De thèmes en thèmes...

Publié le par sonja


Cette fois ci la nature avait une bonne place lors de l'atelier d'écriture. Ainsi que les thèmes : joie et amitié. Amour et mariage. Je ne sais comment se sont combinés ces sujets, mais ils étaient bien présents.
Anne, l'écrivaine a certainement voulu mettre un peu de piment à nos pensées individuelles.
Chacune de nous devait donc choisir ce qu'elle voulait écrire, en trouvant un mot. Le premier qui s'est imposé pour moi, fut : nature !  Je pense que cela ne vous étonnera pas trop...

La nature...
Comment ne pas se perdre dans la nature ?
Notre quotidien nous y oblige. La vie nous porte à une telle vitesse... qu'il n'est pas toujours aisé de suivre.
L'humanité voyage sur le même navire. Mais à force de voguer sur toutes les mers, parfois il prend l'eau.
Il arrive toutefois que l'on fasse des rencontres délicieuses, qui nous donnent de l'entrain.
Mais lorsque dame mélancolie fait un bout de chemin à nos côtés,  nous quittions le navire un instant.
C'est ainsi qu'on peut s'échapper vers des douceurs qui donnent un autre parfum à notre présent.

La nature nous invite toujours. Elle s'y prend bien. Elle fait sa gracieuse. Elle s'ouvre en bouquets colorés ou parfumés. On peut même surprendre ses fleurs, drapées dans de la soie ou dans une toile froissée, dansant à en perdre la tête.
Il y a aussi, dans leurs manteaux plumes, les oiseaux qui s'amusent à voleter devant nos yeux.
Au détour d'un chemin, une petite fourrure grise et blanche se faufile. Seul le pompon de son train arrière il nous laisse en mémoire.
C'est dans une forêt qu'on peut le mieux se dissimuler. Et laisser courir nos idées noires.
Elle nous entoure de ses bras, pour nous consoler. Elle met sa magie devant nos pas. Les chants les plus merveilleux nous donne, pour un brin de repos mental.
Doucement, ombres raffraichissantes murmurent de joyeux cliquetis. Arbres majestueux frémissent, bruissent... Un seul rayon tombe entre le feuillage, et toute la forêt en devient lumineuse.
La nature est une source inépuisable de bien être. De beauté. Un réservoir de tranquilité. D'elle se dégage une énergie puissante.
Elle déroule son tapis vert devant nos pieds, ou bien fait exploser ses couleurs lorsque fleurs s'épanouissent.
L'oiseau nous chante ses couplets, ou à coups d'ailes s'envole sous nos yeux...
Le papillon va et vient. Sa cadence reposante amuse les regards en mal de tendresse. Il nous porte sur ses ailes velours. Délicate vision.
L'astre du jour fait pétiller lacs et rivières.  Une brise délicate nous emmène sur son voilier magique.
On oublie très vite le temps, dès que dame nature on rejoint.

Chuttttt... écoutez... sentez... regardez...

Souvenirs d'école....
Si je devais conter l'école, je ne saurais y mettre qu'un seul mot : "tristesse" !
L'école ne m'a permis qu'une seule réaction. Celle de bien étudier en français. Matière sympathique à mes yeux, et belle.
Les autres matières m'ont toujours parues pesante et dénuées d'intérêt. Dans celles-ci j'ai beaucoup flâné.
Quand à l'anglais, je crois bien que je l'ai boycoté. Mes notes étaient à la mesure de mes lacunes. Juste de quoi changer de classe.
Dès mes premiers pas à l'école, mes enseignants furent peu enclins à m'aider à considérer les études autrement que par un désinteressement total.
Je n'ai jamais bien saisi leur formule pédagogique à mon égard.

Un mariage...
On dit souvent que les petites filles rêvent de leur mariage.
C'est dans l'armoire de leur mère qu'elles trouvent matière à s'habiller en "grandes". Une robe qui dépassera ses chaussures, des talons, un chapeau, des gants, pour le déguisement qui lui permettra de se projeter dans son monde imaginaire.
Son prince sera  brun, aux yeux noirs. Et très beau, bien sur. La mariée devient "princesse".
Et puis un jour la réalité s'impose...

La petite fille grandit. Son rêve merveilleux s'impose tel qu'elle le souhaitait.
Si chaque enfant s'invente son futur mariage, toutes n'atteignent pas leur rêve enfoui.
Pour certaines autres, la réalité tient parfois du cauchemar.
Un mariage peut perdre de sa superbe, par la force des choses. Ce jour qui devrait être beau, se voit légèrement détourné du désir entretenu.
Je vais vous raconter l'un de ces mariages auquel il m'a été donné d'assister...

Pas de robe de princesse pour la mariée. Juste un tailleur vert d'eau, et des chaussures plates. Pas de sac à main non plus. La coiffeuse n'était pas passée dans sa chevelure. Un peu de rouge à lèvres pour tout maquillage.
Durant le trajet en voiture, seul le silence lui fit écho. Assise à côté de celui qui deviendra son mari, son regard se perd dans les rues de la ville. C'était un mois de février bien gris. L'hiver était au dehors. Sans doute dans son coeur aussi.
Arrivés devant l'imposant batiment de la mairie, nous descendons des voitures. A vrai dire il n'y en avait que deux.
Le marié s'éloigne déjà pour grimper les marches de la mairie. Il discute avec ses deux témoins. Il semblait à la mariée qu'il avait déjà oublié qu'elle existait.
De son pas lent, elle avançait... et s'interrogeait encore.
Son propre témoin, celui qui deviendrait son beau-frère, la sentit hésitante. Il vint auprès d'elle. Avec la paume de sa main, il l'encouragea à avancer. Quelques mots de sa part, tout contre son oreille, et la voilà continuant de sa démarche pesante.
Devant la salle des mariages, elle ne savait plus ce qu'elle devait faire. Encore moins pourquoi elle en était là.
Elle se sentait si détachée de l'instant présent. Son corps avançait, mais son esprit lui dictait un autre raisonnement.
Ce que dit le maire "sourire", ce jour-là, lui parut suffisamment ridicule pour qu'elle en sourit. Pourtant, elle n'éprouvait pas le bien-être que d'ordinnaire cette journée particulière, peut donner.
Ce "oui" réclamé lui coûtat beaucoup. Mais elle le prononçat. Juste un peu en retard.
Le retour fut triste pour elle, alors que son mari discutait allègrement avec ses deux témoins, amis de longue date.
Son beau frère ne la quittait pas des yeux. Il savait, même en l'absence de mots.
Arrivée chez les beaux parents, une table généreuse était dressée. Oncles et tantes attendaient les mariés.
Les parents de la mariée n'étaient pas là. On n'invite pas ses parents lorsqu'on hésite à se marier.
Sa belle-mère vint à sa rencontre et lui demanda : "Etes-vous heureuse ?"
Elle ne prit pas la peine de répondre. Elle détourna le regard. Elle ne savait pas encore.

Le marié non plus ne savait rien.
Il ne fit jamais aucun effort pour la connaitre. Ni ce jour là, ni plus tard...



Publié dans Atelier d'Ecriture

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Oubi 14/07/2008 10:23

Triste mariage...Un rêve qui tourne au cauchemar... Dommage la vie pourrait être si belle.

oursonne librehttp://ann.over-blog.com/ajout-commentaire.php?ref=606152&ref_article=18289488 10/04/2008 07:48

sonja je viens d'ouvrir mon ordi pour faire les papiers d'un voisin et qu'elle n'est pas ma surprise de voir tous ces commentaires et surtout l'heureon aurait pu se croiser vu que j'etais debout à 6 heures ce matin, plus possible de dormir, l'angoisse du départ la semaine prochaine surement.tu parles de ton ile, je suis curieuse je l'ai dit sur l'autre com, alors qu'elle est cette ile, si tu veux bien entendu en parlerbisous sonja et bonne journée qui est deja bien commencée

nadia-vraie 08/04/2008 22:55

Sonia,je suis triste pour cette femme et je me demande...Bonne nuit et Amitiés.

rachid 08/04/2008 15:52

(je vais vous raconter l un de ces marriages auqu il m a ete donner d assister) je pense que tu n as pas fait qu assister..

MAMY ANNICK 08/04/2008 12:14

De la tristesse se promèe sur nos blogs, heureusement que la nature est là pour nous rappeler qu'il faut profiter de toutes ces beautés qu'elle nou offre - bisous d'amitié Mamy ANNICK