Les péripéties d'un rouge gorge....

Publié le par sonja

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Après avoir passé tous ces jours derniers à venir pour sa becquée quotidienne, notre bel oiseau commence à vouloir imposer sa présence d'une autre manière. Le voilà en terrain conquis, il passe donc à l'étape suivante. De long en large, il mesure le balcon, sur ses petites pattes frêles. Il sautille de long en large. Son territoire semble être à son goût. 
Comme d'habitude, alors qu'il fait encore nuit, il s'installe devant son restaurant personnel, pour picorer son premier repas. Mais je sens son regard noir souvent sur mes mouvements. Le bureau où est instalé l'ordinateur se tient prêt de la baie vitrée, j'ai donc toujours un oeil sur l'espace qu'il occupe. Dès les premières lueurs je peux mieux l'observer, ce gourmand matinal. Il repart après cela. Sans doute pour un rendez vous d'affaire.
Il ne revient qu'après un peu plus d'une heure d'absence. Il retourne vers sa mangeoire, sans doute pour voir si elle est encore là. Il tourne autour. Le voilà rassuré. Il recommence alors son petit jeu d'aller et retour sur ce grand balcon. Puis je l'oublie un peu pour m'activer à la cuisine. C'est ainsi que j'ai pu remarquer que lorsque je me trouve devant la cuisinière ou de levier, il m'observe, ce petit bout de poids plumes. Il se pose sur un coin de la longue jardinière, et entre deux brindilles d'herbes il me regarde bouger.  Il se met à ma hauteur, tout de même....

Il fait ses premiers pas dans mon monde de géants. Une façon pour lui de formuler son desir de me mieux connaitre ?  
Ce peu effarouché de rouge gorge, fait vraiment parti du petit monde des amoureux de la nature, à présent.
Il s'approche de plus en plus des vitres. On s'amuse à s'observer mutuellement.
Avec Aurélien, depuis hier en fin de journée, on se pose sur un tabouret chacun, et on regarde notre artiste se déplacer. Il est aussi curieux que nous car il s'arrête dans ses petites courses, pour nous lancer des clins d'oeil d'oiseau.

Mon petit indien m'a demandé tout à l'heure s'il savait jouer au balon.
Sans doute veut-il lui apprendre les rudiments du foot ball. J'ai du lui dire que cette petite boule de plumes ne jouait pas comme nous. Là dessus je lui ai raconté l'histoire de mes deux pérruches, en liberté dans la maison. Lorsque j'ai fini, il m'a réclamé une seconde fois la même histoire. A ses yeux ce devait être un conte.
En tout les cas, il a une grande envie de communiquer avec la nature.
Ce qui m'amuse énormément, car avec sa maman et ses oncles et tantes, je n'ai jamais obtenu un tel résultat d'émerveillement. Pourtant, je les ai interessé de la même manière que je le fais avec lui.
Je pense qu'il faut qu'un déclic se fasse pour être amoureux de la nature. Si on n'a pas le coup de foudre, à un moment donné de notre vie, on peut vivre en se passant de la nature. Il en est ainsi pour beaucoup de personnes, même si on refuse de l'admettre.
Si on manque de passion on a du mal à accrocher.
Il est vrai également que parfois, le contexte dans lequel on vit ne laisse guère du temps, ou la place, à la nature qui nous entoure.

Aurélien m'a dit une chose étonnante, lorsque nous étions assis côte à côte tout à l'heure....
- "Si les animaux peuvent venir chez nous, alors, nous aussi on peut aller chez eux".
Je lui ai donc expliqué qu'il avait raison, mais à une seule condition... on ne doit pas voler toutes les belles choses qui sont à eux.
Forcément, il a voulu savoir ce qui leur appartenait. 
Voilà donc une autre petite chose que j'ai du lui expliquer. Bien que j'ai énuméré bien des espaces, de fleurs, d'insectes ou autres animaux qui appartenait à la faune, il n'a plus arrêté de me poser des questions.
Il a fallu que je réclame sa pitié pour avoir la permission de ne plus parler.
Comme tous les enfants, dès que l'interrogatoire démarre, plus rien ne semble arrêter ces affamés du "racontage".

Sa maman a pris la suite en s'occupant un peu de lui, dans un autre domaine.
Ouf ! sauvée par le gong !
Ce soir elle travaille de nouveau, je serais donc la gardienne de ce petit curieux qui va vouloir que je lui parle ou que je lui raconte quelque chose. Et comme ma fille ne rentrera qu'aux environs des 7 heures, je vais donc passer la soirée avec ce petit indien. 
Nous allons jouer un peu, puis je le laisserais en compagnie de "l'Appel de la Forêt". Un dessin animé où une souris court au secours d'un chat pris au piège d'un cougar.
J'en profiterais pour venir m'installer devant la machine et aller me balader sur d'autres blog pour y déposer enfin quelques commentaires, car jusqu'ici, je n'ai pas eu bien le temps de m'évader... pour le faire.

Mon indien et notre ami devant sa patée, vous saluent bien.

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Publié dans Plongée familiale

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Alrisha 31/12/2007 16:28

Il a sa prof à domicile; quel veinard ! Hier, j'ai eu Lucas au bout du fil. Il était en larmes; il voulait voir sa mémé et surtout ses cadeaux ! J'ai eu du mal à lui expliquer que ce n'était qu'en fin de semaine qu'il pourrait voir ses cadeaux venus de chez le Père Noël.J'ai hâte d'avoir la famille rassemblée ce samedi ! Demain, nous avons invité la belle-mère (85 ans et demie) qui est en maison de retaite. Nous serons tous les trois à table pour cette première journée de l'année nouvelle.Mes meilleurs voeux Sonia pour cette nouvelle année ! JOIE, BONHEUR, REUSSITE mais surtout une bonne SANTE. A bientôt de se voir ! Je vais t'envoyer un mail à ce sujet.Gros bisous