ils l'écoutent sans l'interrompre. Arrive alors leur ami lapin qui veut tout savoir lui aussi. On répéte la mésaventure. On s'anime. On s'embrouille dans l'explication. Enfin, on arrive au bout de l'histoire.
Ils savent que l'âne est têtu, que de simples excuses ne suffiront pas. Pépito quand à lui, ce petit d'homme, son orgueil le retient encore. Il fallait donc trouver une astuce.
Nos quatre animaux réfléchissent...

-  Et si on faisait un jeu leur dit le corbeau ?

-  Sans Pépito, ni notre compagnon l'âne, demande l'un d'eux ?

-  Bien sûr que non ! On va inventer un jeu qui apportera une solution à leur problème. On les fait jouer 
    séparement, afin qu'ils se retrouvent pour l'accolade de l'amitié.

Ils se tournent vers Pépito toujours dans ses pensées, pour lui expliquer les règles du jeu. Ils s'enfoncent ensemble, pour retrouver leur compagnon. Le voilà entre deux arbres, broutant avec gourmandise quelques herbes bien grasses. Il ne lève même pas la tête lorsque les pas de ses amis approchent.
Pépito se tient à distance. Il préfère observer de loin. Il garde le silence.

-  Bon, dit la Belette, nous avons un jeu amusant en tête.
   Pépito et toi aurez bien à faire à regarder autour de vous, pendant que nous irons à la chasse aux lettres 
   magiques que nous devrons rapporter.

-  Vous resterez donc ensemble dans un endroit que vous aurez choisi continue le renard.

-  Chacun de vous se tournera le dos, fini le lapin...  afin de cueillir des images différentes.
    Il nous en faut quatre. Deux chacun !

Les voilà donc partis, laissant nos deux boudeurs à leurs recherches d'images natures. 
Ils s'éparpillent dans une dernière bousculade joueuse. Ces coquins s'évadent en plumes ou en poils.
Ils soulèvent des pierres, fouillent l'herbe haute, écartent un tronc gênant... il faudra faire le ménage de la forêt après leur passage, si ça continue...

Pépito et son ami, songeurs, regardent autour d'eux, car ils aiment jouer. C'est plus fort qu'eux.

Entre deux feuilles frémissantes, un rayon a tracé son éclat diamant. Il bouge un peu, lorsque la lumière se déporte légèrement. Des facettes cristal bougent et se dessinent. L'âne y voit les yeux de Pépito qui pétillent , lorsqu'il rit.

Une coccinelle se pose sur la main de Pépito. Elle marche avec une gracieuse délicatesse. Elle ouvre ses ailes qu'elle semble secouer. Il y voit deux oreilles. Une amusante impression lui vient à l'esprit. Son ami baissant sa tête, pour venir lui caresser le ventre, avec ses longues oreilles.

Tel un cerf volant, un hibou pénétre sous les grands arbres, avant de s'installer sur sa branche. L'âne voit sont ami Pépito venant à sa rencontre, les bras écartés, pour l'embrasser sur son front poilu.
Tendre geste du petit garçon, pour qui il s'est pris d'affection.

Prêt de lui, un tronc creux se met à bouger. Pépito se demande quel animal va en sortir. Tout d'abord, il ne distingue pas ce qu'il y a sous cette boule de peluche rousse. Puis, un tout petit animal, à l'oeil vif, poussant du museau une noisette aussi grosse qu'une bille, le regarde avec curiosité. L'écureuil reprend sa course.
Pépito semble y voir son ami, donnant des coups de museau sur son ballon, lorsqu'il joue avec lui. Que de jeux partagent-il...

Tout deux de demandent pourquoi ils se sont fachés. Se souviennent-ils même de la raison du différent  ?
Ils se retournent en même temps... prêt à s'interroger. C'est le moment que choisissent le corbeau, le lapin, la belette et le renard, pour entrer dans la danse. Tout contre eux ils serrent une lettre de l'alphabet.
Timidement, Pépito et son ami, s'approchent du groupe. Nos deux fachés plus très fachés, tirent les deux lettres qu'ils devront retourner et rassembler, après qu'ils auront raconté les images recueillies autour d'eux.
Ils se racontent, avec une certaine émotion dans la voix. Chacun revit les instants de ces souvenirs que la nature leur a projeté.
Ils s'approchent encore plus prêt, pour coucher sur le sol, les lettres qu'ils tiennent contre eux. Les retournent, puis les mettent dans le bon ordre. Le mot "PAIX" se dessine. Ils se regardent et se sourient.
Ils n'ont pas besoin de phrases pour s'étreindre du regard.
Ils pensent qu'ils ont été bien sots de s'être emballés pour une petite chose.

Aucune guerre n'est profitable, ni même morale, pour qu'on soit dans l'obligation de la commencer, pensent-ils.
La fureur et la haine rendent laid. En plus, elle sépare même les amis de toujours...
Rien ne vaut un tel sacrifice.
Ils se promettent de ne plus faire leur mauvaise tête.

Nos cinq amis ont décidé de porter un nom, afin que Pépito puisse les nommer. Ils lui soumettent l'idée. Accord sur toute la ligne. Ce nouveau pacte signé sur leur coeur "amitié", ils se quittent sur un dernier regard chaleureux. 
Pépito doit rentrer, mais il leur promet de revenir le lendemain.


belettes-france-1389564013-1107297.jpg

 

 

par sonja publié dans : Contes... racontes...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 3 décembre 2007

ruelles-autres-individus-perou-4271814228-882981.jpg

Pepito a fini son petit déjeuner.
Il n'a qu'une hâte. Sortir à la rencontre de ses amis.
Sous l'oeil amusé de sa maman, il dévale la pente de la rue. 
Le soleil est déjà haut dans le ciel. 
Depuis la hauteur de ses sept ans, il file aussi vite qu'il le peut. Les ruelles ressérées de son village semblent s'écarter sur son passage. Le voilà sur la place où se retrouvent Paquito et Juan discutant allègrement des dernières nouvelles. Le boucher, depuis le pas de porte de son magasin, interpelle ses amis qu'il invite au café. Autour du jet d'eau, sur la murette qui l'entoure, les vieux tiennent conférence. Ils rient de leurs plaisanteries. Pépito est heureux. Il aime sa petite ville où tout le monde se connait.
L'arôme du café se propage de rues en rues. Il faut dire que de ce côté ci du pays, on ne se lève pas très tôt. Les habitants font ce qu'ils peuvent. Car ils aiment vivre tard dans la nuit. Forcèment, on commence à bouger assez loin après le lever du soleil. Mais les couchers de soleil, on y assiste volontier...

Voilà notre Pépito trottinant du côté des dunes. 
La mer s'étale nonchalante. Paresseuse. Elle s'est vêtue de turquoise et de tranquilité.
Aujourd'hui, Pépito a en tête le jeu que ses amis lui ont promis. Comme il est pressé de savoir ce qu'ils ont inventé. Il contourne le terrain où se réunissent les grands et file jusqu'à la forêt proche. De là, lorsqu'il se retourne il peut observer son village resplendissant de blancheur. Il sourit de ce clin d'oeil rapide...
Il s'enfonce plus en avant. Le voilà dans le pré où se trouve l'âne son ami. Celui-ci lève légèrement sa tête. Il laisse son repas pour accueillir Pépito qui, de ses deux petites mains entoure le cou de son ami.  Avec complaisance, l'âne se laisse conter l'affection du petit garçon.

-  J'ai cru que tu ne viendrais plus ce matin.

-  Tu sais bien que nous avions rendez-vous, répond Pépito. Et je me suis dépêché !
    Les autres ne sont pas encore arrivés ?

-  Tiens, quand on parle du loup... on voit la queue du renard.

-   Hola ! vous deux !

Notre gracieux renard, parure rousse au vent, fier et beau, se pose devant les pattes hautes.
Aussitôt, on entend le froissement du feuillage des feuillus les plus bas. Un fin museau sort de la profondeur verdoyante. Deux petits yeux malins se fixent sur nos quatre compères. Dame belette est prête pour une conversation animée, que la voilà interrompue par un croassement. A tire d'ailes, maître corbeau s'équilibre sur sa branche dénudée. Il salut bien bas la compagnie.
Un véritable jacassement fuse, dans un vrai désordre. C'est à celui qui prend la parole le premier.
Voilà que tout à coup, sous leurs pattes, chacun perçoit des coups sourds et répétés.
Comme un seul homme... enfin... presque... d'un seul mouvement, les voilà cherchant le trouble fête.
Ce n'était que l'ami lapin, que tout le monde avait oublié dans la confusion générale.
Quelle grande assemblée ! Les voilà tous réunis.
C'est notre corbeau qui prend la parole. Mais bien vite, maître renard lui demande de faire silence.
Ces deux là, depuis que monsieur de la Fontaine les as surpris jouant au plus malin, ils ont toujours une manière bien à eux de s'interpeler. 
L'ordre ayant été rétabli, sur leurs arrières trains accroupis, ils font connaitre les règles du jeu à Pépito.

C'est notre âne qui en explique les grandes lignes.
Chacun d'entre eux doit aller à la recherche d'une lettre perdue dans la forêt. Pas n'importe laquelle bien sur.
Cinq lettres qui écriront un mot.
Mais avant, Pépito devra penser à un voeu qu'il voudrait réaliser. C'est donc lui qui détient la clef du mot. La combinaison sera donc apportée par nos amis les animaux. Et le petit garçon ne pourra ouvrir la porte d'accès à son voeu, qu'avec cette combinaison.

-  Pendant que nous irons à l'assaut de chaque recoin de notre forêt, tu te postera sur l'une des dunes. Sur le 
   sable tu disposera le dessin de ton désir le plus cher. 

Nos cinq amis s'enfoncent dans la forêt dense, à la recherche de leurs lettres. Puis ils se séparent et usent de leurs flairs ou de leurs oreilles pour retrouver les éclats de leur futur trésor.
On fouille dans les fourrés, on écarte des branches, on soulève délicatement un buisson de ronces. 
Ils ont l'air de vouloir déménager la forêt. Ailes déployées le corbeau observe depuis les hauteurs, les espaces oubliés.

Pendant ce temps, Pépito assemble ses mottes de sable. Il dessine les continents. Avec des brindilles qu'il a trouvé autour de lui, il commence à délimiter les pays. Les terres lointaines commencent à prendre forme. Même son pays, il l'entoure par les frontières qui le sépare d'autres terres. Que de limites... Il a peut être même oublié quelques pays. Tant pis, il ne connait pas toute la géographie encore. Et sa mémoire n'est pas aussi vaste qu'on pourrait le penser. D'ailleurs, il a un peu de mal à imaginer que de l'autre côté de la terre, d'autres enfants y vivent. Mais il voudrait bien les connaitre.

Voilà que maître corbeau s'approche avec dans son bec une jolie lettre "or". Dame belette fonce comme un lezard. Entre ses dents emprisonne son "e", couleur ciel. L'âne trotteur, le renard, le lapin, tout essoufflés, rejoignent l'équipe des chercheurs. Vert, rouge, blanc... en couleurs, les lettres s'invitent sur le sable. Il faut composer ce mot qui permettra le temps du jeu, de matérialiser le rêve de Pépito.
Les lumineuses lettres, sur ses continents il doit les déposer.
Un large sourire prend son visage, puis son regard. La signification, il la connait déjà...
En coeur, ses amis lui demandent de matérialiser son voeu, sur son dessin. Ses cartes alors, perdent ses frontières, car il ote peu à peu chaque batonnet.
Un seul  mot peut faire disparaitre miraculeusement les frontières. Il lui saute aux yeux. Il étale les lettres qui se suivent, les faisant chevaucher sur tous les continents.
Ils sont heureux du résultat.
Alors l'âne, le renard, la belette, le corbeau et le lapin, exécutent un pas de danse très amusant. Ils invitent Pépito à entrer dans le cercle joyeux. Au centre du mouvement formé, la carte du monde s'étale à leurs pattes... et pieds. Un mot allume le sable chaud, qu'ils invitent à la fête. Il se nomme : "AIMER".

Partout, les enfants du monde rêvent de réaliser l'un de leur joli secret. 
Quel est le tien ?
En confidence... dit le à Pépito et à ses cinq amis. Pour toi, ils iront chercher les lettres qui t'ouvriront les portes de leur forêt magique.



1073180.jpg

 

anes-autres-animaux-les-cyclades-grece-6105920673-920272.jpg

par sonja publié dans : Contes... racontes...
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Nous sommes le:

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

créer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus