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Mercredi 5 septembre 2007

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La mer Egée ! Un joli nom qui nous parle de soleil. 
Les Cyclades et ses iles aux noms qui chantent. Le plaisir de les prononcer... Mikonos, Milos, Santorin, Tinos, Amorgos, Folégandros, Sifnos, Paros, Naxos.
Dans ces îles on fait des rencontres un peu étonnantes. Un félin ! 
Ces occupants de la Grêce, qui se repaissent de soleil et de liberté. Repliés sur eux même et ronronnant, ivres de chaleur. Hors du temps, dans un espace magique. Leur milieu naturel, dans une totale liberté. Ils en deviennent fascinant. 
Voilà un reportage que les amoureux des chats risquent d'aprécier...

On peut dire à juste titre, que les Cyclades appartiennent aux chats et depuis longtemps.
Le photographe Hans Sylvester les regarde vivre depuis tant d'années. Il fixe leur faits et gestes sur la péllicule.
Il éprouve une grande attirance pour l'animal. Si bien qu'il se contente de les observer, de leur parler. Il ne les touche jamais. De peur qu'ils ne perdent leur spontaneité.
Le reporter qui a voulu aller à la rencontre du petit félin nous livre ses impressions...

C'est dans les dédales des petites villes accrochées à flanc de falaise, qu'il a pu constater que les chats sont bien là. Toujours maîtres des lieux, bohèmes, omniprésents, ils se sont appropriés le territoire des hommes. Là où seuls les mulets étaient sensés poser leurs pieds agiles. Dans les ruelles, leurs escaliers, leurs terrasses et leurs coupoles, savant enchevêtrement, les chats sont chez eux. On dirait presque que ces villes ont été conçu pour leurs moeurs, leur amour de la liberté et leur repos. Leurs cités, peintes de bleu, d'ocre et de blanc, profile la silhouette ronronnante de leurs hôtes.

Amorgos, l'île des champs de blé, des oliviers tapis au creux des vallées à l'abri du vent. Aussi loin que porte le regard, les chats occupent la place.
Ils arpentent paisiblement les ruelles vers le haut du village, bondissent d'un toit à l'autre, font le guet devant une porte close.
On peut imaginer le regard du passant, sur une chatte écaille de tortue. Couchée de tout son long dans une flaque d'ombre, elle donne la tété à quatre bouches voraces.
 A  l'abri des regards, deux matous rouquins baillent à qui mieux mieux.
A Amorgos, le mot d'ordre est la sieste. La trêve de l'après midi où communient hommes et chats. Ventres en   l'air, échines en arc de cercle, pattes recourbées sur le museau. D'autres plus loin, sont étendus sur le sol en quête de fraîcheur. La queue en point d'interrogation, la moustache au repos. 
Sans doute votre propre chat vous offre lui aussi de telles images...
Cyclades, l'échiquier des chats. Celui des hommes aussi. Mais chacun pour soi. Les chats ne sont pas dans les maisons. Ils dorment dans les granges, les cabanes en ruines abandonnées. Un consensus tacite.
Leur uniqque raison d'être ce sont les souris.
Pour les Grecs, la présence des chats est inscrite dans l'ordre des choses. Comme le vent, la mer. Ils font partie du paysage.
Sur la jetée de Katapola, les rencontres entre les espèces se jouent autour du poisson. Dans les odeurs d'algues et de marée, sur la pierre encore fraîche de la nuit. Dans les ports, quand les ombres se retirent, avant même le retour des bateaux de pêche, les chats sont là qui se groupent, assis au bord des quais.
Les poissons abimés dans les mailles des filets seront pour eux. C'est la tradition. Ils le savent et attendent.
Pêcheurs et marins n'ont pas oublié leur dette vis à vis des chats, embarqués pendant des siècles sur les navires pour protéger les cargaisons. D'où d'étonnants metissages de poils et de couleurs dont témoignent les chats des Cyclades, venus jadis d'Egypte, de Perse et d'Afrique du Nord, de Syrie, et même de Turquie.
L'envers du Paradis à présent.
Quelques îles des Cyclades avaient échappé dans une certaine mesure, au grand flux des visiteurs d'été de Mikonos. Certains nouveaux habitants des îles, souvent d'origine allemande ou anglaise, nourrissent quelques protégés. Des vétérinaires se sont installés. Des campagnes de stérilisation et de vaccination commencent. 
Les Grecs avaient choisis de laisser faire la nature. Les amoureux de la Grêce ont modifié la donne. Leur règne sauvage entre ici dans une nouvelle phase.

Mais ce que l'on peut voir encore aujourd'hui, lorsque la mer ne recouvre pas les rochers, ce sont les chats cherchant de petits crustacés. Sautant de roche en roche. La mer basse leur offre un nouveau champ d'investigation.
Certains matous ont des moustaches d'exception. Suradaptées à la détection du poisson, ces vibrisses sont des radars performants.
Les chats chassent les souris, et les pêcheurs leur offre du poisson. Les sardines font le bonheur des félins. Le chat des Cyclades sont les maîtres du farniente. Capables de trouver le repos à toutes heures du jour ou de la nuit, dans des lieux les plus invraisemblables. Tout leur convient pourvu que leur position soit stratégique. L'important est de surveiller d'un oeil ce qui les entoure. Le moindre changement de son territoire, comme de son environnement sonore, l'alerte. Il se redresse, prêt à fuir.
Plus paresseux que d'autres, les chats du soleil ? Ce n'est qu'une impression. Tout chat dort en moyenne seize heures par jour, par périodes fractionnées. Comme chez l'être humain, les phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal alternent. Privé de son activité onirique, il meurt.
Accordons donc à nos petits félins, le droit aux rêves. Ne les dérangeons pas !
Sur l'île, lorsque la vie devient dure, à la mauvaise saison, pour eux, la sieste devient un échappatoire.
Les chats noir et blanc, ou roux sont plus nombreux que les chats blancs qui restent une exception. Ces derniers supportent mal le soleil. Plus que les autres chats, ils préfèrent l'ombre à la lumière.
Chats du soleil ou chat d'appartement, ces félins ont la liberté rivée dans leur mémoire.
Quel que soit le lieu de son habitation, le chat a besoin d'espace. D'un territoire bien à lui.
Amical et doux, mais indépendant. Maître des ses envies. Lui seul décide s'il veut une caresse, ou s'il la refuse.
La grâce du félin, sa délicate souplesse, la fierté de son port de tête, il semble en jouer.
A nous de composer avec son tempérament.

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Après la Grêce...  une petite escapade du côté de la Turquie.
Rives du lac de Van. Allons à la découverte à présent, de ces chats amateurs de baignades.
Une nature au diapason par ici. Moins de 35°c en hiver, plus 40°c en été. Une amplitude éprouvante qui sévit sur un paysage chaotique de vastes étendues caillouteuses. Autant dire que les chats, à l'instar des hommes qui vivent dans ces condtions extrêmes, sont bâtis en force pour résister. Pour les hommes comme pour les chats, la vie est dure. Les plus faibles disparaissent.
Ces chats sont rarement malades. Ils ne peuvent pas se le permettre. Une morphologie puissante, de vrais montagnards. Ils gambadent aussi bien dans la neige qu'en plein soleil. Avides de la compagnie des hommes, mais, au printemps et en plein été, on les croise à 2000 mètres d'altitude, chassant par couples. En un clin d'oeil ils s'adaptent à la  liberté à l'indépendance. Dès que la température baisse, ils regagnent leurs maisons, à Van. A Van, les chats nagent. L'eau est leur élément. Etonnant n'est-ce pas ?
Le lac leur appartient. Aux embouchures des rivières, où l'eau est moins salée, frétillante de poissons argentés. Ils n'hésitent pas à piquer une tête, saisir un poisson, puis ils regagnet la rive. Pêcheurs sans aucun doute, ce qui ne les empêche pas de faire main basse sur quelque lièvre ou rongeur distrait.
Ils pêchent par nécessité, mais ils aiment l'eau pour de bon. 
Chez nous, ils perdent leur instinct aquatique. Ce qui ne les empêche pas d'aimer patauger. Certains même peuvent se précipiter sous une pluie battante avec plaisir.
Voir nager un chat est un privilège.
Bâti en athlète, le chat turc de Van ne semble pas souffrir du contact des gros galets qu'il arpente pour aller se jeter à l'eau. Pas plus qu'il ne se soucie de l'eau qui dégouline de son pelage. Un poil si lisse qu'elle glisse dessus, invisible.   Le dessous de ses pattes sont pourvu de touffes de poils qui font offices de palmes.
Il s'ébouriffe au soleil. Propre, sec et heureux de vivre. Amical envers les hommes, mais attention, un vrai lion ! Gare si deux mâles se retrouvent face à face ! Prêts à s'affronter pour un territoire ou une femelle !
Chez le turc de Van, ont sent une sauvagerie latente. Les turcs de Van ont su conquérir leur monde. Ils se pavanent chez les artisans, marchands de souvenirs ou de tapis fiers de montrer aux voyageurs, ce chat, symbole de leur région.
Nonchalamment allongés sur un kilim ou postés au coin d'une échoppe, les chats vous accueillent : puissants, bien charpentés,  conscients de leur prestance, d'une intelligence stupéfiante, leur poil soyeux est mi long en hiver et court en été.
Les turcs de Van ne courent plus les rues, à l'inverse de l'angora turc partout présent à travers cet immense pays.
Petit à petit, les chats ont été enlevés par des voyageurs tombés amoureux de leur beauté. Il y a une trentaine d'années, avant que la loi ne l'interdise, c'était fréquent. Tous blancs comme neige. Souvent les yeux vairons, un oeil bleu, l'autre doré. La plupart sont sourds, comme tous les chats blancs. Notamment du côté de l'oeil bleu.
Le turc de Van le plus connu, blanc avec la casquette et la queue rousses, qui se reproduit avec parcimonie a disparu de la région depuis 25 ans. On ne le voit plus qu'en Europe et aux Etats Unis.
Une autre surprise attendait notre reporter en Turquie. Il s'est rendu compte qu'il y avait aussi des chats à type européen. Des tigrés, des noirs, des rouquins.
De braves chats de gouttière qui laissent penser que les chats d'Egypte, d'Afrique du Nord et de Syrie sont parvenus jusque là et se sont accouplés avec des angoras. Les chats du soleil se sont mélangés avec grâce, parce que l'homme en se déplaçant les a entrainé à sa suite.
L'angora turc, comme son nom l'indique, est originaire d'Angora, aujourd'hui Ankara.
On peut croiser l'angora turc aussi bien dans les ruelles et sur les quais d'Istambul qu'à Ankara.
Voyageant en compagnie humaine à bord d'une carriole menée par un boeuf  ou un cheval.
Les amoureux du chat du soleil garderont une vision difficile à oublier. 
Alors, à quand votre escapade du côté de la Turquie ?

Approcher les chats libres de Turquie et de Grêce demande patience et discrétion.
En attendant vos prochaines vacances du côté de ces pays fabuleux aux multiples paysages... vos compagnons, proches de vous, n'attendent qu'une seule chose : une caresse. Pour le plaisir de leur féline compagnie, ne vous en privez pas....

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Par sonja
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Mercredi 12 septembre 2007

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Brouillard du matin.
Ceux qui s'y aventurent le savent. Le brouillard qui voile le paysage au petit matin annonce souvent une journée lumineuse. Il se forme la nuit dans les plaines et vallées où coule un cours d'eau et se dissipe pendant la matinée, quand les rayons de soleil réchauffent l'atmosphère. Son apparition est liée aux anticyclones.

Dans la brume, les hommes perdent leurs repères et tendent à s'immobiliser. Les prédateurs guidés par leur nez s'orientent dans un monde où la vue importe peu.
Dans ce reportage, nous allons à la rencontre du grizzli, connus pour leur odorat exceptionnel (300 fois supérieur au notre), préfèrent pister leurs proies par temps brumeux. Les odeurs portées par l'humidité de l'air leurs parviennent alors avec plus d'acuité.
Sue Consolo Murphy, scientifique, a arpenté le pays des ours et des pumas, des bisons et des loups, dans les hauteurs du Wyoming. Par tous les temps. Jour et nuit. Une année de découverte et d'observation. Comme on aurait aimé faire nous même... Dans cette région la nature sauvage et à son paroxysme. 
De plus, elle a élucidé une enigme. C'est en reconnaissance dans l'arrière pays, qu'elle a finalement trouvé les immenses troupeaux de wapitis. Disparus depuis quelques semaines, désertant les prairies alpines des pentes montagneuses,  ils étaient réunis au fond d'une vallée. Ils étaient plus d'une centaine ainsi rassemblés cachés sous un épais manteau de brouillard. Les volutes cotonneuses dissimulaient en partie leurs contours. Ils étainet venus là exprès, pour respirer la fraicheur que procure le brouillard. Une stratégie encore ignorée du monde sicientifique, il y a quelques années.
Un peu partout dans le monde, pour les chercheurs, le brouillard est d'actualité à partir de ce moment là.
Ils ont découvert à quel point il est important, voire décisif dans certains cas.
A quelques miles au nord de Yellowstone dans les prairies montagneuses du Montana, le naturaliste français, Pascal Wick, s'est fait le spécialiste des découvertes lumineuses par temps brumeux. Il reconnait que lorsque le mauvais temps arrive, c'est un grand moment pour les prédateurs. 
Le brouillard leur met l'eau à la bouche. Le grizzli le premier. Il utilise le brouillard à bon escient.
Les sons sont étouffés. Nul ne l'entend arriver et il le sait. Avec l'humidité du brouillard, les odeurs voyagent bien.
Elles vont plus loin et l'ours qui compte principalement sur son flair, détecte mieux ses proies.

Il y a ceux pour qui le brouillard est un obstacle. Les ornithologues ont observé à quel point les rapaces  qui repèrent à la vue, sont gênés par toute absence de visibilité. L'hiver, quand la durée du jour est brève, des difficultés surgissent dans les plaines et les vallées pour les buses et les faucons crécerelles.
En Alsace notamment, l'automne et l'hiver, ils ont du mal à chasser. Le brouillard rend leurs proies invisibles. Situation préoccupante, lorsqu'on sait qu'il peut s'installer dix jours de suite sans interruption.
Sur les côtes brumeuses d'Angleterre et d'Ecosse c'est le faucon pélerin qui parfois jeûne plusieurs jours d'affilés.
Disette aussi pour les oiseaux de mer, comme les sternes, qui ramènent moins de poissons à leurs jeunes lorsque, l'été, le bouillard s'empare des côtes.
Parce que les oiseaux traversent le ciel, ils sont les plus exposés aux phénomènes du temps. La météo en règle générale conditionne leur vie.
L'arrivée du brouillard en fin de journée sème la panique chez les étourneaux. En Angleterre, par brouillard très dense en janvier, les étourneaux, incapables de trouver un dortoir, volent frénétiquement, parfois plus de cinq heures durant. Par des visibilités de vingt mètres, jusque tard dans la nuit.
En Amerique du Nord, les oiseaux chanteurs en migration paient un lourd tribut aux nuits de brouillards. Paniqués, ils heurtent les tours de transmissions de télévision.
Les pasereaux migrateurs sont désorientés, paralysés par les lumières des villes. Affolés, perturbés, ils tendent à se réunir en vols immenses et à s'écraser contre les pylones électriques enfouis dans une chappe de brouillard. Alors, il meurent par milliers, précise l'ornithologue américain Walter Elison.
En Europe, le brouillard s'est fait le dernier refuge des grands mammifères traqués par les chasseurs.
Dans leur peur des hommes, ils deviennent de plus en plus nocturnes. Et l'opacité blanche du brouillard leur offre une protection similaire à celle de la pénombre. Le brouillard pour eux, est une nuit en plein jour, un refuge.
En dépit de se conséquences imprévisibles, le brouillard et l'un des phénomènes atmosphériques les plus simples de la nature. L'un des plus faciles à comprendre, observe le météorologue Stanley Gedzelman du City Collège à New York. Rien de plus qu'un nuage à fleur de terre. Pour qu'il y ait du brouillard, il suffit qu'il y ait refroidissement de l'air. Il atteint alors un seuil nommé "point de rosée", ou "point de saturation". Il ne peut plus contenir toute sa vapeur d'eau. Celle-ci se condense et se liquéfie, mais en de si infimes gouttelettes qu'elles échappent à la gravité et restent en suspens dans l'air. Là, vous avez du brouillard : un nuage rempli de gouttes si petites que des miliards d'entre elles rempliraient une cuillère à thé.

Les tragédies humaines provoquées par le brouillard n'ont jamais été recensées. Les dangers ne sont pas ceux de l'orage, de la tempête ou de l'ouragan. Ils sont plus insidieux. Et se font mortels lorsque les hommes s'y enfoncent sans repères. Accidents et carambolages se multiplient quand une nappe de brouillard "surgie de nulle part" déboule et inonde la route. Ces brouillards rampent à plus de 30 kilomètres à l'heure et prennent les conducteurs au dépourvu.
Le phénomène n'est pas à prendre à la légère, affirment le météorologues, les chiffres sont renversants. 
Avec des records en France et à travers le monde. La région la plus brumeuse du globe s'étire au large de Terre Neuve. L'air chaud chargé d'humidité remonte la côte Est de l'Amérique du Nord par le Gulf Stream et, en heurtant l'air froid descendu du Pôle Nord, crée une nappe qui peut mesurer mille kilomètres de long et persister deux cents jours par an.
En France, les grands jours de brouillard,  une même couche peut recouvrir entièrement la moitié Nord du pays.

Le plus phénoménal  de tous les brouillards énonça à l'époque Stanley Gedzelman, c'est celui des caribous de l'Arctique. En hiver, l'air et si froid qu'il ne peut contenir aucune vapeur d'eau. A chaque expiration, votre souffle chargé d'humidité agit comme un brumisateur dans l'air. La vapeur d'eau de votre haleine se condense en fines particules de glace et vous créez, à très petite échelle, votre propre brouillard givrant qui vous enveloppe. 
Mais un troupeau de caribous peut faire mieux encore. Voire génèrer un banc de brouillard. 
En se déplaçant par centaines d'individus, ils créent par leur seule respiration une brume qui les enveloppe et les accompagne tandis qu'ils traversent, invisibles, la toundra enneigée. Si le froid persiste, ce brouillard vivant et  fantomatique persiste. Il est quasi impossbile de le dissiper... J'ai trouvé cela assez amusant...

A certains endroit du globe, le brouillard génère spontanément la vie. Dans un désert dépourvu de pluies, par exemple.
Au Kenya, l'hydrologue Neil L. Ingraham, du Desert Research Institue du Nevada, a découvert que la brume amenait assez d'eau au sommet des pics volcaniques du désert Chalbi pour qu'il y pousse des jungles luxuriantes peuplées de singes et de babouins.
Phénomène identique en Namibie où, soixante fois par an, le brouillard se formant au large des côtes pénètre dans le désert. Pour les plantes et les animaux, c'est la seule source où s'abreuver. La masse ouatée s'effiloche en longs filaments parmi les dunes, de petits scarabées noirs ténébrionides ont même appris une ruse pour capter cette eau. Ils font le poirier. L'humidité se pose sur leurs ailes , avant de ruisseler jusqu'à leur bouche.
Les insectes du Namib ne sont plus les seuls à savoir "boire" le brouillard. 
Les hommes aussi ont appris à étancher leur soif de cette manière. En plein désert côtier du Chili, le Canadien Robert Schemenauer et son équipe ont inventé des collecteurs artificiels de brouillard. Des sortes d'écrans en grillage très fin. Ici, les camanchacas (des brouillards dus au courant froid de l'Océan Pacifique) se forment durant l'hiver austral. Ils pénêtrent à l'intérieur des terres. C'est alors que Schemenauer intervient, dressant ses pièges à brouillard sur les sommets embrumés. Le brouillard se condense au contact des grillages et s'écoule dans un réservoir. Le scientifique réussit ainsi à prélever dans l'air douze litres d'eau par personne et par jour pour le village proche de Chungungo.
Il y a mille manières (et raisons) d'aprécier le brouillard, affirme Stanley Gedzelman.
La plupart de météorologistes se spécialisent dans les tempêtes, les tornades, les éclairs. L'heure des tempêtes c'est le soir. Le brouillard, lui, se laisse admirer le matin. Au point du jour, aucun éclair ni blizzard ne peut remplacer sa beauté mystérieuse.
Ce scientifique poursuit en disant :
"Pour moi, l'atmosphère est ce qu'il y a de plus esthétique sur terre. Elle donne son atmosphère à tout ce que nous voyons autour de nous. Le brouillard, de ce point de vue, donne énormément d'atmosphère à la vie".

Mais jusqu'à quand l'homme touche à tout et empêchant la nature de donner le meilleur  pour le bien de tous... permettra t-il au brouillard de continuer de s'étendre. Pour peut être apporter cet or liquide si précieux dans certaines contrées... déjà nous touchons un seuil d'alerte inquiétant quand à ces deserts qui avancent toujours plus.

On aime ou on n'aime pas le brouillard.
On n'aime ni le brouillard, ni les formes floues.
Opaque, il peut cacher n'importe quoi.
Plongés dedans, notre univers change, nos repères disparaissent.

Personnellement, tout comme le narrateur du reportage, voilà encore une autre manifestation naturelle que j'aime.
Que je cotoie avec plaisir lorsqu'il s'installe. Que j'observe et suit du regard.
J'aime m'y perdre à l'intérieur. Avancer dans un rideau de brouillard, c'est assez génial. Se laisser avaler par lui. Se laisser caresser, bercer, enchanter. Puis le voir s'élever lentement, en dévoilant ce qu'il cachait... c'est intense comme sentiment. Ce voile, tel de la poussière, chassé par les rayons du soleil. Puis les formes, les choses, la végétation qui prenent place, s'installent. Tout comme on dresse une table pour un repas... 
Cet inconnu qui nous échappait, s'impose devant nous et autour de nous...
J'aime !

Devant une nappe de brouillard, mon imagination s'y projette très  bien.
Je n'ai plus qu'à cueillir !


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Par sonja
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Lundi 29 octobre 2007

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Déesse des eaux pures, la loutre ne nous honore plus de sa présence. Ou si peu.
Les rivières, les étangs et bord de mer français ne sont plus les lieux privilégiés de ce gentil animal. Frimousse ébouriffée. L'oeil vif. Joueuse à tout instant de la journée. Il fut un temps où on la considérait comme nuisible. Elle fut chassée de façon honteuse et avec acharnement.
L'homme le grand responsable, avait la voie libre pour poser ses piégeages. Il s'est ingénié à transformer son milieu environnemental.  Conjugué à la pollutions sous diverses formes, ce sont les cadeaux humains sur leur environnement.
C'est à partir des années 1930 qu'elle commence à régresser. Au nord tout d'abord. Puis à l'est et au sud est.
Selon les premières enquêtes nationales présentées dans les années 1980, l'espèce se maintenait dans une douzaine de départements.
Avant sa protection officielle en 1972, la loutre était persécutée pour sa belle fourure et revendue à prix d'or.
Aujourd'hui heureusement, le piégeage n'est plus pratiqué sur cette espèce. Par contre, la destruction des rivières, le recalibrage, l'assèchement des marais et l'amènagement des côtes marines sont toujours d'actualité.
La pollution des eaux véritable fléau, est d'autant plus dangereuse qu'elle est pernicieuse : les rejets des effluents d'usines ou d'égoûts empoisonnent litteralement rivières et océans.
Plus pervers encore : les polychlorobiphényles (PCB). Intervenant dans la fabrication des matières plastiques, ces éléments quasi indestructibles sont libérés dans l'air pendant leur combustion sur les décharges ou les incinérateurs, puis retombent avec la pluie. Ceux ci s'accumulent dans les tissus végétaux ou animaux, ils augmentent au fur et à mesure que l'on monte dans la pyramide alimentaire, et sont donc fatal à la loutre d'Europe.
Chez la loutre, le jeu constitue un moment essentiel et privilégié de la vie sociale. Dans l'eau les petits s'amusent avec leur mère, et font les petits fous. Se poursuivant dans le liquide bienfaisant. Ils s'essaient à des combats simulés, ou à s'attraper la queue. 
A terre, on a pu les observer s'accordant de bonnes parties de luge le long d'une piste de boue, de neige ou de glace. Elles foncent la tête la première, puis, parvenant en bas, remontent et recommencent indéfiniment.
Un régal pour les yeux. On a une vraie envie de les suivre dans leurs jeux.
Elle chasse surtout la nuit et à la nage. Elle est d'une endurance et d'une adresse incroyables.Ce qui lui vaut sa place au sommet de la pyramide alimentaire. En dehors de l'homme, une loutre adulte n'a jamais connu de réels prédateurs. Les poissons comptent pour 50 à 90 % de son alimentation. Elle raffole aussi des écrevisses, des rongeurs, et de bien des oiseaux aquatiques, tels  foulques ou canards.
En hiver, elle a l'ingéniosité de creuser un trou dans la glace, et chasse sous l'eau.
La loutre aime beaucoup s'installer dans les racines des gros arbres de la rive, ou dans les éboulis rocheux.
Son pelage est composé de deux couches : le poil de bourre, court, très fin, dense et laineux. Et le poil de jarre, long, lisse, brillant et imperméable.
Sa tanière, qu'on appelle catiche, de l'ancien français "se catir" qui veut dire "se blottir", ou "se cacher", s'installe entre les racines des arbres des berges des cours d'eau ou dans d'autres cavités. Cavité rocheuse, tronc creux, terrier d'une autre espèce. La catiche contient souvent une entrée plus ou moins dissimulée au dessous du niveau d'eau et un conduit d'aération.
Animal ingénieux et attachant. La loutre de mer en l'occurence, utilise des outils.
Elle est un excellent baromètre pour connaitre le degré de pollution de nos océans.
La présence de la loutre ou son absence sont de précieux indices de la qualité des milieux, et particulièrement des eaux.
Tout est beau dans ce gracieux animal.
Sa presque disparition a fait du tort à notre environnement. La conscience humaine est bien étroite lorsqu'il s'agit de la nature avec toutes les beautés qu'elle renferme.
De grandes batailles de mots, de traités, de questions de gros sous, de politique stupide, et d'un aveuglement qui comptera son pesant d'or pour toute l'humanité.

Encore un sympathique reportage que j'ai aprécié, et que je relis regulièrement. La faune est une grande donneuse de leçons. Elle nous offre sans cesse des repères sur notre environnement. Mais l'homme veut toujours essayer d'autres plans. Se dit intelligent au point de laisser passer l'essentiel, le plus important... alors, voyageons dans cette si grande intelligence barbare.

Depuis de nombreuses années un homme c'est épris de cet animal délicieux. Christian Bouchardy. Il s'est particulièrement intéressé à la loutre. Avec son appareil photographique il l'a suivi et la suit sans doute encore aujourd'hui.
Frédéric Dieudonné a trouvé les mots pour boucler son reportage.
On parle peu de ce petit animal, et j'avais envie de plonger l'instant d'un texte, avec ce coquin d'animal, rapide et futé. Voilà qui est fait...


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Par sonja
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Lundi 5 novembre 2007

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Ce matin j'étais partie pour observer un petit moment l'horizon du côté de l'est.. L'aube était propice à l'accueil d'un croissant de lune accompagné de Vénus. Mon petit plan matinal a été contrarié par un brouillard très épais, au dessus de Roanne. D'ailleurs, notre ville est restée sous cette épaisse nappe jusqu'aux environs de 10 heures. Pas de ciel donc...
Bon, je vous emporte tout de même avec moi, pour un voyage vers un lieu pas aussi éloigné que celle entre la lune et la terre. Juste chez nos voisins espagnols... Mais vous devrez  plonger  jusqu'au Sud du pays.
La magique Andalousie vous attend. Ce Sud qui ressemble tellement à celui de l'Afrique du Nord, nos autres voisins si proches...

Au Sud de l'Espagne, l'Andalousie, que certains parmi vous connaissent déjà. 
De ce côté là, l'automne prolonge la douceur de ses températures. Quand au printemps andalou,  lui, n'attend même pas la fin de l'hiver pour se manifester. Il suffit d'un simple souffle tiède venu du Sahara, pour que les amendiers fleurissent les collines.
Des neiges de la Sierra Nevada aux canyons dénudés du désert de Tabernas, prés d'Alméria, de la source du Guadalquivir, dans les forêts de la Sierra de Cazorla jusqu'à l'Océan. D'ici, l'Afrique n'est qu'à quelques battements d'ailes. Au delà des portes de Grenade se profilent  les sommets arrondis de la Sierra Nevada. 
Au sommet du mont le plus élevé d'Espagne, le Mulhacèn (plus de 3400 m) reposerait Muley Hassan, avant dernier roi Maure de Genade. Cette Andalousie là n'a pas oublié qu'aux confins de l'Europe s'ouvrent les chemins de l'Afrique.
Dans les vallées, en contrebas, à perte de vue oliviers ou figuiers, des chênes rouvres, des peupliers, des chataigniers et des pins.
En février, une neige particulière s'épanouit : celle des amandiers en fleur dans les vallées du Sud de la Sierra Nevada. Leur origine remonde à la conquète Maure, dit une légende. Il semblerait qu'une princesse berbère se languissait des hivers enneigés de son Haut Atlas natal. Pour la consoler, son époux fit planter des kyrielles d'amandiers aux fleurs d'un blanc éblouissant.
Dès la fin de l'hiver, leur parfum doux amer flotte sur la vallée des Alpujarras.

Aux portes d'Alméria commence une Andalousie africaine. Dans le désert de Tabernas, le soleil darde ses rayons sur les paysages les plus désertiques d'Europe. Canyons aux parois déchiquetées, rios qui l'été, se limitent à une étendue caillouteuse, évoquant un oued saharien arpenté par les caméléons venus du Maghreb, dit-on. Contre toute attente, lauriers roses et genêts s'obstinent sur ces sols pelés.
Le pays d'Alméria évoque à s'y méprendre l'Afrique toute proche. Même villages blancs écrasés par le soleil, mêmes ruelles étroites et ombragées disposées comme un échiquier. Ces villes côtières se précipitent dans les eaux turquoise. Sur leurs flancs tièdes s'agrippent plantes grasses, figuiers de barbarie et palmitos, l'unique palmier européen.
Cette Andalousie brulante est un pont lancé entre l'Europe et l'Afrique.
La côte d'Alméria, al pariya, "miroir de la mer", en arabe, mérite surement son nom.
Sans le Guadalquivir, l'Andalousie ne serait rien qu'une Sierra rétive. Du long de ses 680 km il irrigue près des deux tiers de la province.
Pour comprendre l'attachement des andalous à celui que les arabes ont nommé "wadi el kebir" (le grand fleuve) il convient de se rendre dans la sierra de Vazorla, à l'extrême nord-est de l'Andalousie. Un labyrinthe de hautes vallées tapissées de pivoines, d'orchidées ou d'églantiers, de sommets aux pentes conquises par les pins. Partout, de profondes forêts à l'ombre dense et odorante.
Discrets, les faucons, hibous communs, rares aigles royaux et vautours fauves règnent sur l'une des forêts les plus vastes d'Espagne. Aujourd'hui espace protégé. Magnifique réserve en communion avec les plus de 80 000 habitants de cette zone.
Dans ce parc naturel une flore riche et unique y habite. Sur les 1300 espèces repérées 24 sont exclusivement territoriale. Comme par exemple la violette de Cazorla et la plante carnivore.
Le Guadalquivir peut se réjouir de voir le jour dans une nature si jalousement préservée.
Le fleuve musarde entre les lauriers roses qui lui font une haie d'honneur jusqu'à Séville et son arrivée tranquile à l'Océan.

Mais que serait l'Andalousie sans le détour obligé jusqu'à Grenade ?
C'est là que vous aurez tout de suite la merveilleuse vision de l'un des monuments majeurs de l'architecture islamique. L'Alhambra ! C'est avec la grande Mosquée de Cordoue le plus prestigieux témoin de la présence musulmane en Espagne.
Le nom Alhambra provient de l'arabe "Al hamra", "le rouge", en raison de la couleur que prennent les murs du monument au coucher du soleil. C'est assez magique.
Vous voilà donc en présence d'un ensemble fortifié de batiments situé sur la colline de la Sabika, dominant la plaine de Grenade. Parmi ces batiments se trouvent le palais mauresque.
Si la colline de la Sabika est aménagée dès 1237 sous la direction de l'Almohade Al-Ahmar, l'origine de l'Alhambra remonte à 1238 avec l'entrée à Grenande du premier souverain nasride, Mohamed Ben Nazar.
Le style nasride atteint son apogée au XIVe siècle sous les rois Youssouf 1er et Mohamed V Al-Ghani, qui font édifier les parties les plus prestiieuses entre 1333 et 1354.
Chaque souverain reprenait le palais de son prédécesseur et en édifiait de nouvelles parties. Le modifiant à sa guise. On parle donc de palais Nasrides, au pluriel, pour cet ensemble.
Palais que l'on admire aujourd'hui encore...
La gazelle est le symbole de l'Alhambra.
On peut parler autant de ces lieux, d'un décor que d'une architecture. La décoration interieure est foisonnante, à base des trois composantes des arts d'Islam : la calligraphie, la décoration florale stylisée, les arabesques et motifs géométriques. Une pure merveille !
Du côté du palais d'été des princes, on peut se raffraichir dans les ombrages, près des bassins d'eau. Précieux jardins. Et merveille de l'architecture que l'Alhambra.


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Il y aurait encore tellement à dire. En l'occurence sur les jardins du partal. Sur la Medina. Où règne un dépaysement total.  Sur les tours d'enceinte et le palais de Charles Quint. Mais rien ne vaut une visite réelle sur les splendeurs d'un passé historique encore bien conservée. Mais qui a aussi laissé ses marques en Espagne. De nombreux poétes ont chanté ou écrit  l'Andalousie. Leur coeur a du chavirer plus d'une fois...

Je ne suis pas du tout étonnée que mon père m'ait parlé avec une certaine fierté de son Andalousie.
Il m'a même dit un jour... que les arabes, hormis leur sciences, avaient laissé aux andalous, les plus belles femmes du monde. Aux yeux velours et à la chevelure aussi noire et brillante qu'un ciel nuit...

Je me demande bien si c'était vraiment de son Andalousie qu'il était amoureux...



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Par sonja
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Vendredi 30 novembre 2007

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 Il y a quelques années, un jeune homme, Matto Barfuss osa transgresser la règle d'or des scientifiques de terrain. Cet homme artiste s'était permis une aventure un peu particulière. Une étrange expérience qu'il a gardé dans son coeur de photographe émerveillé. Aujourd'hui, on peut se balader sur sa galerie, mise en ligne sur le net.
Je vais donc vous raconter son beau souvenir. Je vous offre donc son reportage.

Ce peintre rêvait d'Afrique surtout. Et lorsqu'il mit les pieds au Kenya pour la première fois, il fut aussitôt envouté. Ce qu'il avoue lui même sur les pages qu'il écrivit sur le sujet.
Il se souvient dit-il, que lorsque son guide lui montra l'horizon..."Là-bas, c'est le Serengeti, lui a-t-il soufflé. Impossible d'y aller, les frontières sont fermées". Cette fois-là donc, il rentra, bien que frustré. Mais cela devint une idée fixe. Revenir ! Il voulait absolument suivre la migration des gnous au début de la saison sèche, lorsqu'ils traversent par centaines de milliers le Serengeti, à la recherche de pâturages. 
C'est ainsi qu'une fois son visa obtenu, il sauta dans l'avion. Son futur guide, un guerrier masaï, l'attendait à l'aéroport. Ensemble ils sillonnèrent les parcs du Nord, descendirent dans le cratère du N'Gorongoro. Ensuite, seulement, via le Serengeti.
La migration commençait. Les troupeaux de gnous, immenses, soulevaient une poussière brune étouffante.
Ils se dirigeaient droit sur la rivière Mara. 
C'est là qu'il fit la connaissance de Diana et ses petits.

Tapis depuis une semaine sous sa tente de camouflage, en sueur, d'évoré par les moustiques, dit-il, il, il attendait que les gnous veuillent bien traverser le fleuve, quand à l'horizon, il distingua des points noirs.
Mais comme il n'arrivait pas à définir à cette distance de quoi il s'agissait, il s'approcha. C'est ainsi qu'il aperçu une femelle guépard. Cinq petits se tenaient à côté d'elle. Il fut immédiatement fasciné. Dès lors, il n'eut qu'une seule idée en tête. Les suivre. C'est ainsi que tous ses plans initiaux se sont envolés. A la seconde même.

Il les suivit tout d'abord en 4x4.
Partant tôt le matin, au lever du soleil. Et ne rentrant qu'au crépuscule. Au début, lorsqu'il ouvrait la portière et qu'il posait un seul pied à terre, Diana feulait, menaçante, prête à charger. Il comprit vite qu'il fallait qu'il s'y prenne autrement.

C'est ainsi qu'après trois semaines d'observation, rompu à leurs habitudes, il s'est lancé.
Il quitte sa voiture et s'allonge parterre. Le guide affolé, et on le comprend, part plus loin. Mais lui n'a pas peur. Bien trop excité pour être effrayé. Seul dans la prairie, le nez dans l'herbe jaunie, il les voit s'approcher.
La mère qu'il appelle déjà Diana, s'est arrêté à 100 mètres. Elle le fixe. Lui l'observe grâce à son téléobjectif, elle semble calme. Sereine. Magnifique animal avec ses grands yeux orange, ses deux lignes noires, qui coulent comme du Rimmel sur ses joues. Il a dû connaitre des secondes de grande émotion.
Il attend. Immobile. Impassible. Ce petit jeu dure une heure avant que les petits s'approchent de lui, encore très méfiants. Ce sont donc eux qui font le premier pas. Il l'effleure, le touche, hésitant entre peur et curiosité.
Mais la curiosité étant la plus forte, ils l'ont reniflé. Attila, l'un des petits, a mordillé sa chaussure. Matto Barfuss fait le mort. La mère ne bouge toujours pas. Elle devait évaluer elle aussi ce drôle d'animal allongé sur l'herbe.
Quand l'obscurité commence à les envelopper, elle rappelle ses petits. Un sifflement rauque. 

Le lendemain il revient avant l'aube.
Lui aussi a eu le temps d'évaluer leur tempérament. 
Il se met à quatre pattes, et il ne prononce plus un seul mot. Il s'est mis à leur portée. Il est presque devenu un animal à leurs yeux. C'est à ce moment là que la mère s'approche de lui, cherchant à savoir quel genre d'animal il peut bien être. Elle plonge son regard intense dans le sien, et ce monsieur se sent ébloui.
Cela doit être quelque chose tout de même... je peux donc imaginer son émotion.  
Avec une grande douceur, elle le touche. A partir de ce moment, il est accepté. Je peux imaginer aussi, sa joie intérieure. 
Il dit : "J'avais à présent des droits et des devoirs envers Diana la chasseresse et ses petits : Attila l'intrépide, Titan le costaud, Hans le timide et Dione l'unique femelle de la nichée.
Chez le guepard, le couple n'existe pas. Mâles et femelles détestent se trouver ensemble en dehors de l'accouplement. En félins individualistes, les mâles ne s'occupent jamais des femelles avec des petits en bas âge. Quand ils viennent au monde, la mère est seule pour les élever.

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Voilà donc notre photographe-artiste avec son étrange famille.
Les autorités du parc lui avaient délivrés non sans mal, une autorisation "off road", à condition qu'il passe ses nuits dans les campements avec une consigne stricte : si jamais il rencontrait du monde dans la savane, il devait impérativement remonter dans son 4x4. Il ne fallait pas que des visiteurs soient tentés de l'imiter.
Notre homme quitte donc le campement à quatre heure du matin, chaque jour. Deux heures de route avant de retrouver ses guépards. Il n'a jamais eu de problèmes pour les localiser. Tant qu'elle séjourne dans une région, la tribu regagne toujours le même site pour passer la nuit.
Quand il arrive, chaque matin à leur réveil, les petits se léchent mutuellement le museau et le pelage encore humide de rosée. Il n'échappe pas lui même, à ce rituel de cohésion du groupe. Lui, il se contente de les caresser de ses mains, avec cette délicieuse sensation de franchir la barrière interespèces. Eux le lèchent. Et grignotent doucement sa peau, ses mains, sa nuque, dit-il. 
Le but est de se sécher mais aussi de se réhydrater dans cet environnement si aride. En prériode de grande sécheresse dans la savane, les guépards doivent se contenter du sang de leurs proies pour tout apport en liquide. Le reste de la journée, quand la chaleur devient étouffante, ils se tenaient dans des îlots d'herbe brûlée par le soleil ou à l'ombre d'un acacia. Les petits dorment et notre artiste surveille. S'il s'assoupit, la mère prend le relais et monte la garde.  Et puis, il y avait les moments de détente, le jeu. 
Un seul problème qui m'a fait sourire, lorque le photographe le révèle... le rôle de la proie, c'était toujours lui. Ils l'attaquaient par derrière, lui sautaient dessus, saisissaient ses jambes comme s'il était une gazelle en fuite.
Ils ne se gênent pas pour le mordre et le griffer sans retenue. Il dit avoir laissé un nombre incalculable de chemises, de pantalons et quelques lambeaux de peau.  C'est ainsi que pour se protéger, il se bricole des guêtres en cuir. Et lorsqu'ils lui faisaient trop mal, il feulait.
Peu à peu ils apprenent à prendre plus d'égards avec lui qu'avec les autres. Ils usent de plus de douceur. Sinon, il s'éloigne pour leur faire comprendre qu'il n'en peut plus.
Toute une éducation pour ces petits fous et du grand art dans l'analyse du félin.

Aurait-il appris la langue des guépards ?
Ce sont des félins calmes et silencieux, poursuit-il.
Leur répertoire se limite à quatre sons. Un miaulement proche de celui des chats, un sifflement qui ressemble à un cri d'oiseau, celui des mères qui appellent leurs petits. Et un cri d'alarme : aigu, c'est bon signe, une invite au jeu. S'il est grave, c'est qu'il y a danger. Un lion ou une hyène qui rôde dans les parages. 
C'est ainsi qu'il arrive à imiter ces quatre cris, mais en revanche, il n'a pas appris à ronronner ajoute-t-il avec beaucoup d'humour.
Mais lorsqu'il ne peut pas communiquer avec des sons, il s'exprime par des mouvements qui signifiaient : "je suis fatigué, je ne bouge plus". Un langage universel, accessible à ces animaux dotés d'une grande sensibilité.

Diana qui était toujours sur le qui-vive, prend rarement part aux jeux. Elle passe son temps à faire le guet. Lorsqu'elle décide qu'il faut migrer, elle les interrompt, et on doit la suivre.
Les recherches menées au Serengeti ont montré que les femelles qui ont des petits restent attachées à une aire délimitée d'environ quinze kilomètres carrés.
Le groupe se déplace très peu, surtout lorsque les jeunes sont en bas âge.
Au début, il n'a pas de mal à les suivre à quatre pattes, puisqu'ils parcourent deux ou trois kilomètre par jour.
Il essaye de ne pas être trop à la traine. Mais quoi qu'il arrive, Diana l'attend.
Une chose lui parait pourtant claire : "pour elle je n'étais pas un de ses petits, j'étais un plus pour la famille, quelqu'un dont le devoir était de surveiller les petits quand elle chassait ou qu'elle dormait.
Pour cette mère solitaire, j'étais une aide appréciable. Un jeune homme au pair"

Notre artiste rapporte aussi ses conclusions sur les périodes de chasse.
Durant la saison humide, quand les lions et les hyènes sont nombreux dans la savane du Serengeti, la compétition est rude. Diana rentrait souvent bredouille, elle ne réussit son coup que trois fois sur dix environ. Comme elle avait beaucoup de mal, elle l'utilise beaucoup, pour la sécurité des petits.
Il y eu aussi la période difficile, lorsque la savane prend feu. Diana ne peut plus se cacher dans les herbes hautes, et les gazelles la voient s'approcher. Que de fois elle abandonne la partie. Les petits doivent eux aussi se contenter de quelques rongeurs. Elle, qui d'habitude laisse ses proies à ses jeunes avant de prendre part au festin, mange en priorité. Elle sait qu'il lui faut préserver son énergie. Survivre puisqu'elle est le pilier de la famille.
La gazelle de Thomson est son met préféré.
Lorsque Diana chassait, ils ne devaient pas s'éloigner : il fallait que les petits l'observent en pleine action.
Lorsqu'elle abattait sa proie, elle lançait un appel caractéristique très aigu, audible à plus de quatre cents mètres. En quelques secondes, les petits rejoignaient leur mère.

A la question, est-ce qu'il a eu peur parfois, il répond qu'il ne portait aucune arme, ni couteau ni fusil.
Le plus incroyable, c'est que les lions ne se sont jamais approchés d'eux.  Chose qu'il ne s'explique pas. 
Il voit des buffles, des éléphants, des hippopotames mais jamais de grands félins. Même les hyènes en sa présence disputaient plus rarement  ses proies à sa chasseresse.
Une seule fois, un guépard mâle s'est approché d'eux, il n'avait visiblement pas peur de lui. Très effrayés, Diana et ses petits criaient tentant en vain de l'intimider. Lui cherchait l'accouplement. Il aurait pu tuer les petits.
Notre homme a essayé de se montrer agressif. Il détala dit-il. Il avait senti peut-être que quelque chose clochait dans cette drôle de famille.

Sa démarche  était avant tout émotionnelle, puisqu'il n'est ni chercheur ni scientifique. Sa seule recherche avant d'aller au devant de l'aventure, c'est qu'il s'est interessé à la biologie du guépard, avant son départ pour l'Afrique. Il n'est bien sur pas d'accord lorsque parfois, les spécialistes souhaitent que le guépard du Sérengeti soient délocalisés. Il affirme que ce n'est pas la solution.
Cet ami des animaux et de la nature a vécu dix-sept semaines avec cette famille de guépards. Un long séjour entrecoupé de deux voyages en Allemagne. C'est d'ailleurs lors de cette absence qu'un jeune, le cinquième,  qu'il n'avait pas eu le temps de "baptiser", fut tué par un lion.
La densité des ennemis naturels influe sur le mode de vie des guépards : au Serengeti, où lions, léopards et hyènes sont nombreux, les guépards restent généralement seuls.
Les petits avaient à présent onze mois, et étaient aussi gros que leur mère. Ils pouvaient donc parcourir jusqu'à 35 kilomètres par jour, Matto ne pouvait plus les suivre à quatre pattes sur une aussi longue distance.

Il les quitte définitivement un jour de pluie, à ce moment si particulier de la savane où les vapeurs brumeuses s'élèvent sur la prairie. C'est la gorge nouée qu'il dit adieu aux guepards. Ils le lèchent. Il se dirige vers sa voiture, toujours à quatre pattes. Diana le rattrape par la ceinture, comme pour le retenir.


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Quelle vertigineuse histoire !
Félin nomade et solitaire, perdus dans l'immensité du Serengeti, le guépard, animal le plus rapide sur une distance de plus de 200 mètres... il a la grâce et la beauté délicate d'un chat.
110 à 120 km/h sur une courte distance. Quelques secondes seulement pour prendre son envol. Mais très peu de distance pour attraper son met préféré : la gazelle de Thomson, qui elle, pointe tout de même entre 70 et 80km/h.  Ses sauts et ses changements rapides à angles serrés, font qu'il loupe bien des fois notre délicate gazelle.

Ce reportage raconté par le photographe même, bien qu'il ait fait ce voyage il y a quelques années, valait une place sur le blog. J'ai eu l'impression une fois de plus, de suivre chacun de ses pas.

Les photographes ont une arme redoutable entre leurs mains. Mais une arme qui nous permet d'entrer dans des mondes magiques, qu'eux seuls peuvent traverser, ou savent serrer. Cette beauté qu'ils trouvent dans la nature, il la partage avec un tel plaisir... encore une fois, j'en sors émerveillée, de constater qu'un photographe peut tout oser, pour l'amour de son art.

Par sonja
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Mardi 11 décembre 2007

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Lorqu'on parle chocolat... on pense à la tablette. Au bol bien chaud, servi sur un coin de table. Ou au gateau avec une bonne couche de crème.
On peut le chanter dans tous les tons. Il fait briller les yeux des enfants mais pas seulement.
Alors, un petit tour "chocolat" s'impose.

En un premier temps on peut lui reconnaitre qu'il a la force âcre de l'ouragan, mais il est aussi la caresse d'une brise matinale, si l'on sait fermer les yeux. Léger courant d'air tiède du sud.
A présent, le chocolat nous vient de tous les continents.

Laissons le nous raconter tout en le cuisinant et en le savourant...

Les fèves de cacao étaient une monnaie d'échange chez les indiens d'Amérique. Donc, précieuses.
3 fèves pour une tomate.
30 fèves pour un lièvre.
200 fèves pour un dindon.
Elles servaient aussi de présent lors des mariages, et des naissances.
La valeur de ces fèves attiraient aussi toutes les convoitises. D'où parfois, des vols impressionnants...

Ce furent les carmélites d'Oaxaca, au Mexique, qui auront l'idée au 16e siècle, de sucrer le chocolat et de l'agrémenter de fleur d'oranger.
Dans l'ile de Sao-Tomé-et-Principe, au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest, 90% des ressources proviennent du cacao. Mais la population majoritairement très pauvre, n'y goûte jamais. Il est transformé en chocolat et consommé ailleurs, dans les pays riches. Comme quoi, l'argent et le pouvoir défriche, et impose ses cotas, sur des terres qui n'appartiennent pas à ces sociétés. Sans état d'âme on pille les richesses d'un pays, sans même que ses habitants aient accès à leur propre matière première... c'est hallucinant !
Les Suisses détiennent le record mondial de consommation de chocolat avec 12,6 kg par habitant et par an.

Le premier cacao arrive en Europe en 1524. C'est la cour d'Espagnequi en appréciera en priorité, sa saveur.
Il sera consommé comme un médicament tout d'abord.
Il faudra trois ou quatre années plus tard pour le considérer comme un met divin.

Deux fois par an, on recueille les cabosses, qui sont remplies de fèves. On fait fermenter les fèves durant une semaine. C'est ainsi que l'arôme se forme et qu'elles prennent leur belle couleur chocolat.
On les sèches avant de partir, vers des pays industrialisés. Le cacaoyer est cultivé souvent à l'ombre d'arbres plus haut. Mais il pousse dans des régions chaudes et humides (25° environ, toute l'année).
Pour obtenir du chocolat, il faut torréfier les fèves séches puis les broyer. De ces opérations dépend grandement le goût du chocolat. Il faut prendre son temps afin que les saveurs soient plus puissantes. Une fève se respecte.

Ami de la peau, il servait à faire des masques de beauté ches les Mayas. De nos jours on l'utilise pour nourrir la peau. Des massages au chocolat sont même proposés... amusant.

On nomme "chocolat blanc" parce que contenant du beurre de cacao. Mais pas de cacao. On y ajoute du lait et de la vanille, puis on le moule en tablette pour mieux justifier son nom. Pourtant, le chocolat blanc n'est pas du chocolat. Un patissier pourra mieux vous expliquer ce petit tour de passe-passe...
La moitié du poids d'une fève de cacao est constituée de matière grasse : le beurre de cacao. On l'utilise pour fabriquer des tablettes de chocolat, mais aussi des produits de soin ou de beauté.
Alors, attention ! Les fabricants européens ont désormais le droit d'introduire dans le chocolat des matières grasses dix fois moins couteuses que le beurre de cacao... et bien moins goûteuses. Il faut bien lire les étiquettes.

Au 18e siècle, le cacao était parfois remplacé par de la poussière de brique... et le beurre de cacao par de la moelle ou du saindoux pur porc ! Une autre manière de s'enrichir...  et très dangereux.
Le pays qui produit le plus de cacao est la Côte d'Ivoire. Il assure 42% de la production mondiale. Et six millions de personnes y vivent, grâce à cette culture. Travail très épuisant, par ailleurs....

Le chocolat est un stimulant. Il contient du potassium, du phosphore, du calcium, du magnésium, de la vitame E et du flor. Ainsi que de la caféine et de la thédonomine.
Il fut utilisé pour soigner bien des inconvénients de santé. Des problèmes de digestion, aux morsures de serpent. Il faut reconnaitre que plusieurs dizaines de substances chimiques font parties de sa composante.

Le chocolat rend-il amoureux ?
Console-t-il n peu d'un chagrin d'amour ?
C'est ce qui se murmure...

Il existe deux types de cacaoyers : le criollo et le forastero. Le premier, fragile, produit des cabosses et des fèves, bien moins nombreuses que le second, mais bien plus parfumées. Le second, plus résistant et facile à cultiver, représente 80% de la production mondiale.
Producteurs :
- Amérique 15%
- Afrique de l'Ouest 70%
- Asie et Océanie, le reste

Pour planter des cacaoyers, en Asie notamment, on déforeste et on abuse d'engrais et de pesticides. Notre santé et celle de notre planète ne sont plus à la joie.
Les tablettes de chocolat contiennent entre 20 et 100% de cacao. Plus ce taux augmente, plus le goût est riche... et plus le produit est coûteux.
A partir de 50% de cacao, il s'agit d'un chocolat de qualité supérieure.






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En Belgique, Jean Neuhaus fonde la première chocolaterie en 1857. Il crée les pralines, bouchées au chocolat, et les ballotins.
Après l'Espagne, c'est l'Italie qui découvrit le chocolat. Le médecin du Grand Duc de Toscane innova même en introduisant dans le cacao du zeste de citron, de la vanille, de l'ambre et des fleurs de jasmin.
Subtile recette qui a traversé les siècles.
Le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse, venue d'Espagne, eut lieu en 1660, près de la frontière entre les deux pays, à Saint-Jean-de-Luz, au pays Basque. C'est à cette occasion que le chocolat fit l'une de ses premières apparitions en France.
On qualifie les saveurs du cacao avec les mêmes mots que pour les grands crus de vin : sous-bois, réglisse, fruits rouges, muscade...
Dès 1730 en Grande Bretagne les premières usines à chocolat naissent. En inventant en 1760 la tablette à chocolat à croquer, Joseph Fry fait entrer le chocolat dans l'ère industrielle.
En France, Antoine Brutus Menier passe peu à peu de la fabrication de médicaments enrobés de cacao à une production de chocolat, à l'échelle mondiale.
Suchard crée la première chcolaterie suisse en 1824. Très vite après, son compatriote Kobler a l'idée d'ajouter des noisettes au chocolat.
Puis Henri Nestlé et Jean Tobler produisent les premiers chocolats au bon lait de leurs montagnes.
Conrad Van Houten est le génial pharmacien hollandais qui inventa, en 1815, la presse à dégraisser les fèves de cacao. Il permit ainsi d'obtenir le cacao en poudre soluble. Une révolution dans le monde du chocolat.

Quatre entreprises multinationales achètent et commercialisent à elles seules l'essentiel de ce que produisent 17 millions de petits producteurs sur la planète. Elles décident des prix d'achat et pèsent durement sur la vie de ces agriculteurs.
Le profit, comme d'habitude n'a pas d'état d'âme. Lorsqu'on possède la puissance de l'argent on a bien du mal à descendre de son petit monde bien égoiste, pour aller voir comment vivent ceux qui nous donnent de leur vie, ou de leur pays... ici en l'occurence il s'agit d'un met délicieux. Onctueux et velouté. 
Il y a comme un parfum d'injustice... une fois de plus.

Beaucoup d'écrivains ont écrit sur le chocolat comme George Bernard Shaw, écrivain irlandais, qui glisse dans la bouche de l'un de ses personnages :
"A quoi servent les cartouches dans une bataille ? Moi, à la place, j'emporte toujours du chocolat."

J'ai rencontré ce petit document, sur l'un des beaux livres qu'offre notre médiathèque
Il fait aussi parti de ceux choisis pour "Couleurs du Monde", cette année touchant à tout ce qui concerne la nourriture. Encore un beau voyage à travers le monde, que feront tous ces enfants qui y participeront.

Et une petite recette pour chocolat pour les gourmands...



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                                                       PAVE AUX NOIX CARAMELISE
250g de beurre
150g de chocolat noir à 70% de cacao
300g de sucre en poudre
4 oeufs
150g de farine
150g de cerneaux de noix
2 sachets de sucre vanillé
1 cuillère à soupe d'huile de tournesol
1 cuillère à soupe de cassonade
1 pincée de sel
Temps de cuisson : 30 minutes

1°)  Allumer le gril du four
        Dans un bol, mélanger le miel, l'huile et la cassonade. Y ajouter les cerneaux de noix coupés en gros 
        morceaux.
        Lorsqu'ils sont bien enduits, les retirer de la préparation et les déposer sur la plaque allant au four, 
        recouverte de papier sulfurisé.
        Cinq minutes sous le grill environ, pour les caraméliser.
        Les surveiller afin de ne pas les laisser brûler.
        Lorsqu'ils ont une belle couleur les sortir et les laisser refroidir.

2°)  Préchauffer le four à 180°
       Dans une casserole, à feu doux, faire fondre ensemble le beurre et le chocolat coupé en petits morceaux.
       Hors du feu, ensuite, ajouter le sucre, le sucre vanillé et une pincée de sel. En mélangeant rapidement
       on obtient une pate lisse et brillante. A l'aide d'une fourchette, incorporer peu à peu les oeufs. Puis la 
       farine, à petites doses en mélangeant bien.

3°)  Introduire à cette pate les noix refroidies. Verser le tout dans un moule antiadhésif, carré de préférence,
       de 20 cm de côté. Tapoter le moule sur la table pour ne pas laisser se former de poches d'air.
       Puis enfourner. Au bout de 25 minutes le pavé est cuit comme il faut, très tendre à coeur et craquelé sur
       le dessus.
       Avec le croquant des noix, c'est un délice, très vite préparé. Mais aussi vite avalé...
       Attendre quelques minutes avant de démouler.
       Quinze minutes après, pour soigner la présentation et laisser apparaitre le moëlleux du gateau, retirer
       une fine couche sur chaque côté à l'aide d'un couteau à scie.

Résultat garanti. 
Si vous avez rêvez de chocolat, alors, plus d'hésitation... un bon bol chaud, ou votre gateau.
      
Par sonja
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Mardi 11 décembre 2007

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Parfois, on me demande d'où je tire mes reportages...
Puisque je n'ai pas de téléviseur, ni même d'un ordinnateur à domicile, ce n'est donc pas d'eux que je tire mes petits brins de reportages. Sauf, exceptionnellement. Mais la majorité ici déposés, je les ai cueillis sur des livres, ou des magasines. Notamment "Terre Sauvage", ou "Ciel et Espace"... mais à la médiathèque je fais parfois de jolies découvertes. Que je ne peux garder pour moi même. 
De toute façon, j'arrive plus facilement à garder en mémoire ce que je lis. En plus, rester figée devant le petit écran, cela m'ennuie, ou m'endort. Quand à l'ordinnateur, je n'y reste pas assez longtemps pour faire de la lecture. 
Dans tous les cas, je préfère avoir le contact du livre. De ses pages. De son velours. Et même l'odeur du papier et de l'encre. Bon, cela n'engage que moi même, vous l'aurez compris.

Et si je vous dévoilais mes dernières petites cueillettes ?
Prêtez-moi votre main, et suivez-moi, nous allons faire une petite balade, de ci, de là...
Je mets mes pas dans les mots, empruntés à ceux qui racontent...

L'hiver est-il un général cruel battant la campagne ou un bonhomme jovial faisant neiger des rêves ?
Question de chance. Le "blanc manteau", aussi usé que la formule, n'efface les différences qu'en apparence. Si certains sont à l'abri, la panse bien remplie, d'autres continuent à errer, affamés et transis.
Voilà l'hiver !

Le 22 décembre, à 6h07 en temps universel, les ténébres régneront...
Mais non, je plaisante !
De la lumière il y en aura encore, mais moins que les autres jours car nous serons au solstice d'hiver : la nuit sera la plus longue de l'année et le soleil s'élèvera moins haut que jamais dans le ciel de midi. Ainsi, à 45° de latitude nord, soit sur une ligne allant de Bordeaux à Chambéry, l'astre doré nous onorera de sa présence moins de neuf heures. Dès le lendemain, les jours reprendront inexorablement leur croissance. Cette année, le 22 décembre sera à marquer d'une pierre blanche. Mars, la Terre, le Soleil, Mercure, Jupiter et Pluton se retrouveront pratiquement tous alignés. De quoi faire trembler les astrologues !
L'alignement cité ci-contre est sans nul doute un très beau spectacle, mais pour l'admirer, il faut se trouver en dehors du système solaire. Sauf si vous avez un engin interstellaire. 
Sinon, vous pourrez assister à une autre jolie scène depuis notre planète.  Dans la nuit du 23 au 24 décembre, la Lune, dans toute sa plénitude, s'en laissera conter par Mars. L'oeil de braise rougeoyante sera, en effet, à un battement de cil de la belle argentée.
Juste une illusion, bien sûr. Car la planète rouge se trouvera toujours à des millions de kilomètres de la Terre et de son satellite. Heureux hasard encore qui fera, cette nuit-là, se mettre sur un même rang le Soleil, la Terre, Mars et la Lune.


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Sur les traces de l'écureuil...
L'écureuil roux d'Europe construit son nid à l'enfourchure d'une ou de plusieurs branches, près du tronc. Il peut se confondre avec un nid d'oiseau, mais il est de forme sphérique, d'un diamètre de 25 à 55 centimètres, avec l'entrée sur le côté. L'écureuil l'obstrue par mauvais temps ou quand il s'absente pour chercher de la nourriture, notamment lors de la période d'élevage des jeunes. L'assise du nid est faite avec des branches de l'arbre, ce qui assure la stabilité, même par grand vent. Les parois sont formées de rameaux entrelacés et d'écorces. Brindilles, herbe séchée et feuillage sec garnissent l'intérieur. On distingue le nid principal dans lequel l'écureuil dort, élève ses petits et s'abrite l'hiver, des nids secondaires, plus petits et de construction grossière, utilisés comme refuges temporaires. L'écureuil peut s'installer aussi dans des trous d'arbres.

Pied de velours...
Même dans les frimas, le feu de la vie reste allumé. Dans le sous-bois, des flammèches orangées se dandinent sur l'écorce brune des vieilles souches de feuillus. Feux follets ? Non, ce ne sont que quelques champignons. Des champis oui, mais des collybies !
Chapeau fauve garni de larges lamelles crème, et surtout, pour l'espèce qui nous intéresse, un fin pied velouté. Ah ! il l'aime, sa souche ! De la fin de l'automne jusqu'au printemps naissant, il n'en décolle pas.Froid, lui ? Jamais ! Son secret ? Le mucilage qui le recouvre, lui donnant une allure visqueuse, le protège du gel. Question dégustation, c'est pas le pied, lequel, d'ailleurs, ne se mange pas.

Il s'en va quand elle vient...
Pattes dans l'eau et bec au vent, des goélands se laissent bercer par l'océan, comme endormis dans un rêve sans fin. Sur la plage, les bécasseaux saderling, en costume gris et blanc, sont eux, bien éveillés. Ils s'amusent avec la mer qui joue de ses vagues comme une séductrice de ses falbalas, menant les oiseaux d'eau par le bout du bec. Regardez-là donc jeter ses festons d'écume sur la plage ! 
Tous affolés, les bécasseaux remontent en courant si vite sur leurs petites pattes noires qu'ils semblent rouler. Auraient-ils peur de se mouiller ? Ils semblent hésiter, lorsque l'onde amène ramène lentement ses dentelles de sirène. C'est alors que les petits échassiers se précipitent pour planter leur sombre bec dans le sable humide et... manger !

L'ajonc européen...
Symboles des terres acides pauvres et des landes parcourues par les vents, plusieurs espèces d'ajonc se rencontrent dans les régions atlantiques et du centre de la France.
La plus commune et la plus grande est l'ajonc européen, de la famille des Fabacées, anciennement Papilionacées. Cet arbrisseau, qui peut atteindre trois à quatre mètres de haut, est surtout caractérisé par l'absence de feuilles et la présence de nombreuses et puissantes épines longues et réparties sur tous les rameaux. La floraison qui dure d'octobre à juin, attire le regard grâce aux fleurs jaune d'or qui apparaissent, seules ou par deux ou quatre, sur des rameaux courts. Les abeilles ne sont pas non plus insensibles aux qualités de la fleur ! 
Les fruits sont, en fait, des gousses avec des graines toxiques. L'ajonc fut longtemps employé, après broyage,  comme plante fourragère.

Joli petit tarin...
La saison qu'on dit mauvaise a tout de même du bon. Ainsi, si vous avez la chance d'avoir un jardin, invitez-y les passereaux en installant une mangeoire bien garnie. Rouges-gorges, mésanges et pinsons vous offriront alors une charmante ronde de pépiements et de plumes ébouriffées.
Une danse dans laquelle ne manquera pas d'entrer un petit oiseau pétillant de jaune et de vert. Un beau zeste qui réveillera vos pupilles engourdies. Cet éclat de soleil coiffé d'une larme de nuit est un tarin des aulnes, ainsi nommé car il raffole des graines de cet arbre. Minuscules, celles ci semblent difficiles à saisir. Pas pour le tarin qui, contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, est doté d'un bec très fin. Un outil bien adapté également pour attraper les graines de bouleaux et de mélèze.

Chants d'hiver...
Deux heures du matin, une nuit bien fraiche, et pourtant un agréable chanté flûté s'élève au-dessus de la ville endormie. On le remarque d'autant mieux qu'il est le seul. Le merle noir s'est lancé dans un concert improvisé, assez surprenant en cette saison : le printemps est pourtant encore loin ! A y regarder de plus près, ces vocalises hivernales et nocturnes ne sont pas si étonnantes. Deux raisons les expliquent. La ville, la nuit, n'est jamais totalement sombre et se trouve même parfois violemment éclairée. S'il fait froid en ville, la température y est malgré tout, d'ordinaire, plus élevéee qu'à la campagne. Lumière et chaleur, voilà donc les clés de cette énigme urbaine.

Le lot de la lote...
Je suis de la même famille que la morue. Je ne vis pas dans la mer mais dans les rivières claires ou les lacs de montagne. J'ai deux barbillons sur les narines et un sous le menton. Je suis ? La lote de rivière ! D'ordinnaire plutôt nocture et solitaire, l'hiver me réserve un tout autre sort. L'instinct et la faible température de l'eau nous poussent, moi et mes congénères, à nous rassembler en pleine journée sur les fonds graveleux. Quel est donc l'objet de ce colloque de lotes ? Discuter pollution des eaux ou changements climatiques ? C'est peu probable, mais la raison concerne aussi le devenir de l'espèce et tient en un mot : reproduction. Et que font deux lotes qui se bottent ? Elles s'enlacent comme des anguilles. Puis les oeufs fécondés, de même densité que l'eau, filent au gré des courants.

Osez l'argousier !...
Quelles mignonnes menottes ont décoré l'argousier ? Pas plus de quatre mètres de haut, mais alentour, on n'a d'yeux que pour lui et sa houppelande de perles orangées. Il y en a tant que l'on distingue à peine l'écorce et les redoutables épines de l'argousier qui lui valent le surnom de saule épineux. Elles n'effraient nullement merles et grives qui se gobergent des baies de l'argousier. Mais gare aux doigts du bipède qui tente de les cueillir ! Pourtant, ces petits fruits, acides comme des citrons, en valent la peine. Ce sont de vrais cocktails de vitamines : B1, B2, B6, E, sans parler de la C, dont la teneur est 30 fois supérieure à celle de l'orange. Attendez les gelées pour les consommer, crues avec du sucre, en compote ou encore en sirop. Effet antirhume et antigrippe assuré !

Gros plan sur ... les mousses...
Qui ne les a jamais foulées ? Parfois, on s'assied, voire on se couche dessus. Comment, vous n'avez jamais essayé ? C'est ainsi qu'on peut aprécier leur confort, mais savez-vous ce qui se cache dans ce moelleux tapis vert ? L'hiver est la bonne période pour aller à la découverte des mousses, qui profitent abondamment de l'humidité ambiante pour se gorger d'eau et se développer. De plus, le manque de végétation permet de repérer plus aisément ces discrètes, au vert plus vif que jamais.
Ces plantes, qui n'ont l'air de rien aux yeux du premier quidam venu, sont tout de même les premières à avoir colonisé les milieux terrestres, il y a environ 400 millions d'années, dit-on. Contrairement aux plantes, les mousses n'ont pas de véritables vaisseaux pour conduire la sève. Résultat : elles sont restées toutes petites alors que les fougères et les plantes à fleurs et à graines ont pu grandir, donnant parfois des espèces de plusieurs dizaines de mètres de haut.
Penchez-vous muni d'une loupe éventuellement, et vous constaterez que les mousses possèdent bien des feuilles mais que celles-ci sont peu développées. Autre particularité : elles n'ont pas de racines. Juste un fin filaments, les rhizoïdes, qui les maintiennent à peine au sol et sont insuffisants pour aller puiser les éléments nutritifs dans la terre.
Les mousses vivent en fait de l'eau, chargée en éléments minéraux, présente à la surface du sol. Elle monte par capillarité à l'extérieur de la tige feuillée, puis pénètre dans les tissus par la surface très perméable des tiges et des petites feuilles. Cependant, en cas de sécheresse, la perméabilité joue en sens inverse ; l'eau des tissus se vaporise alors rapidement dans l'air. certaines espèces sont douées de reviviscence ; elles sont capables de supporter une déshydratation presque totale, d'entrer en vie ralentie, puis de retrouver une existence active à la faveur d'une pluie.
Toutefois, beaucoup de mousses n'ont pas cette capacité et doivent donc vivre das des lieux humides.

Emois d'hiver !
... enfin humain, oisif, sans flèche ni cible. Corps simple, esprit vide, espace libre. Juste nomade, pas même chaman. Désarmé devant les ramures. Laissant le pas au renard, à la harde et la parole au rossignol ou au harle. S'abandonner au tourbillon des flocons. Aucun signe, sinon quelques traces dans la neige. S'effacer à fleur de brume. De passage aussi...

La pleine lune nous l'aurons le 24 pour décembre et le 22 pour janvier... j'aime aussi cette saison qui arrive.
La nature nous offre de magnifiques palettes, telles celles relatées sur ces clins d'oeil de "Terre Sauvage", mais d'autres encore que vous pourrez découvrir dans vos propres régions...

Lorsqu'on invite la nature à sa fête... c'est du bonheur plein le coeur, même avec cette saison que l'on appelle morte. L'hiver n'est pas si endormi que cela. Alors, munis de vos appareils photos ou de vos yeux, cherchez la petite chose qui vous fera sourire... elle est là, elle vous attend.


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Par sonja
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Lundi 17 décembre 2007

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 Une large valée sauvage encadrée de plateaux. Avec à perte de vue, cette terre ocre ponctuée par le vert des buissons ras. Désert en apparence, le secteur est fréquenté par une faune abondante. Des zèbres de montagne, des lions, des girafes, des antilopes, des léopards, des éléphants du désert. Et,depuis le printemps dernier, par deux rhinocéros noirs. Des habitants de marque. L'intense braconnage qu'il a subi dans les années 1980 a failli avoir raison de cette sous-espèce de rhinocéros noir, présente essentiellement dans le nord-ouest de la Namibie. Son retour sur un territoire où il vivait autrefois ne doit rien au hasard, mais à une opération de réintroduction soigneusement pensée. Plus qu'un simple repeuplement de la zone, il s'agit d'apporter un atout supplémentaire au territoire de 12 000 hectares géré par le grootberg Lodge. Fidélisés au secteur par l'intermédiaire d'un point d'eau artificiel, les deux rhinocéros restent libres de vaquer où bon leur semble. Pour espérer les apercevoir, rien de tel qu'une bonne dose de patience et surtout, d'un guide aguerri.
Parvenir à observer ces animaux rares dans leur habitat naturel est un véritable privilège estime le gérant du Grootberg Lodge. Ce Grootberg Lodge appartient à la communauté locale (ou conservatoire communautaire)
Cet endroit pilote mêle protection de la nature et développement local. Voilà donc des communautés locales qui gérent elles-mêmes leurs ressources naturelles au lieu de s'appauvrir.
Il y a dix ans, un tel projet n'aurait jamais pu voir le jour. Jusqu'en 1996, l'Etat namibien interdisait en effet aux habitants toute utilistation des ressources naturelles, notamment de la faune sauvage. Interdiction qui ne s'appliquait pas aux fermes commerciales, de grandes exploitatioins généralement détenues par des Blancs qui en avaient obtenu l'autorisation dès 1975. 
Rétablissant l'équilibre, la loi votée en 1996 confère aux communautés rurales le droit de gérer leurs propres ressources naturelles, sur un mode durable, et d'en récolter les bénéfices directs ou indirects. Les futurs membres doivent s'entendre sur les limites du conservancy, établir une liste des adhérents, écrire une constitution et élire un comité représentatif. Une fois officiellement enregistrée auprès du ministère de l'Environnement et du Tourisme, cette structure, reconnue sur le plan légal, gère comme elle l'entend les revenus qu'elle tire de ses ressources naturelles. Le plus souvent, afin d'éviter les conflits, les membres découpent le territoire en plusieurs secteurs. Zone de fermage, zone à usage exclusif du tourisme ou de la chasse sportive, zone-tempon et zone laissée sans exploitation : chaque portion possède une vocation clairement définie que tous les membres s'engagent à respecter.
Dès 1998 dans le nord-est du pays le premier conservancy voit le jour. Puis la machine s'accélère.
D'un conservancy à l'autre, les bénéfices récoltés ne sont pas les mêmes. Cependant, quel que soit leur montant, ils reviennent aux populations locales. Ils servent, en priorité, à couvrir les frais courants des conservancies, dans l'objectif de les rendre autonomes financièrement. Les surplus sont soit répartis équitablement entre les membres, soit investis dans des équipements ou des infrastructures d'intérêt communaites (écoles, cliniques, etc), suivant ce que décide le comité représentatif.

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 Des bénéfices conséquents, un potentiel avéré, des résultats convaincants pour la conservation : l'exploitation durable de la faune namibienne semble canaliser les projets les plus forts du développement local. Néanmoins, dans ce domaine, la flore aussi a quelques armes à faire valoir. Surtout dans les régions du sud du pays, où les espèces de faune à haute valeur ajoutée sont peu représentées. La première espèce végétale à avoir ouvert la voie est le devil's claw ou griffe du diable. Poussant en milieu désertique, notamment dans le désert du Kalahari, cette plante rampante d'Afrique australe contient, dans ses racines tubéreuses, des principes actifs reconnus comme efficaces dans le traitement, entre autres, des rhumatismes, des arthrites et de l'inflammation du foie.
Importée principlament par la France et l'Allemagne, l'Harpagophytum est utilisée en médecine douce sous forme d'infusions ou de capsules. En place depuis plus de dix ans, cette filière commerciale est abondamment exploitée par la Namibie. De 1995 à 2004, 5 000 tonnes de racines ont été exportées. S'est évidemment posée la question de la surexploitation des populations sauvages de griffes du diable. Pour parer au problème, des systèmes de production sans apport d'eau ni de fertilisants ont été mis au point, notamment dans le conservancy d'African Wild Dog.
Ainsi, dans le pays le plus sec d'Afrique, quelques remèdes efficaces au développement se trouvent là où on ne les attend pas : en plein désert.
En somme, dans ces contrées d'Afrique l'objectif est de trouver le juste équilibre entre protection et exploitation durable.
Dans la même région, la commercialisation des fruits des baobabs trop abondants pour être consommés localement, constitue une autre opportunité. A condition de trouver des débouchés.
En matière de flore, l'heure est au défrichement.
Espérons, que les nombreuses opportunités qui sont à découvrir soient aussi explorée dans le bon sens. C'est à dire durablement.
L'Afrique recèle de vrais trésors...
Notre planète n'est pas en peine de nous montrer combien elle est riche en diversité.
Le seul problème restera être l'homme, celui qui invente de jolies choses, mais qui a le pouvoir de tout détruire aussi.

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Un reportage parmi tant d'autres à venir... juste le temps de vous en faire profiter.
Cueillette "Terre Sauvage" !

Par sonja
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Samedi 29 décembre 2007
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Mercredi dernier j'ai eu l'occasion de faire un voyage assez étonnant en compagnie de Nicolas Hulot.
Mais je pense ne pas avoir été la seule à l'accompagner jusqu'en Amérique Centrale.
Le suivre dans ses découvertes et ses passions, c'est un peu comme réaliser nos rêves "nature".
On est assis sur son fauteuil, mais au fur et à mesure que défilent les images, on se met à le suivre dans ses déplacements...

C'est ainsi que je suis partie jusqu'à l'isthme du Panama qui sépare les deux océans. L'océan Pacifique et l'océan Atlantique. Il nous a emporté jusqu'à l'anneau de corail, là où nous pouvons faire connaissance avec le trou bleu. Vu depuis l'avion, cela se présente ainsi. La curiosité de Monsieur Hulot est immédiate, il plonge dans le trou bleu et nous emporte dans les profondeurs. Ce trou fait, il faut le dire, 120 mètres.
A 1 000 km du trou bleu, c'est le Costa Rica. On peut dire que son nom est vraiment en dessous de ce qu'on peut imaginer. La "Côte Riche", en français, est vraiment un Eldorado tant par sa qualité que par sa diversité.
Située en Amérique Centrale, cette jungle si dense et verte, reçois tout de même jusqu'à 5 mètres d'eau.
Là bas, il vaut mieux se déplacer au dessus des arbres. C'est d'ailleurs ce que fait l'ornithologue qui reçois Nicolas, dans sa maison perchée dans un arbre. Une visite assez étonnante.
Le monde coloré des oiseaux, dont le toucan, est assez  fabuleux. Quand au colibri, c'est vraiment le Paradis pour lui en ce lieu.
Il y en a presque à chaque fleurs, chaque coin vert... on en lache un, pour en voir un autre aussitôt. Des couleurs métalisées aussi variées que leurs tailles. Il y a 43 espèces de ce bel oiseau en arrêt sur vol.
Une pure merveille.
Il y a également 4 espèces de singes.
On a pu voir des fourmis rouges se déplacer avec leur morceau de feuille. Des petits bateaux toutes voiles dehors. Un amusant va et vient...
Une rencontre extraordinnaire avec un paresseux. Un déplacement au ralenti. Et un gentil regard aussi tranquille que l'animal l'est. Sans se presser il regardait les deux hommes qui avaient leur regard braqué sur lui. C'est tout de même un animal au métabolisme étonnant.

Ensuite, Nicolas Hulot s'est amusé à faire du rafting dans la plus belle forêt tropicale du monde. C'est aussi la forêt qui subit la coupe la plus importante.
La Costa Rica cumule les richesses les plus précieuses au monde.
C'est là aussi où on trouve les serpents les plus venimeux que puisse porter la terre. Assez effrayant de les voir pulluler un peu partout. Mais la spécialiste qui vit avec eux ne semble pas s'en inquiéter outre mesure. Elle connait si bien leur tempérament, qu'elle ne les craint pas. Ce qui ne l'empêche pas d'avancer avec prudence dans ses études de leur environnement. Pas trop convaincu, Nicolas Hulot gardait ses distances.
Je pense que nous aurions fait la même chose.
Mais ce qui m'a amusé, ce sont les grenouilles. De toutes les tailles, de toutes les couleurs. C'est trop mignon, vraiment. La plus petite ne dépasse pas un ongle de notre pouce. Mais elles sont également les premières victimes de la pollution.
Une rencontre avec le jaguar s'est imposé. Ce magnifique félin au regard noir et profond est prêt à chaque instant à bondir. 
Mais encore plus impressionnant, un rendez vous magique avec le plus bel oiseau au monde. Le quetzal. Ses longues plumes caudales, somptueuse trainée aérienne, aux reflets bleu-vert, ont fait la splendeur et le malheur de l'oiseau. Il était le symbole de la liberté chez les Mayas. Dans sa luxuriante forêt il se déplace avec toute la grâce dont il est capable, dans sa magnifique parure lumineuse. Cet oiseau meurt si on le met en cage. Il ne laisse aucun choix à l'oiseleur...
Nous avons trop tendance à soumettre les animaux à nos caprices. A les enfermer dans des cages ou des bulles...

On a pu avoir aussi un aperçu des eaux émeraudes ou truquoises du Belize. C'est en ce lieu que l'on protège les lamentins. Une association s'y emploie depuis quelques années.
Puis direction "ile Coco" pour un plongeon au milieu des requins. Voilà une île qui culmine à 575 mètres au dessus de la mer. Une île splendide au beau vert foncé, contrairement à la jungle tropicale qui elle, affiche vert tendre.
Au beau milieu du Pacifique Est, rencontre dans le sanctuaire des requins.
Les hommes préparent le sous marin pour explorer les grandes profondeurs. Et c'est la rencontre avec un autre univers. Celui des profondeurs. Lorsqu'ils s'enfoncent dans les abysses, on découvre une vie harmonieuse et magique. On a pu apercevoir un poisson chauve souris... du jamais vu.  C'est incroyable.
On estime que 1% seulement des fonds marins sont visités. 
Ce qui n'est pas étonnant, lorsqu'on sait que les scientifiques n'ont pas fini de découvrir tout ce qui s'y passe.

Le lendemain, les hommes retournent dans un endroit où se retrouvent les requins marteaux, qui ne sont d'ailleurs pas les seuls à s'y retrouver, comme on le constatera.
Cette fois ci, Nicolas et quelques hommes vont plonger. Il fait nuit noire. C'est l'heure de la grande chasse pour les requins, et celle de se cacher pour les poissons.
Règle de vie sous l'eau : manger et ne pas se faire manger !
Et voilà nos squales. Ils sont plusieurs centaines estiment nos hommes. Un vrai nid de requins. On peut même parler de meute lorsqu'ils se réunissent ainsi pour le repas.
Etant pris par leur temps de chasse, ils ne voient que le poisson qui glisse. A ce moment là il n'existe aucune coordinnation entre ces requins corail. Ce sont des troupes prises de frénésie lorsque l'un d'eux attrape une proie. Ils sont même prêt à se battre pour le plus petit poisson pris. Contrairement au dauphin, c'est chacun pour soi.
Pour cette portion de l'Océan Pacifique Est, on peut parler de bio masse. Riche en nutriment. Une vraie manne nourricière selon les scientifiques.
Mais nos visiteurs des fonds marins ne s'arrêtent pas là. Une autre jour ils nous entrainent dans un endroit où se retrouvent les requins marteaux. C'est la station de nettoyage. Là où se tiennent les poissons nettoyeurs, qu'aucun requin ne touchera. C'est le rendez vous de tous les requins en fait. Ils viennent pour se faire enlever les parasites.  C'est un rassemblement incroyable jusqu'à cette station de nettoyage.
Même le requin des Galapagos n'hésite pas à faire un détour pour faire peau neuve. Il mesure jusqu'à 4 mètres celui ci. Ce fut un beau rassemblement. 
On estime à 1 requin tué toutes les 3 secondes par les pêcheurs.  Victimes de leur réputation, ils sont en voie d'extinction méthodique, dans l'indifférence générale.
Le nettoyeur des mers, c'est lui. Grâce à lui la mer reste propre... tout ce qui traine, il l'avale.

La raie manta nous a régalée de sa majestueuse présence. Un gracieux vol sous marin, en passant prêt des caméras. Puis la vision aérienne a disparu.

En cet endroit du monde, on a vu qu'on peut s'approcher avec facilité des animaux. Notamment des oiseaux.
Des oiseaux marins magnifiques qui semblaient habillés de leur plus belles parures.
Cet endroit est un véritable monument. Un réservoir inépuisable de beauté.

Monsieur Hulot nous a dit en conclusion qu'il y a une chose qui sauvera la planète : la beauté !
Est ce bien sur ? Jusqu'ici, on semble beaucoup parler "préservation de la nature", mais ça reste au stade de la parlotte... tout comme pour le reste...

En tout les cas, les autres pays devraient prendre exemples sur le Porto Rico pour ce qui est de la préservation de la nature.... il y a longtemps qu'ils ont retroussé leur manche.

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Par sonja
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Mardi 19 février 2008

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Sur les traces du bec croisé des sapins...
Grâce à la forme spécifique de son bec, le bec-croisé est un spécialiste des cônes de l'épicéa dont il consomme les graines. Pour cela, il se suspend aux cônes et se sert de son bec dissymétrique comme d'un "ouvre-boite", introduisant sa mandibule supérieure derrière la graine qu'il capte avec la langue, avant de l'extraire avec la mandibule inférieure en fendant et écartant longitudinalement l'écaille en deux.
Le bec-croisé doit donc déployer une force considérable pour éplucher un cône. Il déchire les écailles des cônes d'épicéa dans le sens de la longueur. Ceux-ci peuvent s'accumuler en grand nombre au sol, sous l'arbre qui a été fréquenté par ces oiseaux, tandis que les cônes, qui restent accrochés ou tombent après leur passage, sont modifiés dans leur aspect original et prennent une forme plutôt explosée et éclatée.
Lors de l'une de vos balades ayez donc la curiosité, si vous voguez dans une telle forêt, de bien regarder au sol. Cet oiseau peut ne pas être loin... doucement, un peu moins de bruit... la nature murmure.

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Il se peut aussi que...
Deux croassements brefs et sourds signalent le grand corbeau, ce Goliath des passereaux, comme disait l'ornithologue Paul Géroudet.
Quand on le voit, on comprend : c'est le plus grand, le plus puissant. Excellent voilier, l'oiseau d'ébène est aussi expert en acrobaties aériennes. Ces temps-ci, les démonstrations sont d'autant plus étonnantes qu'elles se font en duo. Pour les grands corvidés, c'est le temps des amours. Le couple, souvent uni pour la vie, pris d'un grain de folie, danse dans les airs. Les ténébreux enchaînent vrilles, loopins, et chandelles en une subtile chorégraphie. Digne du meilleur tango quand ils s'attrappent par les pattes puis se laissent tomber en tournant avant de se séparer. Pour accompagner les volatiles vêtus de nuit : le bandonéon du vent.
N'oubliez pas de lever vos yeux au ciel, lorsque vous vous trouverez dans un endroit gibboyeux. Il est des spectacle qu'il ne faut absolument pas louper...

Pompons si doux...
Dans le midi et sur le littoral atlantique, de gracieux petits arbres se parent d'une débauche de pompons jaunes : le mimosa d'hiver fleurit.
Quel plaisir, ces fleurs qui ressemblent à de minuscules poussins !  Tandis que leurs étamines dorées éclaboussent nos prunelles engourdies, leur délicat parfum réveille notre odorat.
Le mimosa est un acacia et, comme tous ceux de son genre, c'est un exotique. Originaire d'Australie, il fut introduit en France en 1841. Il s'est bien adapté au climat sec et ensoleillé, résistant même à des températures de -10°C.
Mais le bel arbre qui fleure si bon n'est pas sans danger. Echappé des jardins, il perturbe la dynamique forestière et élimine les concurrents en diffusant des toxines. De plus, étant très inflammable, il facilite les incendies.
C'est le pompon !

Pile sur un pilet...
Filez ombre de la nuit ! Voici le roi Soleil qui ouvre un nouveau jour. 
Sur l'étang, les canards s'en vont déjeuner. Une troupe barbote déjà dans l'onde fraîche à la recherche de plantes aquatiques. Ces têtes vert bouteille au bec jaune se mêlent à des têtes brunâtres : des colverts mâles accompagnés de canes au terne plumage. Puis soudain se détache une tête chocolat, prolongée d'un long cou vanille, conférant à l'oiseau un port majestueux. Cette élégance naturelle est carastéritique du canard pilet, vrai régal pour les yeux. Sa queue noire, longue et effilée, parfait son allure aristocratique. La femelle, quant à elle, joue la discrétion. Un avantage pour couver sans se faire repérer. Mais c'est pour plus tard, lorsque les pilets auront regagné leurs pénates boréaux.
Que de belles rencontres dans la nature...

La nature en ville...
En plein hiver, le moindre square peut retentir de petits cris aigus, émis sur un rythme saccadé de message télégraphié. Volubile, le grimpereau des jardins signale ainsi sa présence. Les marroniers, fréquents en ville, lui conviennent bien, surtout les sujets âgés, à l'écorce crevassée. Ses ongles crochus, bien développés, y trouvent le prises facilitant la progression acrobatique jusque sous les branches maîtresses. Mais surtout, les fissures de l'écorce offrent une infinité de niches aux insectes et aux araignées figés par le froid, ainsi qu'aux chrisalides et cocons de toutes sortes. Toutes ces proies seront délogées sans peine par le bec, fin et arqué, du grimpereau méthodique.
Malin petit oiseau...

Etamines sous le vent...
Comme ses confrères ligneux, l'orme blanc porte sur ses rameaux une théorie de boutons. Ces excroissances marron foncé sont des bourgeons, sortes de boites magiques où se mitonne le printemps. Sous les écailles bourrues se cache un coeur tendre, tout de verdeur : les jeunes feuilles. Mais il faudra attendre encore avant que ne se joue la symphonie chlorophyllienne.
Eh, ces sombres bourgeons ne suffiront pas à nous faire patienter !
La fée nature a trouvé la parade. Elle fait éclater certains d'entres eux, libérant un minifeu d'artifice. Vert ? Eh non ! Rouge et rose. Ce sont les fleurs qui font leur numéro avant les feuilles. Et en tenue plutôt légère : elles n'ont même pas de pétales !
Ces bouquets d'étamines frétillent sous la caresse d'Eole qui s'empresse d'emporter leur pollen.
Des étoiles en voyage...

Aux trousses de la rousse...
Et si on s'arrêtait un peu pour accueillir dame lune en robe nuit, puis en robe feu ?
Dans la nuit du 20 au 21, une éclipse totale nous la changera durant un peu plus de deux heures. 
Presque pleine, elle entrera lentement dans le cône d'ombre de la Terre à 2h40. Elle sera alors éclairée par les rayons solaires déviés par l'atmosphère terrestre.
Les rayons ayant traversé une grande épaisseur d'atmosphère, le rouge prédominera, comme lorsque le soleil se lève ou se couche sur Terre. Peu à peu, la lune blafarde se teintera d'une chaude couleur cuivrée. Elle deviendra toute rousse lorsqu'elle se trouvera totalement dans l'ombre de la Terre, entre 4 heures et 4 heures 51. 
Evidemment, pour voir tout cela, il faudra veiller très tard ou se lever très tôt. Au choix !
Je vous raconterais si je ne me suis pas endormie sur le balcon, ou derrière ma vitre...

Voilà pour le carnet de saison...


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Attention, il vous surveille durant mon absence...

Par sonja
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