Le temps de l'escargot...

Publié le par sonja


Rien de tel qu'un petit coin de caravane pour s'adonner à la lecture ou à l'écriture. 
Parfois, je reçois la visite des chats de la maison familiale proche. Ces sans gênes viennent s'étaler dans mon tranquile royaume, où le rêve est permis.
En voilà une minette qui m'observe de son vert regard, pendant que je fais un peu de courrier.
C'est ainsi qu'on vient trancher dans mes voyages en solitaire. Mais cette petite bête est silencieuse. Ouf !
Têtue aussi, car lorsque j'ai voulu la chasser dès que j'ai fini de me détendre en écriture, elle s'est mise sur le dos et m'a donné des coups de pattes.
Le félin tempérament ayant pris le dessus, j'ai dû un peu me facher. Mon changement de ton ne lui ayant pas plu, elle a filé. Ce qui ne l'empêche pas de revenir à la charge, toutes les fois qu'elle constate que je suis de retour dans ma maison sur roue.

L'air de rien, derrière la vitre, je peux moi aussi regarder la gent ailée s'amuser sur la pelouse. Une pelouse haute et fleurie pour la circonstance. Tout le monde est en vacances, même la tondeuse.
Deux pies sont les habituées des lieux. Elles s'ébattent sur l'herbe verte et humide de ces derniers jours. Elles sont sans doute à la recherche de quelques vers ou escargots à écraser.
Mais l'oiseau qui attire le plus mon regard c'est un rouge-queue. Il a ses habitudes sur les branches de l'olivier encore jeune. Il mêle ses chants à celui des gazouillis.
Il y a un autre chanteur qui me réveille un peu avant 5 heures du matin... un coq qui habite tout prêt. Ensuite, c'est une vraie cascade de "cocoricos". Et ils font durer le plaisir.
Aucune ferme aux alentours, rien que des villas. Alors, je souris de cette petite anomalie. Une basse-cour dans une résidence. Qui plus est, à plusieurs...
Au moins ont-ils des oeufs frais pour le petit déjeuner.



Il semblerait qu'il y ait un hérisson dans ce grand jardin, chez ma fille. Je ne l'ai pas encore vu.
Par contre, ces temps ci, dès que je lache ma caravane je rencontre monsieur l'escargot. Il traverse l'allée que j'emprunte. De son air posé, toutes antennes sorties, il m'offre sa nonchalance. Si ça continue, j'aurais bientôt un véritable convoi devant moi. L'embouteillage sera terrible. Je lui ai demandé si je pouvais le garder en souvenir sur mon blog. Il s'est lissé de plus belle, pour se montrer sous son meilleur jour.
Voilà la bête qui ne se presse jamais et qui pourtant fait ses kilomètres.
Autour de lui il a une très belle forêt fleurie.
Quand je vous disais que la pelouse avait pris de la hauteur...

Bon, je retourne chercher le hérisson....




Publié dans Sourires

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Véro 18/08/2008 08:34

Rien de tel que ce genre d'accompagnement pour se reposer... Je viens de vivre également quelques semaines de totale décontraction. Amitiés chère Sonja

Alrisha 17/08/2008 21:57

Finalement, plantée là au milieu du jardin et de la verdure, cette caravane te va très bien. De plus tu as de la compagnie alors il y a de quoi nourrir la littéraire!Bisous du soir ma chère Sonia!

cath 17/08/2008 17:48

moi aussi je paresse en rase campagne, avec un accès trés limité à "la machine"...

Quichottine :0010: 17/08/2008 10:19

Merci pour ce partage... Je serai presque en vacances en te lisant !