Nouvelle Caledonie

Publié le par sonja

Du côté du Port...

Nouméa c'est aussi son port et ses bateaux de plaisance. Un fourmillement de bateaux. Quelques yatch... De quoi avoir envie de prendre la mer pour une visite d'îles et d'ilots proches, rattachés à la Nouvelle Caledonie.
Les grands transporteurs ce n'est pas de ce côté ci qu'il faut venir les chercher. Ces navires venant d'autres mers ou d'Australie, portant voyageurs, rentrent aussi dans la baie pour lacher des vacanciers en mal de dépaysements. Des croisières à vous couper le souffle.
Du côté de l'usine de Nickel, un emplacement leur est ouvert, à ces grands batiments qui viennent faire le plein de cette manne tirée du sol calédonien. De ce côté là, l'eau et son environnement proche, sont rouges. Chaque semaine, de nombreux transporteurs viennent cueillir ce matériau précieux dont  l'extraction ne s'arrête jamais. Plus de trente ans après mon départ, on continue de défigurer l'île. Extraire veut dire qu'on va creuser sur des surfaces immenses. Cela veut dire qu'on va polluer aussi. Qu'on va mettre à mal le lagon.
Pour le tourisme on a bien fait des aménagements et des changements le long de la côte. Des hotels ont poussé comme des champignons. Le moindre espace a été exploité.
Les marchands de rêves ont tiré le gros lot. Tourisme veut parfois dire indelicatesses. Le corail est en souffrance. Après le nickel,  le tourisme ajoute au problème.
On a essayé également dans les années 70 la construction de grands ensembles dans le quartier de Magenta. Deux ou trois tours s'élèvent au centre de la cité. L'architecte qui a pensé cela n'a pas cherché longtemps pour pondre de telles horreurs qui déparent dans le cadre. Je me souviens encore que la cité n'avait pas trouvé locataires pour envahir les étages. Les habitants des lieux se sont arrêtés au premier et second étage. Des tours sans âmes. Froides, au milieu de verts délicats, ou forts. Après mon départ elles sont restées vides.
Et aujourd'hui, sont-elles vraiment habitées ?

Ciel toujours bleu. Mer turquoise. Sable fin et blanc. Palmiers en guise de parasol.
Les deux plages les plus visitées sont celles de  la Baie des Citrons, et de l'Anse Vata. J'avais une nette préférence pour la première. Moins venteuse. Plus protégée des courants venant du large. Lorsque je m'y posais c'était pour la journée. Pique-nique oblige. La distance depuis chez moi était assez conséquente. Voilà une excuse que je faisais souvent mienne.
Plaisir de s'allonger. Plaisir des yeux. Plaisir de quelques brasses jusqu'au promontoire, éloigné de la plage. Nager dans ces eaux transparentes fait toute la différence. On se sent léger. Libre. Flotteur.
De l'azur à perte de vue. L'horizon s'échappe lorsqu'il se mélange au ciel et à l'Océan. Un bleu comme on ne voit nulle part ailleurs. Des bleus qui se confondent lorsqu'ils se rejoignent. Des bleus tojours en habits de vacances. Je me demande bien comment nos yeux n'en deviennent pas bleus eux aussi.
Sur une île et pourtant, ne pas se sentir à l'étroit. On se perd dans l'immensité des bleus...
C'est l'impression que doivent avoir aussi les plongeurs.
Allez, et si nous plongions avec eux... je suis sure que vous allez aimer. C'est d'une telle richesse !

Le lagon calédonien c'est de la diversité dans ses fonds marins.
On peut y rencontrer la raie manta qui s'impose dans ses 5 à 7 mètres d'envergure. C'est la plus grande des raies. Elle vit au large, mais elle peut pénêtrer dans les passes du grand récif et dans le lagon. On rencontre des mantas noires, inconnues ailleurs. La raie à points noirs et bleus, de 0,5 d'envergure, à dards venimeux. Elle s'enfouit souvent dans le sable. Parfois dans très peu d'eau. La raie léopard est une raie magnifique. Elle atteint 2 mètres, avec une très longue queue. Elle a aussi des dards venimeux. Elle se rencontre généralement en pleine mer.
Les raies sont nombreuses dans le lagon.

Les requins ont la part belle. Leur nombre est incalculable. En principe, ils ne sont pas agressifs dans le lagon. Les accidents sont très rares. Et ils sont dû à des imprudences.
C'est le requin gris du recif qui est le plus fréquent dans les eaux calédoniennes. Il atteint 1 à 2 mètres.
Le requin à points noirs, pas agressif non plus.
Le requin nourrice, que l'on nomme dormeur, atteint la jolie taille de 3 mètres. Avec le requin citron ils ne sont pas dangereux. Sauf si on l'importune.
Les grands requins qui ont une mauvaise réputation sont rares. Ou bien suffisamment craintifs pour ne pas se montrer.
Les requins d'océan eux peuvent rentrer dans le lagon. Ainsi en est-il du requin tigre qui peut atteindre 4 à 5 mètres. Mais on peut voir une bande de requins marteaux, à l'intérieur du lagon.
Le mako peut se trouver dans les passes. Trois à quatre  mètres. Le discret et silencieux d'entre tous...
Le requin blanc est un habitant des eaux profondes au large. Occasionnellement il peut entrer dans la passe.
J'espère que vous n'avez pas eu peur...

Deux fois j'ai rencontré notre gris. La première, c'est lorsque je sautais du plongeoir de la Baie des Citrons. Ils étaient deux et croisaient pas très loin. Ils suivaient un ban de poissons m'a-t-on dit par la suite. Les baigneurs sortaient peu à peu de l'eau pour sauter sur la plage. J'étais étonnée mais pas affolée. Moi je n'avais pas vu les ailerons glisser sur l'eau.
La seconde, je me trouvais avec la fille d'une amie, sur un bateau gonflable. Un deux places tant il m'a semblé minuscule ce jour-là. Avec l'adolescente, j'ai voulu faire l'experte en rame. Les familles étaient tranquilement installées sur un coin de plage, du côté de "Rivière Salée". On s'y posait régulièrement. Seulement, les deux intrépides avaient calculé sans les courants.
A un moment donné, nous nous sommes un peu éloignées. Impossible de revenir. Ce n'était pas nos petites rames qui pouvaient changer la situation. Sur la plage, ils ne s'étaient pas encore rendu compte que nous filions vers le large.
Voilà qu'un aileron avance sur les eaux, à peine agitées. Panique à bord. La jeune fille m'encourage à ramer plus vite, plus fort. Rien à faire, on file. Je perds une rame. Sa peur augmente et me la communique. Cette petite me demande de plonger et de tirer la frêle embarcation, tout en nageant. Tout un programme. Bien sur, je n'y suis pas allée...
Quand au requin, il nageait gentiment à distance raisonnable. Il n'avait que faire de deux effrayées. Les minutes nous ont semblées interminables, avant qu'on vienne enfin nous rejoindre avec le bateau à moteur. Ils ont tout de suite compris ce qui se passait. Ils voyaient que le courant nous tenait prisonnière. Nous avions peur du requin, alors que les courants étaient plus dangereux pour nous.
Voici pour l'anecdote requins...

La suite se met en place...

Publié dans Voyages

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sonja 08/06/2007 10:20

La curiosité rend parfois intrépide... je n'ai plus les mêmes curiosités. Heureusement...Facile de commenter ton blog. Tout comme Michka, c'est un coin nature délicieux. Vos prises de vue ce sont de vrais toiles. De l'art en mouvement et aux couleurs vives. L'oeil ne peut que declancher un vrai petit vertige pour la beauté de la nature. Dificile de ne pas réagir avec des mots...Merci et bonne journée.

marc 08/06/2007 09:25

bonjour Sonjahe bien moi qui n'aime pas le bateau par peur,là la situation m'aurait semblé assez critique.Je te remercie pour tous tes coms et passage sur mon blog .De très jolis commentaires que j'ai beaucoup apprécié.bonne journée et à bientôtjaguar placide