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Lundi 30 juin 2008


Sur la voie se déroule

Derrière lui 
La poussière du rail entraine

Seul au monde
Et pourtant voyageurs au coeur

A travers le paysage
Serein
Le train avance

 Au rythme du tangage
Du temps s'éloigne

Au dessus des montagnes
Traversant forêts et paysages
Sur ses roues tremble

Le serpent de fer
Mene sa bataille

Lentement glisse
Le cadre balaie de son passage

Une mer de bleus et de rouilles
A l'assaut du ciel s'élance

Le soir commence
Reflets et ombres s'imposent
Délicatement le décor peignent

Un désert montagneux
Son bagage pose

Dans un feu de couleurs
La nature ronronne

Au crépuscule laisse la place

par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 30 juin 2008

Un grand "coucou" à tous !

Je sais, je suis encore absente bien que vous soyez de fidèles lecteurs.
Et même que parfois j'ai le fourire en lisant certains de vos commentaires...
Aujourd'hui, c'est "le Pierrot" qui me pose une question fort amusante.
Il me demande si je boude.

Je tiens à vous rassurer, à tous, et particulièrement le Pierrot. Ce n'est pas moi qui boude, mais la machine infernale.
Elle est réfractaire à toute l'attention que lui a prodigué la personne qui a tenté de voir ce qu'elle a dans le ventre. Même l'écran il n'a pas réussi à l'ouvrir. Il a affiché la nuit la plus complète. Après deux heures à essayer plein de trucs, il a abandonné...
Samedi, l'ordinateur a donc déménagé pour se rendre dans un magasin, afin de changer quelques pièces. Du moins est-ce, ce qu'on m'a dit.
Je pense que son retour est programmé pour la fin de la semaine. Du moins je l'espère car le cyber ça dépanne un tout petit peu, mais je n'ai plus le temps d'aller sur vos propres blogs pour déposer des mots.
Dans la semaine je vagabonde sur d'autres activités, donc, mes visites sont des passages éclairs.
Même mes textes sur mon blog, je les dépose parfois en deux fois. Je ne suis pas préssée bien sur.
Encore un tout petit peu de patience et je vous envahirais de nouveau... à ma cadence d'escargot, vous pensez bien !

D'autant que les vacances sont déjà là.
Soleil, chaleur, farniente... enfin !
Et dans quelques jours je me trouverais du côté de Brumetz, une ville qui pique ma curiosité depuis un certain temps. Je vais me faire un énorme plaisir en découvrant cet endroit que je ne connais qu'à travers des photos.
Je vais tout autant me régaler avec la compagnie de la photographe qui fait rêver tant de monde, à travers son blog.

Pas de panique, dès que la machine ne me fera plus de misères, je serais de nouveau par chez vous.
En attendant je vous envoie un minou avec plein de calins... et le thé de l'amitié.

Bonnes vacances à ceux qui sont sur le départ... et évidemment, au Pierrot !





par sonja publié dans : Sourires
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Mercredi 25 juin 2008

Depuis de très nombreux mois, nous voguons sur les eaux troubles de gouvernances qui ont embarquées l'humanité dans une drôle d'affaire...
C'est comme une impression de, "Titanic" prenant l'eau partout. Avec l'histoire d'amour en moins, bien sur.
C'est la panique à bord, mais on continue de rassurer.
L'image est sans doute violente, mais ce qui se passe dans les cales, à l'étage des moins favorisés, il n'y a pas de quoi rassurer.
Brutale et cruelle, de la même manière, la montée des prix à tous les niveaux, est assez destabilisante.
Le prix à la pompe tout d'abord.
C'est vrai que je n'ai pas de voiture. Mais ceux qui sont obligés de s'en servir pour faire vivre leur famille, ce n'est pas réjouissant.
Mais moi, je consomme, comme la majorité des humains, des céréales et tous ses dérivés.

On nous dit que les pays producteurs augmentent leurs prix. Que les fournisseurs de l'or noirs ont des frais.
Et tant d'autres excuses... parfois vraies... parfois pas...

Mais la plus flagrante des raisons, cetains journaux osent en parler.
Certains livres d'économies aussi...
Il n'est donc pas déraisonnable de s'interesser à l'analyse du mal être de notre économie mondiale qui date de quelques années tout de même.

Qu'est-ce qui a grandit au coeur d'un capitalisme financier devenu déraisonnable ?
N'est-ce pas la spéculation ?
Pas n'importe quelle spéculation. Celle hors de tout contrôle, dont le seul but est le profit.
Toujours plus de profit.
Une spéculation internationale que les fonds de placement organisent en toute légalité sur les "produits dérivés", c'est à dire non pas sur des actions de sociétés cotées en Bourse, mais sur des pans entiers du marché mondial.
Voilà comment le pétrôle, comme le riz. Le gaz comme le maïs. Le nickel, le zinc, le cuivre ou l'acier, comme le lait, sont joués sur les marchés mondiaux.
De Londres à Chicago, de Shangai à Tapei, des traders, des banquiers, des fonds d'investissement spéculatif agissent comme de vulgaires bookmakers et parient des montagnes d'argent sur le riz, le blé, le maïs, le colza et le lait. C'est à dire sur les produits de première nécessité. Des denrées qui permettent à certains de manger à leur faim, à d'autres de survivre.
Soyons précis : pendant que des financiers s'engraissent sans états d'âme dans les salles de marché, des hommes et des femmes, en Asie, en Afrique, mais aussi en Europe ou aux Etat-Unis, meurent de faim !
Du Caire à Lomé, de la Thaïlande à Haïti, mais aussi du Guilvinec aux ports de la Méditerranéee en passant par La Nouvelle Orleans, les spéculateurs, gestionnaires de fonds, traders, banquiers, imposent leur loi. En réalité, cette nouvelle dictature produit des ravages irréversibles.
Les victimes ont le visage de ces enfants d'Afrique noire qui meurent de faim ou de ces Américains de la classe moyenne blanche qui, étranglés par leurs crédits hypothécaires, ont dû vendre leur maison dans la précipitation.
Elles ont les traits émaciés de ces émeutiers de la faim en Asie ou de ces marins pêcheurs burinés qui manifestent en France, en Italie, en Espagne et au Portugal.
Le pire est-il encore à venir ?
Quand depuis le 1er janvier dernier, 400 sociétés françaises de transport ont déposé le bilan, difficile de traiter les routiers de "nantis".
Quand en quelques semaines, un pêcheur de Saint-Brieuc voit son revenu amputé de 30 %, comment le qualifier de "privilégié" ?
Heureusement encore que la France n'a pas suivi les Etats-Unis, sur la voie de la libéralisation totale du marché de l'immobilier. Crise des subprimes oblige, des millions d'Américains ont dû céder leurs logements à des banques et des dizaines de milliers d'entre eux sont aujourd'hui SDF.
Les chefs d'Etat et les patrons du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque centrale européenne avaient fait de la lutte contre l'inflation leur priorité obsessionnelle.
Le bilan est éclatant !

Entre juillet 2007 et mai 2008, le prix du baril de brut a augmenté de 80 %.
Encore cette hausse là repose-t-elle, sur une contrainte physique : la ressource pétrolière du monde est bel et bien programmée pour disparaitre à moyen terme.
Mais que dire de la flambée des prix des autres matières premières ?
Que dire de l'envolée des prix des aliments de base ?
Le prix du sac de riz a triplé en un an. Sur la même période, le cours du maïs s'est bonifié de près de 200 %. Le blé a renchéri de 50 %. Même le lait, dont on nous assurait qu'il était en surproduction, a vu ses tarifs grimper de 30 % en moins d'une année.
Où est la logique économique ?
A part la volonté de quelques-uns de gagner toujours plus, il n'y en a pas !
Quitte pour cela, à créer la famine dans les pays les plus pauvres. Et demain non pas à déclancher non plus des émeutes mais des guerres civiles. Quitte aussi, à fragiliser durablement les économies de certains pays riches, et donc, à moyen terme, tuer la poule aux oeufs d'or, qui leur permet aujourd'hui à s'enrichir outrageusement.

Il y a quelques semaines, 40 chefs d'Etat, dont notre Président, étaient réunis à Rome sous l'égide de l'agence de l'ONU chargé de l'alimentation. On y a bien échangé des statistiques pessimistes... mais rien n'est prévu, par exemple, au sujet de la spéculation financière qui fait monter les prix des matières premières, explique Olivier de Schutter, le nouveau rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
Tout se passe comme si les dirigeants de la planète et leurs  bataillons d'experts faisaient semblant de ne pas voir.

Les hausses du pétrôle, de l'acier, du cuivre, du blé, du maïs, du riz, du lait ou de l'immobilier résultent toutes d'un même procésus : l'esprit de spéculation.
Un exemple : le baril de pétrole brut dépasse désormais 135 dollars. Prenons la journée du 21 mai dernier. Ce matin-là, le cours bondit de plus de 4 dollars à New York et à Londres. Pourquoi ? Simple : la veille, sur la chaîne de télévision américaine CNBC, le prétrolier texan T. Boone Pickens, qualifié d'"oracle de l'or noir" par ses pairs et les médias, a annoncé la plus anxiogène des informations : "Quatre-vingt-cinq millions de barils par jour, c'est tout ce que nous pouvons produire partout dans le monde, c'est aussi simple que cela !"
Trop peu donc, pour satisfaire la demande mondiale. Résultat ? Envolée instantanée des cours.
A qui profite cette information ? A T. Boone Pickens lui-même, qui dirige et possède un puissant fonds d'investissements. Ce "détail" a, hélas, échappé aux experts et aux commentateurs.
Pas à George Soros, grand spéculateur qui ne cesse, lui, de dénoncer la "bulle pétrolière".
On n'achète pas un baril de pétrole comme un kilo de prunes. On acquiert des contrats, ce qu'on appelle du "pétrole papier". Ces contrats sont revendus des centaines, voire des milliers de fois, avant leur échéance. Les acheteurs, eux, se "couvrent" avec une "option", c'est à dire une sorte d'assurance leur permettant de renoncer à l'achat en cas d'infortune. Car tel est le jeu de ce libre-échange dérégulé : ceux qui disposent de capitaux peuvent minorer le risque. Autrement dit, ils peuvent gagner gros, mais ils sont certains de ne pas perdre.
C'est ainsi que  "le marché pétrolier est devenu fou". C'est Abdallah el-Badri, le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui le dit (OPEP).
Les chiffres lui donnent raison.
Sur le marché du pétrole, comme sur les autres marchés à terme, les volumes d'échanges ont été multipliés par deux ou par trois, grâce à la seule action des spéculateurs.
On dira à juste titre, que la flambée du pétrole n'est pas une nouveauté et que les crises précédentes ont toutes fini par être jugulées. Sauf qu'en l'occurrence la hausse continue du prix du baril n'est pas le fait des producteurs de pétrole. Elle ne provient pas non plus, contrairement à ce que martèlent chaque jour les grands médias audiovisuels, de l'augmentation de la demande des pays émergents, notamment la Chine et l'Inde.
La demande annuelle d'or noir ne croît que de 1,5 % par an, ce qui est, peu ou prou, en rapport avec la croissance mondiale (4 %). Là encore, l'inflation pétrolière prend sa source dans ... la crise des subprimes. Donc, dans une spéculation incontrôlée et, pour tout dire, incontrôlable.

"Les investisseurs se sont mis à bouder brutalement leurs grands actifs de prédilection. Aucun ne trouve grâce à leurs yeux, ni l'immobilier, ni les actions américaines ou européennes, ni même les marchés obligataire privé... Ils se sont repliés en masse sur les matières premières, ce qui explique les fortes hausses de prix observées depuis lors. Des hausses sans rapport avec l'équilibre du marché "physique" des matières premières" (Selon les économistes, Patrick Artus et Marie-Paule Viard)
Et bien non, il n'y a pas de troisième choc pétrolier.
En réalité, à l'instant précis où l'immobilier est devenu un placement trop risqué, des milliers de milliards de dollars, ceux de la spéculation financière traditionnelle, se sont reportés sur des produits indispensables à la vie quotidienne de l'humanité. C'est ainsi que ces gérants de fonds de placement, avec cynisme et sans vergogne, ont investi massivement sur ces marchés là.
Et qu'importe si les marchés à terme du blé ou du maïs et du riz avaient été conçus, à l'origine, pour garantir un prix minimal aux agriculteurs, et non pour permettre à des financiers de dégager des profits faciles et rapides !
"Croissance faible, recul du pouvoir d'achat, emprunteurs en difficulté, le tout dans un contexte inflationniste dû à l'envolée des matières premières. Toutes sortes de tensions risqueraient alors de se multiplier : à l'intérieur de chaque pays, avec la montée des inégalités, comme entre les pays, avec le retour du protectionnisme économique, avec aussi l'appauvrissement des pays émergents non exportateurs".
Xavier Timbeau, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), utilise une métaphore encore plus explicite : "On place" sur une table un seul steak, et on organises des enchères entre un convive qui dispose de 1 dollar pour acheter de la viande et un autre qui en a 150. A votre avis, qui mange ? C'est inhumain et injuste."

Il faut avoir l'incroyable culot du patron de l'Organisation mondiale du commerce, pour affirmer que, "dans le protectionnisme, il y a forcèment une dose de xénophobie" !
Xénophobes vraiment, les gouvernements argentin, chinois, indien et vietnamien qui, inquiets des risques de pénurie alimentaire, interdisent les exportations de riz pour protéger leurs peuples ?
Le scandale des biocarburants qui, en réalité, n'ont rien de bio, illustre à merveille les errements de cette nouvelle bulle spéculative. Si les prix du blé, du maïs, du soja ou du colza sont en pleine frénésie, ce n'est pas, comme certains veulent nous le faire coire, parce que les nouvelles classes moyennes aisées chinoises veulent désormais manger de la viande et des laitages, mais bien parce que les multinationales pétrolières veulent produire du carburant sur des sols destinés jusqu'alors à nourrir les bêtes et les hommes.
Aux Etat Unis, le tiers du maïs sera bientôt utilisé pour faire tourner à plein régime les 140 raffineries du pays qui produisent de l'éthanol.

La culture des agrocarburants permet de fabriquer du pétrole tout en contribuant à la hausse des prix des produits alimentaires que le pays produit. Tout bénéfice !
Résultat : la production des agrocarburants conduit à l'alignement des cours des céréales sur celui du ... pétrole brut. Et à l'enrichissement accéléré des spéculateurs.
Un crime contre l'humanité ?
Est-ce un hasard si, au niveau européen, ces agrocarburants servent d'alibi au projet néolibéral de démantèlement de la politique agricole commune ? On ne va tout de même pas subventionner des paysans en passe de devenir les rois du pétrole !

Au cours des vingt dernières années, cette logique sépculative, en Europe notamment, a été encouragée par des dizaines de mesures dites "de libératilsation".
Non seulement les gouvernements laissent faire, mais ils sont eux-mêmes devenus les marionnettes impuissantes des marché spéculatifs.
L'addition de toutes les difficultés dues à ces spéculations, constitue un vrai drame pour des millions de familles des classes moyennes et populaires. Mais elles ne sont rien en regard du cauchemar que vivent les populations des pays en développement.
Pour permettre à sa population de manger, Mexico vient ainsi de débloquer 270 millions d'euros de subventions parce que la tortilla, la galette de maïs nationale, a bondit de 50 % depuis janvier 2007. En clair, cela signifie 7 euros d'allocation par mois pour les protéger de la fameuse "main invisible du marché globalisé" !
L'Egypte pour sa part, a dû réquisitionner l'armée pour faire cuire le pain quotidien des Egyptiens les plus déshérités.
En Indonésie, la subvention sur le carburant représente déjà 22 % du budget national. Combien de temps le gouvernement de Jakarta pourra-t-il contenir la colère de ses habitants ?
Entre 2007 et 2008, le coût des importations alimentaires du Sri Lanka a augmenté de 50 %, à Haïti de 85 %;
Combien de temps avant la faillite ?
Combien de temps avant la guerre civile ?
En réalité, ce que personne n'ose dire, c'est que ces spéculateurs s'engraissent en vidant les caisses d'Etats qui n'avaient vraiment pas besoin de ça !

Le simple bon sens recommande de militer pour le "droit des peuples à se nourrir eux-mêmes", cette fameuse "souveraineté alimentaire" revendiquée par Via Campesina, la fédération mondiale des syndicats de paysans. 
Il suffit pour s'en convaincre, de mesurer les ravages produits par les politiques néolibérales, en particulier celles de la Banque mondiale, qui, en vingt ans, a fait en sorte que la part réservée aux paysans dans l'aide publique internationale passe de 17 % à 3 %.
Certains économistes s'élèvent pour dire que la hausse des prix permettrait de lutter contre l'effet de serre.  Ainsi les prix élevés feraient naître des alternatives écologiques.
Raisonnement fallacieux : les centaines de milliards de dollars de bénéfices des compagnies pétrolières ne sont pas réinvestis vers des solutions propres ou renouvelables, mais dans la prospection de réserves d'or noir toujours plus sales, comme les sables bitumeux de la province de l'Alberta canadien, ou pis, dans les vieilles mines de charbon qui n'ont jamais été aussi rentables.

Il n'y a pas de petits profits... ils sont phénoménals. Ils dépassent des sommets vertigineux.
Il n'y a qu'à suivre les coups de la bourse et autres gouteuses spéculations mondiales pour être aussitôt fixé.
On fait vraiment danser les peuples de la terre dans une ronde infernale.

Ce n'est même plus un secret de polichinel. Le sujet est à peine effleuré sur les chaines télévisées, ou détourné.
Mais certains journaux papiers n'hésitent pas à nous ouvrir certains dossiers fort révélateurs.

Soit on laisse faire ces spéculateurs, soit les gouvernenents mettent fin à leur jeu tragique en les désarmant !
Ils en ont les moyens.
En auront-ils la volonté ?



par sonja publié dans : L'actualité d'hier et d'aujourd'hui
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Vendredi 20 juin 2008


Terre d'Afrique 
Ses rimes magiques compose

La grâce avance en plumes
Le rose baigne dans le tendre
Bleu ou émeraude 
Dans l'eau pastel
Longues pattes fouinent

Mer qui recule

A l'heure de la marée
Les paysages renverse

Couleur sable gagne l'horizon
Le recif casse la vague
Tend sa dentelle délicate
Au ciel se joint pour ses bleus marier

Noires silhouettes
Sous leurs pas hypopotames
Rythment leur présence

L'animal imposant
Au flamant rose se joint
Sa soif étanche

Lorsque le soleil emflamme l'Afrique
S'écrase la température
Sous un ciel limpide

Les nuages font leurs vagabonds
Au dessus de terres verdoyantes
Celles où l'eau ne manque

Pour l'Afrique abandonner
Jours et nuits


par sonja publié dans : Prose poétique
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Jeudi 19 juin 2008


Qui a-t-il de plus tendre
Qu'un peu de tranquile errance ?

On les voudrait toutes
Dans un cadre couleurs muses

Une terrasse au bord de l'eau
Vogue sur les bleus
Son parasol de verdure
Coupe l'horizon

Les verts sortent de l'Océan

Une forêt de feuillus sur le dos
La crique porte beau

Ciel lumineux
Réfléchit ses rayons
A l'heure de la sieste s'empare des lieux

La brise
Sur le sable chaud se pose
Ou s'emporte délicate
Ses voyages touche la côte
Depuis le large pousse sa caresse

Douceur du temps qui passe

Le paysage se fige 
A l'heure de la sieste s'imprime
Sur une douce somnolence

L'homme se repose

Sur leur terrase vide
Les chats veillent
L'attente du voyageur est longue
Dans leurs robes douces
Sur le temps qui passe
Se posent...





par sonja publié dans : Prose poétique
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Jeudi 19 juin 2008

L'aube vient à peine d'ouvrir ses vannes lumineuses.
La lumière donne libre court à son éclat. C'est en vagues qu'elle monte ou descend dans la vallée. Les ombres elles-mêmes s'éclairent. Elles sortent de leur nuit. On peut s'y cacher avec moins d'appréhension.
Dans la zône rocailleuse proche, on est en attente du soleil. On l'espère. On s'y expose.

En petites touffes sérrées de fleurs blanches et roses au centre, l'orpin blanc semble sourire au matin. Un instant, la fleur frémit d'aise. Peut-être a-t-elle envie de danser, pour sa robe délicate défroisser.
Tout à côté se tient la secrète clairière, dont la fraîcheur bienfaitrice fera le bonheur de ses habitants.
Les cigales, déjà entonnent leur chant oxidé. Ces reines du bruit ondulé portent gros yeux aux quatorze mille facettes. De quoi avoir une vision simultanée à gauche et à droite. Notre méridional insecte démarre son refrain, sur un air ensoleillé. De quoi emplir les têtes de gaieté.

Le serpolet au parfum de thym sauvage chatouille l'odorat vibrant des senteurs de la vallée.
L'épineuse garance accroche son fruit aux pulls et à la laine des moutons. Mais ce sont les enfants qui aiment le plus les retenir, pour de joyeuses batailles colorées.
Les murets réfléchissent les premiers rayons.
Les agneaux sortent de leur cabane de pierres sèches, déjà trop petite pour le troupeau.
Une balade toute faite s'imisce dans un coin de la pensée. Elle vole au devant d'autres offrandes natures.
Elle reconnait les plantations de noyers et les ombres fraiches cotoyant les champs de maïs. Une folle envie de goûter aux cerneaux enrobés de cacao s'empare du contemplateur. Sous son austère apparence la noix offre son fruit généreux. Ne l'emploit-on pas pour en faire de délicieuses patisseries, ou du fromage ? Les chocolatiers se sont pris eux-mêmes de tendresse pour le fruit. Ils nous préparent de fines gourmandises...
Quand aux amateurs d'huiles, ils l'ont adopté à leur tour. Gouteux fruits qui se laissent facilement aimer !

Avec le coeur de ses fleurs bleu vif, la chicorée illumine le chemin emprunté. Un bien joli tapis d'étoiles rieur...
Un sifflement limpide court à travers le rideau de peupliers. C'est de la bonne humeur en ailes.
Le promeneur est en pleine évasion... il n'a pas fini de découvrir.
Le chemin se serre contre l'eau qu'il longe. Les aulnes prêtent leurs racines, pour la berge maintenir. Elle s'entoure d'une foisonnante végétation. Verdoyant abri offert aux oiseaux et petits mammifères.
Les branches s'égouttent au-dessus de l'onde. En perles retombent.

De balcons en points de vue, le paysage se donne aux ailes. Les milans noirs sont en festival. Ils guettent les aloses épuisés, emporté par le courant. Le solitaire faucon crécerelle traverse l'assemblée. Plus prêt des herbes folles, c'est le faucon hobereau qui passe.
En quête d'un frugal repas, ils attendent le bon moment, pour fondre sur la proie.
Depuis la falaise proche, le faucon pélerin observe le ballet des voiliers. Rien ne presse. Son festin est dans les près.
Descendre un sentier pour passer à découvert, et les fossés s'illuminent. le regard rencontre les fougères dans un décoiffé de verts. L'épeire diadème a monté sa grande toile verticale. Sous l'éclat du contre-jour, sa délicate broderie translucide se dévoile.
Bientôt, dans le ciel, les martinets disputeront les nuées au faucon pélerin.
Immobile, le héron semble figé dans le décor. Il guette une proie. Lui aussi est patient.

Le genêt, le chevrefeuille et l'aubépine, sous le taillis ont fleuri. Même la violette fait sa coquette.
Le rouge coquelicot se donne à la brise.
Rayonnante nature qui dès l'aube, emballe la faune.

C'est avec la plume qu'on l'invente en rêves.
On y place des fées et de la poussière d'étoiles.
On la chante parfumée.
Pour une entrainante folie de l'esprit, c'est de rêve qu'on l'habille !

Une sortie nature, un reportage, quelques photos seules suffisent... pour qu'on voyage avec elle.
Ou bien qu'on ouvre nos ailes, pour nous envoler haut dans le ciel !

La magie on peut l'inventer, même assis sur son banc solitaire...



par sonja publié dans : Regards
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Mercredi 18 juin 2008







Sous le délicat d'un visage d'enfant
L'éclat du sourire de la petite Marie
Illumine son espace

Ses cils velours
A plonger dans l'Océan de ses yeux nous invitent

Pétillant de soleil
Bleu regard nous emporte avec lui
Douceur de l'enfance confiante


L'ondulante chevelure
Comme le blé mur
S'agite sous la brise caline


La petite Marie nous ravie
Sa jolie voix porte ses mots
Lui donne un mouvement joyeux
Avec elle on veut rire


Entre les bras de cette jeunesse en graine
Un peu se laisser emporter


Gracieuse petite Marie
C'est de la couleur pour des heures
De la dentelle pour les yeux
Une amitié joliement brodée
Offerte à tous ceux qu'elle aime


Heureux grands-parents

Pour le plaisir de la petite Marie
Toute de charme
Et de tendresse contenue


Quel amour immense pour leur enfant !





par sonja publié dans : Prose poétique
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Mercredi 18 juin 2008

Voilà une pause dont la classe est impressionnante. Petits coussinets pour chiens et chats. Même le jouet favori a été emporté. Quand aux gamelles, si ce n'est de l'argenterie, elles ont tout de même un bel aspect.
Que ne ferait-on pas pour son toutou ou son minou...
Tout ce petit monde s'est fort bien accomodé du clinquant et du confort "trois étoiles".
S'allonger sur la pelouse ce serait trop leur demander. Un léger courant d'air par grand soleil, entre portes ouvertes.
On en viendrait presque à rêver un brin du même service à domicile.

Les pieds sous la table, le couvert dréssé, les plats avancés... et après le café, la pause palmée.
C'est à dire sous son parasol, ou son palmier. Et pourquoi pas la mer à quelques pas... juste pour écouter le doux frémissement de ses vaguelettes.
Du bleu à perte de vue. Jouant entre le turquoise et l'émeraude. Le silence en voix mais pas en chants d'oiseaux et cigales.
Tiens, de délicats papillons peuvent même venir froisser leurs ailes tout contre l'oreille.
La brise tendrement voyageuse, entre feuillage et sable fin. Léger murmure de la végétation. Foisonnante et colorée de fleurs... et on se laisse aller... 

Le soleil a marqué sa venue sur Roanne depuis ce matin. Après une épaisse brume, il a changé notre ville et notre paysage environnant. Même les roannais éclatent d'une joie intérieure. Dans leurs yeux pétillants se lit leur satisfaction.

Le rêve est permis. Même sur la toile. Une petite évasion sur des photos, que je cueille toujours avec un bonheur malicieux. J'aime retrouver cette parole donnée aux photos, dont tous les photographes sont les maitres artistes.
Les détails que j'y relève, ils l'ont déjà capté dans leur oeil. Et nous les offrent tels quels !
Je n'ai toujours pas de machine, alors, dès que j'ai quitté l'association, je suis vite venue faire ma pause dans la salle du cyber centre de Roanne. Gardant portes ouvertes les mercredis, entre midi et quatorze heures, je n'ai pas hésité une seconde. Avant mon retour au sein de l'association, une vue sur mon blog me semblait necessaire.
Cette heure de détente me permet de sourire sur tous vos commentaires, et me procure la joie de courir un peu sur vos tendres pensées.
Vous êtes de bien fidèles visiteurs. C'est toujours une réelle surprise de vous sentir si proches. Même lorsque je tarde un peu à revenir dans vos mondes magiques.

Je rêve toujours de nature, même lorsque je suis coincée quelque part.
Que de voyages je dois aux photographes de l'internet... j'espère qu'ils ne me reclameront pas une part de mes cachets.

Je vous laisse à vos pauses ou à vos rêves... et au plaisir de vos détentes passions.

par sonja publié dans : Sourires
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Mardi 17 juin 2008

Ce qu'il y a de fabuleux avec la nature c'est qu'elle nous permet d'éprouver un sentiment de liberté. L'espace libre nous est acquis. Sans même que nous ayons à calculer. Il s'impose de lui-même.
L'idée de profondeur est dans la nature. Vivante et vibrante 24h/24, elle se renouvelle sans cesse devant nos yeux.
Saison après saison, heure après heure, elle s'abandonne volontier à ce cycle superbe qui motive sa vitalité.
Même dans sa mort, on peut dire que le végétal vit ailleurs ou sous une autre forme. Parfois brève et pourtant se réclamant de l'infini, elle nous survit. Il y a une telle complicité entre tout ce vivant, qu'il nous semble impossible que cela puisse aboutir à une fin...
Naturellement en symbiose, cette complicité entre végétaux et monde animal tient de la magie. Quand ce n'est pas entre végétaux eux-mêmes. Tout dans la nature s'imbrique, s'épouse à la perfection. Le ciel est son complice en déversant sur elle la pluie réparatrice, et la neige protectrice. Le soleil lui apporte l'énergie nécessaire à sa grandeur. Quand à la nuit, mine de rien, elle la tient dans un demi-sommeil qui lui permet de calculer le chemin parcouru jusque là. Du moins, je le suppose... car je n'avance qu'au filing avec elle.

Avec la nature on peut s'improviser scientifiquement-rêveur.
On en sait un peu plus sur elle aujourd'hui. Forcément, avec tous ces amoureux de la nature.
Mais si on lui accorde un regard plus qu'ordinnaire, on peut découvrir cet aspect de son tempérament qui donne envie de la découvrir autrement. Une science un peu différente. Entre la poésie et le léger de l'observation personnelle. Une certaine phylosophie de la nature, qui nous entraine en dehors de la vraie science.
Nul besoin d'être un fin spécialiste pour voyager dans le wagon "chlorophylle et faune en délire".
Doucement imposante, elle nous pousse à lui accorder tout notre crédit. Voilà pourquoi en retour, elle s'offre sans fausse modestie. La grâce et la classe est à chaque détour de chemin.
De sa beauté elle nous aveugle. Toutes ses couleurs se réfléchissent sur le cristal de nos yeux. Elle attire notre attention de façon subtile. Maline nature qui nous promène sur les courbes de ses montagnes et ses pics vertigineux.
Le regard nous échappe dès que l'on pénètre dans une forêt ou que l'on s'essaie à se perdre à l'horizon de l'Océan ou d'un ciel étoilé.
Elle prend possession, sans aucune retenue, de notre ouïe, dès que l'oiseau chante son couplet, ou que le vent siffle ses fuites continues entre le feuillage.
Malgré nous, l'esprit s'échappe ou court, au risque de se perdre aux croisées de magiques rencontres.
Le temps et l'espace disparaissent. On n'arrive plus à calculer.
Ce qui est heureux !
On ne retient plus rien lorsque la nature s'empare de nous. On s'éloigne jusqu'à nous y perdre.
Qu'y-a-t-il de plus pressant que le bien-être éprouvé, lorsque la notion du temps n'est plus rien ?
Oublier notre environnement hostile quotidien, est si facile si la nature pointe son nez...

Tous ceux qui cultivent leur morceau de jardin savent cela. Les aventuriers et les photographes aussi.
Ecrire la nature, revient à prendre sa température. C'est une autre manière de ne plus compter les heures.
La nature c'est de la liberté par brassées. Une profusion de liberté.
Y goûter même un peu, c'est déjà une histoire d'amour que l'on commence. Et qu'on ne finit jamais.
Ceux qui s'emballent pour dame "Nature" savent très bien pourqui il faut la protéger.
N'est-elle pas notre plus fidèle alliée, alors que tout le reste s'écroule autour de nous ?

Elle rythme notre vie d'une si belle manière.
Sa source d'eaux vives c'est autant de bouffées d'oxygène volées. Dérobées, au temps qui passe...

Pouvons nous dire que la liberté est dans les champs ? Dans les prairies, les monts et nos forêts ?
L'homme s'est même inventé des ailes pour jouer à l'oiseau...
Espace et liberté, telle est la pensée de celui qui veut échapper à tout le mal être galoppant. Même la nature est atteinte par la violence de cet enfermement...

Puissions-nous continuer d'honorer notre mental avec les magnifiques messages que dame "Nature" nous envoie !





par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Lundi 16 juin 2008

Fine et continue
La pluie masque la saison
Humide est son horizon

Le printemps
Timidement s'est mis à exploser
En couleurs
Fleurs et feuillages se sont imposés
Aussi vite que l'oiseau  s'est envolé
De sa présence mouillée nous a honoré

Au rythme de la pluie
De beauté la nature parle

Sans l'éclat du soleil
Nous échappe

Ses murmures éclatent
En gouttes explosent

L'été va ouvrir ses portes
A travers les nuages campe sa douceur
De reflets en ombres
Dame nature nous emporte

Perles de pluie
A travers nos campagnes dessine le paysage

Aventurier calendrier
Laissant voyager les saisons
Et le voyageur désorienter



 

par sonja publié dans : Prose poétique
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