La terre notre richesse

Publié le par sonja


Puisque du côté de chez mon amie Monique on façonne son jardin, pour la future cueillette miraculeuse, me voilà de nouveau partante sur le jardin des autres.
Je récidive sur des pages pleines de fleurs et de légumes. Mes lectures sont aussi variées que nos potagers, et nos plantes. Enfin... tout de même un peu... 
En "Terre Sauvage", on peut flâner d'une agréable façon. Les reportages ainsi jetés comme négligeament, sont une véritable source de connaissances sur notre environnement. Je m'y plais bien, et chaque mois je m'en mets plein la vue et la tête.

Allez, suivez-moi ! Voilà ce que ces experts nous disent...

Par exemple, que jamais un jardin ne sera façonné par la seule main de l'homme. Ce qui me ravis lorsque je regarde la nature folatrer selon son bon plaisir. Même dans les jardins les mieux taillés, il y en a qui s'y baladent hors sentier.
Ce qui veut donc dire que jardiner c'est négocier, nouer des alliances avec le terreau un jour, le lendemain avec tel insecte pour blouser tel autre. Epouser le terrain pour garder l'eau, contrecarrer l'erosion, se garer du froid, se protéger du chaud.
Jardiner, c'est réagir, interagir, jamais agir en despote : toute tentative de cet ordre est vouée à l'échec. Le jardinier doit être soucieux de respecter le jardin et ses habitants.
La toute puissance de l'homme s'arrête là où commence celle de la chenille.
Pertinence de la diversité, au jardin comme dans l'assiette, conserver les saveurs d'antan.
On entretien donc avec son jardin, des relations complexes.

Il nous faut vivre avec la nature, pas contre elle.
En tuant les insectes, on tue aussi le jardinier.
Le jardinier qui livre ses feuilles mortes à la déchetterie, en fait, il jette ses engrais, ses outils et ses ouvriers.
Dans les jardins,
Il existe les jardins du coeur et autres jardins d'insertion. Les chômeurs, erémistes et exclus de tout poil cultivent d'abord l'espoir et le lien social.
La logique commerciale peut faire disparaître des variétés. Pourtant, le fruit du passé préserve celui du futur.
Le potager véhicule l'image du garant d'une sécurité alimentaire. La multiplication des variétés était un des moyens d'obtenir des ressources toute l'année.
Beaucoup de jardiniers voient des valeurs morales positives dans le jardinage.

Que le novice se rassure : le travail de la terre n'est pas que labeur et sueur. Des alliés, petits mais costauds, accompagnent le bêcheur : les insectes.
Que seraient nos jardins sans les gourmands, qui assurent la pollinisation des fleurs, ou les guerriers qui s'attaquent aux ravageurs des cultures, sans les travailleurs de l'ombre qui, sous terre ou dans les paillis, décomposent les débris organiques et les recyclent en humus ; enfin, sans les papillons, qui colorent les lieux et évitent aux fleurs d'être orphelines ? Aux yeux du commun des mortels, les insectes n'ont pas toujours bonne réputation.
Pourtant, sur plus d'un tiers des phytophages -consommant des tissus végétaux ou en suçant la sève- présents dans les jardins, un petit nombre commet des dégats sur les plantes cultivées. Et, alors que partout dans le monde, la diversité des espèces diminue, la présence des papillons au jardin signifie que l'ambiance est favorable à la biodiversité, garante des équilibres écologiques.

Gilles Clément paysagiste de renom, continue dans le même sens en disant que les plantes voyagent, s'installent, se ressèment ou... démissionent.
L'air se parfume alors, d'odeurs de miel, de sous-bois, ou de pierre chaude. On se régale d'un effluve de lavande, d'une bouffée de thym, d'origan. Un banc dans un coin de jardin, permet de se lover et de s'abandonner à la rêverie. Et l'on se dit, en s'assoupissant, que jamais un banc n'a si bien mérité son nom...
La nature est active, continue-t-il... D'où l'importance d'agir le plus possible avec la nature, et le moins possible contre elle.
Il nous parle des paysages du lac de Vassivière, en Limousin : 90 % de la surface se partageait entre l'ombre des bois et la lumière des prairies. On peut y chercher en vain la diversité. On ne la trouve ni dans les  bois de conifères, aux sols stérilisés, ni dans les patures intensifiées. Elle s'est réfugiée sur 10 % du territoire, les lieux d'abandon,  les pentes inaccessibles aux machines, les bords de routes, les friches, les landes et tourbières. Il y a là des orchidées, les papillons... L'écrivain et jardinier appelle cela le "tiers paysage", en référence au tiers état, le peuple sans droit selon Sieyès : parti de rien voulant devenir "quelque chose".
L'avenir de l'homme dépend de cette réserve de diversités. Nous le menaçons en développant les agrocarburants ou nécro-carburants sur les anciennes friches, avec des dépenses d'énergies, de pollutions de sols et de l'eau, sans parler des famines... tout ça pour garder nos bagnoles !
La loi agricole (France) de 2006 qui interdisait le commerce et même l'information sur le purin d'orties et autres produits bio artisanaux non homologués, c'est une loi scélérate de confiscation des biens communs gratuits.
C'est ainsi qu'on n'a plus d'eau potable naturelle. Elle est confisquée par les industriels qui la polluent et ceux qui la traitent pour la revendre.
La régression des abeilles, c'est un phénomène significatif de la maltraitance chimique. C'est grave pour la pollinisation, donc pour l'agriculture.

Composer avec la nature devrait être un vrai reflexe aujourd'hui, au vu de tout ce qui se passe au niveau échologique.
Encore un reportage que j'ai pu déguster, à travers "Terre Sauvage".
Je rêve... Je rêve...





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Commenter cet article

nadia-vraie 23/04/2008 22:42

Re bonjour,je suis contente de te faire rire avec mes histoires mais j'espère ne pas en manquer car ma banque est presqu'à sec..merci Sonia d'apprécier mon blog à ciel ouvert comme tu dis,j'essaie de le rendre agréable à toutes les personnes de cette planète sans exception.Bonne journée ma Sonia et Amitié.

le Pierrot 23/04/2008 18:39

La nature est encore bien belle, il suffit de savoir la regarder...bise à toi la reveuse...

nadia-vraie 22/04/2008 05:34

J'ai lu attentivement ton texte et tu as bien raison,on ne fait pas attention à la nature et pourtant si l'on s'arrêtait un peu pour y penser,il y aurait des choses qui changeraient.Cette belle nature resterait longtemps après notre départ de cette terre mais qu'en sera-t-il vraiment si personne n'y fait attention?Amitié sonia et A+

oursonne libre 21/04/2008 16:31

ce qui me manque le plus a seattle, un jardin je dis a mon jules que nous devrions louer une maison, on verra selon le temps ou il va resterbisous

Alrisha 21/04/2008 11:21

Maintenir la diversité, garder des friches, composer avec la nature et limiter les produits chimiques: chacun devrait agir en conséquence.Bises ma SoniaPS: j'ai un travail monstre; je suis en retard en tous domaines.