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Dimanche 13 avril 2008


Ce soir je vous emporte dans un coin d'Afrique. A la rencontre d'une femme magnifique.
En 1997 déjà, il y a eu un reportage qui nous l'a fait connaitre. C'est encore sur "GEO" que je cueille cet article. Dix ans après, nous voilà de nouveau auprès de Maggi.
Ecoutez son histoire, avec l'oreille du coeur...

Une bouffée d'air frais entre par la porte du jardin, chargée du parfum des pins, des eucalyptus et de la pluie récente. Ruyigi est juchée à mille mètres, à 170 km de Bujumbura, l'étouffante capitale du Burundi. La nuit, à Ruyigi, on peut dormir sans moustiques. Et il y a ce calme matinal... De la maison de Maggy, située en plein centre-ville, on n'entend, côté rue, que le rire des enfants en route pour l'école. Côté jardin, un joyeux concert d'oiseaux tropicaux. L'unique fausse note vient du parking où un moteur de voiture est en train de se faire torturer : "Gérard, mon chauffeur. Quand je l'ai connu, il était enfant-soldat. Et il venait pour me tuer. Je lui ai demandé si je pouvais prier, avant. Et en m'écoutant, lui aussi s'est mis à genoux."
Une histoire de fous et de folles ?
Tout le contraire. La vie de Marguerite Barankitse n'est pas un simple épisode de plus, un peu gentillet, de la longue histoire de l'aide au développement en Afrique ; elle n'est pas une saga Africa version conte de fées. Le parcours de Maggy tiendrait plutôt de celui d'une Mère Teresa ou d'un abbé Pierre.
L'histoire a débuté en août. Pascal Maitre, photographe pour GEO, était parti à la rencontre de cette femme tutsi, fille d'un grand propriétaire terrien et prête à offrir tous ses biens, si ce n'était sa vie, pour sauver des orphelins, hutus pour la plupart.
Depuis quatre ans, le Burundi se déchirait. D'un côté, l'armée, au service dun pouvoir brutal et corrompu. De l'autre, une guérilla hutu, sans pitié pour les civils.
Maitre trouva Maggi dans l'ancienne école des métiers de Ruyigi. Elle vivait là depuis le début de la guerre, seule avec ses enfants : près de deux cents Tutsis et Hutus, tous orphelins, victimes de la même haine tribale. D'autres gosses arrivaient à un rythme soutenu. Après chaque massacre, chaque opération de "pacification" que les soldats menaient parmi les paysans des collines, Maggy partait fouiller les décombres. Pour ramener encore d'autres enfants blessés, affamés, traumatisés.

Quand leurs besoins dépassaient les moyens fournis par l'Eglise, Maggy fauchait du lait sur la table de l'évêque. Et quand il n'y avait plus rien à manger son amie Segunda la folle, qui ne supportait pas la souffrance dans le regard des enfants, allait voler des légumes au marché, voire du pain chez les militaires.
Une fois, pour habiller les enfants, Maggy rentra chez elle avec, dans son sac, les rideaux de la salle des fêtes de l'évêché. L'évêque s'en rendit compte le jour de son anniversaire, en voyant le tissu qu'il croyait suspendu à ses fenêtres tournoyer autour de la taille des petites danseuses entrainées par Maggy.
"Maggy avait une volonté de fer, une foi sans faille, se souvient Pascal Maitre. Mais on la sentait très vulnérable." Sans doute à cause de la guerre, et aussi des tueurs lancés à ses trousses par les criminels qu'elle dénonçait. Le journaliste Alain Frilet, auteur du reportage que GEO publia en décembre 1997, l'avait désignée comme une "sainte en enfer". A ce moment-là de son histoire, c'est sûr, l'héroïne ne voyait se profiler aucun dénouement heureux.
Au fond d'elle, Maggy restait ébranlée par le choc qui avait bouleversé sa vie quatre ans avant. En arrivant à l'évêché ce dimanche-là, elle trouva des dizaines de Hutus cachés avec leurs enfants. Lorsqu'une bande de miliciens tutsis approcha, Maggy se dissimula avec ses amis. Puis, reconnaissant la voix d'un oncle, elle sortit pour tenter de le raisonner. L'homme la giffla. Comment osait-elle trahir sa race ?
Aujourd'hui, elle raconte, d'une voix hachée : "Ils m'ont attachée sur une chaise, et ils ont assassiné  les hutus, un à un, devant moi, dans la cour. Ils les coupaient à la machette, à un mètre de moi. J'entendais : "Adieu Maggy". Ils ont allumé un feu pour carboniser ceux qui s'étaient cachés sous le plafond de la grande salle de l'évêché. La plupart sont morts brûlés. D'autres ont fini par sortir de la cachette, comme Cyprien le médecin, l'un de mes amis. Ils l'ont tué aussitôt. Cyprien était hutu, sa femme Juliette, tutsi. Juliette, qui était là aussi, a déposé Lydia son bébé, dans mes bras. Lisette, sa fille de trois ans, s'agrippait à la chaise. Juliette m'a dit alors : "Tu élèveras nos enfants, toi, ils ne te tueront pas." Quelqu'un lui a alors coupé la tête, puis l'a lancé sur mes genoux. Je connaissais l'assassin : c'était mon oncle !"
Des heures après, Maggy se mit à la recherche des rescapés. Elle trouva Chloé, sa fille adoptive, cachée dans une penderie. Dans la rue, gisait le petit Pierre-Clavère, blessé par neuf coups de machette à la tête et laissé pour mort. Mais il s'accrochait à la vie, bercé par sa grande soeur Justine. D'autres enfants sortaient de leur cachette, vingt cinq en tout, y compris Lisette et Lydia. Le vrai début de l'histoire de Maggy, ce sont eux, une poignée de survivants miraculés. Dans leurs yeux emplis de terreur et d'incompréhension, la dame dit aujourd'hui avoir cru reconnaitre son destin : sauver les enfants.
Quatorze années ont passé, Maggy est toujours là. Et ses premiers gamins sont tous présents, ou presque.
Lydia et Lisette fréquentent le lycée de Gitega, à une heure de route de Ruyigi. On a du mal à les reconnaitre, tant elles se sont épanouies, ressemblant de plus en plus à leurs parents. A Maggy aussi, par leur rire joyeux et insolent. Lydia rêve d'une carrière de journaliste. Lysette veut devenir inspectrice de police pour "arrêter tous les criminels".

Il y a Bosco aussi, 22 ans, aveugle depuis le jour où il a vu ses voisins assassiner son père. Quand Maggy l'a recueilli, le petit garçon ne souriait jamais. Un jour, alors qu'il tenait entre ses mains une vieille guitare aux cordes cassées, elle l'a enfin vu heureux. Maggy lui a payé des études de musique et, en 2005, Bosco a fondé le groupe Peace et Love, avec Vianney et Huguette, deux autres orphelins aveugles. Après la sortie de leur premier CD, ils se sont produits, l'été dernier, au Centre culturel français de  Bujumbura. Pour Bosco, cela reste le plus beau souvenir : "J'ai entendu les gens applaudir ; ils devaient être des centaines."
Les salles de classe qui avaient abrité l'enfance de tous ces petits réprouvés sont à présent abandonnées. Avec le nombre croissant des pensionnaires, l'ancienne école s'est révêlée trop exiguë. Et les orphelins grandissaient, eux aussi. Quel avenir pouvait-on leur offrir ? Quand, entre Hutus et Tutsis, on se mit à discuter sérieusement de paix, Maggy lança le plus vaste programme de construction de logements jamais vu dans l'histoire de ce pays de mal-logés :les "fratries".
En 1999 déjà, tout en continuant à s'occuper de leur scolarité et à leur assurer un soutien matériel, elle avait cherché à caser les enfants dont elle avait pu retrouver une tante ou une grand-mère. Pour tous les autres, elle commençait à construire des maisons, sur la terre de leurs parents ou sur les siennes. Aujourd'hui, il existe 546 bâtisses de ce type. Chacune abrite une fratrie de quatre ou cinq enfants, en moyenne. Chaque demeure est composée de frère et soeurs âgés de sept à vingt ans, les plus grands prenant soin des plus jeunes. La Maison Shalom, tel est son nom, fournit de la nourriture et des vêtements, mais chaque groupe doit gérer son stock et se débrouiller pour la cuisine. Des éducatrices vérifient que tout le monde va à l'école et que personne n'est malade. Parfois, les bâtiments sont parmi des maisons "normales", parfois ils sont regroupés en village.
Janine, Francine et leur "petit frère" Jonas (le fils de leur grande soeur assassinée) forment une fratrie dans le village de Murehe, une colline près de Ruyigi. Même le paysage ressemble à un dessin d'enfant. Il y a cette harmonie rouge et verte, les maisons en brique de latérite qui se fondent dans la terre ocre, entre les bananiers, les plants de café, les avocatiers majestueux.
Dans ce décor buccolique, Murehe incarne un modèle de fraternité retrouvée : Janine est Tutsi, ses voisins sont hutus. Peut-être fils et filles d'assassins. Mais c'est sans importance tant qu'ils restent membres soudés de cette nouvelle famille burundaise. Maggy y croit.
La Maison Shalom est, quinze ans après ses débuts, infiniment plus qu'un simple orphelinat de brousse.
Elle a été érigée en ONG burundaise en 2001 et emploie 126 personnes dans toutes les provinces du pays. Bien plus : elle se révèle être une entreprise de transformation du pays, d'une ampleur exemplaire.
A Ruyigi, c'est un Burundi nouveau, un Burundi meileur, qui prend forme. C'est là la seule ville du pays où plus un seul enfant ne vit dans la rue. Plus un mendiant non plus : celui qui n'a rien vient demander de l'aide à la Maison Shalom. Plus une prostituée, enfin :  les filles des campagnes que la misère poussait à venir se vendre sur les trottoirs trouvent maintenant du travail dans deux grandes fermes modèles créées par la Maison Shalom. A Ruyigi, certains parlent déjà de "Maggy Ville" Il y a dix ans, il n'y avait pas même une auberge. Encore moins une banque. Aujourd'hui, une filiale de la Banque de Crédit de Bujumbura a ouvert ses portes en centre-ville. La Maison Shalom, qui a construit les murs, lui loue les locaux.

Au fur et à mesure que "ses" enfants ont grandi, Maggy a trouvé des solutions -batiments, ateliers...- pour leur offrir des emplois et embellir la ville. Elle a tout calculé. Sauf l'irrémédiable. Le sida, par exemple. Ygor en mourut en 1996, à l'âge de cinq ans. Les yeux de Maggy s'embuent à l'évocation de ce souvenir : "Il s'accrochait tellement à la vie, raconte-t-elle. Sans cesse, il me demandait si c'était vrai qu'il allait bientôt mourir. Il refusait de dormir, par peur de ne plus se réveiller. Il insistait pour que je le garde sur mon dos. C'est là qu'un jour, je l'ai senti partir. Il est mort en me demandant encore s'il allait bientôt mourir. Un "ange" de plus.
Des "anges" qui la tiennent debout. Dans tous ses projets. Comme ce Garage des Anges, devenu le meilleur atelier de mécanique de la région et qui sert de centre de formation aux anciens enfants-soldats. "Les garçons, c'est comme ça, dit Maggy. Quand ils ne jouent pas avec les fusils, ils aiment réparer les voitures."  Les "anges" comprennent aussi l'âme enfantine : "Pour sauver un petit, il ne suffit pas de lui prodiguer la nourriture nécessaire pour sa survie. L'enfant se nourrit de rêves, autant, sinon plus, que de riz et de maïs. Voilà pourquoi, à Ruyigi. Maggy est allée jusqu'à ériger la Cité des Anges, un complexe immobilier en centre-ville. Là, les enfants ont accès à une salle des fêtes, une bibliothèque, des ordinateurs,. Et même à une piscine. Ce rêve d'Occidental nanti. Enfin, il y a le Cinéma des Anges ! Quand Maggy en a eu l'idée, en 2001, elle s'est encore fait traiter de "folle" par la moitié du pays. Jusque-là, le Burundi ne comptait qu'un seul ciné, dans la capitale. Mais Maggy s'est entêtée. Et ses "anges" l'ont poussée à acquérir un terrain pour y faire construire une belle salle.
Et la salle fut ! On a fait venir de Paris une centaine de fauteuils, récupérés suite à la fermeture d'un ciné de quartier. Le grand écran fut inauguré en avril 2002 avec "Kirikou et la Sorcière".
Suivit "Roméo + Juliette", de Baz Luhrmann. "Quelques-uns l'avaient déjà vu à Bujumbura, se souvient Maggy. Dans les personnages, les Capulets et les Montaigus, ils avaient reconnu les Hutus et les Tutsis. C'était stupéfiant de voir à Ruyigi, en images, que l'amour peut vaincre la haine entre deux grandes familles." Le film a fait un tabac.

Mais qui paye pour toutes ces merveilles ? Au total, les réalisations initiées par Maggy atteignent un coût de plusieurs millions d'euros. Et à ce qu'on sache, la princesse aux dix mille enfants n'a quand même pas la capacité à changer la latérite en or. A moins que... "L'argent ? Il est venu pas à pas", dit-elle.
Mais à pas de géant :  "en 1997, je n'avais plus un sou et j'étais seule. Les Tutsis me considéraient comme une traîtresse, les Hutus se méfiaient de moi. Tout le monde me regardait avec des sourires moqueurs chargés de mépris. Les choses ont changé aujourd'hui, vous le voyez, et je vous assure que ce changement date du jour où GEO a publié son article, cette années-là. Des ambassadeurs et même de hauts fonctionnaires de l'ONU ont proposé leur aide. Ils ont interrogé le gouvernement sur la Maison Shalom, certains avec une copie du magazine à la main. D'un coup, j'étais devenue connue, donc intouchable."

Les dons ont afflué. Le coureur automobile Jacky Ickx a offert des 4X4. Des douzaines de conteneurs chargés de tasses, de cahiers, d'outils, d'un garage en pièces détachées sont arrivés, expédiés par des particuliers que Maggy a réussi à toucher. Elle préfère de loin ces aides-là à celles des grandes ONG. Ces ONG qui viennent sans cesse lui réclamer des comptes et des remerciements sur une pancarte de la taille d'un camion, et qui en contrepartie fournissent une simple voiture... Et encore, quand elles ne cherchent pas à la récupérer ensuite.
Ah ça, elle ne les aime pas beaucoup, ces bruyants chevaliers humanitaires. Ceux qui font valoir leur "connaissance du terrain" et prêchent le "devoir d'ingérence". Maggy symbolise -par ses souffrances du passé, mais aussi par ses éternels éclats de rire- une autre Afrique que celle sur laquelle l'Occident verse ses sanglots.
Pour elle, rien de plus énervant que cette pitié : "Nous sommes quand même plus que l'expression d'une misère chronique !"
De tous ses grands projets, l'hôpital Rema, dont les bâtiments forment la couronne d'une colline à la sortie de Ruyigi, est le dernier en date. Le plus coûteux aussi : trois millions d'euros déjà dépensés pour la construction de l'établissement, inauguré en janvier 2008. Et ce n'est pas fini. Maggy rêve de lui adjoindre une faculté de médecine. Afin que les spécialistes étrangers qu'elle compte attirer à Ruyigi puissent former les futurs médecins burundais.
La maternité est probablement la meilleure d'Afrique. Dans la cour, une statue est dédiée à "la mère et l'enfant". Et Maggy clame à qui veut l'entendre que, au Burundi, près d'une femme sur dix meurt en couche et que le sida touche surtout la population rurale féminine. "Il reste 800 000 orphelins au Burundi. Arrêtons d'en produire. Sauvons plutôt les mamans maintenant !"
Le pourra-t-elle ?
"Cette histoire ne s'arrêtera pas avec ma mort, l'amour vaincra !" Maggy n'a que 51 ans.

La haine entre Tutsis et Hutus, entre assassins et rescapés, dort... du sommeil du monstre. L'ancien Burundi. Celui d'avant les "anges". Celui d'avant Maggy.

Le courage de cette femme a permis de grandes choses.
Les dons venus d'ailleurs sont possibles lorsqu'on le veut bien. La solidarité est possible lorsqu'on laisse parler le coeur. C'est donc avec cet organe qu'on peut battir la paix aussi. Sinon, tous les traités du monde n'y changeront rien. Signer en bas d'un document ne signifie pas qu'il y aura la paix. C'est se voiler la face que d'y croire. Les actes ont valeur de contrat durable. Il nous échappe aussi que tuer est un vrai plaisir pour ceux qui déclanchent toutes les guerres... il faut aimer faire des guerres.
Cette exemple nous fait toucher du doigt que des "Maggy" il y en a partout dans le monde. Même si les caméras ne sont pas là pour nous les faire connaitre.


par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Dimanche 13 avril 2008


Magnolia au grand coeur
Pétales douceur
S'ouvre papillon
S'étale éclat bonheur
Sous baisers rayons

Sur son arbre accroche fleurs
Etourdissant parfum
Entre les feuilles s'élève
Embaume l'espace
Cueille les regards

Eclatante de blancheur
Ou tendres couleurs
En coupes fragiles
Magnolia ravie
Le butineur ami

Tourbillonne de candeur
Vertigineux ballets
Pour une si grande fleur
De beauté compose ses mouvements
Vole en jupon

La nuit venue
Corolles se ferment

Delicieux magnolia
Etincelante splendeur
Frémissante de lumière
Entoure ses feuilles



par sonja publié dans : Prose poétique
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Dimanche 13 avril 2008

Encore un dimanche qui va finir.
Un dimanche comme tant d'autres, auprès de mon petit indien. En vérité, aujourd'hui il ressemblait plus à un kangourou. Depuis le moment de son réveil il n'a pas cessé de s'agiter, de sauter, de tourner, de vouloir jouer à des jeux où il faut tout de même pouvoir suivre.

A plusieurs reprises j'ai essayé de l'interesser à des occupations un moins bougeantes. Mais je crois  que parfois, il lui prend l'envie de faire des échappées redoutables. Un appartement n'est pas fait pour des évasions de ce genre. Ca manque d'espace. Et les mamies n'ont pas toujours envies de courir la campagne.
C'était mon jour au ralenti.
Il faut dire que les semaines d'une grand mère sont déjà si remplies d'activées. Si en plus elles s'occupent de leurs petits, voilà qui leur demande une sacré énergie.
Entre deux escapades, ou jeux de cache-cache, je lui ai dessiné tous les animaux qu'il me demandait. Parfois, ça ne leur ressemblait pas trop, mais cela nous a fait rire.
Puis un puzzle s'est installé sur la table. Avec si peu de concentration.

Nous sommes également passés sur l'ordinnateur. Il voulait que je lui  montre des petites "bêtes".  Dont des cafards. Une drole d'idée mais j'y ai consenti.
Au bout d'une vingtaine de minutes, il m'a abandonné devant l'écran. Plus d'ordinnateur dès son départ, vers je ne sais quelle recherche personnelle.
Dans sa chambre nous avons fabriqué une cabane. Les pet'chop nous ont rejoints sous la tente improvisée.
Ainsi que tous ses chats en peluches. Un peu plus d'une heure à quatre pattes sur une couette. De nouveau il m'a abandonné là, avec sa menagerie.
Quelle journée !
A mon tour j'ai laché ce petit intdien, pour ma pause thé. 
Calmé le petit ? Pas du tout. Aucun répis pour la grand-mère.
On n'annonce pourtant pas de neige à l'horizon.

Ah ! il faut suivre !
Mais je n'apprends rien à toutes ces mamies si pleinement occupées.
Aurelien grandit... il grandit... il a donc besoin de faire des découvertes supplémentaires. Les sottises suivent.
Moi très peu.

Quelques heures plus tard, mamie démissionnne. Je viens de l'abandonner à sa maman...
Ca pousse trop vite ces petites choses. C'est l'âge où ils emmagasinent un nombre incalculable de connaissances. Et forcèment, ça bouillonne dans leurs  têtes.

Allez les mamies courages, ils nous amusent tout de même beaucoup ces petits kangourous !

par sonja publié dans : Tranches de vie
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Jeudi 10 avril 2008

On peut tout recycler. Même sa vieille voiture. Il faut que la couleur aille avec, bien sur... mais une épicerie ouverte supportée par une voiture, c'est une idée qui fera le tour du monde. Ca nous changera des "casses" à la souvage.
Avec un 4/4 ça risque de ne pas marcher...
Du côté de Bagnolet ce serait pas mal. Si le maire est preneur pour un ambulant supplémentaire, nous le faire savoir...


La galanterie n'est plus ce qu'elle était...
Un parapluie-parasol à deux, il faut reconnaitre qu'on est un peu serré en dessous.
Promis, on ne dira pas à la dame de manifester...
Une balade d'amoureux ça rend heureux !


Partir de chez soi pour le bord de la mer, c'est chouette. Nous avons tous besoin de repos après toute une année de travail.
Respecter le code de la route et...
Surtout, ne jamais oublier son animal de compagnie...
Vive les vacances !


Ils ont du mettre le panneau, et peint au sol l'indication "handicapé", après que ces messieurs ce soient garrés.
Donc, on peut comprendre qu'ils n'aient pas vu...
Essayez de faire la même chose... ça vaut le détour !
Cool la vie d'artiste !


A l'ombre, sur un trottoir posé, une douce brise pour éventail, du soleil plein le coeur... et de la poésie plein la tête.
Un animal de compagnie, ça sert à ça aussi. C'est un soutien moral... ainsi que pour le dos.
Un maitre fort heureux de ne pas être seul. Un chien respectant le contrat d'entente mutuelle.
Si vous essayez un jour la même chose... ce serait chouette de nous faire partager les photos.
Dans la gêne il n'y a pas de plaisir.
Le temps est si cool lorsqu'on se laisse porter.

Elle n'est pas belle la vie ?

par sonja publié dans : Sourires
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Mercredi 9 avril 2008



La curiosité est une excellente chose. Elle ouvre la voie à une foule de questionnements. Donc, des réponses au bout.
Elle nous permet de voyager dans des lieux que l'on croyait fermés. Elle développe notre côté imaginaire. C'est une permission ouverte pour élargir nos connaissances.
La curiosité se met à notre service. A condition que ce ne soit pas une curiosité malsaine. Auquel cas, nous deviendrions son esclave, et serions conduits là où nous n'aurions même pas voulu être. L'appetit de curiosité connait également ses déviances.
Nous nous attacherons seulement à la curiosité qui se développe naturellement en nous, et qui ne fait de tort à personne.

A partir de quand notre curiosité vient  chatouiller l'esprit ?
En fait, bien avant d'apprendre à marcher.
Dans son berceau déjà, le petit  "d'homme", est piqué d'une grande curiosité. Ce qu'il fait savoir à chaque instant, dès qu'il ouvre ses yeux. Son premier geste est de s'interroger sur l'absence de l'un des parents au dessus de son berceau ou de son lit. Il gazouille ou bien pleure. Approchons un objet, ou notre doigt, qu'aussitôt, sa petite main potelée s'en saisie pour loucher dessus, ou le mettre dans sa bouche. C'est une manière à lui de goûter ce qu'il ne connait pas bien encore.
Il évalue la matière, et ses mouvements. Il grandit avec ce besoin d'en savoir toujours plus. Son esprit est pris d'une telle frénésie. Ce qui nous parait banal à nous, ne l'est pas pour lui. Avec la parole, l'art de pouvoir exprimer en mots ce qui soulève sa grande curiosité, déferle en une véritable avalanche de questions. On n'y coupe pas.
Sans doute vous souvenez vous de toutes ces questions pertinentes, durant ces années enfance, qu'ils vous ont soumises. Ou bien vous vivez en plein dedans.
Ne pas répondre à ses questions, même les plus insignifiantes, et on se prépare à un futur sans dialogue, avec cet enfant. Les questions font parties d'une bonne communication. Sans communication, aucune passerelle avec l'autre. Le silence, c'est l'aboutissement de malentendus à répétitions qui s'installent au fil du temps.

On ne fini jamais d'être curieux, d'observer, d'écouter, de s'embaler, de chercher. La curiositié est salutaire dans tous les domaines. Ce qui nous pousse à en savoir toujours plus. C'est de la connaissance acquise.
Mais il est évident qu'on ne peut être curieux de tout en même temps. Cela n'ira qu'au rythme de  notre propre demande, nos besoins, ou nos envies.
Même à 100 ans on peut s'interroger encore.
Toutefois, il y a des questions qui resteront sans réponses. Pour la simple raison qu'y répondre engage toujours d'une certaine manière, à agir ou réagir.
Tenez, par exemple aujourd'hui, l'humanité en général, s'interroge sur ce qui se passe ici ou là dans le monde.
Ou dans nos pays respectifs. Que de questions sans jamais de réponses... ou bien, des réponses vides de sens, tant l'esprit des dirigeants de ce monde, s'avère incapable de prendre les bonnes décisions. Quand ils ne décident pas tout seuls dans leur coin, du sort de tout un peuple.
Le  "Pourquoi ?" est ce qui s'impose le plus souvent sur les lèvres des gens, de nous... Jamais un homme politique ne répondra à cette question. C'est un vrai "gros mot !" Les intérêts politico-religieux et commerciaux sont la priorité.

Heureusement, les humains ont la capacité de développer entre eux, les questions les plus compliquées.
Ses débats qui nous permettent d'apprendre, de savoir même qu'il y a toujours une réponse à nos questions les plus sensibles. Ce qui peut ouvrir la voix à des solutions...
Un seul problème : les solutions de "Monsieur Tout le Monde" n'interessent personne dans les hautes sphères.

Que cela ne nous empêche pas pour autant, de continuer d'être curieux.
C'est bon pour le moral...





par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Mardi 8 avril 2008

A Toulon, la fière mouette traverse les rues sur les passages autorisés. En voilà une qui est respectueuse du code de la route. Elle sait où elle va, et n'a que faire des sourires entendus.
La journée est sympathique, c'est l'heure de la flânerie en ville. Peut-être a t-elle à l'idée de faire du lèche vitrine...
Vous doutez de ce que vous voyez ?
Qu'attendez-vous donc pour aller à Toulon, rue des Mouettes ?




A Menton, elles préfèrent se faire une beauté devant l'une des vitrines du centre ville.
Elles osent vraiment tout ces dames des villes...
Il faut reconnaitre à leur décharge que leur robe est délicate et joliment veloutée. On peut reconnaitre la marque du grand couturier. Il ne manque plus que les chaussures.
Je vous laisse  imaginer bottées notre palmée...



Tiens, que voilà une singulière collaboration ! Il est vrai que les branches les plus hautes sont innaccessibles aux chèvres gourmandes. Un simple saut, et l'ami du dessous se prête bien volontiers aux caprices de l'impatiente chèvre.
Faut avouer qu'un cheval se tenant sous l'arbre convoité, ce n'est pas commun. Aurait-il convenu de ce rendez-vous ?
C'est le photographe de la scène qui a dû ouvrir, grands d'étonnement, ses yeux...
Bravo à celui-ci !
L'humour est dans l'oeil aussi..



Rien ne vaut une petite laine lorsqu'on a froid à ses pattes. Un mouton passe, et on le prend en marche.
Ces deux là doivent être amis depuis un moment déjà.
Les animaux sont joueur et plein d'humour lorsqu'ils se mettent à composer des rôles qu'ils ne prévoient pas toujours.
Ils savent également devenir des amis. Il faut dire qu'on ne sait pas de quelles couleurs ils sont.

Ce n'est pas comme pour nous. On est toujours à chercher de quelle origine on est, ou de quelle couleur nous sommes... Je crois bien que nous souffrons de cecité.

par sonja publié dans : Regards
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Mardi 8 avril 2008

Lorsqu'on regarde un tel batiment, on se prend à trouver assez extraordinnaire qu'il puisse parcourir des milliers de kilomètres sur les océans et les mers. Ici il est à quai à Nouméa. Non seulement il est beau, mais en plus, il nous donne envie d'aller faire un tour dans ses nombreuses salles.
Mais ce n'est pas sur sa beauté que je vais m'attarder...

Un si grand navire se fait diriger par un  tout petit gouvernail. Il y a de quoi être admiratif devant l'exploit inventif de l'homme.
Une puce, dans le corps d'un géant. 
Un gouvernail ne se fait pas manipuler facilement, lorsque l'homme fait une erreur d'estimation. Il peut mener droit à la catastrophe un bateau.
Le voyage est toujours défini à l'avance. Ce qui permet ensuite de laisser le gouvernail manoeuvrer selon les directives décidées à l'avance. Il pourra même essuyer des tempêtes.

Une allumette qu'on oublie, un mégot que l'on jette... juste une petite étincelle, et un feu peut prendre à une vitesse incroyable.
Des hectares de forêts se font ainsi lécher par les flammes en un rien de temps. Sans qu'on puisse les arrêter.
Et lorsqu'on arrive enfin à le maitriser, les dégats matériels sont énormes. Parfois il y a aussi des vies humaines perdues.
Le bilan est lourd de conséquences. Quand au traumatisme psychologique, il peut durer des années avant que les habitants des lieux n'arrivent à en guerir.

Il y a pourtant un tout petit membre que l'on sous-estime, et qui est bien plus destructeur. Celui ci mêne sa propre campagne. Il aspire à de grandes choses. Il n'a que faire du tort occasionné.
Lui aussi dirige un grand corps, et peut même propager un feu en un rien de temps. Il gouverne à sa guise. S'enflamme à la moindre étincelle.
Il détruit avec la même violence, si par lui on se laisse déborder. Il peut tuer avec la même précision.
Dans sa folie de s'emparer des lieux, il devient ingouvernable.

La "langue" est ce petit membre qui se vante de si grandes choses. Qui prend le pouvoir, sans s'inquièter de ce qui n'est pas elle.
Une réputation, une vie ? Si peu de chose pour la langue présomptueuse et pleine de venin...

Qui peut dompter ce petit membre ?



par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Dimanche 6 avril 2008

Cette fois ci la nature avait une bonne place lors de l'atelier d'écriture. Ainsi que les thèmes : joie et amitié. Amour et mariage. Je ne sais comment se sont combinés ces sujets, mais ils étaient bien présents.
Anne, l'écrivaine a certainement voulu mettre un peu de piment à nos pensées individuelles.
Chacune de nous devait donc choisir ce qu'elle voulait écrire, en trouvant un mot. Le premier qui s'est imposé pour moi, fut : nature !  Je pense que cela ne vous étonnera pas trop...

La nature...
Comment ne pas se perdre dans la nature ?
Notre quotidien nous y oblige. La vie nous porte à une telle vitesse... qu'il n'est pas toujours aisé de suivre.
L'humanité voyage sur le même navire. Mais à force de voguer sur toutes les mers, parfois il prend l'eau.
Il arrive toutefois que l'on fasse des rencontres délicieuses, qui nous donnent de l'entrain.
Mais lorsque dame mélancolie fait un bout de chemin à nos côtés,  nous quittions le navire un instant.
C'est ainsi qu'on peut s'échapper vers des douceurs qui donnent un autre parfum à notre présent.

La nature nous invite toujours. Elle s'y prend bien. Elle fait sa gracieuse. Elle s'ouvre en bouquets colorés ou parfumés. On peut même surprendre ses fleurs, drapées dans de la soie ou dans une toile froissée, dansant à en perdre la tête.
Il y a aussi, dans leurs manteaux plumes, les oiseaux qui s'amusent à voleter devant nos yeux.
Au détour d'un chemin, une petite fourrure grise et blanche se faufile. Seul le pompon de son train arrière il nous laisse en mémoire.
C'est dans une forêt qu'on peut le mieux se dissimuler. Et laisser courir nos idées noires.
Elle nous entoure de ses bras, pour nous consoler. Elle met sa magie devant nos pas. Les chants les plus merveilleux nous donne, pour un brin de repos mental.
Doucement, ombres raffraichissantes murmurent de joyeux cliquetis. Arbres majestueux frémissent, bruissent... Un seul rayon tombe entre le feuillage, et toute la forêt en devient lumineuse.
La nature est une source inépuisable de bien être. De beauté. Un réservoir de tranquilité. D'elle se dégage une énergie puissante.
Elle déroule son tapis vert devant nos pieds, ou bien fait exploser ses couleurs lorsque fleurs s'épanouissent.
L'oiseau nous chante ses couplets, ou à coups d'ailes s'envole sous nos yeux...
Le papillon va et vient. Sa cadence reposante amuse les regards en mal de tendresse. Il nous porte sur ses ailes velours. Délicate vision.
L'astre du jour fait pétiller lacs et rivières.  Une brise délicate nous emmène sur son voilier magique.
On oublie très vite le temps, dès que dame nature on rejoint.

Chuttttt... écoutez... sentez... regardez...

Souvenirs d'école....
Si je devais conter l'école, je ne saurais y mettre qu'un seul mot : "tristesse" !
L'école ne m'a permis qu'une seule réaction. Celle de bien étudier en français. Matière sympathique à mes yeux, et belle.
Les autres matières m'ont toujours parues pesante et dénuées d'intérêt. Dans celles-ci j'ai beaucoup flâné.
Quand à l'anglais, je crois bien que je l'ai boycoté. Mes notes étaient à la mesure de mes lacunes. Juste de quoi changer de classe.
Dès mes premiers pas à l'école, mes enseignants furent peu enclins à m'aider à considérer les études autrement que par un désinteressement total.
Je n'ai jamais bien saisi leur formule pédagogique à mon égard.

Un mariage...
On dit souvent que les petites filles rêvent de leur mariage.
C'est dans l'armoire de leur mère qu'elles trouvent matière à s'habiller en "grandes". Une robe qui dépassera ses chaussures, des talons, un chapeau, des gants, pour le déguisement qui lui permettra de se projeter dans son monde imaginaire.
Son prince sera  brun, aux yeux noirs. Et très beau, bien sur. La mariée devient "princesse".
Et puis un jour la réalité s'impose...

La petite fille grandit. Son rêve merveilleux s'impose tel qu'elle le souhaitait.
Si chaque enfant s'invente son futur mariage, toutes n'atteignent pas leur rêve enfoui.
Pour certaines autres, la réalité tient parfois du cauchemar.
Un mariage peut perdre de sa superbe, par la force des choses. Ce jour qui devrait être beau, se voit légèrement détourné du désir entretenu.
Je vais vous raconter l'un de ces mariages auquel il m'a été donné d'assister...

Pas de robe de princesse pour la mariée. Juste un tailleur vert d'eau, et des chaussures plates. Pas de sac à main non plus. La coiffeuse n'était pas passée dans sa chevelure. Un peu de rouge à lèvres pour tout maquillage.
Durant le trajet en voiture, seul le silence lui fit écho. Assise à côté de celui qui deviendra son mari, son regard se perd dans les rues de la ville. C'était un mois de février bien gris. L'hiver était au dehors. Sans doute dans son coeur aussi.
Arrivés devant l'imposant batiment de la mairie, nous descendons des voitures. A vrai dire il n'y en avait que deux.
Le marié s'éloigne déjà pour grimper les marches de la mairie. Il discute avec ses deux témoins. Il semblait à la mariée qu'il avait déjà oublié qu'elle existait.
De son pas lent, elle avançait... et s'interrogeait encore.
Son propre témoin, celui qui deviendrait son beau-frère, la sentit hésitante. Il vint auprès d'elle. Avec la paume de sa main, il l'encouragea à avancer. Quelques mots de sa part, tout contre son oreille, et la voilà continuant de sa démarche pesante.
Devant la salle des mariages, elle ne savait plus ce qu'elle devait faire. Encore moins pourquoi elle en était là.
Elle se sentait si détachée de l'instant présent. Son corps avançait, mais son esprit lui dictait un autre raisonnement.
Ce que dit le maire "sourire", ce jour-là, lui parut suffisamment ridicule pour qu'elle en sourit. Pourtant, elle n'éprouvait pas le bien-être que d'ordinnaire cette journée particulière, peut donner.
Ce "oui" réclamé lui coûtat beaucoup. Mais elle le prononçat. Juste un peu en retard.
Le retour fut triste pour elle, alors que son mari discutait allègrement avec ses deux témoins, amis de longue date.
Son beau frère ne la quittait pas des yeux. Il savait, même en l'absence de mots.
Arrivée chez les beaux parents, une table généreuse était dressée. Oncles et tantes attendaient les mariés.
Les parents de la mariée n'étaient pas là. On n'invite pas ses parents lorsqu'on hésite à se marier.
Sa belle-mère vint à sa rencontre et lui demanda : "Etes-vous heureuse ?"
Elle ne prit pas la peine de répondre. Elle détourna le regard. Elle ne savait pas encore.

Le marié non plus ne savait rien.
Il ne fit jamais aucun effort pour la connaitre. Ni ce jour là, ni plus tard...



par sonja publié dans : Atelier d'Ecriture
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Dimanche 6 avril 2008

Jeudi dernier nous étions sept lors de l'atelier d'écriture. Notre écrivain préféré toujours aussi sympathique et pleine d'entrain était fidèle au rendez-vous. Elle nous a présenté son dernier livre, ainsi que celui qui sortira dans une quinzaine de jours. Convivial instant plein d'humour.
Un atelier d'écriture a ceci de particulier qu'avec nos tempéraments différents, nos propres idées sur les choses et les gens, nous mettons sur papier des pensées qui dévoilent un peu de nous. On n'a pas trop le temps de réfléchir, au cas où on voudrait  cacher un peu de cette personnalité qui nous est propre. Le thème est lancé par notre "écrivain", et aussitôt, nous voilà partis sur les routes de notre intérieur, même si le sujet ne nous invite pas à nous décrire. C'est ainsi, le ton est donné, c'est donc le signal du départ pour nos têtes remplies de notre "intérieur".
J'ai effectivement remarqué qu'on avait du mal à emprunter un autre chemin que celui de l'autobiographie. Même lorsqu'il s'agit de parler de quelqu'un d'autre, cela nous ramène toujours à nous. On se sent touché par notre vécu, ou celui de l'autre.
L'une de ces dames avait apporté un paquet de bonbons, et un de chocolat. Je ne vous explique pas la gourmandise générale avant de démarrer notre balade écriture.
Encore une fois j'ai choisi certains de mes textes parmi les thèmes demandés. Je les ai classés dans le désordre.
Anne nous a demandé d'expliquer un souvenir de vacances. Ou un voyage... le voici :

Vacances...
Je quitte la France, sur les ailes d'un avion. Nous sommes en décembre. On s'élève au dessus de Paris et ses alentours. La neige s'accroche encore dans les campagnes. Les paysages se succèdent. Depuis cette hauteur, les décors sont merveilleux. Les Alpes enneigés m'ont semblé assez  impressionnants. Les survoler durant de longues minutes me paru assez magique ce jour là.
Notre première escale fut l'Islande. De la neige partout, mais de la glace aussi. D'ailleurs, la suite m'a semblé fabuleuse. Nous avons survolé une mer de glace, puis une partie du Canada blanchi, piqueté de petites allumettes vertes. Ces immenses forêts de sapins avaient belles allures portant manteau blanc.
Puis arrivée à Los Angéles. Nous avons fait escale durant quelques dans cet aéroport. En sortant de l'avion je me suis sentie oppréssée sous la température des lieux. Je ne m'attendais pas du tout à cette chaleur étouffante.
Puis nous avons continué notre vol durant la nuit, lors de cette seconde partie du voyage. C'est ainsi que je me suis retrouvée à Tahiti sans même m'en rendre compte. De nouveau, on se retrouve dans cet aéroport pour un peu de temps. Un peu plus de trente heures lorsque nous atteindrons notre but, nous avons vagabondé. Un vol fatiguant... mais excitant.

Enfin, nous approchons... La première chose qui vient interpeler mon regard, alors que je me trouve encore au dessus des nuages, sans un seul nuage, c'est ce bleu turquoise à perte de vue.
Lorsqu'on entame notre descente, c'est du bleu transparent, et de l'émeraude qui  s'accrochent autour de l'ile.
Des lagons au sable blanc, et cette écume qui fait barrière sur le corail qui s'étend tout en longueur. De la douceur pour les yeux. Un écrin tout de pastels.
Puis l'île s'approche, elle semble venir à notre rencontre. Un vert fort, soutenu. Une foison de végétation brillantte sous les rayons du soleil. Mais je ferais d'autres découvertes encore, plus tard....
Ce bout d'île que l'on appelle le caillou, est délicatement posé sur un coin de Pacifique Sud. Sa palette de couleurs m'offrait déjà sa beauté sauvage. Une beauté que je n'avais  encore jamais vu. Particularité des îles.
J'ai été tout de suite prise d'une grande émotion. Un plaisir fou m'animait déjà.
Sur une photo, le paysage ne refléte qu'une partie de la réalité. 
Je venais de quitter l'hiver, et je retrouvais l'été ! Magique !
Ce jour là je me suis dit, le Paradis, c'est ici !

Ce furent presque sept années de vacances...





par sonja publié dans : Atelier d'Ecriture
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Samedi 5 avril 2008

 


Rivière roule
Se défoule
Mousse ses flots
Cailloux emporte
Cascade en vagues
Verte campagne
Dans un sous bois se cache
Sa source déverse
Pure et fraiche
L'eau murmure
Dans son écrin verdure

Son rire attire
Se mélange à la brise
Foule l'herbe bien mise
Emporte feuillage

Sur ses routes sinueuses
Ouvre ses portes
Pour fleuves rejoindre

Infatiguables rivières
De doux refrains chantent

Pour dame nature
Dessinent et peignent
Ou font des rondes

par sonja publié dans : Prose poétique
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