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Lundi 31 mars 2008


Lorsque les alentours de Roanne se présentent, ils offrent une campagne verdoyante où il fait bon se balader.
Dès que le soleil pointe son nez, tout comme aujourd'hui, une forte envie d'évasion vient surprendre nos pensées.
De nombreux chateaux nous font des clins d'oeil, lors de nos balades, au sortir d'une foisonnante forêt. Ou bien au détour d'un chemin. C'est une région où les chateaux sont nombreux. Pourtant, je ne suis jamais entrée dans l'un d'eux...

De petites rivières courent sinueuses et s'échappent dans un milieu tapissé de verts différents. A découvert, les vallées ont l'air de pelouses bien nettes. On se laisse facilement emporter par les sons et les murmures de la nature.
Courir la campagne est chose aisée, même à pied. On se retrouve très vite à l'extérieur de la ville. Ce n'est pas encore la grande ville  par ici. Et si on prend son vélo, en cinq minutes nous voilà hors de Roanne.
On laisse derrière soi les bruits des moteurs et des voix.
Les oiseaux peuvent nous suivrent de buissons en buissons. Leurs chants nous accompagnent. Ils sautillent ou prennent leur vol dès qu'on les approche de trop près. C'est le depaysement total si on décide de faire corps avec la nature durant toute une journée. La faune s'habitue à notre présence, nous pouvons donc lui appartenir durant plusieurs heures. Et si on emporte quelques graines, on peut même observer une petite pagaille ailée venir se disputer un repas un peu différent. Certains peuvent même oser venir se frotter à nos chaussures.
Si on se permet une pause sous un arbre, il peut arriver qu'on surprenne un pic epeiche que l'on ne derange même plus. Il suffit que ce soit son arbre et qu'il ait évalué que nous ne sommes plus un danger. Mais au moindre mouvement, il s'échappe.

C'est surtout en vélo que je rejoins tous ces cites alentours. Ainsi je peux aller plus loin. Je m'offre plus de paysages également.
Ma semaine étant assez chargée, je vais me retrouver un peu coincée à Roanne... ce qui ne m'empêche pas de réfléchir sur mes prochaines escapades.
Notre environnement roannais mérite le détour... ces photos ne sont qu'une toute petite ouverture sur notre belle contrée.





par sonja publié dans : roannemaville
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Samedi 29 mars 2008



Froissé de rose
Un bouton se déroule

En coupe
Offre son coeur ivresse

Tourbillons parfumés
Courent les murs
Des cours s'échappent
En cascades
Des fenêtres dégringolent

En bouquets
Dans les jardins se réunissent

Eclats scintillants
Caresses légères
Ses larmes matinales
La rosée  dépose

Rose du soir
Doucement
En arômes tendres
Le crépuscule la cueille

Beauté charmeuse
En reine s'impose
Sous la plume du poéte
Le temps suspend

Des noms célèbres
La main du jardinier lui compose

Un amour de rose
Tous les jours se donne

A sa tendre amie

Ou à la femme de sa vie

par sonja publié dans : Prose poétique
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Vendredi 28 mars 2008
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C'est le temps où deux bavardes
D'un bon pas
Sur leur chemin échangent des nouvelles

Deux demoiselles
Au plumage damier
Des affaires de voisinage
S'en vont conter

Leurs ailes au repos
Flânent à pattes

Le printemps leur font rencontrer
Un couple en grisaille

Faisant courbettes amusantes
Des coups de becs douceurs
Sous le charme
Dame "pigeonne" s'en laisse raconter
Ce n'est plus l'heure du gôuter
Sous leurs pattes posé
Le repas est vite oublié

Le temps des balades amoureuses
S'accordent en notes délicieuses

Goûteuses randonnées
Au fil des rencontres "nature"
Tendresse et sourire
Pour des envolées ailées

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par sonja publié dans : Prose poétique
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Vendredi 28 mars 2008
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L'amitié, véritable porte ouverte sur l'extérieur, est une voyageuse qui surprend toujours de façon délicieuse.
Elle nous cueille lorsqu'on s'y attend le moins. Elle porte nos pas vers des rencontres assez surprenantes.
Ce sont des expériences étonnantes, car  invariablement, des découvertes pleines de surprises sur l'autre.
Régulièrement, bien du monde passe dans nos vies. Que ce soit par l'intermédiaire du travail, des affaires, ou des loisirs.
Alors, il arrive ainsi que l'un de ces passages soit  la personne que l'on veuille retenir pour un brin d'amitié que l'on espère durable.
Un parcours amical peut debuter de mille manières. Joli parcours à vrai dire.
Ainsi en est-il pour l'amie que je ressens  très proche, et qui fut la rencontre blog. Une histoire de photos nous a réunies autour de son site. Une photographe assez particulière.
Quelques discussions plus tard, on ne sait pourquoi, une première pierre posée a été le départ d'échanges tout plein d'affection amicale. Reposante amitié à travers elle.
Une amitié dont on ne saurait plus se passer ensuite...

Au fil du temps on ajoute une ou deux amitiés supplémentaires...

Depuis trois semaines, me voilà partie pour une autre amitié accrocheuse. Dès notre première rencontre, j'ai été portée à penser que ce tempérament là, il valait le détour.
Nous avons été mises en contact par l'intermédiaire de l'association pour laquelle je donne un tout petit peu de mon temps. Cette nouvelle amie aujourd'hui, avait besoin d'aide pour la seconder dans son projet, pour une association siègeant à Alger. Un travail à partager avec elle, pour réunir entre autre, des livres pour des collégiens étudiants le français.

Nous avons jusqu'ici travaillé surtout à notre amitié. Cela nous a semblé l'urgence. Nous avons beaucoup parlé de nous mêmes.
Ce qui ne nous a pas fait oublier l'objectif initial, pour lequel nous avons été mises en présence.
En attendant, j'aprécie énormément ce temperament fort et plein d'humour.
Avec ma toute nouvelle amie je peux flâner ou voyager au delà de la Mediterranée. Avec elle on peut parler de tout sur l'Algerie. C'est bien la première fois que je peux enfin aborder tous les sujets sur ce pays.
Elle m'en apprend encore bien plus sur son pays. Des choses que je devinais, et d'autres que j'ignorais. C'est une montagne de connaissances cette femme. Son parcours vie est assez étonnant.
Il y a une telle finesse dans sa personnalité, et un humour incroyable. Le même que j'ai sans cesse observé en Algerie. Une phylosophie de vie très accrocheur. Mais cela aussi j'ai pu l'effleurer lorsque j'étais chez nos voisins.
Avec elle j'ai fait un bond en arrière. Je me suis retrouvée dans les rues de ce beau pays. Dans les familles d'accueil.
Son amour pour son pays est vibrant, palpable. Une femme algerienne comme j'en ai rencontré là bas. Je m'y retrouve tellement dans ces personnalités là....
Quelle spontaneité, et chaleur humaine !
C'est ainsi que je conçois les échanges humains. Venant du coeur et se caractérisant par la simplicité.
Elle avait trop envie de parler de son "Algerie". Qu'à cela ne tienne, je serais sa plus fidèle oreille toutes les fois qu'elle abordera le sujet. Parfois je l'amènerais sur ce chemin là également.
Nos souvenirs seront mélangés et partagés.
Quand aux enfants qui attendent des livres pour étudier, il faudra leur donner les moyens de le faire. Ils méritent d'obtenir la bibliothèque qu'ils réclament. Comment y parvenir ? Nous avons quelques idées, et dès notre prochaine rencontre nous nous investirons sur le sujet.

Pour l'heure, je me dis que l'amitié est toujours un régal mental, non seulement dans la diversité, mais aussi dans les coups de coeur que l'on peut ressentir... une vraie richesse !


par sonja publié dans : Cadeaux
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Jeudi 27 mars 2008
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L'hibiscus, fleur aux larges corolles, portent joliement leurs robes aux couleurs variées.
Elles semblent danser ou deviennent papillons lorsqu'elles figent leurs pétales. Plus de 30 000 variétés nous permettent d'avoir une petite idée du nombre de ces demoiselles usant de leur charme.
Ces deux ci habitent la Nouvelle Calédonie. C'est la rouge qui est la plus connue sur l'île aux lagons transparents. Elles piquent du nez, sur un fouilli de feuilles d'un vert profond. Elles donnent à leurs porteurs de delicieux scintillants colorés. Les arbustes en rougissent d'aise. Ces ondulantes fleurs avant leur ouverture, ont un beau dentelé dès qu'elles s'offrent en coeur.

Voilà une beauté qui nous a été apportée en Europe par les Maures espagnols au XIIe siècle. Un joli geste que l'on apprécie dès que notre regard se pose sur notre danseuse.
En Amerique elle fut introduite au XVIIe siècle, par les esclaves.

En général, l'hibiscus aime la chaleur à cause de son origine subtropicale. Quelques variétés peuvent être cultivées en Europe bien sur.
Mais pour cette délicate, il vaut mieux éviter les courants d'air froid et ne jamais les exposer à des températures inférieures à 5°C. Dans un climat favorable, notre "rose de Chine", ou "fleur des belles dames", comme on aime à les appeler aussi... peuvent garder leurs fleurs durant de longs mois.  Un arrosage quotidien lui va très bien lorsqu'il fait chaud. En veillant bien à ne pas lui laisser une source d'eau au bas du pot, pour celles qui habitent un salon.
Mais elle a d'autres vertues notre belle.
Dans certaines contrées du monde elles se font cuire comme des légumes.
Séchée, voilà qu'elle peut servir de sirop bu  frais et très sucré. En Egypte on la boit chaude également. Ellles sont utilisées en médecine traditionnelle pour calmer la toux et guerir les angines.
Sans doute avez vous entendu parler du gombo, le fruit de l'espèce entre comme légume dans la composition de nombreux plats africains, asiatiques, d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.

Chez nous elles ornent balcons ou intérieurs.

A Nouméa j'ai vu courir ces magnifiques fleurs, un peu partout. Ces étoffes en pétales donnaient du tempérament au paysage. Sur un fond de ciel  toujours bleu, et un océan ouvert sur de l'émeraude ou des bleus différents, cette tropicale beauté donnait le ton partout où elle se posait en reine.
Le flamboyant lui aussi très présent en Nouvelle Calédonie, avec ses fleurs au rouge vif,  semblait être une concurrente assez impressionnante.
Quand aux mille autres fleurs faisant leur concours de beauté, à l'intérieur des terres, les forêts sont un véritable écrin foisonnant  et dense pour elles.


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par sonja publié dans : Cadeaux
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Mercredi 26 mars 2008

Mais où sont donc passées toutes les couleurs ? Nous les aurait-on volé ?
Peut-être que d'elles mêmes elles ont décidé une petite évasion...

Même les fées "couleurs" ont froid. Dès le matin, lorsqu'elles aperçoivent ces écrins de neiges éparpillés un peu partout dans nos régions, elles retournent vite se mettre à l'abri. Sans doute leurs manteaux ressemblent en ce moment, à ceux des sommets de nos montagnes. Blancs et scintillants malgré la grisaille des journées qui se succèdent. Ces parures donnent de la gaieté à la nature. Elles lui assure un peu de ce pétillant qui nous manque en ce printemps plutôt raffraichissant.
Nous avons beau parcourir prairies et campagnes, les parterres ne sont pas encore en bouquets. Quelques rares résistances s'installent, mais un patchwork de lumière, voilà qui serait le bienvenu.
Sous les rayons du soleil, la nature serait plus frivole. Elle caresserait le regard avec une plus grande douceur. La douceur, est un met très recherché ces derniers temps.

Même les passereaux s'impatientent devant ce temps qui refuse d'accrocher le printemps. Ils voltigent toujours, sur les balcons et les jardins. Ils recherchent ces graines qui leurs permettent de ne point courir la campagne. Ils ouvrent leur duvet et se blotissent sous leurs plumages gonflés.  Ils ont l'air d'avoir froid aux pattes. Je crois bien que je vais leur tricoter des bottines.
Côté voix, ils n'hésitent pas à nous composer d'interminables concerts cristallins. C'est déjà ça !
Un appel à une température plus clémente sans doute...

Les ciels transportent des tonnes d'eau, qu'ils lachent parfois. A moins qu'ils ne les éparpillent en plumes légères. Ce qu'ils ont fait très souvent ces derniers jours.
Ce fut une cueillette neige plutôt qu'une cueillette oeufs aux chocolats, lors de la fin de la semaine dernière.
Celle qui profite bien, c'est la terre. Les tapis verts se sont étalés nombreux. Un vert fort, et gras. Ce sont les vaches qui sont à la fête. La nature suit un programme qu'elle n'a sans doute pas tellement prévu, mais elle fait ce qu'elle peut.

Alors demoiselles en habits couleurs, à quand votre retour ?
L'impatience nous gagne, d'autant que ces frileuses de fées se terrent en leurs demeures.  Blotties dans leurs gants couleurs neige, elle sont sourdes à nos demandes...
Si cela continue nous seront obligés d'aller chercher le printemps... ou bien sortir nos palettes et nos pinceaux, pour mélanger nos couleurs.
Ces couleurs qui courent dans nos têtes, on les imagine claires et étincellantes.
Qui peut imaginer un monde sans couleurs ?
Si monsieur soleil veut bien se donner la peine d'écarter quelques nuages, il nous aiderait bien celui ci.

Et si je les laissais composer à présent, leurs tableaux couleurs  ?









par sonja publié dans : Regards
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Vendredi 21 mars 2008

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Froides journées
S'attardent sur les sommets

Dans les villes
La bise est en tenue

En gouttes
La pluie navigue au dessus des toits
En nuages le ciel festoie

Prairies et vallées
 Epais tapis mouillés

Vertes campagnes
Offrent d'humides paysages

Parrures étranges
Sous des voilures brumeuses
Dissimulent les hauteurs montagneuses

L'espace a ouvert ses portes
En courant d'air
Vent du Nord circule

L'oiseau a disparu
Sous les feuilles du rosier s'est caché
La faune de nos forêts
Garde son terrier
Son habitation prend soin de ne pas quitter

En giboulés
Le printemps vient de faire son entrée
Froide nature
En attente de la belle saison

 

par sonja publié dans : Prose poétique
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Mercredi 19 mars 2008

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Lorsqu'on pense loup ou bien ours, on a à l'esprit toutes les contestations possibles venant alimenter la controverse. 
Juste le temps du reportage, ces deux animaux, rien que pour le plaisir de mieux saisir leur possible présence en Europe...
Et "Terre Sauvage", une fois de plus nous emporte dans les forêts d'ici ou là...
En Europe, 40% des populations de grands carnivores sont transfrontalières : aux programmes nationaux se sont donc ajoutées des initiatives ciblées, dont Life-Coex, pour la France (45 546 km2, l'Italie (11 212 km2), l'Espagne (30 000 km2), le Portugual (5446 km2) et la Croatie (11 800 km2).

Direction le parc naturel de Somiedo. Soixante kilomètres au sud d'Oviedo (Espagne), Pola de Somiedo, bourgade sans âme au coeur du parc naturel régional, abrite les maisons du Parc et de la Fondation Oso pardo (Ours brun).
Les gardes collaborent avec la police de l'environnement pour la surveillance du site, notamment des trois zones en réserve intégrale; où toute activité est interdite sauf... la chasse, strictement encadrée. Une trentaine d'ours et deux meutes de loups vivent sur trois vallées profondément entaillées, aux pentes fortes. Les sols sont nus ou couverts e feuillus (frênes, chênes, chataigniers), sous lesquels vivent et se nourrissent les ours à l'automne. Plus haut, des priaires herbeuses où ils broutent au printemps.
Au-delà, des éboulis calcaires couverts de nerpruns, arbrisseaux jaunêtres dont les plantigrades raffolent. Et des villages minuscules, des ruchers, de petites routes, quelques chevaux en semi-liberté et des éleveurs de bovins, dont Carlos Cobrana Lopez, maire de Valle del Lago : "Les éleveurs, comme en France, ont une aide financières pour l'implantation en montagne, la prévention des prédations (chiens de protection, clôtures électriques...) et l'indemnisation, fixée selon le marché, revue tous les trois mois, et bonifiée en cas de présence dans un espace protégé." En 2007, Carlos a perdu cinq veaux à la suite d'attaques de loups. 
En attendant, il faut bien reconnaitre que le loup a son utilité. Il contribue à l'équilibre des milieux en tuant pas mal de sangliers, ajoute-t-il.
Quand à l'ours, il ne pose "aucun problème". D'ailleurs, Carlos ne l'a pas vu depuis dix ans. En fond de vallée, Pola de Somiedo vit désormais des touristes que draine le parc. Un week-end de début novembre, hôtels et restaurants affichent complet. "Grâce à l'ours, car les touristes se pressent pour le voir ! Seul l'hiver est calme, quand les ours dorment", assure José Antonio Alvarez Nieto, aubergiste.
"L'ours est une chance pour la bonne réputation échologique du territoire et du developpement". Inutile d'évoquer les nuisances potentielles de l'animal, les habitants se le sont approprié.
"Il serait dangereux si on le dérange avec ses petits, et alors ? Si tu t'approches de mes petits à moi, tu vas voir comment je vais réagir !"; fulmine José Antonio.
Dans le parc naturel voisin de las Fuentes del Narcea, ours et loups vivent dans des réserves intégrales ou partielles, non loin des routes, dans des entrelacs de forêts et de mines de charbon. Près de la réserve de biosphère de Munillos, les petits troupeaux d'ovins sont surveillés et protégés par des chiens, les ruchers sont entourés d'un haut mur de pierres, les cortines. Pour le reste, ni cris ni drame. Conchi Lago, guide à la réserve, ne sait même pas combien il y a de loups et d'ours dans l'aire protégée. Simplement car les carnivores ont toujours fait partie du paysage.
Spectacle étonnant plus au sud : près de la Sierra de la Culebra, les meutes de loups vivent dans des grandes plaines céréalières.
Retour dans le parc naturel de Somiedo, à Puigceges, où habite, avec ses 200 ruches (40 000 à 60 000 abeilles chacune), l'apiculteur français Stéphane Laurencery. Il note que depuis quatre ans, les dégâts aux ruches se sont multipliés. "Avant la crise de la vache folle, l'ours descendait rarement. Depuis, il manque de rourriture car les dadavres des animaux sauvages sont systématiquement envoyés à l'équarissage. Du coup, il la prend ailleurs. Je renouvelle en moyenne 60 % de mon cheptel tous les ans, avec un maximum de 80 % en 2005". Pour autant, l'apiculteur n'échangera pas ses fragiles fils électriques contre des cortines : "Les ruches sont correctement remboursées (205 euros + 15% de bonus pour attaque d'ours) et aujourd'hui, ce sont les primes liées aux dégâts de l'ours qui me permettent de continuer à travailler". Perversion du système : le maintien d'activités traditionnelles dépend de l'ours et de ses dégâts !
Pourquoi le plantigrade a pu être sauvé par ici ? Guillermo Palomero préside la fondation Oso Pardo, créée en 1992. Cette année là, lorsqu'il débarque en 4L avec ses copains dans les Asturies, il y a eu seulement huit naissances parmi les ours cantabres, qui ne sont plus qu'une quarantaine.
Quinze ans plus tard, l'ours brun est quasiment sauvé. On compte seize naissance en 2007, et Guillermo Palomero préside une association de 38 permanents, dont les ventes de produits dérivés explosent. Succès étrange dans une terre de braconnage...
"Nous avons travaillé en lien étroit avec la police. Cette politique, sévère mais nécessaire, s'est accompagnée d'un durcissement de la loi pour le tueur d'ours, qui est condamné à une lourde peine de prison au moinde antécédent judiciaire", reconnait Guillermo Palomero.

Dans les états où le loups et l'ours n'ont jamais été décimés, la chasse a souvent pris le pas sur les systèmes d'indemnisation officiels. C'est notamment le cas de la Lettonie, où, à force de primes et de surenchères promises aux chasseurs par les éleveurs, les loups n'étaient plus que 17 en 1945.
Revenus à 1 000 quinze ans plus tard, les loups lettons, depuis 2000, font l'objet d'un plan de régulation en accord avec la loi de protection de l'espèce et de ses habitats.
La palme de ceux qui en savent le moins, et qui sont les plus demandeurs d'informations scientifiques, revient... aux chasseurs !
En Autriche, leurs homologues semblent mieux informés, malgré la disparition du dernier ours en 1842. Lorsqu'un plantigrade slovène s'introduit sur le territoire en 1972, la fédération de chasse demande illico presto une réintroduction de femelles, pour que le mâle se sente moins seul !
L'Allemagne, où l'ours a disparu en 1835, se montre moins à l'aise. Une meute de loups installée dans un ancien camp militaire, à la frontière polonaise, inquiète par sa proximité avec les habitations. Et au printemps 2006, JJ1, un rejeton de Jurka, ourse slovène réintroduite dans le Trentin, a semé la zizanie dans le pays. Après lui avoir déclaré officiellement sa "bienvenue", l'Etat a décidé de l'abattre, malgré un tollé dans l'opinion publique. Il fut abattu le 26 juin 2006, dans une station de Bavière, aussitôt boycottée par les touristes.
On peut toutefois noter, que l'intérêt que l'on porte à l'ours n'est pas sans risque. Les gens voient trop souvent l'ours comme des nounours. Ils se font des frayeurs inutiles ou effraient les bêtes au risque de modifier les comportements. Ce processus de synanthropisation est très négatif.
Avec 7 000 ours présents alors que l'optimum est évalué à 4 000, la Roumanie connaît une surpopulation problèmatique. Elle tire son origine de la folie du dictateur Ceausescu, désireux de devenir le plus grand chasseur d'ours de tous les temps. Surprotégés, engraissés, les ours ont pris la fâcheuse habitude de déborder dans les villes, comme Brasov.
La Scandinavie connaît d'autres conflits. Les chasseurs vivent assez mal la concurrence dans la prédation de l'élan, et les dégâts causés par les loups dans les élevages semi-domestiques de rennes ont conduit les Etats à augmenter les indemnités.
L'acceptation sociale est très variable d'une région à l'autre. Elle est plutôt bonne en Suède, où le ministre de l'Environnement envoie régulièrement des protestations officielles à son hmologue norvégien. Les deux pays "partagent" des meutes. Or, dès que l'une d'elles donne l'impression de s'accroître, la Norvège applique systématiquement la poursuite en hélicoptère et l'abattage à la mitraillette. Cette stratégie, plus connue sous le nom de "land and shoot" en Alaska, où 500 loups sont tués par an, anéantit tout embryon de population viable en Norvège. En mars 2001, le gouvernement a ordonné la liquidation de huit des neuf loups de la meute Koppang. Début 2005, la majorité parlementaire a décidé que le seuil de population lupine viable était fixé à trois couples ! Quand à la Finlande, l'opacité de ses licences de chasse pour réguler les populations de loups a conduit la Commission européenne à saisir la cour de justice, qui l'a déboutée le 14 juin 2007, faute de preuves.
Une région d'Italie a longtemps été citée en exemple : les Abruzzes, où les loups et les ours ont toujours été présents. Trois millions de touristes fréquentent annuellement le parc national, régi par un système de zonage avec différents gradients d'activité humaine, de la forte tolérance à la plus stricte protection. Mais la découverte en septembre et octobre dernier de cinq ours et deux loups morts, empoisonnés par des cadavres de chèvres, a été vécue comme une gifle phénoménale. Aucun garde ou dirigeant du parc n'a souhatié s'exprimer. Valeria Salvatori évoque, à demi-mot, des "retards de paiements d'indemnités assez faibles", pour expliquer le ras-le-bol de certains éleveurs. Provisoirement, les Abruzzes ne sont plus un exemple... que sur le papier. Quand au parc national de Brenta Adamello, dans le Trentin, la problématique y est ralativement proche des Pyrénées : 10 ours slovènes ont été réintroduits en quatre ans.
Malgré le désaccord de certains éleveurs, les lâchers d'ours ont été effectués dans une sérénité et une décontraction toutes italienne !
Finalement, le cas de la France est moins préoccupant qu'il n'y paraît. 
Le système d'indemnisation français est sans doute le plus efficace d'Europe, même si la Croatie envisage un système forfaitaire qui évite les "dérapages"  français.
Pour l'heure, mieux vaut être loup en France qu'en Finlande ou en Norvège.
Et un ours Slovène a moins de chances de survivre dans son pays d'origine que dans les Pyrénées !
Le cirque pyrénéen ne saurait s'expliquer par un rejet profond de l'animal. Il tient plus aux maladresses des uns, exploitées par les autres : convocation de la presse aux lâchers, surmédiatisation d'un petit groupe virulent d'anti-ours... L'ours peut-il être durablement et sérieusement tenu responsable des malheurs de la filière ovine, qui vit sous perfusion depuis des années ? Sans doute pas.
L'acceptation sociale du plantigrade n'est qu'une question de temps. Ironie du sort pour les anticarnivores, elle sera facilitée par... le retour naturel du loup !
D'où la nécessité de mener des campagnes d'éducation.
La cohabitation entre hommes et grands carnivores est possible et la recette connue :
1 : laisser de vastes espaces naturels à la grande faune
2 : éviter la pression humaine sur ces habitats naturels
3 : un système d'indemnisation efficace
4 : éduquer, éduquer, éduquer !

Mais les Balkans s'en tirent plutôt bien : Tito a préservé les grands carnivores, toutes les conditions énumérées plus haut sont rempllies, et la sérénité y est plus importante qu'ailleurs.... les populations des Balkans ont connu, ces deux dernières décennies, des prédateurs autrement plus traumatisants. De quoi relativiser, en tout cas, dérochements et réintroductions supposées fatales.
A quel moment pourrions nous considerer que l'ours brun sera sauvé ?
Guillermo Palomero répond :
"En Espagne, quand toutes les terminaisons sociales, économiques, patrimoniales de sa présence seront connues et exploitées par la population locale. En France, quand il aura enfin été exlu de toutes les guerres qui ne sont pas les siennes."

Les grands carnivores cristallisent des conflits de légitimité territoriale et identitaire à travers des oppositions de valeurs correspondant à des représentations, souvent divergentes et polémiques, du monde et de la place de l'homme dans la nature !
En raison de leur caractère symbolique et du fait de la large médiatisatioin dont ils bénéficient, les loups et les ours se trouvent donc enrôlés dans des histoires qui ne les concernent pas toujours directement.
L'interêt des efforts accomplis pour la cohabitation passe aussi par une meilleure compréhension des dimensions écologiques

 

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par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Mercredi 19 mars 2008

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En aquarelle
Sur la toile explose
Un feu pastel s'étale
Les derniers rayons déposent
Sur l'horizon composent
Un dégradé délicat
De bleus et de roses

Un feu tendre
En nuages se dessine
Incandescente lumière 
Lentement descend
Se mélangent le rose et le mauve
Lumineux exposent
Sur un doux velours
S'échappent tendresses

La nature virtuose
Elève ses notes grandioses
Lorsque maitre soleil se couche
Le spectacle fait mouche
Sur le ciel s'évade 
En vagues ou en mousse

Les couleurs voyagent
La rosée de la journée
En mille compositions reflètent

Le regard se pose
Pour l'ultime etreinte

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par sonja publié dans : Prose poétique
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Samedi 15 mars 2008

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 Une main délicate, dans ma boite mail, une amicale pensée fleur a déposé.
Elle l'a cueilli dans son jardin coeur. Pour me l'offrir couleur. Depuis, ce joli bouquet composé je suis alléee regarder dès que sur la machine je me posais...
Anémone, du grec ancien, anemos, car la fleur est anémophile, c'est à dire qu'elle s'ouvre lorsqu'il vente.
Anémone simple ou double, son coeur s'étale graines. Les papillons aiment à la caresser, au moindre mouvement.
Au moyen age on la disait symbole de l'abandon.
Dans la mythologie grecque, Anémone est une nymphe dont s'éprend Zéphir, dieu des vents. La femme de ce dernier, par jalousie la transforme en fleur...
Mais on peut aussi lui murmurer, en prose ou en vers, qu'elle est la bienvenue, dans le jardin de l'amitié.


En jupons légers
Danseuse étoile
De beauté éclate

Anémone s'offre en coeur
Dans une variété couleurs

Sous les ailes du vent
En voile s'ouvre aux papillons

Tendre bouquet
Sous les notes du vent s'envole
Dessine sa toile

Aux butineurs s'offre
En courbes délicates

Sous les caresses du soleil s'évade
Dans un dernier ballet mouvement

Avant que crépuscule ne l'emporte
Guette le vent

Joueuse petite fleur
Sans odeur délicate

Anémone use de son charme
Lorsque pétales bruissent

Fleur amicale
Murmure des notes musicales
Sous la douceur d'un baiser regard

 

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par sonja publié dans : Prose poétique
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