Dans le ciel roannais, une montgolfière s'y promenait... Je ne sais d'où elle venait, mais elle a traversé notre ville. Sur ses coussins d'air aériens, ce gros ballon nous a régalé de son passage.
Il était 8 heures.
C'est d'ailleurs toujours à cette heure ci, que dès qu'il fait beau, d'un village haut perché, les montgolfières font leur tournée nature.
Mais celle-ci était une solitaire ne sortant pas du même endroit. Celles qui partent depuis les hauteurs de notre chaine montagneuse, nous les apercevons surtout le week-end.
Cela ne saurait trop tarder. Si le printemps veut bien s'accrocher à notre azur céleste.
L'homme a toujours cherché à voler. Comme l'oiseau, il voulait monter au dessus des nuages, et voyager loin.
Lorsque je vois le plaisir que j'éprouve rien qu'en observant ce passage lent au dessus de ma tête, je ne lui donne pas tort. La terre, vue de l'espace, doit être un vrai bijou dans son écrin de
bleus. Mais déjà, je me contenterais seulement, d'une balade en ballon si je n'avais pas aussi peur.
S'improviser poids plume, juste une journée pour se laisser impressionner. Goûter pleinement aux merveilles avec plus de recul. Une vue d'ensemble sur nos montagnes, nos belles forêts, nos lacs et
nos plaines. Comme ce doit être fou, et impressionnant ! Voir même les grands rapaces s'adonnant à de longs orbes, proches de nos yeux. Ou voler prêt des oies sauvages... Ceux qui l'ont fait ont du
éprouver des émotions fortes.
Il y a environ six ans je m'y suis essayée à ce vol d'oiseau, avec des ailes motorisées. Mais il a fallu qu'on me redescende sur le parquet des vaches au bout d'une dizaine de minutes. La peur du
vide m'avait totalement paniqué. Une frayeur incontrolable. La seule chose que j'ai pu voir, c'est le noir de mes paupières baissées.
Heureusement que la personne conduisant l'engin s'en était rendu compte assez vite.
Parfois, ma curiosité m'a causé quelques frayeurs.
Je continuerais donc, bien sagement, de regarder passer toutes sortes d'oiseau, depuis le sol.
En attendant, j'aimerais assez qu'on nous ouvre la grande porte du printemps. Quelqu'un a du la bloquer, et j'estime que Roanne a eu assez de pluie me semble-t-il.
Ce matin, il fait frais, avec des passages nuageux assez persistants. Notre ciel affiche un joli bleu au milieu de ces trouées. Les passereaux vont et viennent sur le balcon. Une vraie chaine
volante.
Je pense que je vais passer la journée à rêvasser avec mon petit indien. On est bien disposés pour cela.
La paresse ça ne s'invente pas. J'y retourne !
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