Ombres montantes
Façonnent le paysage
Le soir arrive trop tôt
Les reflets font leur dernier numéro
L'aigrette fauche l'oublieux poisson
De crépuscule s'habille la forêt
Sur le rivage
A la toile végétation
S'accrochent les lucioles
Troncs impressionnants
Les fantomes de la nuit avancent
Ils rient de nos frayeurs
Montent à l'assaut du décor
Imposent leur majesté
Paisible
Le lac entre dans sa nuit
Se fige son miroir d'eau
Dessine les formes et les mouvements
S'entoure du parfum humide de la terre au repos
Le silence du jour peu à peu disparait
L'espace s'allume de mille étoiles
Calmes heures qui défilent
Sur un ciel sans lune
L'espace
De nuit s'habille
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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Magnolia au grand coeur
Pétales douceur
S'ouvre papillon
S'étale éclat bonheur
Sous baisers rayons
Sur son arbre accroche fleurs
Etourdissant parfum
Entre les feuilles s'élève
Embaume l'espace
Cueille les regards
Eclatante de blancheur
Ou tendres couleurs
En coupes fragiles
Magnolia ravie
Le butineur ami
Tourbillonne de candeur
Vertigineux ballets
Pour une si grande fleur
De beauté compose ses mouvements
Vole en jupon
La nuit venue
Corolles se ferment
Delicieux magnolia
Etincelante splendeur
Frémissante de lumière
Entoure ses feuilles
par sonja
publié dans :
Prose poétique
7
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Rivière roule
Se défoule
Mousse ses flots
Cailloux emporte
Cascade en vagues
Verte campagne
Dans un sous bois se cache
Sa source déverse
Pure et fraiche
L'eau murmure
Dans son écrin verdure
Son rire attire
Se mélange à la brise
Foule l'herbe bien mise
Emporte feuillage
Sur ses routes sinueuses
Ouvre ses portes
Pour fleuves rejoindre
Infatiguables rivières
De doux refrains chantent
Pour dame nature
Dessinent et peignent
Ou font des rondes
par sonja
publié dans :
Prose poétique
4
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Enfin le printemps s'approche
A petits pas s'impose
Toits et jardins de bonheur roucoulent
La ville rosie sous les rayons soleil
Les terrasses de sourires explosent
Dès que la rosée matinale s'évapore
Les champs batifollent en fleurs
En murmures vagabondent
Enfin le printemps s'anime
A grands coups de couleurs
Vallons et forêts chantent leurs reflets
Une cascade bruisse de plaisir
Les montagnes se chevauchent en courbes
Dès que l'astre du jour s'élève
Le ciel embrase l'horizon
Enfin le printemps se donne
Sur les routes de campagnes
Un croisé de verts s'élance
En piquet
Le rapace sur l'herbe haute plonge
Le mammifère prend la fuite
L'oiseau décole
Un instant le papillon se pose
A sa tige la coccinelle s'accroche
Le chevreuil
Le sous bois rejoint
Une foison de lumières pétillent
Des contre-jour caressent les feuilles
Pour leur profondeur animer
Enfin
Le printemps organise sa magie
En couleurs, en parfum
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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Dans ta jupe à volants
Ourlée de couleur tendre
Sur l'éclat de ta toile
Lentement
Glisse la rosée délicate
Oeillet discret
Dans la brune chevelure de l'Andalouse
Dansant un flamenco effréné
Tu poses
Le temps d'une soirée
A leur boutonnière
Les messieurs t'accrochent côté coeur
En bouquets serrés on t'offre
Sur ta longue tige
Fièrement dressée
A de nombreuses cérémonies
Tu es invitée
Petit oeillet d'inde
Ou sauvage dans les champs
Bordé de dentelles
Mille couleurs t'habillent
D'éclats soleil
Radieuse et secrète fleur des coeurs
Tu es ma préférée
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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La paresse s'étire
L'esprit et les sens engourdis
S'étale au point de prendre toute la place
Elle se moque du temps qui passe
Elle a saisi son seul espace
Elle ruine les volontés qui se hazardent à la contrer
Tenace réaction que celle de l'indifférente continuité
Dans son lit
L'infatiguable paresse se retourne
Comme pour mieux aprécier sa tranquille position
Tout lui parait insignifiant
Hormis son plaisir profond
Incroyable repos permissif
Elle laisse aux autres la raison
Elle ne doute de rien
Pourquoi désespérer ?
Le mot "repos" pour elle fut inventé
La paresse en a fait son maitre mot
Rien ne l'agresse
Ni la presse
La paresse invente son temps
Au grè de son seul mouvement
Ne pas la déranger
Même par grand vent
Elle risque de ne pas s'en remettre
Elle coule en lac dormant
Dans un silence environnant
par sonja
publié dans :
Prose poétique
4
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Sur la toile aux froissés en dégradés
L'aurore vient de s'allumer
Un vol groupé
Emporte les premières brassées
Grandes ailes déployées
L'oiseau matinal coure vers son aventure
Guidé par les premières lueurs
Les passereaux sortiront
Grands ou petits
Poids plumes voyageront
De branches en buissons
La nature cueille la flore et la faune
Sur sa pendule temps
Les routes du ciel se croiseront
La nature exhale les senteurs
Cueille les arômes
Respire le bonheur
Improvise des formes
Dès que la brise flâne au milieu de la végétation
Hauteurs estimables
Sa majesté le soleil entre en scène
Pour une magique embrasée
Rires en fleurs
Fête des coeurs
Ces reines de beauté
En attente de butineurs
Défilent sur leurs jolis pieds
Princes et princesses
A de délicieux ballets s'inviteront
Au bruissement de la valse printemps
Leur grâce imposeront
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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Une nouvelle journée s'installe
S'accroche douceur
Je la veux printemps
C'est en rosée matinale
Qu'elle m'offre ses pétales
Aux aurores
De mon sommeil m'éloigne
Pour cueillir les plus belles roses
Celles des premières lueurs
Des minutes avant le lever des hommes
De la ville m'échappe
Grisantes amours
En bouquets chanteurs
Les oiseaux donnent
En dentelles
Les montagnes devine
Une brume légère s'élève
Pour voiler dame nature
Encore deshabillée
Une source murmure
Sa chanson douce
J'aimerais lui parler
A ma voix demeure sourde
Le long de sa sinueuse route
Sème sa joie
Les ombres de la nuit
Déjà cueillent les premiers éclats
Les géants feuillus
Avancent vers moi
Ils ne sont plus en pyjama
Le paysage danse avec moi
Se teinte doucement
Dans la forêt me perdre
Une journée seulement
Pour rêver d'autrefois
La rose est en larmes de joie
La rosée vient de lui donner un baiser
Qu'elle garde encore un peu
Même si le soleil la caresse déjà
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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Froissé de rose
Un bouton se déroule
En coupe
Offre son coeur ivresse
Tourbillons parfumés
Courent les murs
Des cours s'échappent
En cascades
Des fenêtres dégringolent
En bouquets
Dans les jardins se réunissent
Eclats scintillants
Caresses légères
Ses larmes matinales
La rosée dépose
Rose du soir
Doucement
En arômes tendres
Le crépuscule la cueille
Beauté charmeuse
En reine s'impose
Sous la plume du poéte
Le temps suspend
Des noms célèbres
La main du jardinier lui compose
Un amour de rose
Tous les jours se donne
A sa tendre amie
Ou à la femme de sa vie
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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C'est le temps où deux bavardes
D'un bon pas
Sur leur chemin échangent des nouvelles
Deux demoiselles
Au plumage damier
Des affaires de voisinage
S'en vont conter
Leurs ailes au repos
Flânent à pattes
Le printemps leur font rencontrer
Un couple en grisaille
Faisant courbettes amusantes
Des coups de becs douceurs
Sous le charme
Dame "pigeonne" s'en laisse raconter
Ce n'est plus l'heure du gôuter
Sous leurs pattes posé
Le repas est vite oublié
Le temps des balades amoureuses
S'accordent en notes délicieuses
Goûteuses randonnées
Au fil des rencontres "nature"
Tendresse et sourire
Pour des envolées ailées
par sonja
publié dans :
Prose poétique
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