On s'interroge du regard.

Publié le par sonja

 

050

 

 

A petites foulées, s'approchent nos blanches dames. Elles ne sont pas préssées, et nous non plus. Sans doute est-ce leur premier repas, elles n'ont pas de quoi courir, même si elles se font siffler. Mon petit indien ne bouge pas  d'un pouce. Il est très attentif à ce qui se passe derrière les fils barbelés.  Là, il ne cause plus. C'est le grand silence. On regarde.
Les pieds bien campé sur la rosée qui mouille la pointe de ses chaussures, il attend.
Le troupeau approche lentement sur sa pelouse humide et fraiche.
Quelques voitures commencent à passer derrière nous, tandis que le ciel se dégage.

 

 

056

 

Enfin, en voilà deux qui se séparent du reste de la troupe. On lève sa tête, et on plante son regard sur ce petit bout d'homme. Avant de se couler jusqu'à l'abreuvoir. 

Qu'à cela ne tienne, Aurélien s'est dévouvert un peu paysan et suit sa vache.
Il voudrait bien allonger sa main, et offrir une caresse, mais la drôlesse ne fait toujours pas un pas vers lui.
Il y a urgence, elle a soif.
Nous lui accordons donc le temps qu'il lui faudra.
Ses grosses lampées ont fait rire Aurélien qui n'en croyait pas ses oreilles.

 

 

058

 

Laissant sa place à la copine, voilà que la dame s'approche de mon très curieux petit bonhomme.
On se regarde. En silence. On n'ose même pas un geste. Mais ce regard en dit long sur l'étonnement mutuel.
Après cela, Aurélien était prêt à être fermier. Il a même décidé qu'il voulait visiter une ferme.
Un jour prochain sans doute, lui ai-je promis.
Notre tour d'horizon ne s'arrêtant pas là, il y aura bien sur, une suite...

Les vacances avec mon petit indien, c'est quelque chose... 

 

 

060

 

 

Publié dans roannemaville

Commenter cet article

Colette Marseille 15/11/2010 09:32



Il est tres curieux ce petit Aurélien ...



Alrisha 01/11/2010 14:50



Les vaches ont toujours un air interrogatif. C'est ce qui me plaît chez elles.


J'espère que tu vas bien Sonia ! Moi, j'ai eu dernièrement une sorte de lumbago qui a duré 10 jours environ. Je ne trouvais plus de position pour me soulager: ni debout, ni couchée, ni allongée.
J'ai ressenti comme un vieillissement de 5 ans de plus. J'avais le moral à zéro.


Bises à vous deux !



nostalédonie 25/10/2010 16:57



Coucou Sonja !


J'ai hâte que not'p'tite fille (4ans) ait l'âge de ton p'tit indien, afin que nous puissions partager le bonheur de jolies balades, telles que les vôtres ! Z'avons eu
p'tite pensée pour tôâ : sommes passés en périphérie de Roanne, samedi, mais toujours en coup de vent, z'avions 800 bornes aller-retour à faire dans la journée pour aller la récupérer ! Elle
s'est émerveillée devant un nombre incalculable de ces "charolaises" parsemant les prairies de la région !


Contents de te savoir de retour ! Pour le coup c'est nous qui risquons ne plus être sur la tôâle,  le temps des vacances scolaires de not'Louloute !


Bisous des 2zm



ilandsis 24/10/2010 10:14



j' adore tout simplement



Andrée 23/10/2010 21:35



Une très belle promenade pleine de poésie et si bien racontée.Belle soirée, bises Sonia