Bruits et Chuchottements...

Publié le par sonja


Lorsqu'on emploi le mot "bavardage", on pense immédiatement aux femmes. Par essence même, les femmes sont bavardes. C'est du moins la réputation qu'on leur fait depuis la nuit des temps. Il en est des "bavardes" comme des histoires de "blondes". Ca leur colle au corps... et à la langue.
C'est évident, les femmes sont d'horribles bavardes.
Mais en restant sur ce raisonnement, il nous échappe que les hommes le sont tout autant. Ils n'ont rien à envier aux femmes. Croyez-moi !

Je n'ai pas fait ma petite enquête. Ni mis des écouteurs sous une table. Mais je vous emmène faire un petit tour du côté de bavards habitués de ce sport... international.

 Il n'est rien de' pire qu'un homme qui se lache à ce niveau. Leur esprit galoppe bien plus rapidement que celui d'une femme, quand il s'agit de lancer la critique. Je ne parle pas de critique positive, bien sûr.
Il est question de bavardage, tout ce qu'il y a de plus raz les paquerettes. Et franchement, il y a de quoi prendre le fourire.

Décidemment, la Taverne Alsacienne réserve bien des surprises. Je m'amuse intérieurement de ce bavardage dont trois compères tiennent cession ouverte.
Ils sont installés très à l'aise autour d'une table, et ressemblent plus à des comploteurs qu'à des hommes tenant une position sociale au dessus de la moyenne, comme aiment à le rappeler pas mal de personnes s'installant en ce lieu.
En l'espace d'un temps records, ils ont réussi à habiller et à déshabiller quelques passants, de l'autre côté de la baie vitrée.
Ces trois amis en veston cravate, sont intarrissables. Ils n'ont même pas peur d'étaler la situation familiale de certains dossiers dont ils ont connaissance. Il y en a même qui apportent leur travail de bureau ici, dans cette Taverne où il fait bon s'asseoir.
Au départ, un couple était avec eux, pour discuter de "je ne sais" quelle affaire les concernant.
Je n'ai été interpellée qu'à partir du moment où les dites personnes les ont quitté. Les langues allaient bon train. Il ne fait pas bon tourner le dos à de tels personnages qui ne demandent qu'un coup d'envoi pour assassiner, sur le plan privé.
Ensuite, la conversation s'est envolée vers d'autres horizons. Un autre sujet est venu à passer par là. Vous pensez bien que ces messieurs ne pouvaient pas louper la chose.
De regards entendus, en sourires de connivence, sans oublier quelques chuchottements pour qu'on ne les entende pas, ils ont nagé dans les plaisirs du "qu'en-dira-t-on". En fait de chuchottements, la moitié de la salle pouvait entendre leurs petites envolées aigre-douce.
Depuis ma place, je n'ai rien loupé. Vous pensez bien qu'ils se sont oubliés dans les méandres de leur voyage.
Papautage oblige, je ne les ai pas du tout dérangé.
Ces messieurs semblaient connaitre la moitié de Roanne. Rassurez-vous, je fais partie de l'autre moitié des Roannais qu'ils ne connaissent pas...
En plus, ils en connaissent un bout sur la personnalité des gens. Du moins en sont-ils convaincus, dans leur petit monde étroit, de "bavards". On peut même ajouter qu'il n'y a pas plus ignorant que ces colporteurs de " bruits et de chuchottements".
Passer devant de tels personnages c'est se préparer à un debalage dans les formes. Quand à la compassion, surtout il ne faut pas trop y compter. D'ailleurs, ce mot là, il ne fait pas parti de leur dictionnaire du savoir.
Ces véloces de la langue se sont adonnés à un numéro de haute voltige.

En costume-cravate, ou en robe à deux sous, le bavardage est universel et touche tous les échelons de la société.
Voilà un tout petit membre bien caché à l'intérieur de notre bouche, capable du bon comme du mauvais.
C'est le seul membre également qui ne souffrira jamais de rhumatisme.

Bon, ici ces messieurs me font rire, car la prétention dont ils n'ont aucune gêne à faire valoir autour d'eux, est du meilleur numéro de clown lorsqu'on les surprend dans un contexte différent. Un numéro qui m'a fait penser  à celui des "vamps".
Ces messieurs n'avaient pas des langues, mais des tapis roulants.

Les femmes bavardes ?

Allons donc...

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al biruni 06/06/2008 12:34

bonjour,Ton écrit m'inspire un titre "vie de tous les jours à Roanne" mais je sais qu'il s'y bien d'autres choses plus belles que des bavardages de commères -excuse-moi mais commère n'existe pas au masculin-. Quant à moi, ça fait longtemps que j'ai choisi de vivre en solitaire pour justement ne plus avoir à supporter ce genre de médisances.Gros bisous à toi.

nadia-vraie 06/06/2008 05:22

J'ai ri en lisant ton texte Sonia,il s'en passe des choses dans cette taverne...la langue qui ne souffre pas de rhumatisme.elle est bonne,je n'y aurait pas pensé hihihije suis en retaqrd dans tout Sonia mais je prends le temps de lire tes articles.Byebye et mille bisous.A+

Alrisha 03/06/2008 22:00

Super ton article Sonia ! J'ai déjà assisté à de tels débalages mais jamais eu l'idée de noter par écrits mes réactions ou sensations face à ce phénomène. Oh oui que les hommes sont bavards! Rien qu'hier, mon mari m'a rapporté des propos qu'on lui a confié autour d'une "table d'hommes" où je n'étais pas présente. Et bien, on en entend des "vertes et des pas mûres" sur leurs conquêtes.Contente de te revoir autour d'articles Sonia! Merci pour ta lettre ! As-tu reçu ma carte d'Aveyron?Gros bisous et à + Sonia !

françoise 03/06/2008 19:13

Je m'installerai bien sur cette terrasse pour bavarder....ou même pour me taire !bises, bonne soiréefrançoise

canelle56 03/06/2008 18:55

constat amusant!!! rires  bises