Terre sauvage...

Publié le par sonja

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Voilà bien un petit museau de mammifère bien repérable. Cette curieuse ose faire sa pause devant le photographe qui ne s'attendait pas à la rencontrer sur son chemin.

Elle rase les haies et les vieux murs, serpente nerveusement parmi les herbes, s'arrête et se dresse, tous sens en alerte, pour mieux repérer sa victime. Tel un périscope au-dessus de la végétation, elle détecte le moindre bruit, la moindre ondulation ou odeur.
Menue et fuselée, pesant de 250 à 330 grammes pour 20 à 32 centimètres de long chez le mâle, l'hermine poursuit les campagnols au plus profond de leurs galeries.
Cette redoutable tueuse de rongeurs est une vraie boule de nerfs traquant ses proies inlassablement. Elle passe dare-dare de taupinière en taupinière, pour les piller et, parfois y élire domicile ! Son métabolisme très élevé (son coeur bat 350 coups à la minute) l'oblige à boulotter un à deux campagnols par jour. En hiver, ce jeu du chat et de la souris continue sous le manteau neigeux, idéal pour se mettre à l'abri du froid et des prédateurs. Cette jolie brune troque sa livrée estivale pour une fourure de saison, un pelage immaculé délicatement souligné par le bout de la sueue noire. A découvert, l'hermine agite ce plumeau noir comme un leurre. Ses prédateurs potentiels, rapaces, renards, chats domestiques..., tentent en premier lieu de saisir son appendice rebelle.
La mue du pelage, de quelques jours à plusieurs semaines selon la température extérieure, est déclanchée par la glande épiphyse qui réagit au raccourcissement des jours, courant novembre. Mais dans les régions aux hivers doux, l'hermine peut conserver sa robe brune ou n'effectuer qu'une mue partielle. En ces temps de réchauffement climatique, son pelage blanc peut être un handicap lorsque la neige fait défaut. Encore plus vulnérable alors, l'hermine doit se déplacer avec la plus grande discrétion. L'hiver, elle passe d'ailleurs plus de temps dans son gîte et préfère s'activer la nuit. Son apparat hivernal disparait courant mars et,  dopée par les horrnones de la saison des amours, elle reprend ses chasses hystériques de plus belle.

Si vous voyez l'hermine muloter près de chez vous, pensez à imiter le couinement d'une souris, vous pourrez ainsi contempler de plus près ce lutin des campagnes à la curiosité aiguisée

 

 

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le Pierrot 23/04/2008 18:42

Couiner pour imiter la souris ?pas facile, dis donc !

Alrisha 23/02/2008 12:58

Les fouines, les hermines, ce sont de bien jolies bêtes. Dans le logement de fonction que nous habitions, c'est un loir qu'il nous arrivait de croiser.Gros bisous Sonia

oursonne libre 23/02/2008 00:42

mon fils me dit que nous avons une fouine qui vient chez nous le soir dans le jardin, incroyable parce que  nous sommes en villebisous sonja

PassionNature78 22/02/2008 17:42

Toujours superbes tes photos!!! J'adore ton blog...

Claude B 22/02/2008 06:36

Un jolie petit animal que je suis ravi de voir en libertéBises