Mon rêve

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  • : Ecrire est mon sport favori. J'aime observer. Voyager dans le monde de l'imaginaire. Je suis une flaneuse. Je marche souvent, et parfois mon vélo me porte au dehors de la ville. J'aime lire. Faire des recherches. Echanger de l'amitié ou de la culture. Je
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Vendredi 25 avril 2008

Non, je ne vais pas vous parler de poules... ni de basse-cour.

Je veux tout simplement vous présenter à mon tour, un nouveau blog, qui date de plusieurs jours déjà.
Je ne me suis pas endormie dessus...
Mais je mets un lien vers lui, avec un peu de retard. C'est tout !
Il commence à faire du bruit, même si je suis la mauvaise élève de la classe. Je suis une incorrigible bonne dernière. Je me prélasse toujours quelque part... Mais je sais que vous ne m'en tiendrez pas rigueur.

TOUTANKOMUN est son nom !
Là, on s'approche un peu plus de la photo.
On se mélange d'une jolie manière du côté de ce blog.
Il y a de l'humour. De la douceur. De la lumière. Et des bouquets d'idées. Ca foisonne d'idées.
Mes amis y pourvoient. On peut même participer à la fête de la composition. Toutes les nouveautés y sont les bienvenues. Les mordus de poésie sont très bien reçus.
N'attendez plus, si vous n'êtes pas encore allés faire votre petit marché de ce côté là, votre panier de la ménagère vous y attend. Vous ferez une très sympathique cueillette. D'oeufs... heu... sait-on jamais !

De mon côté, il faudra que je réfléchisse très fort, pour pondre une vraie idée...
A tout de suite sur le blog !

Ah, oui, vous trouverez le lien dans la colonne de gauche, sur ce blog !


par sonja publié dans : Sourires
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Jeudi 24 avril 2008

Dans le ciel roannais, une montgolfière s'y promenait... Je ne sais d'où elle venait, mais elle a traversé notre ville. Sur ses coussins d'air aériens, ce gros ballon nous a régalé de son passage. Il était 8 heures.
C'est d'ailleurs toujours à cette heure ci, que dès qu'il fait beau, d'un village haut perché, les montgolfières font leur tournée nature.
Mais celle-ci était une solitaire ne sortant pas du même endroit. Celles qui partent depuis les hauteurs de notre chaine montagneuse, nous les apercevons surtout le week-end.
Cela ne saurait trop tarder. Si le printemps veut bien s'accrocher à notre azur céleste.
L'homme a toujours cherché à voler. Comme l'oiseau, il voulait monter au dessus des nuages, et voyager loin.
Lorsque je vois le plaisir que j'éprouve rien qu'en observant ce passage lent au dessus de ma tête, je ne lui donne pas tort. La terre, vue de l'espace, doit être un vrai bijou dans son écrin de bleus. Mais déjà, je me contenterais seulement, d'une balade en ballon si je n'avais pas aussi peur.

S'improviser poids plume, juste une journée pour se laisser impressionner. Goûter pleinement aux merveilles avec plus de recul. Une vue d'ensemble sur nos montagnes, nos belles forêts, nos lacs et nos plaines. Comme ce doit être fou, et impressionnant ! Voir même les grands rapaces s'adonnant à de longs orbes, proches de nos yeux. Ou voler prêt des oies sauvages... Ceux qui l'ont fait ont du éprouver des émotions fortes.
Il y a environ six ans je m'y suis essayée à ce vol d'oiseau, avec des ailes motorisées. Mais il a fallu qu'on me redescende sur le parquet des vaches au bout d'une dizaine de minutes. La peur du vide m'avait totalement paniqué. Une frayeur incontrolable. La seule chose que j'ai pu voir, c'est le noir de mes paupières baissées.
Heureusement que la personne conduisant l'engin s'en était rendu compte assez vite.
Parfois, ma curiosité m'a causé quelques frayeurs.
Je continuerais donc, bien sagement, de regarder passer toutes sortes d'oiseau, depuis le sol.

En attendant, j'aimerais assez qu'on nous ouvre la grande porte du printemps. Quelqu'un a du la bloquer, et j'estime que Roanne a eu assez de pluie me semble-t-il.
Ce matin, il fait frais, avec des passages nuageux assez persistants. Notre ciel affiche un joli bleu au milieu de ces trouées. Les passereaux vont et viennent sur le balcon. Une vraie chaine volante.
Je pense que je vais passer la journée à rêvasser avec mon petit indien. On est bien disposés pour cela.
La paresse ça ne s'invente pas. J'y retourne !

par sonja publié dans : Regards
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Lundi 21 avril 2008


Dans un jardin secret
L'être aimé s'est approché
Tendrement un baiser a déposé

A sa fleur
Donne son coeur
Lui murmure gentiment
Un "je t'aime" délicat
L'emporte dans ses bras

Doucement
Caresse sa main
Invente une chanson

Ouvre son ombrelle
La belle en émotion

Vertiges amoureux
Dans leurs regards pétillent des mots
Comme l'oiseau
S'envolent bien haut

Reflets amoureux
Mille jolies choses envoient
Au soleil et au vent
Rêvent  d'un avenir à deux
Ils sont beaux
Le temps d'un amour
Le temps d'une chanson

par sonja publié dans : Prose poétique
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Dimanche 20 avril 2008

Puisque du côté de chez mon amie Monique on façonne son jardin, pour la future cueillette miraculeuse, me voilà de nouveau partante sur le jardin des autres.
Je récidive sur des pages pleines de fleurs et de légumes. Mes lectures sont aussi variées que nos potagers, et nos plantes. Enfin... tout de même un peu... 
En "Terre Sauvage", on peut flâner d'une agréable façon. Les reportages ainsi jetés comme négligeament, sont une véritable source de connaissances sur notre environnement. Je m'y plais bien, et chaque mois je m'en mets plein la vue et la tête.

Allez, suivez-moi ! Voilà ce que ces experts nous disent...

Par exemple, que jamais un jardin ne sera façonné par la seule main de l'homme. Ce qui me ravis lorsque je regarde la nature folatrer selon son bon plaisir. Même dans les jardins les mieux taillés, il y en a qui s'y baladent hors sentier.
Ce qui veut donc dire que jardiner c'est négocier, nouer des alliances avec le terreau un jour, le lendemain avec tel insecte pour blouser tel autre. Epouser le terrain pour garder l'eau, contrecarrer l'erosion, se garer du froid, se protéger du chaud.
Jardiner, c'est réagir, interagir, jamais agir en despote : toute tentative de cet ordre est vouée à l'échec. Le jardinier doit être soucieux de respecter le jardin et ses habitants.
La toute puissance de l'homme s'arrête là où commence celle de la chenille.
Pertinence de la diversité, au jardin comme dans l'assiette, conserver les saveurs d'antan.
On entretien donc avec son jardin, des relations complexes.

Il nous faut vivre avec la nature, pas contre elle.
En tuant les insectes, on tue aussi le jardinier.
Le jardinier qui livre ses feuilles mortes à la déchetterie, en fait, il jette ses engrais, ses outils et ses ouvriers.
Dans les jardins,
Il existe les jardins du coeur et autres jardins d'insertion. Les chômeurs, erémistes et exclus de tout poil cultivent d'abord l'espoir et le lien social.
La logique commerciale peut faire disparaître des variétés. Pourtant, le fruit du passé préserve celui du futur.
Le potager véhicule l'image du garant d'une sécurité alimentaire. La multiplication des variétés était un des moyens d'obtenir des ressources toute l'année.
Beaucoup de jardiniers voient des valeurs morales positives dans le jardinage.

Que le novice se rassure : le travail de la terre n'est pas que labeur et sueur. Des alliés, petits mais costauds, accompagnent le bêcheur : les insectes.
Que seraient nos jardins sans les gourmands, qui assurent la pollinisation des fleurs, ou les guerriers qui s'attaquent aux ravageurs des cultures, sans les travailleurs de l'ombre qui, sous terre ou dans les paillis, décomposent les débris organiques et les recyclent en humus ; enfin, sans les papillons, qui colorent les lieux et évitent aux fleurs d'être orphelines ? Aux yeux du commun des mortels, les insectes n'ont pas toujours bonne réputation.
Pourtant, sur plus d'un tiers des phytophages -consommant des tissus végétaux ou en suçant la sève- présents dans les jardins, un petit nombre commet des dégats sur les plantes cultivées. Et, alors que partout dans le monde, la diversité des espèces diminue, la présence des papillons au jardin signifie que l'ambiance est favorable à la biodiversité, garante des équilibres écologiques.

Gilles Clément paysagiste de renom, continue dans le même sens en disant que les plantes voyagent, s'installent, se ressèment ou... démissionent.
L'air se parfume alors, d'odeurs de miel, de sous-bois, ou de pierre chaude. On se régale d'un effluve de lavande, d'une bouffée de thym, d'origan. Un banc dans un coin de jardin, permet de se lover et de s'abandonner à la rêverie. Et l'on se dit, en s'assoupissant, que jamais un banc n'a si bien mérité son nom...
La nature est active, continue-t-il... D'où l'importance d'agir le plus possible avec la nature, et le moins possible contre elle.
Il nous parle des paysages du lac de Vassivière, en Limousin : 90 % de la surface se partageait entre l'ombre des bois et la lumière des prairies. On peut y chercher en vain la diversité. On ne la trouve ni dans les  bois de conifères, aux sols stérilisés, ni dans les patures intensifiées. Elle s'est réfugiée sur 10 % du territoire, les lieux d'abandon,  les pentes inaccessibles aux machines, les bords de routes, les friches, les landes et tourbières. Il y a là des orchidées, les papillons... L'écrivain et jardinier appelle cela le "tiers paysage", en référence au tiers état, le peuple sans droit selon Sieyès : parti de rien voulant devenir "quelque chose".
L'avenir de l'homme dépend de cette réserve de diversités. Nous le menaçons en développant les agrocarburants ou nécro-carburants sur les anciennes friches, avec des dépenses d'énergies, de pollutions de sols et de l'eau, sans parler des famines... tout ça pour garder nos bagnoles !
La loi agricole (France) de 2006 qui interdisait le commerce et même l'information sur le purin d'orties et autres produits bio artisanaux non homologués, c'est une loi scélérate de confiscation des biens communs gratuits.
C'est ainsi qu'on n'a plus d'eau potable naturelle. Elle est confisquée par les industriels qui la polluent et ceux qui la traitent pour la revendre.
La régression des abeilles, c'est un phénomène significatif de la maltraitance chimique. C'est grave pour la pollinisation, donc pour l'agriculture.

Composer avec la nature devrait être un vrai reflexe aujourd'hui, au vu de tout ce qui se passe au niveau échologique.
Encore un reportage que j'ai pu déguster, à travers "Terre Sauvage".
Je rêve... Je rêve...





par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Dimanche 20 avril 2008

"Jardin Nature" nous livre cette fois-ci encore, une belle envolée de beauté et de coups de coeur.
Je m'y suis attardée avec un tel bonheur. J'ai pensé que dérouler sur la toile internet la magie de quelques pages couleurs et saveurs ne serait pas une si mauvaise idée.
Terre Sauvage nous donne toujours de magnifiques reportages qu'on peut faire notre.
A travers "Quatre Saisons", j'ai pris le pas avec Nathalie et Véronique, pour m'imaginer un peu dans leur jardin merveilleux. Jardin que je vais rêver être le mien. Voilà pourquoi je vais vous le raconter comme elles ont si bien su l'écrire. Je n'y touche même pas la plus petite ligne...

"Mon jardin, j'aimerais qu'il soit complice de mes choix mais, souvent, il n'en fait qu'à sa tête.
Tenez, ce printemps, la clématite, qui se languissait depuis trois ans, est soudain prise d'exubérance, comme si elle découvrait le treillage disposé à portée de ses vrilles. Telle une savante dentellière, elle passe et repasse ses volutes dans les mailles du bois, en offrant au soleil une multitude de projets de fleurs. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le romarin, planté à distance de son pied, est lui aussi luxuriant, attirant sur ses dernières fleurs l'élite des bourdons. L'aromatique buisson assure ainsi fraîcheur aux racines de la belle et confine l'adage des jardiniers : "Clématite, tête au soleil et pied à l'ombre." La clématite n'est pas la seule à être prise de fureur printanière. Les framboisiers, qui ressemblaient, il y a encore quelques semaines, à des bâtons sans vie, sont assaillis de liseron. Le traitre me prend chaque année de vitesse. Quand je le démasque, il les a déjà, avec assurance, enlacés. Alors, je le sectionne sans égard. Puis, le lendemain, je passe des heures à démêler sa tige amollie de celles, hirsutes, des framboisiers, en évitant d'étêter leurs inflexibles bourgeons. Je reconnais que l'enroulement régulier, et toujours dans le même sens du liseron a quelque chose de magique, mais j'aime trop les framboises chaudes au soleil pour le laisser faire. Fourageant aux pieds des framboisiers, je me suis fait peur en effleurant le prince charmant du jardin, un crapaud commun, à peine réveillé de son sommeil hivernal. Immobile, il me regarde et je me demande comment il me perçoit. Sous sa peau fine et poudrée de terre, je vois battre son pouls. Comme il prend la direction des fraisiers, j'aimerais lui indiquer la troupe de limaces, ces baveuses grises réfugiées en bout de terrasse, sous le bac qui tente de ceindre les iris. Mais puisqu'il est d'une espèce protégée, je ne me risque ni à le toucher, ni à le déplacer. Tant pis si le gardien de mes salades s'offre une ventrée de fraises, plutôt qu'un festin de limaces. Les étourneaux, dont je n'ai pas encore compris quel service ils pouvaient me rendre, se sont bien gavés de cerises à peine rosées, au mépris des épouvantails !

Entre deux rangs d'oignons, les carottes se serrent, il est grand temps d'éclaircir leur rang. Avec la fourche, je soulève doucement un bloc compact de jeunes recrues, j'extirpe les plus chétives de l'écheveau des radicelles, puis je tasse à la main la terre autour des élues. Par curiosité, j'ai croqué les maigrelets tubercules encore pâles. Vous me croyez si vous voulez, ils avaient déjà le goût de carotte.

Je voudrais être une promeneuse, profitant de la lumière, des odeurs et des points de vue, sans autres idées en tête. Mais cette posture n'est possible que dans le jardin des autres. Sur mon lopin, le chemin est jalonné de sollicitations. Un matin, c'est le groseiller qui m'appelle à l'aide. Ils est attaqué par une brigade de larves gloutonnes, des tenthrèdes qui réduisent ses feuilles à une dentelle de nervures. Je pose un collier de glu pour le protéger des assauts d'une nouvelle génération. Un autre jour, ce sont les pieds de courgettes affalés qui crient leur soif. Je donne un coup de binette à la croûte de terre imperméable qui les enserre. J'ai mis du temps à comprendre le diction : "Un binage vaut deux arrosages." A présent, il ne se passe pas une journée d'été sans que je bine. Gratouiller la terre apporte son lot de révélations. J'ai ainsi vu des larves blanchâtres dans des cocons terreux se métamorphoser en cétoines dorées. Je tombe souvent nez à nez avec des plantes que j'ai du mal à identifier sous leurs traits juvéniles. Cette année, j'ai failli exterminer des nigelles de Damas, surgies à un endroit où je ne les attendais pas. Elles soulignent à présent de leurs jolis plumets bleus le pied d'artichaut qui fleurit à l'arrière-garde du potager. De toutes ces herbes qui s'installent sans y être invitées, ma préférée est la capselle bourse-à-pasteur. Courtoise, elle n'étouffe jamais les autres avec ses feuilles en rosette. Parmi la foule des quémandeurs, les tomates sont les championnes. Sitôt que je les frôle, elles répandent, comme un cri silencieux, leur odeur métallique. Pour que je m'occupe d'elles chaque jour, elle ne manquent pas d'inventions. Elles s'écartent de leur tuteur, elles déploient de nouveaux gourmands, drus et vert, tendre à l'aiselle de leurs feuilles, elles invitent d'irascibles champignons.

Lors de ma tournée, je m'attarde sur les plantations de l'année. Je prends des nouvelles de la touffe d'heuchères, choisie pour son nom poétique de "désespoir du peintre", dont je n'ai pas encore vu la couleur des fleurs. En furetant sous les  buissons, je cherche la cachette du hérisson que j'entends, le soir, grogner ou racler son balai-brosse contre l'arrosoir en fer blanc. J'aimerais qu'il établisse son logis dans mon jardin et, pour lui plaire, je tolère les morveuses limaces. Avec ma manie de farfouiller, j'ai trouvé le nid d'une musaraigne. Dans l'herbe enchevêtrée, de petits boudins roses se tortillaient et piaillaient. Leur mère avait du filer prendre un rapide déjeuner. Quelle désinvolture ! Pour eux, j'ai instauré un plan de sauvegarde, avec détournement de tondeuse autour du nid.

Le lieu n'est pourtant pas si vaste et, depuis le temps, j'aurais dû m'en lasser. Pourtant, la surprise est à chaque fois renouvelée.
Cette année, les physalis arrivent à maturité. Lies orangées, enfermées dans leur calice de papier finement ciselé, leur valent le surnom "d'amours en cage". Mais c'est celui de "coquerets du Pérou" qui m'a fait rêver en les commandant. J'ai hésité à en croquer, habituée à me méfier des baies attirantes. De fait, elles sont plus comestibles que délicieuses.
En ce début d'automne, le déferlement végétal est à son apogée.
Les capucines, qui ne s'en sont pas laissé conter par les pucerons, étirent leurs tiges jusqu'au centre de l'allée. Elles ne semblent pas prêtes à renoncer à fleurir. Sous leur feuillage, des escargots, en attente d'une ondée, pensent avoir trouvé la planque idéale. Pourtant, ils devront déménager avant l'hiver.
Cacun à sa façon se retire du monde. Les araignées continuent de tisser et d'exposer leurs dernières toiles dans  l'espoir de piéger quelqus calories, alors que les tritons sont déjà engourdis début octobre. J'en ai déniché quatre en déplaçant un tas de briques. Honteuse, je les ai placés au pied d'un mur et couverts d'un gros paquet de feuilles mortes. Mon érable en distribue par brassées. C'est inoui, le volume de ses feuilles au sol ! Certes, c'est l'arbre le plus grand du jardin, et il ne fait rien en catimini, il attend que ses feuilles soient d'un jaune éclatant pour les abandonner avec brio. Mon noisetier, lui, est plus discret. Il s'éclipse en douce, aidé par son feuillage roux. C'est certainement le plus vieil arbre du jardin. J'ai l'impression de l'avoir toujours vu ici. Chaque automne, je crains qu'il ne livre son ultime récolte. Mais cette année encore, ses noisettes bien pleines abondent. La raison voudrait que je laisse quelques jeunes pousses qui se pressent à son pied prendre le relais. Mais j'ai peur de vexer l'ancêtre. Les pommiers, eux aussi, livrent leur production. Les premiers fruits tombés sont moches, véreux ou pourris au ceur. Je les laisse aux merles.
Au fond du potager, les vendangeuses, ces marguerites d'automne, poussent leurs fleurs à plus d'un mètre cinquante du sol. Les papillons se pressent autour de ces dernières buvettes. J'en compte parfois jusqu'à  6 espèces différentes. A leur pied, les potirons, nés sous le signe de l'excès, sont monstrueux. Ils débordent de toutes parts sur la tuile censée les isoler du sol. Il est temps de mettre les bulbes sous terre : des gros, des petits, des tulipes, des narcisses, des muscaris. Comme tous les ans, j'ai la flemme d'etiqueter mes plantations et, dans quelques mois, j'aurai tout oublié. Peu importe, si les fleurs sont au rendez-vous.

Comme une plage sans estivant, il devient plus grand quand le froid affaisse l'herbe et vide le potager. Les arbres dépouillés et les allées désertées dessinent les lignes verticales et horizontales de son squelette. Au fond, un lierre fougueux avait depuis plusieurs années jeté son dévolu sur un vieux poirier. Et le fruitier, usé par la vie, avait cédé à cette étreinte, abandonnant ses branches. Le rouge-gorge s'y postait avec entrain et je ne me décidais pas à abattre ce poteau, vert en toute saison. J'en parle au passé, car cette année, un coup de vent l'a emporté. Le poirier n'avait plus de racines. Dans sa chute, il a frôlé le vigoureux houx. Celui-ci prend à présent ses aises dans l'espace libéré. Chaque année, il fête Noël, paré d'une multitude de petites boules rouge éclatant, pourtant je ne parviens toujours pas à le voir en fleur.

Avec le gel, mon jardin parâit tout propre. Dans les buissons, ponctués de nids de merle abandonnés, c'est le silence. Les inflorescences d'orpin desséchées et décolorées s'accomodent de l'air du temps. Le givre épouse avec habileté leurs tortueux contours. Il masque les cocons de feuilles sèches bloqués par des branches de sapin, qui protègent les frileuses racines. Hors de ces paillages, le gel fait le ménage. Il élimine les plantes les plus faibles, détruit les ravageurs en pénétrant au coeur des oeufs, des larves et des insectes endormis, il fait fuir les rongeurs. Je tolère juste quelques souris grises à la cave, tant qu'elles ne se montrent pas trop voraces avec mes pommes.
Au potager, les poireaux se dressent, stoïques, sur leur unique pied. Impossible de les arracher. La mâche aux feuilles ourlées de givre se blottit un peu plus au creux de sa rosette. Elle ne réclame rien, ne souffre pas, du froid, et ne se plaint pas des limaces. Elle s'en va parfois, solitaire, prospérer entre les rosiers. Mon jasmin d'hiver se moque des sales journées bruineuses. Il affiche une mine resplendissante. Contrairement à son cousin blanc qui embaume au printemps, ses corolles jaune vif s'épanouissent l'ihiver sans dégager aucun parfum. Ses tiges sarmenteuses sont incapables de supporter leur propre poids ou de s'enrouler d'elles-mêmes. Comme je n'ai pas choisi de le contenir sur un treillage, il s'affale sur le talus tel un fauve endormi. L'hiver au jardin, le temps semble arrêté. Il faudrait planifier les travaux des prochaines saisons mais le rêve prend le pas. Les fleurs parfaites et les fruits joufflus des catalogues sont séduisants. Tout paraît à nouveau possible. Alors, j'oublie l'exubérance estivale et mes sages résolutions de réduire, l'an prochain, mes cultures potagères."

Voilà où me porte mon imagination... sur le jardin des autres.
Depuis mon HLM, et mon petit balcon, même s'il est spacieux, je laisse courir ce magnifique coup de coeur sur un jardin comme en rêvent beaucoup.
Même dans un jardin potager, je m'amuse sur son parterre coloré.
Je vous laisse comparer vos jardins avec celui-ci...




par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Vendredi 18 avril 2008


Pour un pompon aux épines velours
La butineuse se sent pousser des ailes
Son amour tendre avoue
Son étreinte resserre
Déjà
La concurrence se pose

Pompon en orgueil
Sous la caresse du soleil
Sans vergogne se gonfle
Les butineuses accueille

Tendre couleur
En soie délicate
Une valse pompon
Pour butineuses amoureuses

Un soleil larmoie
En rosée perle
Sous les rayons étincelle
Goutte de plaisir
A l'aube du nouveau jour

Chante la nature
La paix murmure
Dans sa forêt "aventures"

La faune amuse
Le ciel qui l'écoute
La rivière s'écoule
Sur ses fonds roucoule

Toutes les fleurs ont rendez-vous
En beauté ouvrent leurs jupons
S'étalent gracieuses
En mouvements font les précieuses
Par l'oeil amoureux
Se laissent étreindre




par sonja publié dans : Prose poétique
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Jeudi 17 avril 2008


Hier soir j'ai fait fort !
C'était la première fois que je poussais la porte vitrée de notre théatre. D'ordinnaire, c'est plus lorsqu'il y a un brin de soleil que je m'installe sur la dernière marche du haut, prêt du premier lampadaire sur la droite. Le temps d'observer les roannais aller et venir tout autour, ou ceux qui se trouvent de l'autre côté de la rue, sur les trottoirs. D'ailleurs, la Taverne Alsacienne dont je fais souvent référence, se trouve en contrebas, juste en face du beau théatre de Roanne.
La nuit, en été il m'est aussi arrivé de m'asseoir à la même place, tout en surveillant cette fois-ci, mon petit indien qui aime courir sur cette terrasse spacieuse. Il y a aussi des tables et des chaises que l'on dispose devant l'entrée, pour les consommateurs de raffraichissements. Lorsqu'il fait beau, bien sur.
Ce lieu attire bien du passage. On s'y arrête aussi volontier pour s'adonner à des discussions animées. La mairie et sa place, que vous ne voyez pas, se trouvent juste sur la droite de la photo. Le batiment est lui aussi magnifique. Il y a une fontaine juste devant, alors, on s'y asseoit tout autour. Les samedis où il y a des mariages, les curieux viennent y admirer les mariés dans leurs beaux atouts.

Ah ! Je reviens au théatre...
Depuis le temps que j'habite à Roanne, enfin, j'ai pu y pénêtrer. C'est une invitation offerte, qui m'a fait sortir de mon trou. Je n'ai pas regretté la soirée.
Tapis rouges, et dorures étincellantes Un intérieur théatre  que j'ai parfois pu voir sur des photos ou dans des films.
Je me suis trouvée une place devant la scène. La première chose qui nous est apparu ce fut le décor un peu spécial.
La pièce s'intitule "Promenade" ! Trois acteurs seulement, mais quel plaisir pour l'oeil et les oreilles.
On nous a tout d'abord rappelé que l'eau est indispensable à la vie.
Côté gauche de la scène l'acteur qui s'occupait des bruitages, et de la musique avec seulement sa guitare. Mais il a usé de sa voix mélodieuse également. A droite, un autre poste où l'artiste nous donnait la possibilité de suivre le déroulement de l'histoire à travers ses dessins peints. Au pinceaux, petits ou gros. Avec sa main lorsqu'elle créait des vagues. Ou bien avec une poignée de sable. Sa page blanche était disposée sur un miroir lumineux, qui lui même renvoyait sur le grand écran au fond de la scène, tous les mouvements qui se succédaient. Un très bel effet qui déroulait l'eau des mers, océans, fleuves ou rivières. Mais aussi des paysages colorés, pour finir par le désert...
L'actrice qui jouait le rôle principal nous a fait voyager en poésie et en chansons. Les trois acteurs nous ont fait rêver. Il y avait des enfants... beaucoup d'enfants, dont deux dans leur poussettes. Et bien, on ne les a pas du tout entendu. Si ce n'est lorsque certaines scènes les surprenaient. Ils ressentaient une légère petite frayeur, ou de la joie qu'ils exprimaient. Mais rien d'intempestif, tant ils se sont pris au jeu des acteurs et à leur histoire.
C'était délicieux. Tendre. Merveilleux.
Nous avons été conduits sur les chemins d'un beau rêve. A travers pays et océans...
Il y avait aussi de l'humour tout au début de la pièce.
On a pu relever le besoin indispensable de ce précieux liquide. Que l'on peut gaspiller dans nos pays, et qui peut faire mourir dans d'autres, lorsqu'il vient à manquer...
Tout en finesse, et en délicatesse.
Je serais partante pour le revoir une seconde ou une troisième fois.. Ils ont vraiment joué avec leur coeur.
Ces trois jeunes gens nous ont vraiment régalé. On ne les oubliera pas de si tôt.
La fin est arrivée beaucoup trop vite à notre goût.
Les roannais sont bon public.
Ils ont été ovationnés trois fois... mais ils le méritaient largement.

Les organisateurs de ce cadeau sont à féliciter.
Grâce aux associations, les personnes qui manquent de bien de choses, ont pu avoir accès à la culture. C'est une chose que l'on oublie parfois... la culture, on devrait l'offrir plus souvent, à tous ceux qui ne peuvent pas y toucher. Ou ne plus y toucher. Ce serait faire preuve d'une grande ouverture d'esprit. C'est un besoin essentiel...  contrairement à ce qu'on pourrait penser.
Nourrir l'esprit, est une bonne chose. C'est déjà un peu de liberté retrouvée.

par sonja publié dans : Cadeaux
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Mercredi 16 avril 2008


La pause du pêcheur
Au retour de sa journée
Retrouve le plaisir du repos

Un petit museau s'impose
Réponds à ses jeux taquins
Offre son amitié

La fatigue un peu oubliée
Dans la fuite du temps se complait
L'homme de la mer se laisse glisser

Plaisir de la détente harmonieuse
Dans un décor de bleus
De mousse et d'horizon
A la mer tourne le dos

Le cri des mouettes est oublié
Sur le sable chaud
S'attarde dans des pensées délicieuses

Aux coups de griffes
A l'impertinence
Le chat s'essaie
Pour resserrer son lien d'amitié

L'homme de la mer y réponds
Pour sa dure journée oublier

par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 14 avril 2008

 
Ombres montantes
Façonnent le paysage
Le soir arrive trop tôt

Les reflets font leur dernier numéro
L'aigrette fauche l'oublieux poisson
De crépuscule s'habille la forêt

Sur le rivage
A la toile végétation
S'accrochent les lucioles

Troncs impressionnants
Les fantomes de la nuit avancent
Ils rient de nos frayeurs
Montent à l'assaut du décor
Imposent leur majesté

Paisible
Le lac entre dans sa nuit
Se fige son miroir d'eau
Dessine les formes et les mouvements
S'entoure du parfum humide de la terre au repos
Le silence du jour peu à peu disparait

L'espace s'allume de mille étoiles
Calmes heures qui défilent
Sur un ciel sans lune
L'espace
De nuit s'habille

par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 14 avril 2008

Mes rencontres avec Zoulikha sont de plus en plus extraordinnaires.
C'est là où on trouve le temps trop court. Nos rendez-vous heures se prolongent mais ce n'est jamais assez.
C'est amusant de constater combien on peut aussi vite s'attacher à un tempérament. Et Zoulikha en a vraiment du tempérament.
Une algerienne comme je les ai ressenti en Algerie. Je ne me suis jamais imaginé l'algérienne qu'ainsi. Elle a un tel éventail de connaissances et de possibilités d'ouverture... Quand à l'humour, il a la place la plus importante.
Je me demande même si par rapport à elle, je ne suis pas un peu coincée.
L'amitié a cela d'étonnant qu'on peut toujours la peaufiner. La renouveler. Car il ne suffit pas de se déclarer "amis".
Encore faut-il maintenir le cap. L'entrenir et l'animer. On est tenu de s'investir bien plus en avant.
La connaissance de l'autre ne doit pas être superficielle. Sinon, avec le temps l'amitié s'émiette. Elle fond comme neige au soleil. Une personnalité a besoin d'ouverture. Nous avons la possibilité de part et d'autre, d'échanger des tranches de "nous".
A petites doses au début. Ensuite, c'est comme une source, il suffit de la découvrir, pour qu'elle en devienne intarissable. Lorsque la parole est engagée, plus rien ne l'arrête. Il n'y a rien de mal de toute façon, à discourir de nos pôles d'intérêts, ou de ce qui a pu réunir deux amis. Le plus important étant le dialogue.
Comment peut-on apprendre à se connaitre sans communiquer ?
Cela ne veut pas dire que nous serons d'accord sur tout.
On se découvre. Ce qui en devient une aventure. Etant une aventurière, voilà qui me va fort bien. Je satisfait ma curiosité, tout en renforçant mes sentiments d'amitié.
Nous avons parlé association, un peu... puisque le but est de recueillir également des fonds pour l'envoi de livres en Algerie.
Notre première cueillette roannaise est très fructueuses. La générosité est immense.
L'association "Livre pour tous", nous a reçu il y a une semaine, au Lycée Jean Puy. La bibliothèque dont ils disposent est une vraie caverne d'Ali Baba. Beaucoup de livres nous seront donnés et dans un état exceptionnel.
L'association des Parents d'Elèves en Algerie nage dans le bonheur devant les résultats. Ma nouvelle amie les a tenu au courant, via l'internet. Il y a de quoi en effet, se réjouir. Mais ce n'est qu'un petit début.
D'autres collèges et lycées nous recevront fin juin pour nous dire ce qu'il y aura à emporter.
Je m'attends à d'autres belles surprises. Seul le problème du transport commence à se poser. Mais je sais qu'il y a une solution quelque part. Il faudra commencer à frapper à toutes les portes. Qui n'ose rien, n'a rien !
Zoulikha part en Algerie dans une semaine, avec déjà quelques kilos de livres.
L'amitié sert à cela aussi. A travailler ensemble, ou à collaborer dans certaines activités.
Le plaisir de se retrouver dans des moments de détente n'empêche pas de donner ensemble. Lorsqu'on est deux ou plus à donner, c'est tout de même mieux...

L'amitié c'est lorqu'on peut rire ou pleurer ensemble.
Mais au mot amitié on peut associer le mot "fidélité".
Sans doute est-ce pour cela que j'arrive à parler de mes amies même sur un blog.

Patricia est déjà une amie de longue date. Je l'ai connu à mon retour de Nouvelle Calédonie. En 1976. Elle avait 15 ans à l'époque et moi 28 ans. Avec elle, la bonne humeur est une constance. Bien que nous abordions parfois des sujets moins légers. Elle est de nature joviale. Ses yeux semblent toujours pétiller d'une malice enfantine. Nos rencontres sont explosives de bonheur. Nous avons partagé contre vents et marées, de jolis bouquets tendresses. Pas un seul grain de sable, ni de nuage sur notre amitié.
C'est un grand coeur qui aime partager.
Je peux ajouter que c'est la particularité de toutes mes amies.
Nous aimons pratiquer la dérision lorsqu'il s'agit de nous-mêmes. Savoir relativiser. Cette amitié se porte bien aujourd'hui encore.

Avec Agnès c'est une autre rencontre. Cette fois-ci dans un lieu public. Alors que pour Patricia, nous étions voisines. Ses parents habitaient au dessus de notre appartement, à Valence.
Une dizaine d'années depuis ma première rencontre avec elle. Nous continuons notre petit bout de chemin sur les routes de l'amitié. Un tempérament fort elle aussi. Il me semble que je m'accroche à ce genre de personnes.
Mais c'est tellement fabuleux d'en apprendre plus avec ces personnes. Des horizons différents et généreux en apprentissage.
L'autre caractéristique de mes amies, c'est la discrétion et le respect de l'autre. Se retrouver, tout en laissant à son amie la liberté de disposer d'elle même comme elle le veut, c'est assez génial.
Exclusivité dans les sentiments, mais pas sur la personne. Ce qui rend les rapports constructifs et positifs.

Il y a quelques mois, Monique, amie de blog est venue tel un bouquet de jolies fleurs, m'offrir son amitié.
Attachante et spontanée. J'aime !
Une douceur timide, mais qui pousse à l'action. Elle est de composition facile. Raisonnable. Réfléchie. C'est un vrai plaisir mental. Je la découvre non-stop, quotidiennement à travers ses photos et ses textes. Je ne la perds donc pas de vue.
Sur mon blog, il y a eu aussi, dès le début, une main délicate et sympathique qui venait déposer son commentaire, avec discrétion. Une habitude réguliière qu'elle n'a pas perdu depuis. J'attends toujours avec impatience qu'elle se manifeste quelque part, pour avoir de ses nouvelles. Et lorsque cela tarde trop (à mon goût bien sur), je me manifeste en allant sur sa boite mail. Des échanges chaleureux qui m'ont poussé à m'attacher à celle que je considère comme une amie.  Cath m'est nécessaire aussi dans ces échanges quotidiens.

Zoulikha est arrivée en dernier, mais c'est à chaque fois du champagne. Habitant la même ville, nous pouvons donc nous cotoyer régulièrement. Ce qui ne nous empêche pas de nous envoyer des courriers internet. Ou même de nous téléphoner.
Ce contact avec elle a une autre raison d'être. Son beau pays. Je l'écouterais des heures entiières sur ce chapitre.

On idéalise sans doute nos "amis". Bien sur !  Comment faire autrement à partir du moment où on connait leurs qualités ? C'est donc là dessus que nous devons les juger. Parce qu'il faut bien reconnaitre que si nous devions nous arrêter sur leurs travers seulement, qu'est ce qu'ils devraient dire de nous alors ?
L'aspect extérieur de nos semblables est très souvent trompeur.
Si nous ne retenons que ce qui fait leur valeur, nous ne serons jamais déçus.
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne doit pas être prudent, dans le choix de nos amitiés. C'est même essentiel. Mais si par hazard on se trompe, ce n'est pas grave après tout. Car il n'est pas défendu de faire machine arrière.

L'amitié c'est un terrain de conquête. D'exploration. Puis de repos.
Si nous sommes arrivés à ce stade là, c'est que c'est le club "MED" en amitié.
L'amitié ne doit pas être un match de boxe. Pas de ring, ni de coups bas. Sinon, on est mal barrés...
L'amitié c'est un beau voyage !
Quand avez-vous commencé le votre ?


par sonja publié dans : Tranches de vie
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