La muse au feminin... ou au masculin...

Publié le par sonja

874929.jpgComme très souvent, mon week end s'est joliment installé. Ma muse est venue me visiter. Je l'ai laissé m'emporter, au delà des vallées et des monts. La mer j'ai même traversé. Du côté du Canada j'ai un peu voyagé. A deux, nous avons échaffaudé des escapades incroyables. Par la main j'ai été tirée. Des craintes un peu ressenti, devant l'inconnu des grands espaces. Mais la beauté est venue tout corriger.
Certains rêvent d'aller aux Etat Unis. D'autres au Canada. C'est du côté de Montréal que j'ai été conduite.
L'imagination, devant ma porte s'est installée.
Pour quelques heures, mon guide, une tendre flânerie m'a fait entrevoir. Delices du rêve qu'on peut faire les yeux ouverts. Dans le pétillant de son regard j'ai cueilli l'éclat des étoiles. Un doux vertige s'est emparé de moi. Comme par enchantement, je me suis mise à inventer des images.
Magie de la présence de "maitre muse" !
Lorsqu'on s'interroge sur le monde imaginaire de celui qui donne de la vie à sa plume, cherchons sa muse. Proche de lui, elle se trouve. Elle devient le compagnon de tous les instants. Celui qui ouvre le chemin de toutes les couleurs. Et qui donne de l'élan à son coeur. Comme il est facile de se laisser porter. Le contexte, en puzzle est décomposé. Mais dès les premières pièces trouvées, le cadre est posé. Il n'y a plus qu'à se laisser bercer.
C'est en poésie que je viendrais encore vous raconter...


Dimanche matin.
Je suis déjà sur le balcon à cueilir les premières impressions matinales. A éprouver la température de ce début de journée. Au delà des toits, au dessus de leur arbre, les corneilles commencent à s'agiter. C'est la folie du nombre. Leurs cris couvrent celui des gazouillis et des bruits légers de l'aube. Je me demande comment ils font pour éviter le téléscopage. Ils tournoient et se croisent. Leurs noirs habits les détache du cadre. Je suis durant un bon moment, leurs amusantes envolées. 
Puis je me détache d'eux, pour m'éloigner à l'horizon.
La chaine montagneuse culmine sous un ciel azur. Elle se détache en dentelles et coure autour de Roanne.
Depuis mon quatrième étage je peux observer le détail des habitations. Des villages éparpillés, qui nous regardent dans la cuvette de notre position. Le grand Roanne, à leurs pieds étalé. Je voudrais être à leur place pour avoir plus d'espace. D'observation.
Un avion trace sa queue blanche. 
Avec le lever du soleil qui approche, l'espace a pris les tons d'une aquarelle. Il fait doux de plonger son regard dans les profondeurs de cet océan qui irradie. Je me laisse amuser. Puis détourner de la réalité. Je m'accroche à ma montagne. Je souris. Mes pensées se font vagabondes.
Soudain, un premier ballon se décroche. Puis un second... suivront les autres. Tels des lampions lumineux, ils se sont mis à glisser dans les hauteurs. Pareils à des bulles savoneuses ils se sont projetés au dessus de l'horizon. J'ai suivi leur lente avancée au dessus de la ville. 
Régulièrement, dès que la météo leur est favorable, les montgolfières du roannais prennent d'assaut l'espace. Pour la plus grande joie des observateurs.
Samedi soir, les dernières sont rentrées après 21 heures.  En ce dimanche, je ne les ai pas vu revenir. Il faut dire que l'orage menaçait. Elles ont du emprunter une autre voie, ou bien sont restées sur place. 
Ces amoureux du ballon gonflable se changent en oiseau, le temps d'un week end.
De là haut, les paysages sont de pures merveilles. Le regard est différent, parce que le cadre est différent.
La distance est une formation de detachements délicats. Des coupures nettes, dans les couleurs et les dégradés. De la douceur en tranches.
Je n'ai pas vu le lever de notre astre du jour, mais l'éclat de ses rayons a couvert la ville. Tout est devenu plus lumineux. Je suis restée encore un peu... les martinets étaient déjà là. Ces avions tout en plumes tournoyaient sans s'inquièter du temps qui passe. Les bruits de la ville ont commencé à tout brouiller.
La nature est délicate, même dans les sons qu'elle envoie.
Me voici réveillée. Je vais rejoindre la réalité. Mon petit fils dort encore, mais il ne va pas tarder à m'inviter à le suivre dans son monde à lui. Comme chaque week end, c'est chez lui que je vis. Il agrémente mes journées par sa présence bien personnalisée. Ce petit indien est sans cesse à l'affut d'une nouveauté.

Bon, je file préparer mon programme avec lui...

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Kristelle 17/06/2007 19:31

Tu as vraiment une très jolie façon de décrire ce qui t'entoure. Tu fais des merveilles avec la vie de tous les jours

marc 17/06/2007 10:50

coucou Sonjamerci pour tous tes détours sur mon blog :0010:bonne journéejaguar placide

sonja 17/06/2007 11:06

C'est moi qui m'émerveille dans ton blog. Et qui mets mes pas dans ma grande curiosité pour les belles choses. Ce sont des détours d'un si grand plaisir... c'est moi qui devrais te remercier pour le régal de mes yeux.Bon dimanche à toi aussi.A bientot

moi 16/06/2007 10:42

bonjour sonjaelrisha..en arabe signifier la plume c un mot tres poétique parmis tant d'autres t'elle que el warka ( la feuille) ou echemaa (la bougie) elles sont souvent associers  au penseurs au ecrivains et au artistes....c en qlq sorte l'equivalent de dragon en chine, rombo au USA ou brigite bardo en francecomme koi la deuceur peut vivre partout y compris dans le royaume des sable brulant ..voila   toute une histoire

alrisha 15/06/2007 16:01

Sur mon blog dans la rubrique "toujours des insectes", je t'ai répondu. Va voir le commentaire.

alrisha 15/06/2007 11:02

Quelle amoureuse de la vie!Un vrai bonheur de parcourir tes pages: de la rêverie, goût du beau (photographe dans le coeur sûrement), CULTURE, ART, ACTUALITE. Et, quel coup de crayon ! La "plume" te démange; en tout cas c'est pour mon plus grand plaisir.Merci pour tous tes commentaires; je commençais à désespérer de voir personne faire écho à mes publications un peu plus "intellectuelles" que les autres. Mais je n'ai ouvert ce blog que ce diamnche 10 juin; il faut que je positive.Cordialement,Monique