Lorsque le sommeil fuit

Publié le par sonja

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Un curieux phénomène se produit lorsqu'on reste éveillé tard dans la nuit.. 
Surtout lorsqu'on a dépassé les minuits et que le sommeil nous fuit. Nos pensées nous portent loin. Elle nous dirigent vers des lieux d'autrefois. On entre de plein pieds dans les souvenirs, ou dans les soucis qui durent dans le temps. On se sent comme cerné par notre mémoire qui ouvre ses tiroirs. Et peu à peu, il en sort des choses. Pleins de trucs. Des bricoles qu'on croyait oubliée. Ou un passé qu'on aime relire. Une jolie chose. Ou une larme de désagrément. C'est selon.
De la nostalgie qui s'installe. Même si on a la tête occupée à fabriquer de delicates cueillettes.
Tenez, pour passer le temps, ou parce qu'on aime la nuit, on la prolonge quand on aime l'écriture. Au gré de notre voyage plume, on fait des rencontres. On butte même sur des cailloux oubliés. On flâne dans un champ de ronces. Mais parfois, des fleurs s'anoncent. Alors, d'un bon pas, on reprend sa culture de belles pensées.
On s'échappe dans une sympathique forêt, et tout à coup, voilà qu'un désagréable nuage nous cache le soleil. Le sous bois devient sombre. C'est la halte sur un triste composé.
La nuit fait sortir de son terrier, même les secrets les mieux cachés. On les regarde un long moment, comme pour se demander s'ils font partis de nos trésors accumulés. On compte chaque pierre, pour essayer de comprendre pourquoi il en manque une. On s'assoit sur un tapis vert, pour l'analyse poursuivre.
On sourit d'une feinte déposée dans notre jardin dissimulé. Le temps peut passer sans qu'on ait conscience de ce qui nous environne. Sciemment, nous voilà maintenant pesant sur nos pensées, pour aller chercher, même ce qui ne veut venir tout seul.
Faut croire qu'on aime même ces larmes intérieures qui s'imposent d'elles mêmes. On nage pour un peu nous éloigner du rivage. Désemparé par la nuit qui se prolonge ? 
L"espace temps ne demande qu'à meubler nos jours et nos nuits.
Mais lorsqu'on se pose devant sa page blanche... pour une promenade écriture, toutes les pensées deviennent délices, même si de longs sanglots silencieux, gagnent le coeur.
Le plaisir d'écrire, vaut tous les détours. Même les plus tristes...
J'ai cueilli la nuit, pour de nouveaux écrits. Sur mon monde en blog les installer.
Je ne lui confie pas tout. 
Mon jardin secret, sur mon cahier et mes tiroirs souvenirs, sont enfermés... Je ne vous donnerais la clef !

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Alrisha 23/09/2007 00:22

Des blessures qui ne se referment pas; c'est la nuit que ça tiraille. Le jour, on fait bonne mine et on essaie de s'évader mais les démons reviennent nous torturer dans un moment de solitude.Difficiles ces moments de repli sur soi où on se pose plein de questions !!!!Bisous

Kristelle 22/09/2007 15:29

Ce texte est magnifique. Tu as assimilé les souvenirs, les pensées aux choses de la nature c'est subtil c'est bien écrit, c'est joli.

agathe 22/09/2007 09:54

bonjour Sonja ton blog est toujours aussi plein de douceur, j'ai pris beaucoup de retard, mais je vais reprendre lentement  ,calmement , c'est si reposant chez toi belle journée à toi