Mon rêve

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  • : Ecrire est mon sport favori. J'aime observer. Voyager dans le monde de l'imaginaire. Je suis une flaneuse. Je marche souvent, et parfois mon vélo me porte au dehors de la ville. J'aime lire. Faire des recherches. Echanger de l'amitié ou de la culture. Je
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Lundi 4 juin 2007

915716.jpgAvant de m'éloigner.
Un voyage...

Une fenêtre ouverte,
sur les routes de l'internet.
Un éventail de couleurs,
au parfum vanille.
Rendez-vous arc-en-ciel.
Aux sons bengalis.
Flamboyants en feu,
pour un tunnel raffraichissant.
Parasol verdoyant,
pour de l'ombre gagner.
En conversation animée,
trois élégantes,
en robes mouvements.
Papillon velours.
Petite fille amour.
Confiture miel.
Sur ses doigts délicatesse.
Fruits accrochés.
Soleils à croquer.
Sur une branche perchés.
Deux enfants gourmandise.
Mer en turquoise.
Ciel azur.
Nature des iles.
Delice de la brise.
Caresse en délire.
Couplets mélodies.
Flânerie des yeux.
Pour de la poésie rencontrer.

Résidence jolie.
Accroche coeur en textes.
Balades folies,
sur un jardin Paradis.
Vacances colonies,
en douces flâneries.
Lumière en habit.
Sur le fleuve de nos pensées inviter.
En nuances s'écoule.
En  volée se dépose.
Douceur des silences.
A la mémoire s'impose.
Un grand livre en pages,
pour de nombreux voyages.

Avant de m'éloigner,
ce matin une clef j'ai trouvé...
Puis-je vous la prêter ?

par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 4 juin 2007

S'envole le temps...
Vole l'oiseau.
On ne peut le retenir.
Le poisson s'échappe.
Profondeur liquide.
Gazelle en fuite.
Renard en chasse.
Qui peut leur interdire ?

S'envole le temps...
Sur ses premiers pas chancelle.
Les mois se succèdent.
Lui aussi a grandi.
L'adolescent apprend la vie.
Sur ses pas,
l'adulte s'est imposé.

S'envole le temps...
A deux leur nid ont construit.
Une part d'eux fabriqué.
Douceur de vivre.
Ou chagrins quotidiens.
Un peu de leur liberté,
en commun ont mis.
Pour dans une cage se retrouver.

S'envole le temps...
Sur leurs pennes un peu portés,
par des parents attentionnés.
Les oiseaux ont quitté le nid.
Comme le poisson,
entre les doigts ont glissé.
Comme la gazelle,
de la distance ont mis.

S'envole le temps...
A deux,
ou en solitaire.
Les premiers sillons se sont gravés.
Les souvenirs restés.
La jeunesse un temps a duré.
En fumée est montée.
Dans l'espace s'est éloignée.

S'envole le temps...
Le train de la vie ne s'est pas arrêté.
Pour lui aucune gare edifiée.
Son voyage a continué.
Il ne peut reculer.
Son but atteindre.
Qui peut l'arrêter ?

S'envole le temps...
Tiroirs de la mémoire.
En eux les souvenirs retrouver,
pour de jolies mélancolies.
Ou du sourire accrocher.

S'envole le temps...
doucement...
discrètement...
S'envole le temps,
pour ne jamais revenir.

par sonja publié dans : Prose poétique
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Samedi 2 juin 2007

Un appel est lancé.
Une petite révolution vient de naitre.

Une vanne on vient d'ouvrir.
Une deferlante limpide s'écoule.

Elle ne semble plus vouloir s'arrêter.
De jolis mots je suis inondée.

D'amicales pensées s'instalent.
Pour mon blog agrémenter.

Des perles rares viennent de s'aligner.
Un fil d'argent les a réuni.
Une longueur généreuse les a invité.
Pour sur mon blog voyager.
Tous ces noms,
autour de Michka étaient accordés.
Merci pour l'amitié,
ainsi partagée.

De mes écrits parfois j'ai douté.
Plaisir de vous écouter.
Delice de vos pensées.
A la douceur de vos melodies,
me voici habituée.

Si j'étais peintre,
c'est sur la toile que je fixerais vos noms.
Si j'étais musicienne,
c'est sur des notes que je composerais vos temperaments.

Commentaires lumières.
Commentaires sourire.
Commentaires douceur.
Commentaires serieux.
Merci pour tous ces éclats,
scintillants de générosité.

Pour un appel lancé,
j'ai aimé cette révolution...


par sonja publié dans : Prose poétique
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Mardi 29 mai 2007

La confiance est un joli navire de croisière.
un voyage d'agrément pour de riches decouvertes.
L'instant de l'embarquement est arrivé.
Le batiment on examine.
L'envie de s'ouvrir est ce qui prime.
La raison nous murmure la prudence.
Le coeur nous invite à nous elargir.
Eccueils et iceberg se sont dissimulés.
A notre boussole il arrive de s'affoler.
Profondeurs des océans,
tes courants mènent les voyageurs.
Tous se laissent porter.
Le voyage a commencé.

Confiance totale ou relative,
le départ vient d'être donné.
Avec nos amis allons voyager !
A l'étroit nous ne devons être.
La confiance,
d'espace a besoin.
Elle aime harmonieusement s'accorder.
Le doute n'est pas permis.
Ouvrir ses mains et nos amis rassasier.
Abondance de l'échange.
Sentiments expressifs.
Sentiments en partage.
Sentiments constants.

Bouquets confiance,
pour un amour fidèle.
Une connaissance vient à passer.
Son espace intérieur mesurer,
puis largement donner.
La confiance ne se nourrit pas d'hésitation.
De franches coudées s'enrichit
Rien n'est gagné.
Par des "Titanic" nous pouvons être portés.
Mais jamais nous decourager.
La mer ne pas condamner.
L'humanité a besoin de confiance,
pour à sa survie contribuer.

Et si d'amour vous êtes assoiffés,
votre confiance accorder.
Le plus grand des plaisirs ?
Celui de donner !

par sonja publié dans : Prose poétique
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Mardi 29 mai 2007
Rêves bleus.
Ou rêves tout court.
Une manière de fuir la réalité.
L'imaginaire inviter.
On ouvre une porte.
Dans un autre monde pénêtrer.
L'élargir.
Le conquerir.
On s'impose dans ses allées.
L'accueil y est joli.
L'esprit invente des intentions.
On voyage à visage decouvert.
Doux, tendres,
ces voyages notre vie agrémentent.
Ses ailes nous couvrent de ses bienfaits.
La liberté envahit nos pensées.
De ces balades,
ne plus revenir.
Si on le pouvait,
à jamais s'évader.
La nature,
ces espaces vient nous offrir.
Avec elle,
voguer sur les rêves oubliés.
Des images imposer.
Aux souvenirs revenir.
Un autre horizon accueillir.
Le passé rêver,
si delicieux il est.

Rêves prolongés.
Rêves à appeler.
Rêves desirés.
Rêves en mirages.
Rêves en folie.
De rêves s'entourer,
pour la réalité momentanement oublier.
On sait aussi rêver à deux.
Une main ne plus lacher.
Une escapade dessiner.
Ouvrir un espace bonheur.
Echapper à la réalité.

Rêves bleus.
Ou rêves tout court.
Des rencontres animées.
Pour un feu d'artifice suivre.
En flèches ou en feux.
Douceur du rêve.
Que de poésie on habille.
Rêves d'amoureux.
Rêves en fuite...
J'ai déjà décroché.
Voudrais je revenir ?
par sonja publié dans : Prose poétique
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Mardi 29 mai 2007

Depuis que j'ai ouvert une porte sur le blog, je me suis interessée à celui des autres.
Un reflexe normal, car les blogs sont un grand marché coloré, aux goûts variés.
J'ai bien sur cherché dans la catégorie qui m'attire le plus.
C'est ainsi que j'ai fait la connaissance avec celui de Michka. C'est un bouquet de tendresse, de calme, de grâce, de recherches, de formes et de mouvements... c'est aussi une fenêtre d'amitié et de convivialité. J'aime m'y poser pour mon bain de nouveautés, et de beautés. S'accrocher à ce blog, cela veut dire qu'on va laisser au moins une heure de notre temps... voire plus.
Epoustoufflantes images qui se succèdent. Merveilleux paysages où s'invite une faune nombreuse.
Delicates couleurs ou tons fauves et ors. Les verts se succèdent en vagues. Les bleus et les azurs accrochent le regard. Douceurs d'incomparables instants... on a à chaque fois,  l'impression de se projeter dans le cadre. Rien n'est jamais à l'identique. On a l'impression de recherche vers ce qui peut échapper au regard qui loupe le détail.
Ce blog, c'est les grandes vacances. Une récréation perpétuelle...
Heureusement que j'ai de nombreuses occupations à l'extérieur, sinon, j'aurais bien du mal à décrocher de la toile de l'internet.
C'est à travers ce  blog que j'ai aussi commencé à fouiller du côté des blogs dont il a laissé les liens. Voilà une excellente idée. Je suis trop curieuse pour laisser passer une telle opportunité.
Et puisque nous avons la clef des autres maisons de l'intime, alors, je m'y suis glissée discrétement. A pas de loup. Sans bruit. De ci, de là, j'ai bûtiné... flâné... voyagé... et mis mes pas dans celui des autres.
Delicieux !
J'ai fait une cueillette impressionnante de renseignements. Il y a de la richesse dans tous ces petits cadeaux.
Pour l'heure, je ne suis pas allée bien loin dans mes investigations. Je manquerais de temps, quoiqu'il en soit.
Mais j'ai déjà ouvert une sympathique panoplie que j'essaie de visiter régulièrement. Au moins une fois par semaine. Mais quel joli piège... dès qu'on est prisonnier de ces blogs, c'est comme un manège. Une magie tournoyante. on veut faire court, seulement, l'aventure commence, dès la première lecture ou image.
C'est de la générosité en images, en coups de pinceau, en sons, en rondes, ou en poésie.
Combien le choix du regard est difficile.
Ce matin encore je flânais sur les routes des fleurs, des insectes et d'un petit chien au museau charmant. Je me suis accrochée aussi surement que l'insecte sur son morceau de branche ou de feuille. Le héron m'a charmé. La rose m'a conté. Le vent dans le feuillage m'a murmuré. Avignon m'a réchauffé. L'amitié m'a souri. Et un petit chiot m'a fait craquer...
E le rêve continue...
On a besoin de champs de rêves. D'espaces qui font rire et sourire. La nature nous prend tout le temps par la main pour nous faire danser. Elle plante dans notre mémoire et notre esprit, de merveilleux jardins composés, riches, variés et généreux.
Pour qui ne peut s'échapper de son ordinnateur, l'internet est la meilleure des compagnies.
Tout comme le téléviseur, voilà un endroit qu'on ne peut fréquenter partout.
Le danger est à chaque détour du chemin. Mais si on sait faire le meilleur choix, c'est du baume pour le coeur. On arrive même à voyager à l'étranger. A n'importe quelle heure de la journée. Sans aucun frais. Sans passeport. Sans frontière. Vous ne trouvez pas cela extraordinnaire ?
J'ai pu me rendre en Chine, en Martinique, en Suisse, en Afganisthan, au Canada,  en Nouvelle Calédonie souvent, en Algérie régulièrement... mais vous pouvez aller plus loin ou plus prêt. A vous de choisir votre billet de passager. Vous reviendrez enchantés, c'est garanti.
Le temps et l'espace appartiennent à celui qui se sent libre comme l'oiseau qui s'élève... ou l'abeille qui fait son choix du mannequin, pour fabriquer son miel delicat.
La liberté de nager dans les profondeurs de l'Océan des pensées et des coeurs, que l'on ne connait même pas.
Un doux rapprochement des personnalités, quand les hommes sont devenus fous, au point de couper la branche sur laquelle ils sont assis...

Merci Michka pour tout le temps que tu nous offres, à travers tes belles voyageuses...

Allez ! Approchez vous, poussez delicatement le lien de sa porte, et pénêtrez dans son monde enchanté. Le seul lien qui soit posé sur mon  blog... parce que je ne sais pas encore comment y mettre les autres.
Que voulez-vous, on ne peut être champion en tout...

Merci Michka !

par sonja publié dans : Cadeaux
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Dimanche 27 mai 2007

Lagon cristal.
Ile vulnerable.
Corail en péril.
Turquoise ou emeraude.
Dans un écrin velours,
au milieu du Pacifique navigue.

Baleines et requins,
ses eaux habitent.
Raie manta,
au festin s'invite.
Poissons couleurs,
Joyaux des coraux.
Une récréation pour les yeux.
Ballons transparents,
le ballet des meduses a commencé...
Laissez les passer.
En grande assemblée,
mulets et rougets se croisent.
En richesse l'océan s'écrit.

Azur lumineux,
en delicatesse posé.
De la tendresse,
aux yeux donner.
Cocotier en ombre.
Sable fin tapis.
Moiteur de l'instant qui voyage.
Sous la caresse de la brise,
un peu rêver.

L'oiseau marin voltige.
En poids plume,
le bengali emerveille.
Minuscule passereau joueur.
Aux trilles infinies...
Cones et escargots porcelaine.
Coquillages variétés.

Flamboyant en feu.
Tiaré eclatant,
en crème ou en blanc.
Belle tahitienne,
à son oreille l'a accroché.

Lagon cristal.
Corail en péril.
Turquoise ou emeraude.
Nouvelle Caledonie,
brulant souvenir,
d'un temps qui ne peut revenir.

Ile vulnérable.
En voyage me voilà partie,
sur l'océan de mes pensées...

par sonja publié dans : Prose poétique
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Vendredi 25 mai 2007

Les belles journées se succèdent. Nous voilà donc plus souvent à l'exterieur.
Roannais en balades ou en flâneries. C'est dans les rues de Roanne que je les retrouve.
L'hibernation vient de se terminer. On s'éparpille dans la ville. Les occupés se depêchent de courir vers leur lieux de travail. Mais il y a tous les autres, comme moi, qui devenons des vagabonds.
Nous disposons de plus de temps, on peut donc se permettre de suivre du regard ceux que l'on croise. Ou ceux que, de loin, on reconnait, parce qu'habitant la même ville.
De plus en plus souvent, je rencontre ma vieille dame. Celle qui a composé avec sa solitude.
Plus jamais je ne l'ai revue au Mac'Donald où j'étais sa voisine de tablée, et vers qui j'avais osé une approche.
Elle a toujours ce regard plongé dans un lointain, où l'observateur est absent.
Elle vient de rentrer au Monoprix, après s'être arrêtée devant la vitrine où de jolies robes s'offrent aux passantes. Un arrêt qui s'est prolongé pour le plaisir d'une robe à bretelles. Rouge. Une coupe classique.
Je peux imaginer le cheminement de ses pensées.
S'attarder. S'autoriser le souvenir d'un temps où elle portait ce delicat vêtement frais. Je suppose qu'elle sourit à cette mémoire qui lui renvoit une époque pas si éloignée que cela. Une promenade sur les routes de la pensée. La distance en années semble si lointaine... il suffit pourtant de faire un retour en arrière, pour qu'aussitôt, tout soit réduit à un "hier". Des images doivent se superposer depuis cet "antan" presque palpable.
Un joli retour, où la jeunesse était son alliée. Sa beauté de jeune femme, cet avantage qu'elle pensait durable. Lorsqu'on est jeune, on ne songe pas qu'un jour les rides seront notre nouvelle identité. Et les douleurs de la vieillesse, notre compagnon de tous les jours.
Devant cette robe, elle a du ouvrir une fenêtre donnant sur une cour, dans lequelle s'impose son jardin secret.
Elle a dû toujours être menue. L'oeil vif. Avec la volonté de vouloir croquer la vie. N'ayant pas menagé son énergie.
La voilà à présent dans cette robe qui lui sied si bien. Elle épouse son joli corps de jeune fille.
Une robe qui lui permet de traverser la ville avec un rien de fierté. Passer devant une vitrine, et elle s'attarde sur sa silhouette qui lui renvoie une gracieuse jeune femme. D'un pas nonchalant elle circule, un sourire confiant au coin des lèvres. Ses longs cheveux bruns ondulés, lachés en cascade sur ses frêles épaules.
Petite dame menue, comme vous étiez belle, en robe de jeunesse. Vous courriez dans un champ de jolies fleurs, dont vous étiez l'une d'elle.
Vous souvenez vous combien le chant de l'oiseau, le bleu du ciel, les étoiles, le soleil, pour vous composaient la beauté ?
Votre jeunesse qui fit entrer en emoi votre coeur, pour les beaux yeux d'un jeune homme...
Vertige de la jeunesse. Jeunesse qui demarre l'école de l'expérience. Jeunesse qui ne s'inquiète de la vieillesse qui l'entoure. Jeunesse pétillante et gentille.
La vieille dame éprouve à présent une petite pointe de regret, pour ce temps qui s'est envolé. Qui n'a pas su demeurer... Sur son visage et son corps, il a ajouté beaucoup trop d'années.
En solitaire elle continue ses marches quotidiennes. Son interêt pour les autres n'est toujours pas sa préoccupation. Depuis si longtemps elle est absente. Elle ne veut plus de nous dans sa vie. Elle ne desire même pas qu'on pénêtre dans son monde. Elle a pris l'habitude de ne pas avoir besoin des autres.
Comme toutes les fois que je l'aperçois, j'éprouve un certain plaisir. Elle m'est devenue familière. Comment ne pas sourire lors de ces rencontres ?
Demain, je serais elle !

Je me détache d'elle pour suivre d'autres personnes. D'autres vies. D'autres idées. D'autres pensées...
Des échappées qui me conduisent au seuil de l'imaginaire.
Je rencontrerais encore la vieille dame. Elle m'emènera au grè de ses pas, pour un autre voyage. Au coeur d'une vie passée, que je devine...
Et je vous raconterais...

par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Mardi 22 mai 2007

                                                                                                          ... / ...

Voilà venu le moment de plonger. Les hommes se préparent. Ils vont entreprendre une plongée de dingues. Les voici donc dans l'eau. Les requins vont au contact avec les hommes qui les repoussent à l'aide d'un baton. Le requin tigre s'éloigne. Ils sont nombreux.
Les accidents
 sont rares avec les requins, nous expliquent-ils. Et ils restent être des accidents.
Une moyenne de six par an.

Le moment tant attendu arrive enfin.
Celui avec une rencontre d'un autre type. Avec le plus grand des prédateurs des fonds marins. Le grand blanc. C'est dans l'allée des requins qu'ils le retrouvent. C'est le mammifère le plus rapide.
Il atteint un 80km/h quand il est en chasse. Il s'agit du mako. Un requin légèrement plus petit que le requin blanc. Il faut noter que c'est un animal discret et silencieux. On le voit à peine bouger dans son élément. Plus d'une tonne, mais qu'on n'entend pas approcher.
Quel animal !
Il faut le voir. A donner la chair de poule.
Les requins ne cessent de venir caresser la coque du bateau, pourtant les hommes vont plonger. Ils n'ont que dix minutes pour le faire, entre chaque retour de la bête. C'est beau et effrayant en même temps.
Pas rassuré Nicolas Hulot... On le sent tendu. Mais on peut relever en même temps cette volonté de la passion pour la découverte. Ils vont plonger sans la protection de la cage.
Ils nous expliquent que ce sera la première fois que des plongeurs feront cela. Le pays cotier qui a délivré cette autorisation l'a fait sous différentes conditions qu'ils nous expliquent.
Les voilà qui se laissent glisser dans l'eau. Deux par deux. Ils ne restent pas très éloignés du coeur des
quelpes. Une sorte de forêt végétale. Pour un replis en cas de danger.
Les requins ne s'y aventurent pas, pour ne pas se trouver piégés. Le requin doit nager en permanence s'il ne veut pas mourir. Une demi heure d'arrêt, et il est mort.
Combien le nageur peut être petit à côté de ce monstre marin.
Voilà que les balades entre deux eaux commencent. Les hommes ne doivent pas le perdre une seule seconde de vue. Mais il réussit malgré tout à surprendre les hommes lorsqu'il apparait. Ils ne le voient surgir qu'au dernier moment. Le voilà qui repart, pour revenir à contre jour, à la surface.
Il s'approche. Aucun signe d'agressivité. Il semble calme et repu.
Le jeu se prolonge. Jusqu'à ce que lors d'un retour, l'un d'entre eux arrive dans le dos de Nicolas Hulot. C'est le second plongeur qui l'aperçoit. On sent le mako aller au toucher avec Nicolas.
C'est le geste de la main du compagnon de Nicolas qui le chasse...
C'est le moment de rentrer. Il ne faut plus attendre.
La tension est palpable de part et d'autre.
Même moi assise confortablement sur mon fauteuil, je suis tendue.
Epoustouflantes minutes.

Dès qu'il est sur le bateau, on peut sentir que retrospectivement, Nicolas Hulot s'est fait peur.
Il nous explique que le requin, lui aussi prend des risques quand il doit attaquer...

Et puis voilà qu'après les richesses des fonds, la caméra se promène sur le cortège des baleines. Elles migrent vers leur lieu de reproduction.
Etre aussi grand, aussi lourd, et pourtant detenir une grâce légère... aérienne...


La nature detient des lois et des stratégies qui nous depassent. Et dire que l'homme a touché à la plus belle organisation d'un ecosystème fragile... Quelle folie !

Toutes les politiques ne pourront lacher leur pouvoir et leurs stock options, pour descendre jusque dans les cours de la nature.  Il ne lui autorisera jamais le temps de la réparation, ou de la reproduction.  Ils pourront signer tous les traités, faire toutes les promesses... ils ne lacheront jamais la puissance pour l'ombre.
L'homme n'est pas naturellement enclin à la modestie. Lorsqu'il possède, il ne sait plus partager.
Il lache des bombes sur d'autres humains. Qu'est ce qu'un ours ou un scarabé à ses yeux, à partir de là ? Moins que la valeur d'un autre homme.
Dès lors, pourquoi changerait-il sa façon de se conduire ?

Ce n'est pas par notre puissance que nous sommes plus grand. Mais par notre aveuglement !

Merci Monsieur Hulot pour la beauté des images et pour ce simple rappel !

par sonja publié dans : Regards
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Mardi 22 mai 2007

Une fois de plus, Monsieur Hulot a ajouté à notre menu, du rêve...
Ses reportages sont toujours aussi accrocheurs et magiques. Ses voyages au dessus de notre planète ne sont pas de simples effleurements.
Cet homme passionné et amoureux, nous transmet toutes les beautés et fragilités d'un  ecosystème bien organisé. De belles leçons de modestie également. Ses commentaires sont la temperature de notre environnement. Il le fait avec respect et la mesure qu'il convient. Ce qui n'enlève en rien, au puissant message qu'il desire faire passer.
Combien d'années déjà qu'il traverse continents, mers et océans ? Pourtant, cet homme n'a rien touché au temperament qui l'anime. Ses livres sont du même matériau.

Venez, suivez-moi, un petit regard s'impose. Son reportage d'il y a quelques jours nous mène vers des horizons lumineux. Sous un ciel turquoise ou azur, la chaleur de la savane s'étale à nos pieds.
Entrons dans le sillage de son reportage. Un de plus. Mais impressionnant.
L'Afrique du Sud, berceau d'une faune unique au monde. Nous voilà donc installés sur la barque du plaisir. Quand à Nicolas Hulot, c'est dans son ballon à l'hélium qu'il avançait au dessus des zèbres en marche.
Une belle envolée de flamants roses s'est élevée. C'est en ce lieu qu'il y a la plus grande assemblée au monde de cet oiseau. Haut sur patte, il allie la grâce et la fierté lorsqu'il se déplace. Un ralentis en allongé. Les perturbations climatiques vont causer un grave problème de survie à ce bel oiseau au rose delicat. Les marais continuent de s'assècher... Les salines blanches autrefois comblées par l'eau, fragilise ce coin d'Afrique.
Une Afrique aux splendeurs multiples.
La migration des zèbres voit son potentiel richesse en eau, disparaitre à son tour, à une vitesse invroyable. Sur ce même passage, lors de la migration, s'installe les lions. Ils attendent avec impatience cette venue. Sans les zèbres, les lions sont voué à la disparition.
Il ne faut pas oublier que plus de 1000 zèbres sont devorés chaque année par les lions. En ce lieu.
Les grandes plaines d'herbivores, deviennent rares. L'environnement se fragilise. La migration conditionne l'ecosystème. Elle est l'ingénieur des ecosystèmes.
Il y a 150 ans, au fond de l'ancien lac, il y avait de l'eau douce. A présent, ce n'est plus qu'une immense surface saline.
Nous sommes en train d'assister au spectable des dernières grandes migrations d'Afrique.
Et quel spectacle !
Il y a quelques années encore, on pouvait voir les éléphants parcourir de grandes lignes migratoires. Les dejections que ces pachidermes laissent derrière eux sont une protection pour les autres animaux. Là où passaient avant, les éléphants, des arbres s'installaient sur ce parcours. On pouvait observer les quelques rares couloirs qui s'étendent sur d'anciens passages. Mais ces arbres disparaissent peu à peu, eux aussi. Le desert prend à chaque fois, un peu plus de place.
Et lorsqu'il n'y a pas d'herbivores, tels nos zèbres, il y a le feu. Là où il y a encore des herbivores, l'Afrique ne connait pas les incendies.
L'Afrique a aussi trouvé le moyen de protéger cette faune, contre un autre danger. Les braconniers. La grande barrière qui coupe cet ancien passage, est fermée et mieux surveillée.
Bonne initiative, bien qu'elle génère un autre problème. Celui de la consanguinité, du fait que ces animaux finissent par se reproduire entre eux...
Mais les africains ont fait quelque chose, puisqu'ils gèrent un parc de 200 éléphants.
En France, pour seulement cohabiter avec quatre ours, l'homme mène une bataille honteuse... il y a de quoi halluciner. Quatre ours, contre 200 éléphants ? Serions nous plus égoistes ?
L'espace se reduit pour les grands animaux.

Puis est venu le moment de danser au dessus de l'Océan. Grandiose !
Tout le monde était en attente du gigantesque serpent de sardines. Sur des kilomètres...
Leur migration déclanche celle de toutes la chaine de l'ecosystème de ces côtes africaines.
Le rendez-vous en ce lieu particulier, attire les dauphins, les baleines, les requins et les fous de bassan. Des rencontres à vous couper le souffle.
Les plongeurs, eux aussi sont en attente à cet instant précis, du grand plongeon dans l'Océan. Un Ocean qui s'est légèrement troublé d'écailles. Un vrai rideau opaque.
Les scientifiques et les observateurs ont remarqué ces dernières années, que les sardines, descendaient plus en profondeur. Hors d'atteinte des requins et des oiseaux.
La raison vient du fait que les eaux sont trop chaudes pour le grand serpent noir. Il va donc chercher encore plus bas, ces courants froids qui donnent la température idéale pour la sardine. Ce poisson évolue dans des eaux entre 14° et 20°.
Voilà que les fous de bassan comment à s'agiter. Que les baleines sont en vue. Un signal semble avoir été déclanché. Quand aux dauphins, ils ont demarré leur ballet, à la suite du serpent noir.
La stratégie des dauphins est ingénieuse. Etant donné qu'il n'y a qu'eux qui peuvent plonger dans les eaux profondes, et qu'il est aussi le nageur le plus rapide, après le maco... cet ingénieux animal va les chercher, les isole en boules de sardines, les assoment par des ondes, puis les font remonter à la surface. Car les sardines n'ont qu'une hate, echapper au daphin.
Le départ est donné. C'est là qu'arrivent nos grands oiseaux. Ils foncent vers l'océan, en des piquets à donner le vertige.
Imaginez l'impact... à plus de 60km/h, toutes ailes rentrées, ils vont percuter ce mur liquide. Ils sont 120 000 pour un chassé croisé entre oiseaux. Impressionnant !
Vous regardez, et vous vous demandez si cela est vraiment possible. Vous savez maintenant pourquoi on les appelle les "fous". Pendant des minutes interminables, c'est un vrai feu d'artifice. La vitesse de propulsion ne semble pas avoir de fin.
Les requins restent à distance, car plus oportunistes et moins rapides, dans cette course à la prédation. Mais dès qu'il y a les détonations des fous de bassan, lorsqu'ils percutent l'eau, ils se précipent sur le ban qui essaie de fuir en desordre et vers le bas.
Le dernier grand festin dura plus de quatre heures. C'était en 2003.
Aujourd'hui, les fous de bassan n'ont que quelques minutes pour se nourrir.
Si la mer continue à se réchauffer, les fous de bassan risquent de mourir de faim.

 

                                                                               ... / ...

par sonja publié dans : Regards
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