Mon rêve

Présentation

  • : roannemaville
  • roannemaville
  • : journalintime
  • : Ecrire est mon sport favori. J'aime observer. Voyager dans le monde de l'imaginaire. Je suis une flaneuse. Je marche souvent, et parfois mon vélo me porte au dehors de la ville. J'aime lire. Faire des recherches. Echanger de l'amitié ou de la culture. Je
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Texte Libre

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Commentaires Récents

Images Aléatoires

Jeudi 3 janvier 2008

lune-port-launay-france-1344153887-1091680.jpg


Profondeur de l'espace céleste. Paisibles nuits étoilées. Le ciel est de tout temps, source de plaisirs astronomiques. Cette si grande étendue nous parle d'astres en mouvements constants. 
De scintillantes qui flèchent les routes du ciel. 
Filantes, constéllations, planètes, et surtout dame Lune qui inspire encore aujourd'hui les poëtes et les chanteurs.
On rêve de lune et de nuits étoilées dès que l'espace ouvre grand ses portes, pour les délices qui s'offrent à nous dans cet infini. 
Chaque mois, planètes et constellations auront rendez vous avec la terre. La lune sera elle aussi de toutes les parties.
Et dès samedi 5, nous aurons le privilège d'observer un beau rapprochement entre Vénus et la Lune, à l'aube. Au ras de l'horizon sud-est., l'étoile Antarès, reconnaissable à son éclat rouge orangé, s'intercale entre les deux astres. 
Si les nuages oublient un peu de nous visiter, ce sera une belle observation, pour les matinaux.
Mais pour ceux qui veilleront tard dans la nuit, aux alentours de minuit, la Lune gibbeuse glisse juste au-dessus du rubis éclatant de Mars. Un très beau rapprochement.
Le mardi 22, juste au-dessus de l'horizon, dans les lueurs du couchant, Mercure sera visible.
Pour les amoureux du ciel, ils seront sans doute au rendez vous, avec leurs longues vues, pour avoir une meilleure approche. Il n'empêche qu'à l'oeil nu, on a déjà un joli spectacle.

Mars, aux apparitions trop rares, est la planète à ne pas manquer ce mois-ci. Ses conditions de visibilité sont au mieux pour les treize années à venir !
Cherchez-la dans le ciel en première partie de nuit, au-dessus de la tête d'Orion.
Passée au plus près de la Terre le 18 décembre, Mars reste en très bonne place dans le ciel.
A l'oeil nu, le regard observateur est tout de suite attiré par l'éclat intense de ce point orangé, surpassant d'intensité toute autre étoile. Mais je pense que beaucoup d'entre vous ne l'ont pas raté.

En février nous n'oublierons pas l'éclipse totale de la Lune. Pour les couches tard, ils seront à la fête.
Je vous rappelerais la date dans un mois, même si vous savez déjà que cela aura lieu dans la nuit du 20 au 21.

Voilà que cela me rappelle la jolie histoire que nous a écrite "eolina",  sur son blog. 
Il est question d'étoile et d'un petit Pierre. Une bien délicieuse suite est venue agrémenter ce rêve éveillé. Mais je crois bien que je suis gourmande d'une attente d'un prochain écrit avec Pierre voyageant à travers le monde des étoiles....

Et le rêve continue....

lune-cayenne-guyane-francaise-1055367317-1134890.jpg

par sonja publié dans : L'Espace...
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Samedi 22 décembre 2007
undefined


La magie céleste est unique. L'espace nous régale de ses beautés quotidiennes. En dehors de notre soleil et de la lune, il y a bien d'autres manifestations silencieuses qui nous font découvrir l'incommensurable grandeur de notre ciel. Planètes, constellations, voies lactées... c'est même à peine croyable d'en apprendre autant sur notre céleste espace.

Pourtant, il y en a qui n'aiment pas ce qui se passe dans ce ciel qui nous bombarde de ses particules.
Tenez, par exemples les puces n'aiment pas les rayons cosmiques. Ordinnateurs, lecteurs MP3, téléphones portables... les appareils qui acompagnent notre vie quotidienne sont de plus en plus sensibles à une menace venue du ciel : les rayons cosmiques. Ces particules de haute énergie qui sillonnent l'Univers posent problème aux constructeurs d'électroniques. Voyez plutôt...
Automne 2000. Sun Microsystems, géant de l'informatique, rapelle en urgence un millier de serveurs défaillants. Les ingénieurs tardent à identifier la cause du problème et les articles se multiplient dans la presse. Le géant vascille, mais on trouve finalement le coupable : les rayons cosmiques.
Printemps 2003. Dans la ville de Schaerbeek (Belgique), le dépouillement du vote électronique des élections législatives est stupéfiant : un candidat a obtenu 4096 voix de plus que le nombre de votes exprimés pour sa liste ! Après analyse, les experts pointent "une inversion spontanée et aléatoire de la treizième position binaire du compteur". Sans doute provoquée par le passage d'un rayon cosmique. 
Printemps 2007. Eetimes, journal de référence en électronique, publie une information confidentielle de Microsoft : l'analyse  des fameux "rapports d'erreurs" de Windows, sur quatre années, montre que 10% des crashes du système sont provoqués par l'inversion intempestive d'un bit de mémoire. Due à quoi ? A un rayon cosmique.
Saboteurs de rayons cosmiques...

Depuis quelques années, les industriels voient monter en flèche un nouveau type de bug informatique, provoqué par ces particules qui sillonnent l'Univers à de vitesses proches de la lumière et percutent sans cesse la Terre.
"Quand ils pénètrent dans l'atmosphère, les noyaux d'atomes et les protons, qui forment l'essentiel des rayons cosmiques, se désintégrent en grandes cascades de particules, décrit Jim Ziebler qui, dès 1979, fut le premier à s'intéresser à l'effet des rayons cosmiques sur la mémoire des ordinateurs (chez IBM). La plupart de celles-ci sont absorbées, mais quelques neutrons passent. Si bien qu'au niveau de la mer, il en tombe chaque seconde entre un et dix par centimètre carré".
Cette pluie de particules est une menace pour les électroniques. Quand un neutron heurte un noyau de silicium, il crée localement une infime charge électrique capable d'inverser l'état logique d'un bit de mémoire (transpormer un 0 en 1), de perturber un microprocesseur, voire de provoquer un court-circuit... 
Impressionnant !
"En vingt ans, la sensibilité des mémoires d'ordinateurs aux rayons cosmiques a été multipliée par mille", assure Jim Ziegler. Pourquoi ? Parce que les circuits se miniaturisent très vite.
"D'un côté, puisque les transistors sont plus petits, la miniaturisation rend moins probable une interaction avec un neutron", explique Jean Luc Autran, responsable scientifique de l'expérience Astep, destinée à tester la tenue aux rayons cosmiques des circuits électroniques. Mais d'un côté, en doublant le nombre de trasistors, par puce à chaque nouvelle génération, elle resserre les mailles du filet au travers duquel doivent passer les particules...  "Les courants qui circulent dans les circuits miniaturisés sont aussi de plus en plus faibles", ajoute le chercheur.
Le basculement d'un bit mémoire demande aujourd'hui moins d'énergie qu'hier, si bien qu'un neutron qui heurte un réseau de silicium le perturbe désormais plus facilement. Il peut à l'occasion "planter" votre ordinateur, truquer un vote démocratique, faire vaciller un géant de l'informatique... et demain, ce sera pire !
Au rythme où vont les progrès de la nanoélectronique, "le taux d'erreur dû aux rayons cosmiques pourrait centupler dans les dix ans à venir", souligne Jean-Luc Autran.
Pourtant, il existe des parades efficaces au bombardement des étoiles. Les ingénieurs du spatial ou de l'aéronautique s'en accomodent depuis belle lurette !
En effet, puisque les rayons cosmiques viennent du ciel et que leurs sous-produits ravageurs sont à la fois créés et absorbés par l'atmosphère, les neutrons sont d'autant plus nombreux qu'on s'élève  en altitude..
"Le flux de neutrons est maximal à 18 000 m d'altitude", assure Jim Ziegler.
Mais à l'altitude de croisiière des avion de ligne, "le taux d'erreur des électroniques est déjà 100 fois plus important qu'au sol". Autrement dit, sur la durée d'un vol Paris-Los Angéles, le crash d'un ordinateur provoqué par un rayon cosmique est statistiquement inéluctable.
Alors, pourquoi nos avions bourrés d'électroniques, eux, ne se crashent-ils pas à chaque vol long courrier ? Pourquoi des satellites, directement exposés à des particules très énergétiques, ne tombent-ils pas systématiquement en panne au bout de quelques heures ?
"Parce que, sur ces engins, les circuits sont souvent dupliqués et les infomations sont stockées en plusieurs exemplaires", répond Denis Moura, superviseur au Cnes de nombreux projets spatiaux. Quand une fonction est essentielle, elle est systématiquement triplée. On n'hésite pas non plus, si ça n'alourdit pas trop la sonde, à blinder les circuits les plus précieux par des feuilles d'aluminium ou de plomb. Le nec plus ultra, plébiscité par les militaires, étant d'utiliser une électronique "durcie", c'est à dire spécialement conçue pour résister aux radiations.
Le problème est que tout cela coûte cher !
La dépense se justifie pour un poste de commandement nucléaire ou une sonde à un milliard d'euros, destinée à voyager dix ans dans l'espace. Mais est-ce le cas pour nos ordinateurs de bureau, nos téléphones mobiles ou lecteurs MP3 ?
La réponse est évidemment non. Surtout à l'heure du discount généralisé et du comparateur de prix.
"Pendant des années, IBM a construit des ordinateurs personnels capables d'auto-évaluer l'intégrité de leurs mémoires, se souvient Jim Ziebler. Mais au début des années 1990, lorsque l'argument principal des vendeurs est devenu le bas prix, ces mémoires à correction d'erreur ont été abandonnées".
Comme quoi, prix et qualité ne font pas bon ménage... ni protection de l'environnement non plus !
Dans les entrailles de silicium des serveurs, où 20% de l'électronique est consacrée à l'intégrité des données, elles susistent encore. "Il faudra peut-être les réintroduire dans le PC", estime Bernard Ourghanlian, le directeur de la Technologie et de la Sécurité de Microsoft France. Mais avant d'en arriver là, les fabricants cherchent des solutions plus économiques...  Le profit absolument !
Voilà pourquoi l'expérience de Jea-Luc Autran les intéresse. Pour le moment, il manque aux industriels un simulateur capable de prédire la sensibilité d'une électronique avant sa fabrication en série. "Astep est un premier pas dans cette direction", assure le chercheur.
D'ici 2011, ses équipes devraient avoir mis en place une chaîne de simulation complète, depuis la formation des gerbes jusqu'au calcul des taux d'erreurs dans les mémoires.
En attendant, si un ordinateur vous gratifie d'un "Fatal error", songez aux supernovae !

undefined


Mais si cela vous dit d'observer un spectacle grandiose, c'est du côté des étoiles qu'il faut aller...
Figurez-vous que nous avons rendez-vous avec une comète dès le 1er. Nous attendons donc Tuttle pour le premier jour de l'année 2008, puisqu'elle passe au plus près de la Terre et doit briller d'une belle magnitude 5,5. 
A cette date elle n'est distante que de 38 millions de kilomètres. Dans ces conditions, elle est perceptible à l'oeil nu sous un ciel noir. Mais avec des jumelles on peu avoir une vision spectaculaire.
Pour la retrouver, il faut observer le ciel en début de nuit. Elle est alors haute dans le ciel, pointée par la constellation du Triangle. Jusqu'au 4 au soir, elle se situe à moins de 3°  de la galaxie M74. Les jours suivants, elle fonce droit vers l'horizon sud à mesure qu'elle perd de l'éclat. Par chance, la Lune ne se lève qu'après minuit début janvier et ne perturbe pas les obervations. Le 15, la comète Tuttle franchit la barre de la magnitude 6, puis atteint la magnitude 7 fin janvier.... Puis elle aura filé dans l'immensité céleste....
Que cela ne vous attriste pas, vous pourrez vous consoler avec Mars. Vous pourrez la chercher en première partie de nuit, au dessus de la tête d'Orion.
Le 5 janvier on pourra avoir une belle rencontre Lune-Vénus. Dans le ciel de l'aube, Vénus surplombe un fin croissant de Lune. Les deux astres sont séparés de 8°. Mais au même moment, notre voisine n'est qu'à 1,5 degrè d'Antarès, l'étoile la plus brillante de la constellation du Scorpion.
Un hiver spectaculaire, si on aime bien lever la tête vers le haut. D'autres planètes et constellations seront encore à découvrir... mais je vous les offrirais à petite dose. Autrement cela risque d'être un peu la bousculade côté tête...

Allez, ce n'est pas encore demain que le ciel va nous tomber sur la tête... seules les particules s'amusent avec nos ordinnateurs et autres folies technologiques.

Merci à "Ciel et Espace" !
par sonja publié dans : L'Espace...
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Dimanche 29 juillet 2007
839047.jpg

Entrons dans le mois d'août. Les étoiles sont encore au rendez-vous...
Bien installé sur votre chaise longue ?
Allez ! c'est parti !

Interessons nous à notre astre le plus proche. Le Soleil. J'espère que vous n'avez pas oublié qu'il a rendez-vous sur les Champs Elysées ? Il se couchera dans l'Arc de Triomphe. Le 1er août, les parisiens auront le plaisir d'assister à ses derniers éclats du jour.
Chers parisiens, j'espère que les nuages seront en voyage sous d'autres cieux...
Le détour du côté du Rond Point le vaut vraiment.

Le 6 août, Mars passera à 6° de l'amas ouvert des Pleiades. Une rencontre insolite à admirer dans le ciel matinal.
Et pour les lèves "très" tôt, dans le ciel de l'aube, vers 4 heures, le 12 on pourra observer un très fin croissant lunaire. Cela fera 19 heures seulement avant la nouvelle lune.
Dans la nuit du 12 au 13, l'essaim d'étoiles filantes se manifestera du côté des Perseides. Et pas de lune dans le ciel. Ce sera grandiose. Un météore par minute. Les amoureux du ciel ne manqueront pas le spectacle.
Le 22, Mars sera en conjonction avec l'étoile principale de la constellation du Taureau, Aldebaran. 
Et un éclat comparable. Orangés tout les deux. Observables à l'oeil nu.
Le 28, eclypse totale de lune. Nous ne pourrons observer cette manifestaton depuis l'Europe. Privés d'eclipse. Seuls les territoires du Pacifique Sud pourront se réjouir.
Mais si vous voulez decouvrir quelques trésors de la voie lactée, descendez là aux jumelles.
Une contemplation que l'on peut suivre, même alongés. Des amas lumineux vous pourrez approcher.
Comme par exemple celui de M39. Il n'est constitué que de quelques 50 membres. Sa forme est triangulaire. Il est possible de denombrer une dizaine d'étoiles aux jumelles.
Les dentelles de la constellation du Cygne est tout ce qui reste d'une étoile de 10 masses solaires.
Delta de la Lyre. Deux étoiles probablement liées entre elles, selon les experts. En rouge et bleu.
On pourrait ainsi parcourir l'espace, sans jamais le quitter des yeux, tant il y a à découvrir.

Le ciel en couleurs, même dans les profondeurs de sa nuit.
De la richesse scintillante.
Dommage que nous ayons été privés en juillet, de beautés aussi merveilleuses. La météo ne s'est pas toujours montrée favorable.

Tout ce qui nous entoure est une véritable usine de merveilles. Une aventure humaine pour l'homme.
Tout concoure au bonheur indicible, de faire partie de cette si grande organisation.
La nature est une réjouissance constante. 
L'oeil du peintre, et celui du photographe le savent bien. N'arrivent-ils pas à rendre, le mieux, ce qui arrête leur regard ? Un pâle rendu de la réalité, certes, mais une fête mentale tout de même.
Dans l'infiniment grand, on peut facilement se noyer dans cette magnifique horloge astronomique.

Ne vous privez pas des étoiles, c'est de la poésie plein la tête...


Je vous laisse... je vais rejoindre ma chaise longue...
par sonja publié dans : L'Espace...
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 26 juin 2007

880443.jpg
La saison des étoiles filantes est proche.
Qui n'a été délicieusement surpris par ces zébrures dans un ciel nuit ?
Même dans mes souvenirs d'enfants elles sont présentes.
C'est en été qu'on les observe le mieux. Elles sont là le reste de l'année, mais c'est en cette saison favorable qu'elles restent les vedettes.
Que vous faut-il pour admirer ces astres éphémères et parfois spectaculaires ? 
Une chaise longue... ou une couette. J'ai encore en mémoire cette fameuse soirée d'un mois d'aout. J'étais en vacances chez l'un de mes enfants, à Pierrelatte. Il devait être aux environs de minuit. En face de leur maison, il y avait un parc entouré de pelouse. C'est sur ce tapis vert, et humide à cette heure là, que nous avions déposé nos couettes. Position privilégié dans l'attente des filantes. Nous avons même essayé de compter ces scintillantes.

A vos couettes ou chaises, pour une nocture avec les étoiles !
Goûtez et vous comprendrez la sensation qui se dégage d'un tel plaisir...
Etoiles filantes qui en fait résultent de la plongée vers la terre de toutes particules arrachées à une comète ou à un astéroïde. En entrant dans les couches denses de l'atmosphère à des vitesses allant jusqu'à 250 000 km/h vous pensez bien que ces fragments, souvent inférieurs au millimètre, compriment l'air qu'ils rencontrent. Celui-ci se réchauffe jusqu'à former une bulle brûlante autour de la particule qui cuit à près de 1600° (ce n'est pas moi qui le dit, mais les scientifiques), et excite les atomes de l'atmosphère alentour.
En se désexcitant, ils émettent une lumière bleuatre. Et voilà notre flash de l'étoile filante.

Chaque jour on peut observer en moyenne 7 étoiles filantes, par heure. Et jusqu'à plusieurs milliers lors de "pluies" d'étoiles filantes ! Ces pluies surviennent quand la terre, au cours de sa révolution annuelle autour du Soleil, croise un essaim de particules éjectées par une comète lors de son passage au voisinage du Soleil.
C'est ainsi qu'en août, notre planète croise l'essain des Perseides (la plus connue), éjecté par la comète Swift-Tuttle. D'une année sur l'autre, l'intensité de la pluie (taux horaire des météores), varie. Plus l'essain est recent (donc compact), plus la terre le croise en plein coeur, et plus la pluie sera intense.
Pour observer un maximum de météores, il vaut mieux avoir une vue d'ensemble sur le ciel. C'est donc à l'oeil nu et en position horizontale que vous assisterez au spectacle. Et croyez-moi, c'est du spectacle !
De la magie mentale assurée.
A présent, dans quelle direction regarder ?
Les étoiles filantes de chaque pluie semblent provenir d'un même point du ciel : le radiant. Qu'est-ce que c'est que ça ? Cela correspond, en fait, à la direction dans laquelle la Terre se déplace sur son orbite.
Exemple : Vous roulez en voiture sous la neige et votre oeil vous dit que les flocons semblent tous provenir d'un point situé devant vous. 
Les Perseides ont leur radiant dans Persée (d'où leur nom). Mais il ne faut pas uniquement regarder dans cette direction. Les étoiles filantes fusent sur l'ensemble de la voûte céleste. Il faut donc avoir l'oeil... un peu partout !
Dès le début de l'été on peut donc partir à la chasse aux filantes. C'est ainsi que l'une d'elles est celle des Delta Aquarides. Leur radiant semble surgir de l'étoile proche. Delta, du Verseau (Aquarius, en Latin).
Visible du 12 juillet au 19 aout. Elle atteint son maximum d'intensité le 28 juillet. Avec un taux de 20 météores par heure. 
Et les stars du mois d'août, les Perseides, débutent leur feu d'artifice dès le 17 juillet. Elles sont présentes jusqu'au 24 août. D'après les prédictions des scientifiques, une centaine de météores à l'heure.
Son maximum, le 13 août. En Europe, le Soleil sera déjà levé, il faudra donc se contenter de la fin de la nuit. Le spectacle est tout de même prometteur. La Lune nouvelle ne viendra pas jouer les troubles fêtes en illuminant le ciel.

Nous aurons aussi cette année, une belle approche des planètes du système solaire. Après de nombreuses années d'absence, les planètes reviennent dans le ciel d'été.
Au mois de juillet, Vénus est l'astre le plus brillant du crépuscule. Celle que l'on nomme l'étoile du berger (mais qui en réalité est une planète de la taille de la terre), descend lentement vers l'horizon Ouest, après le coucher du Soleil. Elle brille d'avantage que Jupiter qui elle, est visible vers le Sud.
C'est que Vénus se rapproche actuellement de la Terre.
Le 1er juillet elle croise Saturne. Mais elle, c'est aux jumelles qu'il faudra observer son minuscule croissant.
C'est autour du 20 juillet qu'il sera plus facile de l'observer. Elle poursuivra sa route qui la conduit à passer entre le Soleil et la Terre le 15 août. On peut imaginer ce passage entre feu et saphir.
Jupiter est un phare qui difuse son puissant éclat ivoire au dessus de l'horizon Sud, dès la tombée de la nuit. Impossible à confondre avec une étoile. Elle ne scintille pas. Autrement dit, elle ne clignote pas. Son éclat reste fixe.
Il y aura aussi une autre planète discrète et lointaine qui peut être aperçue à l'oeil nu : Uranus. Mais elle sera visible aux jumelles, beaucoup plus précisemment. Elle sera facilement identifiable. Juste au dessus de l'étoile Phi, du Verseau. Seul inconvénient... il faut attendre la toute fin de la nuit. Aux alentours des 4 heures du matin. Une aubaine pour les "très" matinaux.
Ensuite on change de cap, pour Mars. L'étoile rouge du matin. Dès les premières lueurs de l'aube, regardez du côté de l'horizon Est. A l'oeil nu, elle vous apparaitra aussi brillante que l'étoile Véga. Astre rougeatre qui peut être observable jusqu'au 12 août. Cherchez là du côté de l'amas des Pleiades et des Aldébaran, la principale étoile du Taureau. Après cette date, elle se trouvera à leur gauche.
Neptune. Dernière et la plus lointaine des planètes du système solaire. Elle sra présente en plein dans la constellation du Capricorne. En théorie elle est visible aux jumelles. Mais vu sa faible intensité, elle sera difficile à différencier des faibles étoiles qui l'entourent. Une lunette sera plus appropriée pour la reconnaître grâce à son éclat bleuté.
Vous voilà tout comme moi avec l'essentiel de connaissance sur notre voute céleste. Bien d'autres secrets encore composent notre système solaire. Je ne suis pas une experte en la matière. Je vais donc me contenter de ces petites choses, que vous mêmes connaissez...
Je ne ferais qu'un tout petit rappel pour ces dates à ne pas manquer. Si le ciel se prête au jeu, bien sur.
Notre météo est si capricieuse ces derniers mois...
A l'aube du 9 juillet, la lune a rendez-vous avec Mars. Seulement séparés de 7°.
Le 11 juillet, lorsque la lune se lève, elle se trouve à moins de trois degrès de l'amas ouvert des Pleiades.
Le 13 juillet nous serons à 35 heures avant la Nouvelle Lune. Ce sera le moment favorable pour essayer de débusquer un fin croissant dans le ciel de l'aube.
Le 16 juillet, conjonction dans le ciel du soir entre un fin croissant de lune et Saturne. Lorsque les deux astres se couchent ils seront séparés de 1,5°.
Un joli triplé le 17 juillet entre la Lune, Vénus et de Régulus. Saturne non loin de là, complète le tableau.
A vos jumelles !
Le 21 juillet, le soir, la Lune se trouvera proche de l'étoile principale de la constellation de la Vierge.

Et pour ceux qui habitent à Paris, le 1er août, le soleil sera prisonnier de l'Arc de Triomphe. Il se couchera dans son arc. Il parait que c'est un spectacle unique. A ne pas manquer...

Le mois de juillet sera favorable à de belles parures cendrées pour le satellite qui inspire le plus les poétes.
Lune argent. Eclat de nuit. Que les poétes s'équipent de leurs plumes en juillet et août. Dame Lune donnera le vertige à vos coeurs amoureux.

Grandiose mouvement dans l'infiniment grand. Organisation stupéfiante. Même dans les profondeurs de la nuit céleste, constellations, étoiles, planètes, voie lactée, et mondes en expensions... il y a de la couleur, et l'éclat du diamant. De la beauté autour de nous... il y a de quoi se sentir étourdi.
J'aime ce vertige...

Je vous souhaite un excellent voyage du côté de votre bout de ciel...

par sonja publié dans : L'Espace...
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander

Nous sommes le:

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Blog : Artiste sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus