Une porte nature

Publié le par sonja

 

Une porte m'invite. Je l'emprunte sans autre façon. Le chemin qui s'ouvre "soleil" attise ma curiosité. Me voilà en terrain inconnu mais combien trop tentant pour ne pas le laisser m'enfermer dans son espace raffraichissant. L'instant a l'air de composer avec la nature un délicat fouilli. Des ronces sortent de leur cadre, pour s'étaler sur un brin de parcours.
Cela sent la terre humide. Les oiseaux régnent sur les lieux.
Il n'y a qu'à poursuivre pour se sentir accompagné par eux. Ils ne se montrent pas encore. Leur timide retenue vient de ma présence. Je les sens encore en feuillage imersion.
Mais dès que j'aurais tourné le dos, les voilà qui voleront en désordre à la recherche de quelques brindilles ou vermisseaux. C'est qu'il faut s'occuper sans trainer de sa descendance. L'enchantement est complet sous les feuillus. Il n'y a qu'à se laisser bercer par les gazouillis, ou le répertoire de certains chanteurs contant à leur belle combien ils seraient heureux de devenir leur favori.
Au loin, là où le soleil se fait généreux, où l'ombre n'est plus de mise, d'autres batifollent sur une verte pelouse. Les joies d'un jeu à deux ou à plusieurs. On se vole dans le plumage aussi. Question de territoire ou de femelle. Le plus fort ou le plus beau se verra attribuer le mérite de se trouver l'élu d'un coeur qui était à prendre.
On peut tout inventer dans le silence d'un paysage attirant et solitaire. Personne pour venir interrompre le cours de l'histoire. Les habitants des lieux à plumes ou à poils m'observent depuis leurs branches ou un fourré. S'ils savaient combien leur présence serait un conte d'enfant pour moi... dommage, il ne me reste plus que la plume pour moissonner de vertes patures, en écriture.

C'est silencieux et si délicat. Le bout du chemin n'en finit plus, il dérive dans tous les sens. Je ne sais pas encore où je vais me retrouver.
Me perdre dans la nature rien qu'un peu... c'est charmant. Le temps d'humer les parfums environnants. De récolter mille murmures.
La nature s'offre sans détour. Sans apparat. Seulement son infinie beauté.
Du vert... encore du vert. Et un ciel où passent fugueusement des nuages au blanc laiteux.
Je crois bien que c'est une propriété privée. Mais le maître des lieux ne doit même pas connaitre l'étendue de son bien. Et puis, par ici, il n'y a rien à piller. Les chasseurs sont en vacances, alors, à moi le paisible lieu.

Je ne me suis pas perdue, même si j'ai pas mal tourné pour trouver je ne sais quel compagnon à poils ou à plumes. Ces coquins m'ont boudé.

C'est en suivant le canal de la Loire que cette porte ouverte m'a fait signe de m'approcher. De la franchir. Et de continuer...
Ce fut un détour sympathique et doux.
Rien que moi avec moi.




Publié dans Regards

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Quichottine 11/05/2009 11:06

J'aime tes promenades.Je crois que tu peux de tes mots nous emporter avec toi et nous montrer ce que tu vois... les images ne sont qu'un plus que j'admire avec bonheur.Merci, Sonja.

Alrisha 11/05/2009 00:21

Je ressens la même chose quand je me balade seule. J'aime le silence et me retrouver avec moi.Sais-tu que j'ai quand même finalement retrouvé Nadia! Pas de nouvelles d'elle malgré mon mail et mes coms!!Coup de téléphone ce soir vers 16h45. Vite je me change et me voilà partie à Reims. A mon arrivée, il pleuvait des cordes. Difficile de se retouver sous les arcades; presque une demi-heure à attendre!Puis, la rencontre avec Nadia et son neveu Jean-Yves. Presque 18h45, alors direction le restaurant. Je suis rentrée chez moi à 22h.Nous avons parlé de choses et d'autres et je pense qu'elle sera chez toi vers les 16 ou 17 mai. Elle a eu des problèmes avec son ordi portable et n'a pas de téléphone portable. Ils vont en acheter un demain sur Srasbourg.Vpilà, voilà, c'est une fille bien sympa et amusante avec son accent québécois.Bises ma Sonia et à +

Marc+de+Metz 10/05/2009 23:13


 
Tu sais nous montrer, nous offrir cette nature aussi joliment que d’autres et dans cette nature ce sont ses beautés que nous partageons avec toi dans le silence de ces rives de Loire… J’ai des images dans la tête au bout de tes mots, celle d’une envie irrésistible de découvrir de nouveaux territoires aussi beaux que le tien dans cette promenade et aussi sereins. J’en ai en bord de Moselle, mais ils sont loin de mon clavier qui lui me sert à me promener solitaire et attentif dans la beauté de vos mots. Je suis en fausse solitude nocturne car je vous ai au bout de mes mots. Merci Sonja de ces merveilleux commentaires que j’ai trouvé de toi aujourd’hui sous mes articles. Je t’embrasse, @mitié de Metz, je retourne dans d’autres mots pour en écrire en réponse d’autres encore.