Mon rêve

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  • : Ecrire est mon sport favori. J'aime observer. Voyager dans le monde de l'imaginaire. Je suis une flaneuse. Je marche souvent, et parfois mon vélo me porte au dehors de la ville. J'aime lire. Faire des recherches. Echanger de l'amitié ou de la culture. Je
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Mercredi 29 août 2007

La pluie perdure
Les nuages n'hésitent pas à stationner
Au dessus de la ville se sont plantés
Furieuse poussée dans le feuillage surpris
Il fait goutter l'eau qu'il a cueilli
Les parcs se sont vidés
Même la temperature a changé
L'humidité ne veut nous quitter
Les passants pataugent dans les gouttes qui éclatent
Fureur du son qui cogne sur le toit
Qui aime la pluie ?
Oserais-je dire mon avis ?
Le temperament de cette journée, 
j'aime aussi
Je me delecte de ces gouttes qui s'imposent
Délicats moments,
pour qui aime la pluie
Je m'amuse à suivre son mouvement
Delicieuse pluie 
Pour le plaisir de l'écouter
A l'extérieur je vais m'installer
Sans me mouiller


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par sonja publié dans : Prose poétique
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Mercredi 29 août 2007

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Délicate envolée
Ses doigts effilés effleurent le clavier
Sur les touches de l'instrument,
 ses doigts agiles l'artiste laisse courir
La légéreté de l'oiseau en vol
Le pianiste enchaine les mouvements,
dans la grâce des nôtes tirées du piano
Aisance et souplesse s'imposent
Un voyage dans les sons
Exquise mélodie
Beauté de ses mains magiques,
une  fascinante composition en a tiré
Se laisser porter par le jeu du musicien
Irrésistible attrait
Dans ses filets  délicats on est emprisonné 
La musique devient la séductrice du moment
Le temps et l'espace,
le pianiste nous fait oublier
Lui même s'est envolé 
Les accords nous portent au delà de notre corps
L'esprit se délecte de la balade
Fascination de l'heure qui passe
Le pianiste nous a transporté

par sonja publié dans : Prose poétique
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Mercredi 29 août 2007
Un jour, je me suis amusée à demarrer un carnet de bord sur Aurélien. Ce petit indien de petit fils...
Des pages au fil de mes contacts avec lui. Mais que j'ai un peu rendu "bonne humeur".
Je fais parler Aurélien... du moins, mon imagination s'amuse parfois à faire réagir des personnages.
Fictifs ou pas.
Voici des extraits...

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On m'appelle Aurélien.
Non ! Je suis Aurélien. Il a fallu que je m'habitue à mon prénom. Mais cela ne s'est pas fait tout seul. Et bien oui, c'est qu'on ne m'a pas tout de suite dit que c'est ainsi que je me nommais. Les adultes sont incorrigibles. Je suis passé de "titou" à "grenouille", et puis "gratounet" sans oublier "pitchoun". Je sais bien qu'ils ne s'arrêteront pas là... Ils vont tout oser.
Ils en profitent parce que je suis un bébé et que je ne maitrise pas encore leur langage. D'ailleurs, parfois je trouve leur langue d'un barbare... Ils ne se rendent pas compte que je ne comprends pas encore ce qu'ils me disent. J'ai ma petite vengeance. Eux non plus n'arrivent pas à saisir ce que je veux dire. J'embrouille leurs idées, ainsi que leur faculté de compréhension. Pour la toute petite chose que je suis, je suis fort.
Il ne faut surtout pas qu'ils s'imaginent que je lacherais prise sans me battre...

Comment ai-je démarré dans la vie ? Cela a été un peu difficile, croyez-moi.
On voulait absolument que je sorte du ventre de ma mère. La dernière demi-heure fut terrible. En plus de cela, il y avait foule dans la salle de "travail", comme ils disent. Au départ il n'y avait que la sage femme et ma grand-mère. Puis une infirmière est venue s'ajouter. Elle  voulait assister à l'accouchement. A mon arrivée quoi !
Un interne est venu lorsque la sage femme a commencé à paniquer. J'étais pourtant bien dans le ventre de ma maman, moi... C'est alors qu'ont débarqué deux artistes de la maternité, qui se sont mis à hurler des ordres. A la sage femme, qui, soit dit en passant était outrée par le manque de précaution évidente du medecin qui n'avait pas mis les gants chirurgicaux. Ce que lui a fait remarquer la sage femme. Venir me chercher sans gants, quelle drole d'idée. Quand à l'autre accoucheur, il croyait qu'en hurlant et en appuyant sur le ventre de ma maman cela allait changer quelque chose. De vrais sauvages ces deux là...
On a même demandé à ma grand mère de quitter la salle. Mais elle a fait sa forte tête. Elle voulait savoir ce qu'ils allaient faire.
Ces droles de medecins n'ont pas été les seuls à s'emporter. Je ne vous dis pas après ma naissance, les reflexions qui ont été faites à ma maman.
Bon, j'en ai eu marre de tout ce tintamarre, alors j'ai fait une sortie très apréciée par maman et mamie.
J'ai senti leur soulagement. Je crois bien que mamie avait envie de frapper quelqu'un vu le regard noir qu'elle a jeté aux deux medecins. Je n'ai pas trop compris pourquoi... Avec les adultes c'est toujours comme ça.
On ne comprend pas tout. Mais vous croyez qu'ils  vous expliquent ?
Non, pas du tout. Ils ont pleins de secrets. Et nous on attend, on allonge nos oreilles, on veut comprendre.
Mais on est trop petits, jusqu'à longtemps...
Ce que j'ai trouvé génial à l'hopital, c'est d'être couché à côté de maman. J'entendais sa voix toute la journée. Elle riait aussi, beaucoup, avec sa  voisine de chambrée.
Je n'avais jamais reçu autant de calins avant de naitre. C'est bon d'être dans les bras de maman. Elle me disait des choses extraordinnaires. Mais je ne les répêterais pas. C'est notre secret !
Et puis j'ai reçu des visites. Beaucoup de visites, pendant cette semaine là. Ils croyaient que je dormais, mais j'entendais tout ce qu'ils disaient.
Ce que j'ai préféré dans ces allées et venues ? Les cadeaux, bien sur !
C'est là également que j'ai fais la connaissance avec tati Séverine. Elle est très jolie. Sa voix est douce.
Mes cousins ont de bonnes bouilles. Ils me font bien rire. J'aime les avoir autour de moi. Ils me disent énormément de choses. lls veulent aussi jouer avec moi. Heureusement, les grandes personnes leurs demandent d'être patients. Ouf !
Mais vous verrez mes cocos, dès que je pourrais courir...

Ah ! on quitte l'hopital pour aller habiter chez ma grand-mère. C'est sympa chez elle. Un peu trop petit peut-être. Bon, je ne vais pas commencer à avoir des exigences. J'attendrais quelques mois...
Je suis bien dans mon couffin tout blanc. Avec de la dentelle partout.
Ici c'est la sécurité et il y a moins de bruit qu'à la maternité. C'est un autre train de vie. Je me laisse couler au rythme de mes biberons et de mes nuits.
Maman n'est pas encore rassurée lorsqu'elle me déshabille, ou qu'elle me change. Quand à la séance baignoire, cela a été affreux au debut. J'ai un peu bu la tasse quelquefois. Pourtant, maman avait des gestes doux et pas très energiques. Mamie elle, c'était tout le contraire. Ca ne trainait pas. Ca ne rigolait pas. Il fallait que cela tourne rapidement. Moi je préférais le calme de ma maman. Mais comme on ne me demandait jamais mon avis...
J'ai été très admiré. Il parait que je suis le plus beau. Je pense qu'ils ont raison car ils n'arrêtent pas de me le répêter. Je crois que je fatigue beaucoup maman. C'est qu'au fur et à mesure j'ai grossi, j'ai grandi... et mes exigences se sont faites plus tendencieuses.
C'est chouette lorsque maman me prend dans ses  bras et qu' elle me console de mon chagrin. Maman et grand-mère s'imaginent que je suis devenu un excellent comédien. Porutant, c'est vrai qu'il m'est arrivé d'avoir mal au ventre ou à la tête. 
J'étais toujours propre, mais on peut aussi pleurer parce qu'on a envie de  bisous. Vous ne croyez pas ?
Est-ce qu'on m'a dit que c'était interdit ?

Tiens, aujourd'hui on m'a apporté un grand lit. Il y a des  barreaux partout. J'ai cru un instant qu'on m'avait mis en cage. Il parait que j'ai encore pris des centimètres. Je me sens bien et le matelas est génial. On m'a calé entre ses deux bosses. J'ai quelques animaux comme copains pour mes jours et  mes nuits. 
Je ne bouge pas trop encore, mais je regarde et j'attends de pouvoir jeter mes jouets parterre. Il parait que les grandes personnes aiment ramasser et  ranger les jouets de leurs enfants.
Parfois on me demande de sourire ou d'attraper des choses. On vient aussi fouiller dans ma bouche pour savoir si j'ai une dent. On veut que je m'assois, que je me tienne debout. Dans mon  bain on voudrait que je fasse déjà des vagues. Ils ne sont pas possibles. Encore un peu et ils vont me demander de parler "anglais".
Je veux bien sourire, si ça leur fait plaisir... Je sais très bien pleurer. Alors, c'est ce que je vais faire le plus. Ils seront ravis. Là je suis imbattable.
Il m'arrive de rejeter mon  biberon en pleine nuit. Ce n'est pas rigolo car maman est obligée de me déshabiller et de me baigner. Ce qui m'amuse par la suite, c'est qu'elle se met à faire le ménage du lit, et du sol. A des heures qui dépassent l'entendement. Grand-mère et moi on la regarde, en attendant que mon lit soit propre. C'est du sérieux croyez-moi cette demi-heure là ! Ensuite, maman doit me bercer ou chanter quelque chose pour m'endormir. Quelle pause agréable. Je peux voir maman à toute heure du jour et de la nuit. C'est d'un chic ! Mais je ne vous dit pas la tête de maman...

Avec maman, nous allons régulièrement chez les cousins. C'est ma balade préférée. Tout le monde s'occupe de moi. La première fois que j'ai entendu la voix de tonton Patrice, j'ai eu un peu peur. Pourtant, j'aime cette voix. Mes trois tontons ont eu un peu la crainte de me tenir entre leurs bras, les première fois.
Moi, j'étais bien. Ils sont forts, et j'ai confiance.
Il y a aussi Léo chez tati Séverine et tonton Patrice. C'est ce chien un peu rasemotte qui aime donner des coups de langue. J'ai envie de le caresser, mais les adultes ne m'y autorisent pas encore. Je ne sais pas pourquoi. Il me fait rire Léo, surtout lorsqu'il se met à courir derrière Clément ou Corentin, mes cousins.
C'est une concurrence serrée entre mes trois cousins. Surtout lorsque Camille me garde sur lui. Ils veulent tous me prendre dans leurs bras. J'ai un succès fou. Ma tati Séverine m'endort quelquefois, tout contre elle. Elle sent bon, et c'est chouette. 
Chez ma tati et mon tonton, je ne m'ennuie jamais. C'est que mes cousins en mettent de l'ambiance. J'ai hâte de pouvoir courir avec eux.
Tonton David je le vois bien moins, mais il est très sympa avec moi. Il me parle beaucoup, mais je ne peux toujours pas parler. Tout juste gazouiller... comme ils disent. Lorsqu'il debarque avec tati Sara, elle aussi voudrait que je lui parle.
Croyez moi, des fois c'est fatiguant, tous ces gens qui vous admirent...
Tien, on dirait que tonton David voudrait avoir un bébé à lui, depuis un certain temps. J'espère qu'il y réfléchira à deux fois... moi je veux rester l'unique dernier pendant encore très longtemps !
Oui, vous comprenez, ensuite, tous les sourires ne seront pas que pour moi. 
Ce serait trop injuste !

Le temps passe très vite. Maman et grand-mère semblent très fatiguées. Ce n'est pas à cause de moi evidemment. Sinon, elle ne me ferait pas autant de sourires. Elles ne m'emmèneraient pas en promenade, ou chez les cousins.
Elles ont tout de même mauvaise mine. Elles devraient se reposer un peu plus au lieu de s'agiter autant, autour de moi. Je n'en demandais pas tant... 
Lorsque je pleure ou que je grogne, c'est à cause de mes futures dents, ou parce qu'on ne réchauffe pas assez vite mes repas. Depuis que je mange à la cuillère, je trouve que le service laisse à désirer. Il y a des choses que je n'aime pas particulièrement. Alors, quand on insiste, forcement, je finis par faire des  bulles.
Maman se met un peu en colère. Je me demande bien pourquoi ?

Aujourd'hui on va faire une très grande promenade.
Depuis hier soir maman n'arrête pas de remplir des sacs de voyage. De préparer des tas d'affaires. Quel bazard !
J'aime faire de grands tours en voiture. Le problème c'est que je n'ai pas tellement le temps d'observer la nature. Je m'endors très vite dès que l'on roule.
Tonton vient d'arriver. Oh ! il demonte mon lit. C'est donc qu'on deménage. J'étais pourtant très bien dans cette maison. Bon, je ne vais pas discuter avec les adultes. Ils ont de drôles de réactions si on n'y prend garde.
Tout le monde a pris son repas. Prêt pour le voyage !
Tonton Marc a bourré sa voiture. Je me demande bien où est-ce qu'ils vont pouvoir me ranger à mon tour...
Je m'attends à tout, surtout lorsqu'ils ne demandent pas mon avis...
Ma mamie semble très contente de me voir partir. Elle n'arrêtait pas de me faire des  bisous. Mais moi j'en avais assez. Trop c'est trop !
Et voilà, je me suis endormi. Je suis deçu.
On m'a amené dans une autre maison.
Oh ! Super ! Elle est très grande. C'est la classe ! 
Quel accueil ! Tati Cécilia, mes cousines Manon et Amandine m'attendaient. Fin de la promenade et je suis en pleine forme. Tien, ce n'est pas le cas de maman et de tonton Marc.
Moi je suis très satisfait de faire une halte ici à Pierrelatte. Il parait que c'est loin de Roanne.
Tonton est en train de monter mon lit. C'est dans cette chambre que je dormirais ce soir. Maman ne cesse  pas de parler avec sa soeur. Une vraie pie. Tata Cécilia est ravie de nous avoir. Cela se voit.
Grand-mère vient de téléphoner pour savoir si on est bien arrivés. On me la passe. Ils sont bien gentils, mais je ne sais pas ce que je pourrais lui dire. J'entends sa voix. Elle me dit plein de choses.
Silence... j'attendrais mon retour pour lui raconter notre fugue de la journée.
Les jours passent et j'ai comme l'impression que nous allons definitivement nous installer ici. C'est trop cool !
Ma cousine Manon est sans cesse autour de moi. Tati aussi d'ailleurs.
Tonton m'a semblé un peu timide au debut... mais c'est lui qui m'amuse le plus. Je crois  bien qu'il dit aussi des  bétises. Des petites, bien sur. Il me promène également dans ma chaise haute. Certains soirs, il m'endort. Il me fait rire avec sa voix. Il m'a présenté "Mistigri", la minette de la maison.
Dans cette maison, ma chaise va jusqu'au bout du couloir, les chambres, la salle de bain, et même sur la terrasse. Un vrai palace ! 
Je suis dans une chambre avec maman. C'es Manon qui nous a prêté la sienne. Elle nous a fait egalement une place dans son armoire. Je sens que je vais vraiment me plaire ici.
C'est vrai que ma mamie m'a un peu manqué, mais maintenant je me suis habitué. Et puis, tous les samedis et dimanche on lui téléphone. Je n'ai pas envie de lui parler, mais j'aime bien lorsqu'on me donne le téléphone. Je joue avec les boutons. Et je fais disparaitre la voix de mamie... c'est trop marrant !
C'est ici que j'ai fait mes autres dents. Je suis arrivé avec deux.
Je n'ai pas changé. Ici aussi je fais des cauchemars. Je réveille la maisonnée lorsque tout le monde dort profondemment. Pas de quoi s'affoler.
Dans la journée je suis très exigeant disent-ils.
Moi je ne trouve pas. Si je ne suis pas content, je le manifeste. Et puis c'est ma maman à moi. Je n'aime pas trop lorsqu'elle passe plus de temps avec les autres qu'avec moi. Elle s'ennuit de toute façon, si je ne lui donne pas autant de travail et d'occupations. Lorsqu'elle est au téléphone, là aussi je ne suis pas son unique attention. Ca m'énerve ! Donc, je le lui dis.
Je suis capricieux ? Chacun son tour...
On m'en a appris des tours ici. J'ai eu droit à des gentillesses de toutes sortes. Manon aide maman lorsqu'elle doit s'occuper de moi. Cette cousine, elle me faisait rire aux éclats.
Un jour, j'ai même pris mon bain avec elle. On a mouillé presque toute la salle de bain.
Maman et tati Cécilia riaient. On nous a pris en photo. J'espère que les éclaboussures d'eau se verront sur la photo.
Maintenant, dès que je suis dans la baignoire, je me mets sur le ventre et je nage. Le seul problème c'est que l'eau ne me recouvre même pas les fesses.
Comment voulez vous que j'apprenne à faire le crowl ? Voilà bien une idée d'adulte.

Maintenant on veut que je marche.
Lorsque je suis arrivé ici, on m'a introduit dans ce qu'ils appellent, un "youpala".
J'en ai fait des courses. C'était génial. Mais un jour j'ai cassé la belle plante de tati et on a commencé à avoir peur que je ne démolisse la maison et ma tête. Qui a dit que je voulais faire ça ?
Je refuse de faire mes premiers pas. Cela leur apprendra à me priver de mon jouer préféré.
Sur le sol, lorsqu'on me pose sur la couverture, ils s'imaginaient que j'allais rester prisonnier de cette petite surface. Moi, j'ai besoin d'espace.
Voici qu'il y a plein de choses à decouvrir dans ce salon. Sous le bureau de tonton, il y a des CD, des tiroirs, des boutons, des fils... et puis ma tante range des journeaux et des livres dans un meuble qui s'ouvre facilement. Sous la télé, il y a de chouettes petits objets garnitures. Puis encore des portes et des tiroirs partout. 
Ils ne  veulent pas que j'explore... Je ne comprends pas cet entêtement de leur part.
Il m'arrive de danser si on met une musique entrainante.
Ils aiment que je fasse des grimaces. Là, je leur fait plaisir.
Maintenant, ils voudraient que je dise des mots. Il me faut le temps de la reflexion. Je voudrais tout de même choisir ma langue. On ne peut pas ? Tant pis !
Il n'empêche qu'il me faut du temps. Là j'emmagasine. Mon ordinnateur mental tourne plein pot.
Je ne suis né qu'il y a 11 mois. Mais croyez moi, je vais un jour, vous etonner.

Cela bouge de nouveau, depuis quelques jours, côté bagage. Je crois qu'on se prépare à une autre évasion.
C'est le branle bas de combat. Encore les sacs de voyage...
J'étais très bien ici, et il faut qu'on reparte. C'est une vraie manie. On devrait acheter une roulotte, ce serait plus pratique. On ne serait pas obligé de vider et de remplir les armoires et les placards.
Les adultes ne font pas dans le simple...
Je me demande  bien chez qui nous allons cette fois-ci.

Me voici de retour dans ma maison de poupée, après un long parcours en voiture.
J'ai un peu fait ma comédie en cours de route. Je voulais faire une pause. Tonton s'est donc arrêté. Maman s'est occupée de moi. Ce qui n'était pas désagréable.
Je me suis réveillé sous le balcon de notre petite maison. Quel depaysement ! J'ai ouvert mes yeux dès les portes de la voiture ouvertes. Maman m'a planté trois brins d'une fleur à clochettes, blanches. Pas tout à fait réveillé, mais j'ai consenti à les donner à mamie qui nous attendait sur le pas de la porte. J'ai un peu résisté pour les lui remettre. Je croyais que la fleur du premier mai m'appartenait.
Ce n'est pas grave, mamie nous a accueilli avec un grand sourire. Aussitôt j'ai changé de bras. Je lui ai offert mon sourire le plus enjoleur.
Normal, elle me passe presque tous mes caprices. Il faut que je la ménage.
Nous voilà donc installés dans nos habitudes. Nous sommes un peu à l'etroit, mais on se marre  bien.
Mamie me permet des tas de coquineries. Surtout lorsque maman a le dos tourné.
Tonton David  est très gentil. Ils nous a offert un ordinnateur sur lequel maman joue avec des boules lumineuses, qui montent et descendent. Il y a aussi un joli dessin animé que parfois maman me laisse regarder. C'est que mamie n'a pas de télé.

Vous ne pouvez pas vous imaginer combien le temps est long dans une seule journée. Les adultes ne se rendent pas compte des difficultés que nous avons à essayer de meubler notre espace, nous les bébés. C'est vrai quoi !
Maman s'amuse beaucoup avec moi, dans la journée. Et même les nuits d'ailleurs. Elle se réveille en même temps que moi. Je me demande même si elle dort, car dès que j'ouvre mes yeux, même si c'est à deux heures du matin, elle est là. Des fois, elle râle, mais aussitôt elle s'occupe de moi. 
Jouer après minuit, c'est le top ! Vous devriez essayer
Mon premier repas debute autour des 7 heures. Le temps de digérer les bulles qui se posent dans mon estomac, et c'est le grand plongeon dans la baignoire. Maman aimerait bien que je m'endorme après le petit dejeuner, mais je résiste. Moi, je veux qu'on s'interesse à moi. 
Mais c'est fatiguant d'occuper les adultes. Sans moi, maman s'ennuirait.
Elle s'occupe de me préparer mes repas. Fait la lessive. Un peu de ménage.
L'etendage est toujours plein. Elles doivent énormément se salir, elle et mamie.
L'heure de la sieste, c'est terrible. Je n'aime pas trop. Avec un peu de bonne volonté, je m'y plie. A condition qu'on me balade sur ma chaise à roulettes. On arrive à m'avoir avec cette méthode particulière. Je dois avouer que c'est délicieux.

Un jour, on m'a offert un parc. Tout autour il y a un filet. Je me sens un peu à l'étroit. On m'y met dedans, et puis debrouille toi. C'est pas toujours cool. Malgré tout j'ai appris à courir, à me tenir debout, sans m'agripper autour du parc.
Il  m'arrive de tomber lourdement sur la plateforme, de ce parc à bestiaux comme le dit grand-mère.
Je me demande bien ce qu'elle veut dire...
On me met plein de jouets, que j'envois aussitot au sol. Avec le peu de place que j'ai, voilà qu'on y ajoute des choses. Je fais des courses mémorables, qui me font énormément rire. C'est tout de même petit.
J'y vais de mes larmes, lorsqu'on oublie que j'existe. Mamie ne me laisse pas très longtemps avec mon chagrin. Elle compatit. J'en abuse, bien sur. Mais je ne vais pas le lui dire. 
On peut tout faire croire aux mamies.
Maman se fache lorsqu'elle cède trop facilement à mes demandes...
C'est à désespérer des adultes.

Bon, je crois  bien que vous n'en saurez pas plus sur la suite. 
J'ai quatre ans maintenant, et toute mon histoire jusqu'ici, elle est bien gardé sur le cahier de mamie.
Mais peut être qu'un jour, elle vous racontera la suite...

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En confidence... les photos, ce n'est pas moi. Mamie, elle triche des fois...

par sonja publié dans : Une histoire... des histoires...
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Mardi 28 août 2007

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Soirée baie vitrée ouverte.
J'ai laissé ma chaise sur le balcon, que je viens de quitter.
Un peu plus d'une heure à contempler les tons argent, sur un fond de ciel où de rares nuages avancent.
Un mouvement lent, en attente du crépuscule. Les ombres ont graduellement embrassées les maisons et la végétation. La gent ailée a brusquement cessée de s'agiter et de gazouiller.
Le son des notes du piano derrière moi, remplit de douceur le silence qui est tombé sur la rue de la cité.
Mon immeuble semble endormi. Pas un seul bruit. 
Mes deux amies les chauves souris se sont amusées à me raser, à plusieurs reprises. Je suis habituée à leur présence du soir. Ces petites choses, pas plus grandes que mon pouce, m'interpellent toutes les fois que je m'installe sur mon balcon. Leurs rondes entre les lampadaires et le sapin sont incessantes.
Qu'est-ce qui les attire dès que je suis à l'extérieur ? Je ne sais. Mais il est indéniable que lorsqu'elles pénêtrent à l'intérieur de mon balcon, je me dis que peut-être, il y a un brin de curiosité chez cet animal.
Jamais seul, toujours à deux.
J'aime assez ces rendez-vous nocturnes avec ce couple ailé. Ils m'enchantent.

A cette heure ci, le voisinnage est devant son film. 
Comme il est dommage de s'enfermer devant son téléviseur, après une journée emmuré dans son travail...
L'automne n'est même pas là que déjà on se cloisonne derrière le béton de son HLM.
Un enferment familial et social, dû sans doute à nos cités  imperméables  à  tout ce qui peut venir de l'extérieur.
On n'analyse que dans une seule direction. Ce qui vaut tout autant pour ceux qui n'habitent pas dans ces cités villages.
Même ici on peut se fabriquer un petit environnement sympathique. Malheureusement, on se cantonne trop dans nos méfiances réciproques.
Sous certains cieux nous oublions parfois, que nous possédons en nous cette propension à aller vers les autres.
Ce besoin d'échanger. De partager. Sentiment suffisamment puissant pour que nous osions quelquefois, entamer une discussion avec un passant. Ou avec l'inconnu qui s'installe dans le même lieu public que nous.
Dans la même file d'attente. Ou lors d'une fête de ville.
Mais rares sont ceux qui osent. La crainte sans doute d'ouvrir la porte de nos sentiments à un mauvais sujet... ce qui peut se comprendre.
Le seul problème est que dans certaines cultures, nous perdons la faculté d'être spontané. Naturel. 
Même le sourire qui ne coûte vraiment rien et qui n'engage à rien non plus, est devenu une denrée très rare.
Pourtant, il peut-être une solution à bien des maux.

Sourire aux oiseaux. Aux levers de soleil. A la fraicheur matinale. Aux jolis nuages qui inventent de la poésie...
Cela peut sembler fou. Ou même ridicule. 
Et bien non, c'est une manière d'ouvrir une fenêtre sur le monde extérieur. 
La nature pour compagnie lorsqu'on a la solitude comme rythme de vie ? Pourquoi pas ?

Je m'amuse chaque jour à laisser entrer de belles portions de nature. Même dans une ville, cela est possible.
Voilà pourquoi je ne supporte pas l'enfermement. Pour moi-même compris.
La seule chose qui peut me tenir rivée dans un appartement ou dans une salle, c'est l'internet.
Et encore, dès que je me trouve devant la machine, il faut que je m'évade. Les sites ou les blogs nature....
Le monde enchanteur d'images qui me parlent, qui me permettent de voyager.
Je crois bien que je rentre chez moi par obligation.
Juste pour le confort du sommeil. Même pour les repas du midi, il faut me chercher loin de chez moi. Et lorsque je file en vélo, il ne faut même pas me chercher. Je n'ai jamais de programme précis avant de quitter ma cité.
J'ai rarement la compagnie de mon portable également... au grand désespoir de mes amies, lorsqu'elles veulent me joindre.

La solitude ne devrait pas rendre amer, ou agressif.
La moitié de l'humanité n'est pas responsable de nos déboires, et des coups durs subits...
Il est vrai que le reflexe du retranchement de notre personne peut répondre à un besoin. C'est humain.
Mais faire les prolongations n'est jamais souhaitable. 
A moins de vraiment aimer et rechercher la solitude. Dans ce cas, on sait aussi, qu'en parallèle, on ne reste pas fermé aux contacts lorsqu'ils se présentent.
Etre solitaire et sociable en même temps. Ce n'est pas une chose rare.

Avoir le regard pétillant de sourires retenus, cela non plus n'est pas rare.
Accordez à la nature ces petites étincelles qu'elle vient déposer au fond de nos yeux.
N'attendez plus... du rire plein le coeur, s'il vous plait !

C'est plus qu'une invitation... alors, essayez !

par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Lundi 27 août 2007

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Les animaux peuvent être drôles eux aussi. Ils improvisent des situations qui prêtent à sourire.
Des biquettes perchés sur un arbre. Accrochées sur des branches pas si solides que ça. Elles defient les lois de l'équilibre. Mais elles réussissent fort bien ce petit exploit. 
Que font elles si haut perchées ? Chercheraient elles à épier l'horizon ? Voilà un petit troupeau fort bien organisé.
Ces rebelles en font toujours à leur tête. Leur propriétaire en savent quelque chose... Contrairement aux brebis, voilà un animal qui n'écoute jamais la voix de son maitre.
Ce qui ne nous empêche pas d'éprouver un certain attachement pour l'animal. 
Lorsqu'il plonge son regard sombre dans le notre, il y a  comme une certaine magie qui s'opère. Il suffit que cette petite chose penche légèrement sa tête sur un côté, pour qu'aussitôt vous voilà craquant sous ces yeux qui semblent s'interroger.

Une petite mare improvisée. Pas plus grande qu'un pot de fleurs, et vous avez une piscine pour des poussins jaunes ou gris. Ces petites têtes qui se terminent en bec applatit sont  aussi tendres que leur duvet delicat.
Et ce n'est rien à côté de leur plongeon sous les pattes du reste de la fratrie. Fouiner dans les profondeurs de leur piscine, c'est assez drôle. C'est le signal pour le reste de l'équipe. C'est à celui qui fera le plus joli sous marin.
Queue à l'extérieur. Forcément. Frétillant et humide, notre oiseau palmé prête à sourire.

La faune, lorsqu'on la surprend dans son cadre quotidien, elle est assez surprenante. 
L'humour fait parti de son temperament. Ce sont des amuseurs, tous, autant qu'ils sont. 
Dans leur propre genre, ils peuvent nous donner du spectacle. Ils savent jouer avec leur environnement. Et parfois en compagnie d'amis insolites. Ils arrivent à se melanger l'instant d'un jeu...
Lorsqu'on prend le temps d'observer un animal, même ceux qui nous sont familiers, c'est assez rassurant. 
Ils peuvent nous donner, sans qu'on en ai conscience, un certain courage pour les choses dont on a un peu perdu le gout. 
Nous sommes un peu découragé ? Regardons les, et ce sentiment peut s'effacer pour un certain temps.
Sommes nous triste ? Approchons nous d'eux, et ils nous feront sourire, ou rire. 
Ils ont la capacité de nous faire sortir de notre réserve. De nous faire réagir, même devant les difficultés de la vie.
Plumes ou poils, ils nous aideront à avoir une vision differente sur certaines choses.
Il ne peuvent nous guerir de tous les maux, ni faire des miracles. 
Mais ils savent nous accompagner lorsqu'ils sentent qu'il y a un malaise profond ou passager, en nous. Notre animal familier devine plus de choses qu'on oserait supposer...

Quand à l'animal sauvage... il suffit de suivre ses ebats, sa vie, dans son environnement, pour qu'on se sente assez transporté mentalement. 
Les reportages, les photos, ou même les voyages avec une part dans leur monde, et on retrouve cette energie qui peut nous manquer. Parce qu'on se dit interieurement, que nous avons beaucoup de chance de vivre dans un tel environnement, riche, diversifié... la beauté s'impose à nous.
Même le photographe qui observe la petite bête minuscule, a le sentiment d'une certaine paix interieure. Le mental fonctionne au maximum, dès qu'on se pose au milieu de tous ces temperaments différents. 
La nature peut nous donner cette force...  cette puissance interieure, dès qu'on s'investit, tel des aventuriers, auprès de l'animal qui n'attend qu'un geste de notre part. Celui de les suivre du regard.
Ces joueurs savent aprécier notre présence. Notre propre humour aussi...

Rien n'est tout à fait moche, si nous savons être entreprenant. Un peu aventurier. 
Tout passse par l'oeil. Nos sens ont besoin qu'on les titilles. Qu'on s'en serve au maximum. 
Si nous savons faire cela, ou prendre un peu de notre temps chaque jour, pour ouvrir un peu de notre coeur devant les belles choses, c'est déjà un pas énorme. 
Juste le quart d'heure matinal avant de quitter la maison. Ou bien sur le chemin, lorsque nous faisons un détour par le parc du coin. Ou seulement notre chat ou notre chien, si fidèle à attendre notre retour. 
Un regard pour la nature juste avant de rentrer au bureau, et c'est un morceau de soleil que vous emporterez avec vous.

Votre fatigue mentale peut diminuer, si le soir, vous faite la pose quart d'heure, non pas devant les informations télévisées, mais avec votre ami fidèle. Ou vous surprenant dans votre jardin. 
Regarder par sa fenêtre, même ces nuages qui inventent des formes, c'est un jeu pour les yeux. On peut rêver autour de tout ce qui peut toucher notre mental.
Nous  avons le privilège de connaitre la possibilité de nous balader ou de toucher la nature avec autant de liberté, colorons notre vie. Avec juste de petites choses. Avons nous besoin de ce qui est hors de notre portée ?
Notre petit cerveau nous permet d'être inventif aussi... à nous de trouver le moyen de renouveler ce qui peut nous faire vibrer.
Le bonheur est dans le pré. 
Voilà un titre de film qu'on peut faire notre, lorsqu'on plonge notre regard dans la nature. Qu'elle soit proche, ou eloignée...
L'animal est votre ami aussi.
Permettons lui de vivre à nos côtés, même s'il est à la limite de nos villes....

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Le bourdon ? Il a quitté votre maison...

 

publié dans : Le temps de la reflexion
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Lundi 27 août 2007

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Une longue journée travaillée
 Pour la reposante soirée, 
chez soi rentrer
S'imposer le repos mérité
¨Goûter aux delices du crépuscule 
Prendre le temps de l'ultime rayon
 Paré de degradés mouvant, 
par l'horizon se laisser enchanter
Derniers regards sur l'exterieur
 Une chaise est avancée
S'installer pour la fatigue eloigner
Un peu de rêves sur notre esprit déposer
Quel beau voyage sur les couleurs de la vie
Lorsqu'on arrive à faire le trie
Osons une echappée 
Flânons sur les routes de nos pensées
Redonnons du mouvement,
aux souvenirs qui chantent
Plaisir du coeur,
lorsqu'on decide de n'être que nous même
Une soirée qui porte la tendresse souhaitée


par sonja publié dans : Prose poétique
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Dimanche 26 août 2007

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Et bien oui, c'est ma route. C'est aussi ma région. C'est mon coin campagne. Vous en doutez ?
Venez... suivez moi. Au pas. Vos voitures au garage. Est ce que je me fais conduire moi ?
C'est au bout du chemin que ça se passe.

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Que je vous présente tout d'abord deux inséparables. Cerni et capucine. Ils ne savent faire un pas l'un sans l'autre. Il suffit que l'un démarre son pas de trotteur, que l'autre se met dans les siens. Ils sont aussi curieux que moi. Dès qu'ils entendent des voix, les voilà aussitot sur cette fenêtre fleurie. La route vient toucher le feuillage des arbres qui bordent leur enclos. Cela leur permet de poser leurs regards sur les passants qui ont oublié d'être pressés...
Suivez le guide, la visite n'est pas finie...

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Attention où vous mettez vos pieds... laissez passer la petite famille. On se dandine un peu. On allonge son pas de deux, et les voilà à l'abri. C'est Reine. Avec ses petits, elle se rend au pique nique de la journée, près de la mare.
C'est le rendez  vous du voisinage. Ils s'ébattent avec d'autres amis.  
Cela vous dit un détour par là bas ?
Suivons les donc...

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Bon, c'est un peu la bousculade aujourd'hui. Il fait si chaud. On fait la queue pour le premier plongeon. Ils font partis du club sportif de la forêt des rêves bleus. Vous ne connaissez pas cette forêt ? Demandez à l'un de vos enfants, vous verrez, ils savent comment y aller...
Laissons leur la mare pour aller de l'autre côté du bois.
On nous attend.



Ces deux là ils ne peuvent s'empêcher de se chamailler lorsqu'ils se rencontrent. Seulement, ils ont du mal à se séparer. Ils ne peuvent se passer l'un de l'autre.
Vous connaissez de tels couples vous aussi. Des différences qui se voient. Mais qui composent des attirances qui étonnent. 
Perle est la première qui commence son cinéma. Elle va lui donner un coup de  bec pour qu'il s'interesse à elle.
Difficile pour notre ami de ne pas réagir devant l'entreprenante pie.
Un jeu quotidien pour  ces deux là...

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Je vous présente "Miss", la jolie voisine de Cerni et Capucine. C'est la douceur même. C'est elle qui reçoit toutes les caresses des flâneurs. Son regard delicat invite les passants. Elle aime être observée. Parfois, elle rit de  bon coeur. Vous devez l'entendre parfois, se moquer bruyamment de ses compagnons...
Elle trotte aussi vite qu'un lapin.  Son vert paturage est un vrai jardin de plaisir.
Cette curieuse attend toutes les visites...
Promettez lui de revenir...



C'est vrai, j'avais oublié que c'était l'heure du départ de la course circuit. Ces dames ont pris le départ d'un bon pied. De toute façon, elles ne peuvent s'empêcher de courir. Laissez les passer ! Elles sont capables de vous pincer les mollets. Ces agitées de la nature ne savent pas s'arrêter.
Elles sont les championnes de toutes les basses cours.
Elles entreprennent tous  les combats.

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Tenez, voilà nos amoureux ! Ils ne verront même pas que vous êtes passés. Ils sont toujours à chuchotter dans leur coin. A se faire des calineries. Un vrai clan à deux.
Ces deux peluches sont capables de nous faire des petits, même en hiver.
Ils sont le clou du spectacle de toute la colonie.
On les laisse continuer leur rêve...

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En voilà deux  qui n'étaient pas invtés...
Bon, ce n'est pas tout, mais c'est bientôt l'heure de rejoindre la ferme. Ma balade a assez durée.
Je vous laisse découvrir le bout du chemin...
Je suis sure que vous reviendrez...

Allez.... meuh... chez vous !

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Je vous invite à la pause-thé...
Si bien sur, ces droles de paresseux veulent bien partager avec vous... un coin de leur banc.

 

 

par sonja publié dans : Sourires
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Dimanche 26 août 2007

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Reflets argents. Derrière les nuages qui avancent, les rayons écartent ces voiliers qui se positionnent, pour empêcher la lumière de faire son chemin. Mais comment arrêter l'astre du jour faisant son combat ?
Entre deux étages, des rayons argentés se font la belle.  Ils semblent de sortie. Ils rasent ces murs cotoneux, pour les ourler de blanc ou de couleurs chaudes. Irréelles beautés qui dessinent leurs géometries.
Sur une mer d'huile, une route lumineuse impose son reflet reposant. L'ombre gagne les côtes, pour lacher une pale lueur. Tendre rose intimidé par des rayons sous coupelle. Image qui appelle le silence, dès que notre regard se lance sur le paysage...
Est-ce l'heure de s'octroyer une sieste nature ?

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Juste un petit éclat pénêtrant. La forêt est le rideau le plus foisonnant qui soit. Mais qui peut résister à de tels rayons ? Ils n'ont que faire d'une telle densité. Ils s'engagent et prênent d'assaut même les sous bois les mieux protégés. Une délicate luminosité, dans les entrailles des feuillus. La faune a trouvé refuge dans le plus beau des chateaux. Il regorge d'une abondante nourriture, et de secrètes beautés. Sous les pas feutrés des mammifères les sons deviennent délicats. L'oiseau  accorde ses notes dans la grandeur de son feuillage. Les verts se marient. Tons sur tons.
La lumière qui y penêtre, devient  la plus délicate des lampes de chevet. Surréaliste mouvement de la lumière, dans les profondeurs de la forêt.

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Troublante lumière aux couches flamboyantes. Le ciel se réfléchit sur le liquide rayonnant. Des rayons qui sont empêchés de donner de la  luminosité directe.Comprimée par la masse nuageuse, les reflets imposent leurs roses et leurs feux. L'oeil du photographe a ceuilli l'angle le plus beau.
Delicat embalement de l'esprit, devant la grandeur du spectacle. Le crépuscule s'invite à une fête de compositions. Se laisser fasciner par les reflets qui surgissent ou s'échappent à l'horizon.
On peut rester prisonnier de l'instant qui passe, mais qu'on aimerait retenir. Accrocher. Laisser en suspension.
Le regard se sent bien impuissant devant la fuite du temps, lorsqu'on voudrait qu'il nous donne une mesure supplémentaire.
Le ciel et la terre, quel mélange des genres... 

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Encore plus de lumière. Des reflets qui font scintiller l'oeil et l'esprit. Les bleus et l'emeraude associés.
Le sable fin, chaud, blanchi...Une luminosité agressive, forte. Mais qui fait danser le mental. Elle explose en sourires. C'est une lumière porteuse de bonne humeur. On sentirait presque cette chaleur humide qui nous enveloppe. Qui s'impose...
Reflets généreux qui s'etallent. On chercherait  l'ombre rien qu'en observant.
Et pourquoi ne pas se perdre dans le liquide généreux, pour de raffraichissantes brassées ?
Faire un peu le poisson, pour s'habiller de reflets généreux.



Empruntons un chemin... entre reflets et couleurs. Desirable decor pour des regards voyages. C'est la fête des rouges et des ors. Macramés d'ombres et de lumières. Laissons les soucis s'éloigner, ce n'est pas le moment ... Coiffure feuillage en tendres dégradés. Un coin ombragé, au bord de l'eau...
Et si pour tous les reflets s'endormir de plaisir ?
Sous un palmier, vous êtes invités... à un peu rêver !

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On se pose ?

par sonja publié dans : Regards
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Dimanche 26 août 2007

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Une belle grappe que l'on egrenne
Le soleil  ses perles a façonné
Fruit coloré de douceur
Sur le palais une graine miel
Un regard brillant de plaisir

Le raisin prend son temps
Sous le couvert de ses feuilles vert tendre,
l'automne attend patiemment
Il se gonfle de son jus sucre
Dessine ses couleurs

Vigne généreuse
Coteaux et vallons pour domaine
Raffraichissante tentation
Pour une grappe les vignobles conquérir
  Pour le plaisir d'une grappe,
tendre la main
C'est le moment de la cueillette
Soyons entreprenant
Le vin ce sera pour d'autres palais

Eclats rouges sombres,
ou verts transparents,
sous son rideau feuille, 
capte  la lumière
Croque fruit
Plaisir du goût
A peine le déguster
Parfois en abuser

Gourmandise grappe soleil
Par les délices d'un  fruit juteux,
se laisser emporter

par sonja publié dans : Prose poétique
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Samedi 25 août 2007

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Le quotidien n'est pas le même pour tous. 
Une vie peut être plus courte ailleurs. Elle prend tout le temps dont un homme dispose. Et même celui qu'ils ne possèdent pas, il leur faut le chercher. Puis le poser. 
Un environnement différent, pour des peuples différents. Des zones qui nous sont inconnues.
Des images parviennent jusqu'à nous... mais combien de temps dans notre esprit les gardons nous ? Qui peut comprendre un tel denuement ? Le peut-on même ? 
Un simple effleurement pour nous, qui ne sommes pas si mal qu'on le dit. D'où vient notre ignorance ? Sans doute parce que dans nos pays on a bien du mal à descendre jusqu'à celui qui est si petit. C'est aussi une question de culture. On a quelques difficultés à apprendre à partager. A économiser aussi. Nous sommes surtout des consommateurs. Nous jetons beaucoup... il n'y a qu'à regarder nos poubelles pour se rendre compte de quoi il s'agit.
Même les grandes entreprises ou les chaines de la consommation remplissent leurs contenaires d'objets encore en état de marche, ou qu'il est  possible de recycler. Quand à la nourriture, nos grandes et petites surfaces, préfèrent jeter plutot que partager entre leurs employés, ou avec les plus démunis.... une question d'étique ? De loi du profit ? D'égalité entre tous ? Parce que lorsque vous leur posez la question, ils disent ne pas vouloir faire de jaloux... on detruit pour ne pas partager. 

Les hommes politiques ont-ils trouvé une solution à leurs propres pauvres ? Ceux qu'ils essaient de cacher ?
Tout ceux qui les derangent dans les couloirs des grandes villes... ceux à qui on promet un bout de logement...
Les associations sont-elles vraiment la seule solution pour cette partie du peuple, du pays ? 
Comment peut-on compter sur la générosité des gens, alors qu'ils ne lèvent pas le plus petit doigt, eux ces messieurs qui font de si belles promesses ?
Les grandes causes ? Ce sont toujours les mêmes qui s'engagent. Quand aux grands de ce monde, il leur faut la caméra pour chanter leur générosité. Une générosité sur leur superflu ? Quelle est cette générosité ?
La générosité se fait dans le secret. Elle n'a pas besoin d'images qui endorment...

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Sous d'autres cieux les petites mains apportent leur contribution. Même dans certaines entreprises qui s'installent dans ces pays où la main d'oeuvre est un véritable eldorado. Le Paradis, c'est là bas, pas ici. 
Les grands patrons l'ont compris depuis longtemps.
Ces petits qu'on exploite pour un vêtement, un bijou, une pièce informatique délicate, les jouets que certains fast-food offrent à la caisse... et la liste n'est pas exhaustive.
Ils ne jouent plus à partir d'un certain age. Il faut aider la famille...

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Ces enfants qui savent rire et sourire, même si de haillons ils sont vêtus. Ces yeux qui pétillent de beauté intérieure. Ce sont des caresses pour ceux qui les regardent, lorsque le coeur on fait parler.
Ne sont-ils pas beaux dans leur enfance, même si gachée ?
A-t-on le droit de les laisser dénudés ? De les arroser de bombes au lieu de repas équilibrés ?
Les gens qui nous gouvernent devraient inventer des lois plus équitables, dans notre pays, mais aussi au niveau mondial. Au lieu de les laisser dans leurs dettes, pourquoi ne pas gérer une comptabilité plus juste ?
Partager n'est pas un simple mot que l'on prononce le jour d'une rédaction, ou sur un texte rédigé au sein de l'ONU. 
Les présidents du monde entier s'agitent pour rien du tout. Ils déplacent du vent, mais ne comblent jamais les vides. Leurs préoccupations ? Le pouvoir... et l'argent.

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Bien que notre coeur se serre devant l'iniquité à l'échelle planètaire, les petits bonheurs quotidiens sont universels. Où que nous soyons, et à notre échelle, nous pouvons produire de belles qualités. Dans notre propre environnement, il y aurait bien affaire...
Et si parfois nous devenons des touristes dans des contrées éloignées et magiques, échangeons de la poésie, et beaucoup de coeur. C'est ce qui donnera du soleil aux douloureuses réalités de la vie.
Faire un peu, même si nous ne disposons pas de beaucoup. 
Mais agir ne peut faire de mal à notre mental. Encore moins à notre coeur.
Le coeur se souviendra que nous ne donnons pas contre une contribution... Laissons cette façon de penser aux banques mondiales. Elles, elles savent si bien appauvrir un pays... déjà si petit.1096759.jpg

Il n'y a aucun mal à posséder des biens, le produit de son dur labeur, ou de faire des économies...
Ce qui l'est c'est de se detourner de la misère. De ne pas partager. De piller.
Trois choses que pratiquent si bien, ces messieurs dames qui se plaignent de payer trop d'impots dans leur propre pays, et s'évadent ailleurs...

Partager cela veut dire aussi, qu'on peut donner de notre temps ou de notre énergie, si nous n'avons pas autre chose à offrir. C'est même la plus belle chose qu'on puisse donner à son entourage.

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La planète appartient à tous. 
C'est ensemble qu'on doit en prendre soin. 
Nous faisons partie de cette nature... respectons chaque être vivant !

par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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