Il voulait aller à la campagne, on est allé du côté du port. Dès les premiers bateaux, forcément, nous avons fait une halte. Il faut dire que le petit parc aménagé attire toujours les petits et les
grands. C'est ainsi qu'il a pu essayer toutes les balançoires, le tobogan, les échelles en cordes et en bambous. Et le bac à sable, bien sur. Il avait prévu pelle, rateau et seau. Je me
demande bien pourquoi... Il remplit, tasse, et transporte. Prêt du banc où je me suis installée, il y a déjà quelques dunes. Le sable ce n'est pas fait pour rester dans son bac. Tous les enfants
savent cela.
Quatre petites font un concours de cris. Aïe... mes oreilles !
A l'extérieur de cette cour pour enfants, des bancs sont occupés par les flâneurs du jour. La pelouse tout autour accueille les somnoleurs du moment.
Le long de la piste lde la jetée, coureurs du week end et cyclistes du dimanche dépensent leur énergie.
Aurélien fait sa cueillette de batons, fleurs et feuilles . Je vais rentrer avec une collection de petits cadeaux nature. Il vient de reconnaitre une mesange, pendue à une branche flexible tant
elle est fine. Elle se balance elle aussi.
La nature autour de nous s'amuse, chante et danse. Un canard vient d'atterir sur l'eau, de l'autre côté des bateaux arimés. Enfin, quand je dis atterir...
Une légère brise nous caresse gentiement.
Le ciel lui même porte azur-clair. Des cheveux de nuages s'allongent tout en filant lentement.
Je crois bien que s'il n'y avait pas mon indien avec moi je serais allée dire deux mots à la pelouse moelleuse, toute proche. Là, Aurélien ne cesse d'aller dans tous les sens. Il ne sait pas
marcher ce petit. Il coure après je ne sais quoi, et fait son kangourou non-stop. Je ne sais à quoi il est remonté. J'ai beau lui répêter de prendre tout son temps, il oublie vite que je lui ai dit
quelque chose. Un vrai feu follet. Il a une autre faculté cet enfant. Il parle tout le temps. D'interminables discours. A donner le vertige...
Je ne cesse de penser que je devrais peut-être m'initier aux rollers si je veux le suivre.
Et les maisons bateaux se reposent. Quelques propriétaires, sur leurs maisons flottantes se laissent couler au bronzage sous parasol. Ca papaute également. D'autres, plus courageux, nettoient leur
pont. Une dame étend ses vêtements... Activités qui nous conduisent à imaginer une vie sur une péniche ou un bateau.
Ils viennent d'un peu partout ces voyageurs passant écluses après écluses. Mon esprit vagabond aimerait prendre leur place, parfois.
Aurélien vient de se trouver un copain. Les voilà jouant à faire rouler des voitures miniatures tout autour de la barrière des lieux. Il a même été pris en photo par la maman de son nouvel ami,
juste avant de quitter le coin.
Quand à nous, après un tour sur la longueur du port du canal, nous avons filé vers la ville. Aurélien sur la poussette. Vous pensez bien qu'il était épuisé. Et moi alors ?
Une pause à la Taverne Alsacienne, pour une glace maison. La terrasse était pleine de monde. Nous sommes donc entrés à l'intérieur. Une dégustation vanille et chocolat pour le petit indien. Il en a
gardé les marques jusqu'à ce qu'on rentre chez lui. Nous avons surpris sa maman faisant la pause tranquilité.
Après sa douche, nous nous sommes mis sur son bureau pour continuer son puzzle.
La balade l'a calmé et moi j'avais une forte envie de dormir. Seulement, le week end, c'est mon tour de garde.
Après le départ de ma fille pour sa nuit de travail, nous avons soupé.
Et après deux histoires sorties d'on ne sait où, il s'est mis à partir vers le pays des rêves bleus.
Quelle journée !
Je ne me suis pas fait prier pour plonger à mon tour sous la couette...
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