La dynamique des fluides (Terre Sauvage)

Publié le par sonja


                                                                                     - 6 -

Et nous voici de Pors Poulhan au Pouldu. La Bretagne ne laisse jamais indifférent... c'est le moins qu'on puisse dire.
Je crois bien que je vais bien y aller un jour rien que pour un thé à trois à quatre, ou plus, qui sait...
Il y a tellement de blogueuses qui partagerais bien une grande balade à travers tous ces sentiers délicieux, et hauts en couleurs.
Entrons donc dans les beautés de la côte de Cornouaille.

Voici donc que nous pouvons à présent tourner notre regard vers la baie d'Audierne qui se courbe entre la pointe du Raz et la pointe de Penmarc'h. Ce magnifique paysage se déroule comme une échappée hors du temps, entre plages immenses et dunes préservées. Ce site d'intérêt européen est une mosaïque unique de dunes, d'étangs, de marais qui accueillent une faune et une flore diversifiées : plus de 300 espèces recensées.
Entre Penhors et Tronoën, 12 kilomètres de plage sont bordés par un immense cordon de géalets gris : l'Ero Vili.
Ce cordon a été, par la construction du mur de l'Atlantique pendant la Seconde Guerre Mondiale, réduit au dixième de ce qu'il était.
L"Ero Vili est pourtant la clef de tout cet espace naturel, classé d'importance internationale. Il empêche l'écoulement des eaux vers la mer et crée ainsi, sur les terres basses, des zones humides très diversifiées : des étangs (Kergalan, Trunvel, Saint-Vio...), des roselières, des prés humides, des cordons de galets et de dunes.
A Trunvel, une importante réserve, gérée par l'association Bretagne vivante, protège la nidification d'espèces rares. Survolées par le busard des roseaux ou le hibou des marais, les roselières abritent les amours des plus farouches : le héron pourpré et le butor étoilé. La barge à queue noire, tout comme le vanneau huppé, cache ses oeufs dans les prairies à joncs et à carex. Le gravelot à collier interrompu s'installe, quant à lui, sur les dunes ou les galets, et le guêpier d'Europe vient se régaler de libellules, dont on a recensé 35 espèces dans la baie.

Monique serait heureuse de mettre dans son appareil ces belles de jour, de toutes les couleurs...

Je serais vraiment à la fête avec une telle profusion d'oiseaux.
La Bretagne est le Paradis des oiseaux. J'y serais moi aussi au Paradi, au vu d'une telle profusion de poids plumes s'amusant dans le ciel marin de ce coin de France...

Nous sommes ici au coeur du pays bigouden, dont la principale ressource économique reste la pêche.
Les odeurs de criée se font de plus en plus fortes à l'approche de Guilvinec-Léchigat, quatrième port de pêche français. La vie est rythmée par le flux continu des bateaux.
Moins agité, Lesconil accueille de petites embarcations spécialisées dans la pêche côtière. Enfin, Loctudy fait vibrer le visiteur dans sa frénésie portuaire.
De La Forêt-Fouesnant à Concarneau, le sentier côtier s'engage à l'ombre de feuillus séculaires qui longent les anses de Saint-Laurent et de Saint-Jean. Nous voilà arrivés à Concarneau, Kong Kerne en breton, qui signifie "abri de Cornouaille".
Parmi les plus grands ports de pêche français, Concarneau a d'abord été sardinier puis thonier.

A six kilomètres de là, le cordon dunaire et les étangs de Trévignon forment un espace sauvage de 300 hectares, propriété du Conservatoire du littoral, géré par la mairie de Trégunc et Bretagne vivance.
Des plans d'eau douce ou saumâtre (sept au total) parsèment cette frange littorale de cinq kilomètres, créant un paysage original, riche de vie animale et végétale : 150 espèces d'oiseaux y ont été identifiés dont 75 nicheuses.

La dune est aussi colonisée par une flore spécifique et fragile : giroflée des dunes, chou maritime, chardon bleu. La Maison du littoral à Trégunc, ancienne usine de production d'iode, organise toute l'année des expositions sur la faune, la flore, les activités humaines, ainsi que des balades nature.

Le pays de Cornouaille est enfin marqué par deux rias aux eaux calmes, bordées de rives verdoyantes et boisées ou hérissées de rochers et de landes sauvages : l'Aven et le Belon, typiques du Sud-Finistère.
C'est un pur bonheur que de longer leurs rives. Rien qu'en effleurant le reportage, je me dit que ce doit être vrai.
C'est également l'avis des oiseaux qui fréquentent ses anses : grand cormoran, grèbe castaneux, héron cendré, aigrette garzette, courlis cendré, etc.

Me voilà partie pour un détour vers le rêve...




Commenter cet article

Nani-11 06/08/2008 03:15

Petit port Breton typiquement sauvage on dirait... Comme ça doit être reposant... Amicalement

Alrisha 04/08/2008 19:50

J'arrive devant l'ordi après avoir passé 4 heures dehors avec tout mon barda photographique. Ma priorité était de prendre des oiseaux au téléobjectif mais, pas de volatiles au RDV ou alors loin dans les arbres derrière le feuillage.Par contre des abeilles, bourdons, ... fleurs; ...Oh que oui cette Bretagne riche en oiseaux me plairait! Encore une belle balade Sonia qui va accrocher pas mal de visiteurs et visiteuses. Par contre, s'il y a trop de monde, je n'ai pas le permis pour un car !!!!A + ma Sonia, continue de nous faire rêver !Gros bisous

nadia-vraie 04/08/2008 19:30

à lire ton texte,je me crois en bretagne au travers des oiseaux.Bonne journée Sonia et bises.