Mon rêve

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  • : Ecrire est mon sport favori. J'aime observer. Voyager dans le monde de l'imaginaire. Je suis une flaneuse. Je marche souvent, et parfois mon vélo me porte au dehors de la ville. J'aime lire. Faire des recherches. Echanger de l'amitié ou de la culture. Je
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Mercredi 30 avril 2008

Je me rends compte que je ne cesse de parler de la pluie.
C'est parce que j'aime cette eau que déversent les nuages qui passent. La pluie fine m'amuse, même. Je lui trouve un charme différent, par rapport à un ciel qui éclate de bleus. Ce qui ne m'empêche pas d'appeler l'éclaircie.
Notre paysage roannais baigne dans l'eau.
Depuis ce quatrième étage, au loin je peux apercevoir un morceau de nos montagnes. Elles semblent bien mouillées. Le vert qui les couvre est assez sombre. Les maisons des villages se promenant sur ses flancs sont moins lumineuses. Je crois qu'ils doivent patauger dans la boue dans les campagnes. Il y a tellement de jours que nous avançons sous un ciel couvert. Nous voilà avec un environnement qui sera très vert cette année encore. Je crois même que nous avons dépassé notre cotat d'humidité.

Sur la jardinnière toute proche qui prend une moitié du balcon, les moineaux y viennent gratter je ne sais quelles graines imaginaires. Même la mesange s'est installée un peu de temps pour tirer sur quelques feuilles d'une plante inconnue. Il y a aussi du pissenlit sur cette jardinière un peu abandonnée. J'ai promis à Aurélien qu'on allait embellir son jardin suspendu... dès qu'il fera beau !
Des gouttes s'accrochent résolument aux feuilles qui semblent batifoler sur un coin de terre pas encore remuée. Deux tourterelles à collier se posent par ici, chaque matin, pour caracoler. Elles se picorent tendrement la tête et le cou. Ces deux là doivent être très amoureux.
Les corneilles passent. Heureusement d'ailleurs. Ces oiseaux au plumage noir, je les préfère sur leur arbre ou dans les champs.
Les pigeons ne daignent même pas regarder de ce côté-ci.
D'autres régions sont en soleil et en couleurs. Et c'est tant mieux. Je ne vais pas vous envoyer mes nuages, si vous n'en voulez pas...

Goutte la pluie, derrière la vitre elle est plaisante à regarder. Cela ne m'empêche pas d'être titillée par mon envie de me retrouver dehors. Mon besoin d'évasion est toujours au rendez-vous, quoique que dise la météo.

Les bruits de la ville viennent interrompre ma tranquile reflexion... à votre journée je vous abandonne.


par sonja publié dans : Regards
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Mercredi 30 avril 2008

Même sous son  rideau pluie
Dame nature richement se pare

Ses verts s'offrent tendrement
En tapis ou en feuilles

Doucement
S'écoulent ses rivières
Des poissons jouent au fond de l'eau
Glissent en sous-marin

La nature a sortie son beau manteau
Pour faire moins sérieux

Les oiseaux chantent pour attirer l'oreille
Les regards et les curieux
Les sons nous émerveillent

Notes et murmures
S'accrochent délicatement
Doucement se posent
Vers eux nous entrainent

Sur le voilier de dame nature
On oublie le gris et le noir

Sur le balcon un merle sautille
La mésange cherche un abris
Les moineaux se posent un peu
Les tourterelles au plumage humide
En coeur se collent

Plaisir de la nature
A tire d'ailes
A ma rencontre avance
Le temps d'un baiser 
Le temps d'un plaisir nature

Sous de lourds nuages

par sonja publié dans : Prose poétique
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Mardi 29 avril 2008


Sur la ville
Le ciel déverse son chagrin

Au feuillage assoiffé
S'accrochent des perles de pluie
Scintillante transparence
S'offre langoureuse

Vole nuage délicat
Sur la végétation ouvre tes vannes
Les toits et les rues embrasse

Chapeau blancs rasent les montagnes
S'attardent sur les plaines
S'allongent au dessus des arbres

Planète en malaise
Ne reconnait plus ses saisons
Fontes des neiges
Innondations meurtrières
Températures peu ordinnaires
La Terre a perdu sa boussole
Flore en souffrance
Faune en errance
L'inquiètude s'installe

Magie de la nature
Intacte demeure sa beauté
Se donne comme une aventure
Aux amoureux de voyages
Un baiser tendresse

Pourtant
Que de désespérances !

par sonja publié dans : Prose poétique
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Mardi 29 avril 2008

La soirée vient de commencer.
Il y a peu que certains ont laissé leur journée de travail. La tension commence à retomber. On s'installe sur un coin de son salon, bien calé sur son fauteuil préféré. L'heure du repas approche, mais on prolonge la pause détente pour évacuer le stress de la journée. Le téléviseur est peut-être allumé.
D'autres lisent leur livre momentanément laissé de côté, lorsque le matin il ont du quitter la maison. Il y a aussi l'ordinateur qui tient compagnie, pour une évasion loin de son lieu d'habitation. C'est qu'avec cette machine, on a vite fait de s'envoler vers des horizons lointains.
Tenez, là je suis déjà sur mon ile du bout du monde. Encore... oui. J'ai fait un mouillage sur son lagon turquoise.
En quelques brasses, je serais vite sur son sable chaud. Je crois même que je vais paresser.
Après une journée bien chargée, on peut rêver aussi. Sans aucune modération.

Roanne est toujours sous la pluie, je peux donc faire une petite escapade sur mes photos préférées. Et dans quelques minutes, je vais m'introduire dans le petit monde magique de certains blogs. On me prête la machine pour une heure. J'en profite.
J'ai fait la connaissance avec de nouveaux blogs. En venant déposer sur le mien un petit "coucou", voilà que j'ai pu avoir accès à d'autres photos et à des tempéraments différents. Je découvre... Avec le peu de temps dont je dispose, je vais tout de même essayer de faire de petites escapades colorées.
Ce temps après lequel on est toujours obligé de courir... c'est parfois pénible de ne pas en avoir assez pour faire tout ce qu'on voudrait.

La pause soirée vous entoure, à vous de la choisir selon votre bon plaisir.

Avant de vous abandonner, juste une derniière photo qui prête à sourire. Des poubelles comme on n'en voit que sur mon ile.

Bonne et sympathique soirée à tous mes visiteurs et amis...

par sonja publié dans : Sourires
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Dimanche 27 avril 2008

Il voulait aller à la campagne, on est allé du côté du port. Dès les premiers bateaux, forcément, nous avons fait une halte. Il faut dire que le petit parc aménagé attire toujours les petits et les grands. C'est ainsi qu'il a pu essayer toutes les balançoires, le tobogan, les échelles en cordes et en bambous. Et le bac à sable, bien sur. Il avait prévu pelle, rateau et seau.  Je me demande bien pourquoi... Il remplit, tasse, et transporte. Prêt du banc où je me suis installée, il y a déjà quelques dunes. Le sable ce n'est pas fait pour rester dans son bac. Tous les enfants savent cela.
Quatre petites font un concours de cris. Aïe... mes oreilles !
A l'extérieur de cette cour pour enfants, des bancs sont occupés par les flâneurs du jour. La pelouse tout autour accueille les somnoleurs du moment.
Le long de la piste lde la jetée, coureurs du week end et cyclistes du dimanche dépensent leur énergie.
Aurélien fait sa cueillette de batons, fleurs et feuilles . Je vais rentrer avec une collection de petits cadeaux nature. Il vient de reconnaitre une mesange, pendue à une branche flexible tant elle est fine. Elle se balance elle aussi.
La nature autour de nous s'amuse, chante et danse. Un canard vient d'atterir sur l'eau, de l'autre côté des bateaux arimés. Enfin, quand je dis atterir...
Une légère brise nous caresse gentiement.
Le ciel lui même porte azur-clair. Des cheveux de nuages s'allongent tout en filant lentement.
Je crois bien que s'il n'y avait pas mon indien avec moi je serais allée dire deux mots à la pelouse moelleuse, toute proche. Là, Aurélien ne cesse d'aller dans tous les sens. Il ne sait pas marcher ce petit. Il coure après je ne sais quoi, et fait son kangourou non-stop. Je ne sais à quoi il est remonté. J'ai beau lui répêter de prendre tout son temps, il oublie vite que je lui ai dit quelque chose. Un vrai feu follet. Il a une autre faculté cet enfant. Il parle tout le temps. D'interminables discours. A donner le vertige...
Je ne cesse de penser que je devrais peut-être m'initier aux rollers si je veux le suivre.

Et les maisons bateaux se reposent. Quelques propriétaires, sur leurs maisons flottantes se laissent couler au bronzage sous parasol. Ca papaute également. D'autres, plus courageux, nettoient leur pont. Une dame étend ses vêtements... Activités qui nous conduisent à imaginer une vie sur une péniche ou un bateau.
Ils viennent d'un peu partout ces voyageurs passant écluses après écluses. Mon esprit vagabond aimerait prendre leur place, parfois.

Aurélien vient de se trouver un copain. Les voilà jouant à faire rouler des voitures miniatures tout autour de la barrière des lieux. Il a même été pris en photo par la maman de son nouvel ami, juste avant de quitter le coin.
Quand à nous, après un tour sur la longueur du port du canal, nous avons filé vers la ville. Aurélien sur la poussette. Vous pensez bien qu'il était épuisé. Et moi alors ?
Une pause à la Taverne Alsacienne, pour une glace maison. La terrasse était pleine de monde. Nous sommes donc entrés à l'intérieur. Une dégustation vanille et chocolat pour le petit indien. Il en a gardé les marques jusqu'à ce qu'on rentre chez lui. Nous avons surpris sa maman faisant la pause tranquilité.
Après sa douche, nous nous sommes mis sur son bureau pour continuer son puzzle.
La balade l'a calmé et moi j'avais une forte envie de dormir. Seulement, le week end, c'est mon tour de garde.
Après le départ de ma fille pour sa nuit de travail, nous avons soupé.
Et après deux histoires sorties d'on ne sait où, il s'est mis à partir vers le pays des rêves bleus.

Quelle journée !
Je ne me suis pas fait prier pour plonger à mon tour sous la couette...


par sonja publié dans : Plongée familiale
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Dimanche 27 avril 2008

Depuis plusieurs semaines, on s'enflamme autant que la flamme olympique... même les blogs sont en partance pour refaire la route de la Soie.
C'est sous la plume de deux reporters qu'on peut lire ce qui fache.

La France à la pointe de la contestation antichinoise ?
Telle semblait être la leçon d'un sondage effectué début avril par le groupe Metro dans une dizaine de pays européens.
Quelques plates excuses sarkozystes plus tard, l'affaire apparaît un peu plus compliquée. Car les "amis de la Chine" exercent, eux aussi, une influence prépondérante. Le 22 avril, ce courant s'exprimait sur le plateau de "C dans l'air", émission animée par Yves  Calvi sur France 5, en la personne de Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë mais aussi directeur de la stratégie du groupe LVMH. Et ce pour le plus grand bonheur d'un apparatchik chinois déguisé en "journaliste", invité lui aussi ce jour-là. Résumé des clichés pieusement ânonnés par le responsable de la culture à la Mairie de Paris : "N'oublions pas que la Chine est une immense civilisation et que nous étions encore dans les cavernes lorsque la route de la Soie existait déjà..." Au cours de l'émission, Christophe Girard a approuvé à plusieurs reprises le pseudo-journaliste Ruolin Zheng, notamment lorsque ce dernier qualifia de "gravement offensantes" pour son pays les désormais célèbres "menottes olympiques" de Reporters sans frontières qui ornent les T-shirts et banderoles des manifestants protibétains. "Oui, c'est très vexant..." acquiesça l'élu parisien. La veille, il avait bruyamment indiqué qu'il s'abstiendrait lors du vote au terme duquel le Conseil de Paris a fait du dalaï-lama un citoyen d'honneur de la capitale. La sinophilie militante de Girard n'a guère ému l'entourage de Bertrand Dalanoë, même si ce dernier lui a passé un sérieux savon : "D'une manière générale, Christophe est un garçon capable de dire tout et son contraire dans la même journée, ça relativise ses prises de position, explique un élu socialiste. En l'occurance, nous n'avons guère de doutes sur ses véritables motivations : il s'est avant tout fait l'interprête des intérêts de son employeur." C'est à dire de Bernard Arnault, le patron de LVMH, qui fonde de grands espoirs sur les potentialités du marché chinois.

Girard n'a pas été seul, loin s'en faut, à dénoncer une campagne antichinoise et à feindre de croire que l'activisme médiatique de Robert Ménard, le président de RSF, faisait l'unanimité parmi les français choqués par la répression aveugle au Tibet. Sur Europe 1, Pierre Picquart, professeur de géopolitique à Paris-VIII et spécialiste de la Chine, a ainsi évoqué "les informations reçues de Chine, de chefs d'entreprise ou de Chinois eux-mêmes, tous choqués par la campagne de diabolisation des médias". Le même Picquart s'est aussi mêlé à l'étrange manifestation de la place de la République pour dénoncer "un climat de xénophobie et de racisme antichinois". Du côté des politques, le sénateur de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon est venu au secours du pouvoir capitalistostalinoïde qui règne à Pékin. Mélenchon récuse l'indépendance du Tibet -que personne ne réclame- avec des arguments "historiques" ressemblant comme deux gouttes d'eau aux communiqués glacés des bureaucrates chinois. Pas de quoi embarrasser Georges Frêche, l'ancien maire de Montpellier, aussi épris de grandeur qu'il pense l'être dans sa baronnie languedocienne. Mais la palme du parti prochinois français revient sans aucun doute au Figaro. Comme si la vie de la nation dépendait exclusivement des fièvres pékinoises, le journal de Serge Dassaut a surjoué l'affolement. "Les intérêts français sont menacés", clame-t-il en une le 16 avril, annonçant un "boycott des produits français" en Chine. Le lendemain, Bernard Arnault, le patron de LVMH, met en garde, toujours en première page du quotidien : "Il ne faut pas donner de leçons à la Chine !" Si Arnault, un des principaux annonceurs des médias français et donc du Figaro, le dit, c'est que cela doit forcément être gravissime.
En fait, pas tant que ça...
Essayons d'analyser de plus prêt ce qui semble grave pour le portefeuille des patrons français.

Page 22, au début de son propos, l'industriel du luxe nuance : "Nous ne subissons aucune conséquence" des appels au boycott. D'ailleurs, admet-on chez LVMH, la Chine est loin d'être un marché stratégique pour le premier groupe mondial du luxe. La marque Louis Vuitton est, certes, "cultissime" du côté de Shangaï ou de Canton et les Chinoises adorent se parfumer avec les produits vendus dans les magasins de la chaîne Sephora. Mais le chiffre d'affaires reste modeste. Pronostics des experts de LVMH : le marché chinois ne sera pas significatif avant une bonne quinzaine d'années. En réalité, Arnault a été tout heureux de trouver là une tribune pour lui permettre de démentir la rumeur selon laquelle il subventionnait le dalaï-lama. Il s'en est sorti avec un discours taillé au cordeau : "On peut être choqué par ce qui se passe au Tibet", mais "la Chine a besoin de temps"...
Voilà à priori, de quoi apaiser les autorités de Pékin.
Interrogé par Marianne, Jacques de Boisseson, représentant général de Total en Chine, tempère la gravité de la situation : "Le gouvernement chinois a contrôlé les manifestations dès le moindre débordement. Désormais, la police calme le jeu. Les déclarations du gouvernement français et la visite du président du Sénat à la jeune athlète handicapée ont  fait retomber la température."
Faire profil bas !

De toute manière, la portée d'un éventuel boycott reste difficile à préciser. D'abord parce que la Chine est un petit client de la France : Paris n'exporte annuellement que 13,5 milliards d'euros de produits (sur 400 milliards d'euros d'exportations totales). "Nous savons très peu faire du commerce "non aidé" en Chine, se désole le sinologue et professeur à Sciences-Po Jean-Luc Domenach, si ce n'est dans les industries du bonheur, précisément comme LVMH. Résultat : notre commerce se traîne, voire régresse en part relative, au point d'être aujourd'hui 3,5 fois moins important que celui de l'Allemagne, qui vend en abondance à Pékin automobiles et machines-outils. Certaines années, même les Pays-Bas font mieux que nous !"
L'explication est ancienne : considérée comme un allié privilégié, le premier à avoir reconnu le régime communiste de Mao, "la France a adossé ses liens commerciaux sur la relation politique", relève Valérie Niquet, directrice du centre Asie à l'institut français des relations internationales. D'où une dominante de gros contrats d'équipements et d'infrastructures, d'autant plus accentuée qu'à l'inverse de l'Allemagne la machine productive française n'a cessé de décliner au cours des dernières années. "Cette relation est un piège absolu. Depuis quarante ans, nous nous gargarisons de l'amitié franco-chinoise. Or, elle est devenue vide de sens et nous nous faisons rouler dans la farine", estime Jean-Luc Domenach. Quand l'axe Paris-Pékin se porte bien, les contrats affluent. Nicolas Sarkozy peut, par exemple, se vanter d'avoir vendu pour 20 milliards d'Airbus et de réacteurs nucléaires lors de son voyage d'Etat en novembre dernier. Mais si, en dépit des signes d'apaisement, la crise actuelle devait perdurer, quid des formidables promesses du marché chinois ?
En fait, la France achète beaucoup à la Chine, au point que la balance est déficitaire de 17,7 milliards d'euros, soit près de la moitié de notre déficit annuel total. "La Chine nous vend du textile, des ordinateurs, de l'électronique grand public, de l'électroménager, des écrans plats et des téléphones GSM", indique Danielle Schwertsgut, économiste à l'OFCE. Conclusion : si un jour il devait y avoir un "vrai" boycott, ce serait plutôt celui du made in China vendu en France...
Comment expliquer alors que les entreprises françaises présentes dans l'empire du Milieu aient si vite et si fortement simulé la panique malgré le faible risque de pertes ? La réponse est à chercher du côté de la nature des sociétés concernées. Il suffit de regarder la liste des membres de la chambre de commerce française en Chine : tout le gotha est là, de BNP Paribas à Thomson, en passant par Total, Peugeot, Accor et Veolia.
Or ces "gros" investissent énormément en Chine, une vingtaine de milliards d'euros l'an dernier, soit bien davantage, par exemple que les Anglais. Et c'est la véritable inquiétude qu'ils ont voulu transmettre aux pouvoirs publics. En substance, le message est : "Les critiques à l'égard de la Chine nuisent à notre business." "Lhystérie collective française va remettre en cause des années de travail", se lamente le proche d'un grand patron. Un autre souffle : "La preuve par Carrefour : le deuxième groupe mondial de distribution a ouvert des dizaines de magasins, dans 30 villes, et emploie 44 000 salariés chinois. Il vend à 95 % des produits du cru, et c'est lui seul qui subit les conséquences de la campagne anti française." Le PDG de Carrefour a donc décidé d'adopter le profil le plus bas possible. En tant que président de Carrefour, je ne me permettrai pas de porter de jugement sur la situation au Tibet", affirmait-il dans une interview au Journal du dimanche. Pour vivre heureux, vivons sans opinion !

En coulisses, les patrons tiennent un autre discours. "La France est considérée par la Chine comme un pays ami depuis très longtemps. Or, avec les incidents au passage de la flamme olympique, et les déclarations ambiguës, voire contradictoires, de certains ministres, les officiels chinois ne comprennent plus ce que veut la France. Ils ont donc envoyé un signal à Paris, et nous, les entreprises, nous sommes dans le champ de tir", explique un chef d'entreprise actif en Chine.
Voilà ce que dit Michel Jan, autre spécialiste du pays : "Il ne faut pas se leurrer, désormais les Chinois rêvent d'imposer à tous leurs partenaires un nouvel ordre planétaire, régi par des règles définies à leur convenance. C'est une constante séculaire dans leur attitude à l'égard des autres cultures, et pas uniquement les minoritaires situés aux marche de l'empire. Longtemps, ils n'ont pas eu les moyens de cette vieille ambition mais elle est intacte..."
Sarkozy semblait donc résigné à ne pas trop chatouiller la fierté des futurs nouveaux maîtres du monde, semblable en cela à bien d'autres dirigeants occidentaux, aveuglés depuis quelques années par l'impressionnante croissance chinoise, considérée un peu hâtivement comme ingrédient indispensable à la mondialisation libérale de l'univers. Du coup, le 29 novembre 2007, à la Chambre de commerce franco-chinoise, Sarkozy ne se montra pas avare en coups de chapeau et compliments envers "une puissance qui par sa seule existence modifie les équilibres du monde". Une fois le propos exprimé avec aussi peu de nuance, une certaine modestie s'impose au président d'une moyenne puissance de 60 millions d'habitants. Du moins est-ce l'avis des Chinois. Or, confronté à l'émotion suscitée en France par les massacres de Tibétains et l'interminable génocide culturel dont ils sont victimes, l'Elysée n'a, une fois de plus, pas trouvé le juste positionnement. "On ne parle pas aux Chinois comme à des partenaires occidentaux, c'est le b.a. - ba", explique cet autre bon connaisseur du Céleste Empire, qui "vu le contexte passionnel du moment" préfère garder l'anonymat. "Très tôt, poursuit-il, Merkel a annoncé qu'elle n'irait pas à la cérémonie d'ouverture des JO. Les Chinois n'ont pas aimé, mais une fois que c'était dit et digéré, c'était terminé, d'autant qu'ils ont vraiment besoin de l'Allemagne sur le plan économique. Au prétexte de laisser la porte ouverte à des négociations totalement hypothétiques, nos dirigeants, eux, ont posé des conditions. La pire attitude face aux Chinois qui ne négocient jamais sous la contrainte s'ils le peuvent. Or la France pèse peu..."
Dominique Moïsi de l'Ifri ne se montre pas optimiste : "La politique française subit une défaite symbolique. La France a voulu se mettre en avant comme pays des droits de l'homme et elle tend maintenant la main pour qu'on lui donne un petit coup de règle".
Et le député de la Drôme s'en délecte : "Manifestement, on ne sait pas trop comment s'y prendre. Il serait mieux de trouver une position d'équilibre entre les intérêts économiques et les droits de l'homme plutôt que d'additionner les contraires."
En attendant ce petit miracle, sur le site Questions de Chine, le chercheur François Danjou fournit déjà quelques pistes : "Les raidissements observés récemment et exprimés par le ton agressif des porte-parole du ministère des Affaires étrangères ne sont pas l'effet d'une arrogance, mais bien l'expression d'une fagilité et d'un sentiment de vulnérabilité."
Qui saura enfin un jour intelligemment ?

En conclusion (personnelle),  finalement on peut admettre sans nous tromper que les jeux olympiques sont politisés, même si on s'en défend.
De là à penser que l'oppression est un pur mirage en Chine ou au Tibet... on n'en est pas loin. 
Et qu'au nom d'intérêts patronaux on ne voit rien, on n'entend rien.
Ca c'est de la politique "coco" !

Le Choix du pays pour les jeux a été murement réfléchi, et choisi. Le monde des puissants du sports n'ont pas fait un choix au hasard. A présent, il faut qu'ils assument au lieu de raconter des balivernes.
Quand aux sportifs, ce sont des grands. Les prendre en otage pour les faire réagir en vue de telle ou telle conviction, peut-être que c'est tout de même les priver de leur propre estimation de la situation.
Individuellement, je pense que nous avons suffisament de courage pour réagir à notre tour, selon notre analyse au vue des faits présents, et passés.
Ou ne pas réagir...



par sonja publié dans : L'actualité d'hier et d'aujourd'hui
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Vendredi 25 avril 2008

Nettoyer son jardin, ce n'est pas tout, mais ça fatigue.
Le plaisir du jardinage, c'est tout de même le temps du repos. Sous sa brouette de préférence.
Je vous laisse méditer là-dessus. A l'ombre de votre cerisier.
On ne m'y reprendra plus à fouiner dans l'herbe...



Côté face, on joue à chat perché.
Côté dos, on prend des rayons chauds.
Rien ne sert de s'énerver, il faut prendre le temps de la cuisson....

Ce ne sont pas les chats de Pierrot au Costa Rica. Juste nos petits français...


Passera ou passera pas ? Je fais mine de rien. Gros lézard antillais ne verra rien.
Je ne sais si je saute ou si je "coup de patte"... j'ai tout mon temps.
Rien ne presse. Après tout, il a aussi chaud que moi. Je rêve de lui tordre le cou depuis tant de jours...
Allez, cette fois-ci c'est le bon, je le sens...


- Dit, tu descends ?
- Mais pourquoi faire ?
- Descends, je t'explique après !
- Viens toi !
- Mais non, on nous attend pour une partie de sieste printemps...
- Bon, je crois bien que je vais venir... je ne saurais résister au sommeil "entrechats".



Dans sa case tahitienne, on se laisse facilement aller aux rêves en bleus et en verts.
Le sable chaud... les plages ensoleillées... sous les cocotiers... Un vent doux venant du large...
Le turquoise de la mer se confondant avec l'azur du ciel...

Ouf ! je m'envolais déjà vers mon ïle du bout du monde... atterissage difficile.


Le bronzage c'est à toute heure !
Un doux tapis sur le sol. Le soleil pour seul compagnon. Du ciel bleu plein les yeux. Des petits oiseaux en concert.
Une brise légère pour aérer sa fourrure. Et le calme pour partir au loin.
Chut ! je dors !

Je crois bien que je suis un peu "chat" moi aussi. Je me vois bien sur mon transat, voguant sur mon nuage...

par sonja publié dans : Sourires
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Vendredi 25 avril 2008

Non, je ne vais pas vous parler de poules... ni de basse-cour.

Je veux tout simplement vous présenter à mon tour, un nouveau blog, qui date de plusieurs jours déjà.
Je ne me suis pas endormie dessus...
Mais je mets un lien vers lui, avec un peu de retard. C'est tout !
Il commence à faire du bruit, même si je suis la mauvaise élève de la classe. Je suis une incorrigible bonne dernière. Je me prélasse toujours quelque part... Mais je sais que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.

TOUTANKOMUN est son nom !
Là, on s'approche un peu plus de la photo.
On se mélange d'une jolie manière du côté de ce blog.
Il y a de l'humour. De la douceur. De la lumière. Et des bouquets d'idées. Ca foisonne d'idées.
Mes amis y pourvoient. On peut même participer à la fête de la composition. Toutes les nouveautés y sont les bienvenues. Les mordus de poésie sont très bien reçus.
N'attendez plus, si vous n'êtes pas encore allés faire votre petit marché de ce côté là, votre panier de la ménagère vous y attend. Vous ferez une très sympathique cueillette. D'oeufs... heu... sait-on jamais !

De mon côté, il faudra que je réfléchisse très fort, pour pondre une vraie idée...
A tout de suite sur le blog !

Ah, oui, vous trouverez le lien dans la colonne de gauche, sur ce blog !


par sonja publié dans : Sourires
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Jeudi 24 avril 2008

Dans le ciel roannais, une montgolfière s'y promenait... Je ne sais d'où elle venait, mais elle a traversé notre ville. Sur ses coussins d'air aériens, ce gros ballon nous a régalé de son passage. Il était 8 heures.
C'est d'ailleurs toujours à cette heure ci, que dès qu'il fait beau, d'un village haut perché, les montgolfières font leur tournée nature.
Mais celle-ci était une solitaire ne sortant pas du même endroit. Celles qui partent depuis les hauteurs de notre chaine montagneuse, nous les apercevons surtout le week-end.
Cela ne saurait trop tarder. Si le printemps veut bien s'accrocher à notre azur céleste.
L'homme a toujours cherché à voler. Comme l'oiseau, il voulait monter au dessus des nuages, et voyager loin.
Lorsque je vois le plaisir que j'éprouve rien qu'en observant ce passage lent au dessus de ma tête, je ne lui donne pas tort. La terre, vue de l'espace, doit être un vrai bijou dans son écrin de bleus. Mais déjà, je me contenterais seulement, d'une balade en ballon si je n'avais pas aussi peur.

S'improviser poids plume, juste une journée pour se laisser impressionner. Goûter pleinement aux merveilles avec plus de recul. Une vue d'ensemble sur nos montagnes, nos belles forêts, nos lacs et nos plaines. Comme ce doit être fou, et impressionnant ! Voir même les grands rapaces s'adonnant à de longs orbes, proches de nos yeux. Ou voler prêt des oies sauvages... Ceux qui l'ont fait ont du éprouver des émotions fortes.
Il y a environ six ans je m'y suis essayée à ce vol d'oiseau, avec des ailes motorisées. Mais il a fallu qu'on me redescende sur le parquet des vaches au bout d'une dizaine de minutes. La peur du vide m'avait totalement paniqué. Une frayeur incontrolable. La seule chose que j'ai pu voir, c'est le noir de mes paupières baissées.
Heureusement que la personne conduisant l'engin s'en était rendu compte assez vite.
Parfois, ma curiosité m'a causé quelques frayeurs.
Je continuerais donc, bien sagement, de regarder passer toutes sortes d'oiseau, depuis le sol.

En attendant, j'aimerais assez qu'on nous ouvre la grande porte du printemps. Quelqu'un a du la bloquer, et j'estime que Roanne a eu assez de pluie me semble-t-il.
Ce matin, il fait frais, avec des passages nuageux assez persistants. Notre ciel affiche un joli bleu au milieu de ces trouées. Les passereaux vont et viennent sur le balcon. Une vraie chaine volante.
Je pense que je vais passer la journée à rêvasser avec mon petit indien. On est bien disposés pour cela.
La paresse ça ne s'invente pas. J'y retourne !

par sonja publié dans : Regards
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Lundi 21 avril 2008


Dans un jardin secret
L'être aimé s'est approché
Tendrement un baiser a déposé

A sa fleur
Donne son coeur
Lui murmure gentiment
Un "je t'aime" délicat
L'emporte dans ses bras

Doucement
Caresse sa main
Invente une chanson

Ouvre son ombrelle
La belle en émotion

Vertiges amoureux
Dans leurs regards pétillent des mots
Comme l'oiseau
S'envolent bien haut

Reflets amoureux
Mille jolies choses envoient
Au soleil et au vent
Rêvent  d'un avenir à deux
Ils sont beaux
Le temps d'un amour
Le temps d'une chanson

par sonja publié dans : Prose poétique
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