De toutes les couleurs, les prairies éclatent de nuances douces ou soutenues. Notre région a laché son parapluie. La voilà enfin avec ses couleurs printanières. Tous les butineurs sont à la fête.
Ils vont et viennent pour de succulentes prises. Leurs petites pailles leur permet d'aller jusqu'au coeur des fleurs ou des plantes, pour en boire son nectar miel. Ils mènent une activité
surprenante. Ils travaillent jusqu'à tard le soir. Ces insectes engagent tout leur temps sur les reines des champs et des jardins.
Avec le retour du soleil, je vais oser quelques kilomètres supplémentaires. Je pourrais même sortir des sentiers battus....
Depuis hier, c'est de la haute voltige autour de nos balcons. Les martinets sont de retour. Ces fous de la vitesse
tournoient ou s'élèvent comme pour prouver qu'il n'y a pas plus rapide qu'eux. Ce qui est vrai de toute façon. Parfois, lorsque sur leur chemin ils rencontrent d'autres oiseaux, ceux-la s'écartent
très vite pour éviter la collusion. Le martinet lui, ne lache jamais son parcour. Les autres poids plumes doivent le savoir. Je me demande même parfois, comment ils font pour éviter les obstacles à
cette vitesse. Leurs petits cris incessants sont une autre particularité de l'oiseau. Voler et siffler en même temps. Quel exploit !
Sur la jardinière pas encore nettoyée, il y règne une véritable petite forêt en fouilli. Les mauvaises herbes font leur fête. Mais il y en a d'autres qui la font aussi. Ce sont les visiteurs de
l'endroit. Les moineaux, mesanges, rouge queue, ou rouge gorge... et mêrme les tourterelles viennent y mettre leurs becs. I
ls tirent sur les feuilles ou les tiges de l'herbe. Ils ressemblent à des tricoteurs. Ca se caresse à l'interieur de toute cette végétation, comme s'ils se trouvaient dans un bac rempli d'eau. Ils
écartent leurs ailes, les battent... sautillent ou frétillent.
Mes matinales impressions natures, sont juste là devant moi. Je ris toute seule de toute cette agitation. Le ciel se colore à peine d'une lumière timide, que déjà ces envahisseurs débarquent.
Ce matin, il était 5 heures lorsqu'un merle donnait de la voix. Il était posé sur un coin du balcon. Et comme je dors les volets ouverts, je n'ai pas eu de mal à le repèrer. Il faisait
encore sombre, et comme lui l'est tout autant...
Ses trilles furent du meilleur effet. Un réveil matin délicieux.
Cet après midi j'irais me balader le long du canal de la Loire. Les photos de Monique (Alrisha) m'ont donné envie de flâner de ce côté là. Puis au retour, je me poserais sur la pelouse, dans
un coin du port. J'observerais les glissades des colverts.
Je m'assoupirais sans doute aussi, comme bien souvent, sous les chants des oiseaux au dessus de ma tête.
C'est tout de même bon de voir le soleil après autant d'absence.
Ma solitaire montgolfière a de nouveau traversé le ciel roannais.
Il est temps que je m'avade à mon tour, car là ce n'est plus possible !
Les autres volent, voguent, s'évadent... et moi je suis là à les regarder.
Je vous raconterais les prochains épisodes, dès que je les auraient joué...
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