
BALADE LE LONG DE LA LOIRE
ROANNEMAVILLE
| Mai 2012 | ||||||||||
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Les enfants sont comme les papillons. Dès que le printemps revient ils aiment butiner. Sur le chemin matinal de l'école ils sautent de joie à la vue des merveilles de la nouvelle saison.
Rien de tel qu'une splendide cascade fleurie pour vouloir se grandir et caresser le mauve velouté des fleurs offertes en grappes. C'est l'éclat d'un mur habillé pour attirer le regard. Un instant de pause parfumée avant de rejoindre la cour de récréation.
La seconde pause se fait lors de la coupure du midi. Embrasser les couleurs du printemps est presque un reflexe. On court vers un parterre fleuri pour rassembler des pétales, tombées d'arbres au rose délicat. C'est le même geste que lorsqu'il y a le bonheur de composer sa boule de neige.
La nature offre à l'enfance le plaisir d'une évasion nature
Le long du chemin qui ramène l'enfant à la maison ou vers l'école, est un bouquet de plaisirs offerts. On cueille son minuscule bouquet, pour à sa maman l'offrir. Sans oublier de faire son petit tour du quartier, en sautant comme un cabri.
Le temps de l'enfance papillonne sous les rayons d'un soleil radieux. Sans soucis aucun. Autour de lui les passereaux se font la belle. Ils vont pépiller un peu plus loin. Les arbres font les magnifiques, tout en offrant l'ombre, aux tapis verdoyants.
Après une course effrénée, rien de tel qu'une pause sous un parasol nature. Le printemps empli les yeux d'un enfant de mille petits bonheurs. Il suffit d'un rien pour qu'il s'adonne à des jeux colorés. Même au pied de son H.L.M.
Pendant un temps assez long, moi aussi j'ai fait une pause. Sans doute aussi, qu'à mon tour, j'attendais le train du printemps pour reprendre mes voyages.
Je me suis très peu connectée, mais à chaque fois j'ai remarqué qu'on avait papillonné dans mes cours. C'est un vrai plaisir que de vous dire merci à tous. Avec un plus à mes amies Alrisha et Nadia Vraie, Dany la lyonnaise, ainsi qu'à l'ami algérien, écrivain et poéte, qui ont essayé de retrouver mes pas, durant ma longue échappée.
Une petite pousse s'est mise à frissonner
Protégée par ses soeurs aux tiges élevées
Elle voudrait déjà leur ressembler
Un jour, géante elle deviendra à leurs pieds
Sous son parasol de feuillage elle peut rêver
Avant que n'arrive ce jour tant espéré
Elle parle aux oiseaux qui viennent la frôler
Ou aux lézards tenus de ramper
Elle voit la vie en verts
S'emballe sous la brise venue la caresser
Les pas du promeneur la tire de ses voyages
Lorsque le cri de la mouette l'emporte sur ses ailes
Une petite pousse s'est mise à onduler
Pour les regards attirer
Au détour d'un sentier je l'ai rencontrée
Dans son merveilleux parc elle pavoisait
Sous un discret feuillage elle attendait
Le temps de sa grandeur espérée



Une nouvelle journée anime l'horizon
Sur la Méditerranée s'attarde le pinceau de l'artiste
De l'eau s'échappent les ors
Enflamment les lignes
Posent un chemin
Encore un instant se dressent les ombres
Alors que se teintent les maisons
A l'heure où les premières sirènes du port
Réveillent la grande ville, à ses pieds endormie
Elle sort de sa léthargie
Pour prendre les rennes d'une laborieuse journée
Et animer les rues et les places
Les montagnes lachent leurs écharpes brumeuses
Pour de lumière se vêtir
D'éclats, ses dentelles faisant sortir
En cascades descendent ses rondeurs
Sur la beauté naissante
Le flâneur matinal pose son regard
S'attarde un peu de temps encore
Avant que la ville ne se dévoile tout à fait

















Les verts se mélangent aux lignes
Avec les coiffures, en mouvements s'accordent
Des palmiers nonchalants
En éventails se dressent
Sous la caresse du vent les feuillus claquent
Dansent et se froissent
Sous la douceur des rayons scintillent
A l'ombre de ses jardins s'invite Malaga l'éclatante
Le passant fait rêver
Lorsque sur sa branche, se pose l'oiseau
A l'heure où le port ouvre ses portes
La brise du grand large, ses parfums iodés promène
Au pied de la ville ses eaux émeraudes ou ses bleus
Par vagues, interpellent le voyageur
Les mouettes pleurent, chantent, se chamaillent...
C'est l'heure où le premier éclat du jour
A la ville encore endormie, s'offre délicate
Déjà, quelques bars accueillent les plus matinaux
Les premières voix emportées et pleines de sourires
S'éparpillent au delà des salles animées
Malaga s'éveille
Doucement s'étire au milieu de ses rues solitaires
Les sentiers de l'Andalousie
Sont à l'image de ses jardins
Fougueux,
Sympathiques,
Nonchalants,
Avec un brin de bonne humeur quotidienne


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