Carnet de saison

Publié le par sonja


Sur les pas de "Terre Sauvage", dans la magie de ses reportages je vous emmène. Le mois de juin est lui aussi propice à de merveilleuses cueillettes nature.
La faune et la flore vous fera danser ce mois ci aussi.
Je vous laisse aprécier le parfum et la couleur de vos émois...
C'est pourquoi je vous citerais pour ouvrir les pages de la saison, ce que "Terre Sauvage" murmure sur notre mois de Juin.
"Nature, ton nom ne s'écrit jamais aussi bien qu'en juin. En capitales d'étoiles ou minuscules de libellules. A
 l'encre de chlorophylle, de rosée ou en lettres de feu d'un soleil amoureux.
 Et la promesse de te protéger à jamais, signons-la de notre sang pour qu'elle ne reste pas lettre morte."

Un drôle de chansonnier
Le soleil, déjà haut dans le ciel, a mis les oiseaux en veilleuse, sauf un. L'irréductible bruant jaune continue de pousser sa chansonnette. Laquelle est, avouons-le, un brin monotone. Une note aiguë, répétée six fois, puis un son appuyé en guise de chute. Couplet que le passereau ressasse à n'en plus finir. Fièrement, en plus, à voir son bec gaillardement pointé vers le ciel et son torse largement bombé !
Allez, pour son adorable frimousse couleur bouton-d'or, on est prêt à écouter sa rengaine jusqu'en août.

Nichée sur l'eau
Un feu follet virevolte et papillone au-dessus de l'étang. Ce lutin aérien, en costume gris et beret noir, est une guifette moustac.
Telle une bergère d'azur, elle surveille fébrilement le troupeau d'insectes qui bourdonne à fleur d'eau. Pour les protéger ? Sûrement pas ! D'un coup, elle s'élance en piqué sur la nuée, et repart, son bec carmin orné d'un trophée : une splendide libellule. En deux coups d'aile, elle rejoint son nid, plate-forme flottante installée au milieu des nénuphars, où s'impatientent trois poussins gardés par leur père. Lequel s'envole aussitôt pour chercher fissa la suite du repas... Une libellule pour trois, c'est plutôt léger !

L'iris des marais
En grec, iris signifie "arc-en-ciel". Comme lui, l'iris des marais a besoin d'eau pour s'exprimer. Une mare, un étang, voire un fossé font l'affaire de celui qu'on appelle aussi faux acore. Du météore, la fleur n'a pris que deux couleurs. Le vert d'abord, dans la longue tige et ses feuilles en lame de sabre. Le jaune ensuite, dans les pièces florales, éclatantes comme des citrons de Sicile. Les maniaques qui n'ont de cesse que d'assécher les zones humides prennent sans doute cette plante pour une vulgaire "traîne-fossés". Qu'ils sachent que la fleur recèle des propriété dépolluantes, mais aussi moult vertus médicinales. Pour couronner le tout, une légende prétend que Clovis choisit l'iris, et non le lys, comme emblème de la royauté.

Nymphe d'eau
Dans le ruisseau, les feuilles filiformes de la renoncule flottante ondulent au gré du courant comme une chevelure d'ondine. Féerie aussi au-dessus du miroir où une myriade de sylphes vivrevolte parmi les plantes aquatiques. Corps d'aiguilles et ailes hyalines, ces insectes sont des demoiselles, les cousines des libellules. Le soleil qui joue sur leurs ailes irisées les fait pétiller dans les airs. Au repos, la lumière danse encore sur le corps bleu métallisé des coloptérys éclatants. Un nom d'espèce digne d'Astérix ! A l'instar du héros gaulois, l'animal est victime, comme tant d'autres, d'un envahisseur. Saurez-vous trouver lequel ?
Deux indices devraient vous mettre sur la voie : pollution et rectification des cours d'eau.

Chut ! Naissances...
Quelle malle aux trésors, le grenier ! Bien sûr, il y a les photos, les vieilles dentelles et leur cortège de souvenirs. Mais s'y cachent aussi quelques bijoux vivants, telle la sérotine commune, une chauve-souris plutôt timide. A peine a-t-on ouvert la porte du galetas que la vingtaine de femelles ayant élu domicile sous le toit disparaît aussi sec. Reste l'abondant guano sur le plancher qui trahit leur présence.
Juin est une période délicate car c'est la saison des naissances. Alors, limitez le va-et-vient dans les combles pour ne pas déranger ce petit monde ailé.
Les premiers jours sont cruciaux pour les bébés, aveugles et nus, encore incapables d'entrer en léthargie pour survivre à un éventuel épisode de mauvais temps.
Decidemment, j'aime trop ces chauves-souris, de quelque nom qu'il soit. J'aime les observer dès le crépuscule venu, dans leurs grandes rondes rapides. Ce petit animal qui m'a parfois frolé, lorsque sur mon balcon je me tenais...

Céleste rencontre
Le 30, une heure et demie après que l'astre diurne nous a quittés, regardez au-dessus de l'horizon, à l'ouest...
Vous verrez la planète rouge, Mars, à proximité de Régulus, l'étoile principale de la constellation du Lion. Une rencontre qui se fera sous l'observation d'un chaperon ! En effet, à leur gauche et un peu au-dessus, se trouvera Saturne....

La digitale pourpre
Cette grande digitale de la famille des scrophulariacées, aux multiples noms vernaculaires, apparait spontanément dans les coupes forestières, clairières et lisières des bois, dès que la lumière peut atteindre le sol. Vivace, elle se conserve sous la forme d'une rosette, avant d'émettre, au printemps, une longue hampe pouvant atteindre deux mètres de haut. Celle-ci, creuse et robuste, porte des feuilles velues et grisâtres, puis, de juin à septembre, une succession de fleurs pourpre clair, avec quelques taches plus soutenues à l'intérieur du calice en forme de cloche.
Cette digitale préfère les sols siliceux et frais. Elle est absente de la région méditerranéenne et des Landes.
La plante est toxique car elle contient de la digitaline. Plusieurs cultivars ornementaux existent pour les jardins.

Ce petit tour d'horizon nature, on s'y est un peu pris les pieds, et c'est tant mieux.
La nature nous régale si souvent de ses belles parures lumineuses.


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Alrisha 19/06/2008 18:32

Voilà une semaine de passée et je reviens sur ton article.Mardi après-midi, je me suis mélangée aussi les pieds. J'en avais marre de mon ordi et comme dehors, il faisait beau, alors, j'ai parcouru mon chemin creux et le bord de l'étang. Tout comme dans ton article, faune et flore sont venues à ma rencontre et finalement je ne suis revenue que 4 heures plus tard.Aujourd'hui mon cours à la médiathèque a été annulé; alors j'ai du temps pour venir chez toi.Que le temps passe vite Sonia! Toutefois, si c'est pour se rencontrer, ce n'est que mieux.Gros bisous ma très chère Sonia

béa kimcat 16/06/2008 19:44

sonjail est magnifique ce bruant jaunebises du lundibéa kimcat

nadia-vraie 12/06/2008 05:54

Je venais faire un petit tour pour voir si tu étais là et je vois ton article.Je l'ai lu avec grand intérêt.Tu aimes les chauves-souris?Moi,j'en vois pas mais il paraît qu'ils sont très difficiles à faire changer d'endroit quand elles ont élu domicile.La digitale,je crois que je me souviens dans mon enfance quand j'allais au bord des forêts,j'en ai vu.Tu me fais rappeler de beaux souvenirs.Tu as probablement écrit ton article dans un cyber-café?Quand nous reviendras-tu?Il ne faut pas te mettre de pression...je sais que tu ne nous oublies pas.à ton bon retour et Amitié avec un wagon de bisous.:0010:

Alrisha 11/06/2008 16:47

Je vois que tu es connectée Sonia; j'en profite pour t'écrire et avoir de tes nouvelles.Je cros que l'ordi de ta fille est bel et bien endommagé. Pas facile pour toi pour nous joindre. Ce n'est pas si évident que ça au cyber-café.Peut-être pourrait-on se téléphoner?J'aimerais avoir de tes nouvelles; tu me manques.J'arrête là pour te laisser répondre si tu le peux.Je reviendrai lire ton article plus tard.Gros bisous ma Sonia !

canelle56 11/06/2008 16:45

merci  sonia pour ta reprise c est tres bien.....ton texte interressant bonne soiree bisou