Mon rêve

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Samedi 17 mai 2008


D'où qu'elle vienne
L'enfance est un bouquet de violettes

Frémissantes petites fleurs
Aux nuances plein le coeur

Leurs jeux et leurs chants
Parfums joyeux et grisants
S'offrent aux oiseaux

En de jolies farandoles
Font des rondes lumineuses

Plumes et rires
Dans les villes
Eclatent cristalins
S''envolent de villages en villages
Pour rejoindre leurs mirages


Fragile enfance
Croque la vie
S'agite sous la brise du temps
Ou se blesse sur les roches de la violence

Délicate petite fille du Niger
Sous une masse de cheveux en désordre
Eclate comme un soleil

Tendre enfant du Vietnam
Sous son chapeau vagues
Interroge avec douceur

D'où qu'elle vienne
L'enfance est un bouquet de fraicheur

Elle n'a que des rêves

Garder son espace liberté
Ne pas grandir trop vite
Découvrir de nouvelles choses
Donner des baisers
Demander une caresse
Dire des "Je t'aime"
Sourire avec leurs yeux
Courir vers les bras tendus
Pleurer un tout petit peu
Se laisser consoler beaucoup

D'où qu'elle vienne
L'enfance est un bouquet  d'amour
Une violette bonheur

par sonja publié dans : Prose poétique
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Samedi 17 mai 2008

 


Une journée banale
Devant l'indifférence générale
L'air de rien passe
Cherche une place

Errance morale
L'esprit vers le néant s'évade
Le regard s'envole
Vascille comme un automate

Aux rêves ne m'accroche
Les bleus s'élancent
En vagues décrochent
A l'horizon flânent

Solitaire espace
Les pensées voyagent
Au delà des mers
Des pays et des continents

Sereine journée banale
En ondée délicate
Sous un ciel étoilé 
Le temps de la paresse s'installe

Un rideau coloré s'agite
Pétille en éclats ondulés
Mes yeux s'embarquent
Sur la douceur d'une journée banale






par sonja publié dans : Prose poétique
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Samedi 17 mai 2008

- Dis donc le zébré, on peut leur demander de nous faire une petite place, pour aller jusqu'au carrefour prochain.
- Tu as raison, osons. On prend une fenêtre chacun. Tu expliques à la dame notre fatigue passagère.
   Moi je m'occupe du chauffeur.



- Dis donc longues oreilles, tu ne m'avais pas dit que tu aimais les croquettes ?
- Tu ne m'as jamais demandé quels étaient mes goûts !
- Tu es gonflé mon lapin !



- La prochaine fois qu'il vient faire ses bulles à la surface, je plonge la patte. Je vais lui faire passer l'envie de
  me narguer à cet oiseau à écailles !
  J'ai tout mon temps...



On peut bien partager ses graines aussi... et son coin de toit.
La queue en panache notre peluche rousse ne se laisse pas détourner de son repas.
Dame pie s'en va quérir un endroit plus clément. Le bruit du grignottage incommode l'incommode !




- Décidemment, les hommes ne savent pas quoi inventer pour nous empêcher de prendre notre repas sur place.
  Ce n'est pas ce panneau qui me fera partir.




Un petit coin de puits pour un brin d'ombre cueillir.
Un repos bien mérité pour deux chasseur épuisés.
La somnolence s'installe délicatement.
Sur un dernier regard aux alentours... et interdiction de passage aux chiens !

Et si j'allais cueillir la pause  nuit ?
Sans remord, je vous abandonne !



par sonja publié dans : Sourires
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Jeudi 8 mai 2008

Il suffit d'une toute petite chose
Pour que le rire explose

Une simple pincée de bonne humeur
Pour que différent nous paraisse l'instant
Une belle mesure de curiosité
Pour que danse le soleil

Sur les sentiers du coeur
Une balade éclats
Pour de son sommeil sortir

La joie pimente toutes les amitiés
Renforce des sentiments délicats

Les enfants débordent de bonheur
En fourires nous le disent
Le temps de l'enfance nous a quitté
Aurions-nous perdu notre rire ?

Qu'un sourire se dessine
Sur vos notes belles

Un voyage de rêve
Dans le monde de l'imaginaire
Ou celui de vos souvenirs

Douces pensées étoilées
Sur votre journée étincelle

par sonja publié dans : Prose poétique
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Jeudi 8 mai 2008

Lorsqu'il est à la maison, il n'hésite pas à s'emparer de la cuisine. C'est un fin gourmet, qui aime à préparer des recettes venant de sa terre natale. En famille, ou avec des amis, sa paëlla est reconnue partout où il a l'occasion de l'offrir. A chaque fois, c'était un véritable régal. Un peu bousculée dans ses habitudes la maitresse des fourneaux se laissait faire.
Il est si rarement à la maison. Ses chantiers le porte à de nombreux kilomètres de la maison.
Son arrivée met toujours du soleil dans le petit appartement, et dans le voisinage. Son humour debordant colle à sa personnalité. Un temperament qui ne laisse jamais indifférent.
Même les enfants recherchent sa compagnie. Il a plus d'un tour dans son sac. Il est un peu magicien avec ses mains..
Encore "ba-ba" disent-ils, lorsqu'il fini son tour de cartes ou d'objet qu'il fait disparaitre ou revenir à volonté. Les yeux des enfants brillent d'étonnement et de plaisir. Que de fois les ai-je surpris ainsi, attendant une suite...
Il n'hésite pas à raconter des histoires, en tenant un enfant sur lui, ou en gardant sa petite main dans la sienne.Les étoiles racontées par lui, c'est plus que merveilleux. Les enfants ne s'y trompent pas. Ils savent pourquoi ils l'aiment.
Pour les adultes, il a aussi de l'humour plein son sac à malice. Il n'arrête jamais de parler. Il est intarissable. Tout y passe. Ce qu'il ramène de ses journées "chantiers". La météo dont il en sait tout de même long.
Le tempérament des gens, qu'il dévoile. Pour qu'on sache comment vivre avec les autres, dit-il souvent.
Mais son passé a lui aussi ses entrées dans la danse. Sa tête est toujours pleine de choses délicieuses, ou bien un peu triste. Ce mélange des deux à la fois, c'est un peu normal lorsqu'on se raconte. La mémoire est la plus grande bibliothèque qui soit. Elle entrepose sans limite, sans qu'on s'en rende bien compte.
Il sait tout faire cet homme. Du moins, je le crois.
Il y a cette fierté en lui de ceux qui ont conscruit leur vie à la force de ses poignets, et de batailles terribles. Cela forge un caractère. Le sien est bien trempé, me suis-je souvent dit !
Son Andalousie revient  régulièrement dans ses discussions. Ses années adolescence trop vite écourtées. Ce Franco qui l'a fait fuir de son pays alors qu'il était dans l'amorce d'études qu'il aurait voulu atteindre.
De cette guerre qui se prolonge. De cette obligation de la faire parce que le pays d'accueil vous fait du chantage. Cette violence au sein même de l'armée. Il en parle souvent. Et jusqu'au bout.
Sa colère intérieure reste vivace contre l'injustice des guerres, au nom d'intérêts mafieux, dit-il. Il ne mache pas ses mots lorsque quelque chose le dérange.

Il a la franchise de ceux qui ont l'habitude de cotoyer les hommes simples. C'est un homme simple lui aussi, et très généreux. Ses années Algerie il les prend comme un cadeau. Sa seule épreuve, on le sent dans sa manière de parler de l'Espagne, c'est de ne pas pouvoir retourner en Andalousie. Dans son village. Dans son pays de naissance. Que d'années a-t-il dû attendre avant de le faire...
J'ai le souvenir que dans les années 60, une entreprise de travaux publics lui a proposé de venir travailler en France.
Ma mère était ravie. Elle faisait des projets, durant le temps de son absence. Il partit pour rejoindre Paris, et la Société qui le mit sur un chantier, pour un essai. Au bout d'une semaine, il me semble, le revoilà de retour à Alger.
Etonnemant général à la maison. Voici ce que j'ai entendu :
- Tonio, mais pourquoi tu es déjà revenu ? On devait te rejoindre... et ton chantier sur lequel tu travailles, on ne veut
   pas de toi ?
- Ecoute Margot, la France pour nous ce n'est pas bon tu sais...
- Pourquoi tu dis ça ?
- Dans ce pays là il fait froid. Le soleil il déménage souvent. La  belle exuse... qui était dupe ?
Ah, Margot est entrée dans une rage folle. C'était l'hiver, et à Alger il faisait froid aussi. Elle ne comprenait pas.
Adieu veaux... vaches... et les projets alors ? La mama espagnole fulminait. Elle voulait voir du pays. Changer d'endroit. Les enfants aussi, sans bien comprendre pourquoi...
Les voisins quand à eux, ils auraient bien dansé de joie s'ils avaient pu.
Va pour Alger, après avoir boudé un certains temps, tout est redevenu pareil. Evènements ou pas évènements, la guerre d'Algerie, en famille et en compagnie  des voisins, ils passèrent sur nous. Sur les commerçants du quartier. Sur les amis aussi.
Des larmes et des coups de rires.
En Algerie on rit beaucoup. Et le sieur "Antonio" aime cette terre d'accueil. Ses habitants se sont montrés généreux en amitié. Un jour il les quittera. Mais pas tout de suite. Rien ne presse.

Je me souviens de nos escapades vacances d'été sur les chantiers. Je crois bien qu'on y restait deux mois. De villes en villes, les routes les traversaient. Et jusque dans le sud.
Il était conducteur de travaux, et géomètre, jusqu'au jour de sa retraite.
Sur les chantiers il y a de gros camions, des buldozers et d'autres engins. Que de fois m'a-t-il fait faire un tour sur ces véhicules géants, pour la petite que j'étais. Installée sur ses genoux, j'avais le privilège de tenir le volant ou la manette. Mes manèges à moi...
J'ai le souvenir qu'à Alger, Affreville, ou même lorsque nous éitons à Marrakech, je le suis dans ses sorties du dimanche. On s'installe sur la terrasse d'un café ou à l'intérieur. Il commande sa boisson préférée. Moi, mon lait menthe ou grenadine. C'est devenu une habitude entre nous deux. Il est fier de me présenter à ses amis.
Ceux-ci, bien souvent avancent leur grande main pour la frotter sur ma tête. Comme on le fait à tous les enfants. Je n'aime pas ça. J'ai l'impression d'être un petit chien qu'on félicite. Et puis, on me décoiffe...
Je me vois partout avec lui, dès qu'il s'évade de la maison. Pour laisser faire la mère la cuisine ou son ménage.
De jolies cueillettes sourires.
Malheureusement, il revient rarement de ses chantiers. Car pour faire des routes, les travaux publics bougent. Et les ouvriers aussi. Je crois, si j'ai bonne mémoire qu'on ne le voyait que trois fois dans l'année.

Lorsqu'il a du rentrer en France, c'était  à cause de ses problèmes de santé. Ma mère elle-même est arrivée il y a quatre ans. Un peu avant le décès de mon père.
Ce bavard impénitent, dès qu'il était branché souvenirs, il ne me lachait plus.
Des histoires mille fois racontées, et pourtant toujours à revenir.
La guerre est ce qui l'aura le plus marqué, car il ne passait pas une semaine sans en parler.
Mais aussi son Espagne. Ses belles Andalouses. Son village. Ses chantiers. Son Algerie...

Parfois, je vais à sa rencontre, dans les souvenirs qu'il a laissé de lui. J'en ai très peu il est vrai, à cause de certaines circonstances de la vie, mais je ris franchement de ses turbulentes pensées. Ses taquineries et petites farces, il les servait à sa sauce personnelle. De quoi faire entrer en fureur ma mère si son humour la dérangeait.
Il lui arrivait même d'être un peu jalouse de ... son succès ! J'invente peut être... pourtant, tout laissait à le penser.

Que de jolies choses avec cet homme. ll était un peu magique.
Jusqu'au dernier moment de sa vie, il rit, fait des farces, s'amuse de tout, et raconte des blagues.
Je ne l'ai jamais vu de mauvaise humeur, pourtant il devait ressentir de la colère quelquefois.
Il est resté tendre, jusqu'à la fin.
Je garde de son visage, un sourire qui l'envahissait tout entier, et des yeux qui pétillaient de malice. Comme s'il réfléchissait à ce qu'il allait dire ou faire comme bétise.
Je me dis que même à un âge avancé, on peut garder un coeur jeune, et de la joie plein la tête...
Pour lui, il n'y avait aucun doute. Il était heureux de vivre encore... et encore...



par sonja publié dans : Tranches de vie
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Mercredi 7 mai 2008

En rangs serrés, telle une armée en campagne au service du jardin, ces auxiliaires discrets détruisent, en les mangeant, une grande partie des ravageurs des cultures, principalement pucerons, cochenilles, acariens et chenilles. Leur efficacité est tele que les dégâts des ravageurs sont à la fois rares et supportables pour les plantes elles-mêmes et pour le jardinier.  Mais ces équilibres écologiques, chers au jardinage biologique, ne peuvent être assurés qu'à plusieurs conditions. Ces soldats doivent être là à temps pour enrayer toute expansion des ravageurs. Ils ne doivent pas manquer de nourriture : il leur faut trouver des proies en permanence sur des plantes sauvages ou cultivées et des fleurs riches en pollen et en nectar. Dernières conditions : des abris l'hiver et un peu d'eau en plein été. Un jardin diversifié, fleuri toute l'année et entretenu d'une main légère et bienveillante, assure leur présence. Inutile d'acheter des auxiliaires d'élevage, ceux de la nature viendront tout seuls.

Les bêtes à bon Dieu.
Vedette en robe voyante et qui a déjà conquis le coeur des hommes : la coccinelle. Plusieurs dizaines d'espèces fréquentent le jardin et ses alentours. La starlette des rosiers et des légumes est la coccinelle à sept points. C'est la plus connue et la plus visible, mais pas la plus efficace ! L'hiver, elle se cache sous les paillis de feuilles mortes, les plantes vivaces, le lierre couvre-sol. Elle sort dès les premiers beaux jours et se nourrit alors de pollen et de nectar au moment où les pucerons sont encrore rares. L'arrivée massive de cette nourriture protéique déclenche sa reproduction. Elle pond alors des centaines d'oeufs, à côté des premiers foyers de pucerons, d'où sortent des larves carnassières et insatiables. Au bout de dix jours, la larve repue s'immobilise sous forme de nymphe et se métamorphose en adulte, tandis que ses parents, âgés de un an, meurent après avoir assuré leur descendance. Une seule génération par an. C'est peu, mais les adultes, eux aussi prédateurs, restent dans le jardin jusqu'en juin ouis se dispersent avant d'y revenir en automne.
La coccinelle à deux points préfère la hauteur des arbres et arbustes, où elle hiverne dans les écorces, les cavités et le lierre grimpant. Avec plusieurs générations dans l'année, elle est plus fidèle que sa cousine à sept points. D'autres belles déambulent : la coccinelle à damier, jaune à points noirs, chasseresse de pucerons ; la minuscule coccinelle des gruyères, noire à deux petites taches rouges, qui avale pucerons et acariens.

Les syrphes.
Ces mouches dont il existe plusieurs espèces avancent masquées. Leur ressemblance avec de petites guêpes leur évite d'être les proies d'autre animaux qui craignent les guêpes. Encore discrets en fin d'hiver, quand les adultes sortent de leurs abris, sous les débris végétaux du jardin, les syrphes se font remarquer en grand nombre sur les fleurs estivales. Langue courte de butineur oblige, poru prélever le nectar, elles fréquentent des fleurs courtes comme celles des inflorescences en ombelles plates du panais ou du fenouil, celles des fleurs composées, comme la marguerite, ou les fleurs ouvertes du liseron ou du coquelicot. Bien nourrie, la femelle dépose beaucoup d'oeufs sur les colonies de pucerons dont les jours sont comptés tant les larves de syrphes y font des carnages. Pas de répis avant l'automne.

La chrysope.
C'est la terreur des pucerons et acariens. Des centaines de pucerons, des milliers d'acariens, des cochenilles, des mouches blanches (aleurodes), des bébés chenilles, le tableau de chasse des larves de chrysope est impressionnant. Cette mouche aux yeux d'or, aux longues ailes membraneuses et diaphanes, repliées en toit sur son dos, sort de sa torpeur hivernale en mars, après un long séjour dans la cavité d'un arbre, d'un mur, d'un abri de jardin, d'un entrelacs de tiges de lierre ou d'un abri bien sec instalé à son intention. Plusieurs générations se suivent de mars à septembre, pour le grand bonheur des jardiniers qui voient les colonies de pucerons fondre comme neige au soleil. Actives très tôt et sur une longue période, les chrysopes sont des auxiliaires efficaces mais assez discrets. Quelques fleurs largement ouvertes, comme celles des roses, fourniront le nectar consommé par les adultes.

Des guêpes minuscules.
Champions de la discrétion et de l'efficacité, les micro-hyménoptères parasitoïde sont des miniguêpes qui pondent leurs oeufs dans le corps d'insectes. La larve issue de l'oeuf mange l'intérieur de son hôte qui ne meurt qu'au moment où la larve en sort pour se nymphoser avant de devenir adulte. Certaines espèces parasitent les pucerons ; une femelle ne pond qu'un oeuf par puceron et en parasite, à elle seule, des centaines. On note leur passage à la présence, parfois abondante, de pucerons morts, gros comme une tête d'épingle, dont la peau gonflée et durcie est devenue dorée.

D'autres micro-hyménoptères pondent dans les chenilles. Les ichneumons sont mêmes capables de perforer l'écorce des jeunes rameaux pour parasiter une chenille qui s'est réfugiée à l'intérieur du bois. D'autres encore parasitent les mouches blanches... Evidemment, tout traitement inapproprié ou trop tardif, même avec des produits bio,  détruirait aussitôt les ravageurs ciblés et, avec eux, leurs hôtes précieux qui les rongent de l'intérieur.

Le génie de l'ordre et de la précision. Ce reportage m'a également tenue en haleine jusqu'au bout.
De terre sauvage en "Terre Sauvage" !





par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Mercredi 7 mai 2008

Premiers insectes à entrer en scène, les pollinistaeurs sont, avant tout, des butineurs. S'ils vagabondent de fleur en fleur, c'est pour y prélever le précieux pollen et le nectar dont ils se nourrissent ou alimentent leurs larves. Sans le vouloir, certains transportent du pollen qui se dépose sur leur toison, les poils de leurs pattes, leurs ailes... En visitant uen fleur puis une autre, des grains de pollen provenant de l'une se déposent sur les stigmates, au sommet du pistil (la partie femelle), d'une autre. Arrivé à bon port, le pollen introduit dans l'ovule les gamètes mâles assurant la fécondation.
Toutes les plantes n'ont pas besoin de ces entremetteurs pour assurer leur reproduction sexuée. Certaines s'en chargent seules car les organes mâles et femelles de la fleur sont très proches, et féconds au même moment. D'autres -moins de 10 % des plantes-, confient leur abondant et fin pollen au vent et au hasard des rencontres. Ce sont les graminées et la pluplart des conifères ainsi que le bouleau et le noisetier.  Mais la grande majorité des plantes supérieures laissent aux insectes le soin d'assurer la pollinisation. Alors, pour les attirer, elles ont sélectionné, au fil du temps, des fleurs attractives, de couleur vive, odorantes et, offrande suprême, riches en nectar, ce liquide sucré dont ils sont friands. Qu'on ne s'y trompe pas : les pollinisateurs ont tout à gagner à l'échange, c'est donnant-donnant. Car s'ils assurent le taxi gratuit pour véhiculer le pollen, ils se réumunèrent en prélevant pour eux l'essentiel du nectar sécrété par les fleurs. Un troc équitable !
Grâce à ce troc, les fleurs produisent des fruits et des graines en quantité et le jardinier est, lui aussi, gagnant. Sans les butineurs, les hommes pourraient dire adieu à plus de 80 % des espèces qu'ils cultivent pour se nourrir : courgette, potiron, melon, tomate, pêche, pomme et poire, prune, cerise et kiwi. La production des fraises, framboises, groseilles diminueraient gravement, comme celle des graines potagères et fourragères. On aura compris tout l'intérêt pour le jardinier à les protèger à les attirer sur ses terres.

Les abeilles, sociales ou solitaires.
Dotés de deux paires d'ailes, les pollinisateurs les plus nombreux et les plus efficaces sont les hyménoptères. Au rang des plus zélés : l'abeille domestique. La reine, fécondée, fonde la ruche qui peut abriter plusieurs dizaines de miliers d'ouvrières. Celles-ci nourrissent les larves de pollen et de miel, qu'elles fabriquent avec du nectar, et dont eles se régalent elles-mêmes.
Au cours de leurs déplacement, jusqu'à 4 kilomètres autour du nid, elles visitent des milliers de fleurs, les mêmes en général, mais eles peuvent butiner plus d'une centaine d'espèces différentes, assurant ainsi la dissémination de leur pollen. Toutefois, la plupart des espèces d'abeiles ne fondent pas de colonie et vivent solitaires.
Pour réaliser son nid, chaque femelle fécondée utilise un trou dans le sol, dans un talus, un mur, une tige sèche, du bois pourri, et même dans les trous d'évacuation d'eau, au bas des fenêtres. Elles y aménagent des loges en terre (osmie) ou en tronçons de feuilles, découpées dans les rosiers ou d'autres plantes. Dans chacune, elle dépose un oeuf et un peu de pollen pour nourrir la larve qui en sort l'année suivante. Discrètes, inoffensives, les abeiles solitaire peuvent être nombreuses au jardin. Le jardinier attentionné leur installera des petits fagots de tiges creuses (bambou, roseau, canne de Provence, céleri, deutzia, oseille sauvage, berce...) et de tiges à moelle (ronce, rosier, bambou...).

Les bourdons infatigables.
Qui ne connaît le vol du bourdon et son ronronnement incessant, qui commence très tôt au printemps et s'amplifie au cours de l'été ? Contrairement aux abeilles domestiques, il s'activent à des températures assez basses et même par temps gris. Ils sont dotés d'une longue langue qui leur permet d'atteindre le fond des corolles profondes, inaccessibles aux abeilles. Et s'ils n''y parviennent pas, ils n'hésitent pas à perforer la base de la fleur pour en extraire le nectar. La gourmandise ne s'embarrasse pas de façons !
La femelle fécondée passe l'hiver dans une cavité naturelle, sous des mousses épaisses ou des feuilles mortes. Elle en sort dès les premières chaleurs, en fin d'hiver, pour se ravitailler sur les rares fleurs présentes sur les talus, les pelouses ou dans les haies. Puis elle fonde une colonie de quelques centaines d'ouvrières, qui s'activent jusqu'en automne, avant de mourir en hiver. Parmi les espèces fréquentant les jardins, le xylocope violet, gros boudon noir bleuté, niche dans les bois mort et pourrissant des arbres et des menuiseries abîmées, ce qui lui vaut le nom d'abeille charpentière. Enfin, dans la grande famille des jyménoptères, les guêpes, sociales ou solitaires, assurent leur part de travail : les adultes butinent et chassent aussi des proies pour nourrir leurs larves.

Des mouches et des coléoptères colorés.
De grands rassemblements ont parfois lieu sur les fleurs plates des Apiacées (ombellifères) comme celle du fenouil, et des Astéracées (composées), comme celle de l'achillées. Verts, bleutés, rouges, bruns,  jaunes tachetés de noir, ce sont des coléoptères qui visitent les fleurs pour leur pollen, leur nectar ou les pucerons qui s'y sont installés. Pollinisateurs bien plus efficaces que les coléoptères et les papillons, les mouches ne laissent pas leur part de pollen : mouche à damier, mouche verte, syrphe, éristale... Toutes sont d'utiles auxiliaires dont les larves sont des décomposeurs.

Encore un reportage de "Nature Sauvage" qui a fait mon bonheur mental.
Les insectes sont étonnant. Des travailleurs infatigables.
La nature nous donne une belle leçon d'équilibre social et d'échange. Ainsi que de savoir vivre. Rien ne se perd dans ce monde là. Tous se recycle. Il y a une collaboration étroite pour ne pas polluer. Matière et matériau, ils savent judicieusement s'en servir pour le bien de leur environnement et de la faune qui les entoure.
C'est la seule chose que les hommes n'ont pas cherché à exploiter en priorité chez les animaux : leur judicieux comportement pour ne pas polluer. Même le ramassage des ordures n'est pas un problème...
L'homme aurait-il perdu sa curiosité, au point qu'il n'ait plus envie d'observer le monde animal ?
Il est vrai qu'on est arrivé à se satisfaire d'inventions qui ne savent plus que prélever plutôt que de partager avec la nature... Grossière erreur !





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Mardi 6 mai 2008

Une rose 
En reine porte ses pétales
Facilement se froisse
Son caractère couleurs impose
Ses formes avantageuses élève

Pliures et  fronces dévoilent son coeur
Agite ses jupons

Sous la douce caresse des rayons
Offre ses mouvements
Danse délicatement
Sa douce beauté pose

Le butineur invite
Lorsqu'elle joue la coquette

Habit  velours
Pour une rose amour

De ses éclats les murs se parent
Dans son jardin
Avec entrain s'étale

De rose en rose
Le regard laisse courir
Pour une cueillette plaisir


par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 5 mai 2008


Vers de nouvelles aventures
Une route ouverte nous emporte

C'est le temps de toutes les évasions
On voudrait que le chemin n'ait pas d'horizon
Sans plus de manières
S'y perdre un grand moment

Sous le couvert de la nature
On s'oublie

On ne rêve plus de retour
Les étoiles pour seul repère
Le soleil pour lampion

Une chanson pour contine
Les oiseaux pépillent le refrain
Offrant leur entrain
Exaltantes heures
Au milieu de n'importe où

Les fleurs exhalent  le parfum de la terre
Tous les reflets cueillir
Dans les coupes paysages

En nuances
Les couleurs voyagent
Posent leurs plus belles images

La toile de la nature est tirée
Ses coups de pinceaux nous émerveillent
Rêvons encore un peu
Sur la douce évasion

par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 5 mai 2008

De toutes les couleurs, les prairies éclatent de nuances douces ou soutenues. Notre région a laché son parapluie. La voilà enfin avec ses couleurs printanières. Tous les butineurs sont à la fête. Ils vont et viennent pour de succulentes prises. Leurs petites pailles leur permet d'aller jusqu'au coeur des fleurs ou des plantes, pour en boire son nectar miel. Ils mènent une activité surprenante. Ils travaillent jusqu'à tard le soir. Ces insectes engagent tout leur temps sur les reines des champs et des jardins.
Avec le retour du soleil, je vais oser quelques kilomètres supplémentaires. Je pourrais même sortir des sentiers battus....

Depuis hier, c'est de la haute voltige autour de nos balcons. Les martinets sont de retour. Ces fous de la vitesse
tournoient ou s'élèvent comme pour prouver qu'il n'y a pas plus rapide qu'eux. Ce qui est vrai de toute façon. Parfois, lorsque sur leur chemin ils rencontrent d'autres oiseaux, ceux-la s'écartent très vite pour éviter la collusion. Le martinet lui, ne lache jamais son parcour. Les autres poids plumes doivent le savoir. Je me demande même parfois, comment ils font pour éviter les obstacles à cette vitesse. Leurs petits cris incessants sont une autre particularité de l'oiseau. Voler et siffler en même temps. Quel exploit !

Sur la jardinière pas encore nettoyée, il y règne une véritable petite forêt en fouilli. Les mauvaises herbes font leur fête. Mais il y en a d'autres qui la font aussi. Ce sont les visiteurs de l'endroit. Les moineaux, mesanges, rouge queue, ou rouge gorge... et mêrme les tourterelles viennent y mettre leurs becs. I
ls tirent sur les feuilles ou les tiges de l'herbe. Ils ressemblent à des tricoteurs. Ca se caresse à l'interieur de toute cette végétation, comme s'ils se trouvaient dans un bac rempli d'eau. Ils écartent leurs ailes, les battent... sautillent ou frétillent.

Mes matinales impressions natures, sont juste là devant moi. Je ris toute seule de toute cette agitation. Le ciel se colore à peine d'une lumière timide, que déjà ces envahisseurs débarquent.
Ce matin, il était 5 heures lorsqu'un merle donnait de la voix. Il était posé sur un coin du balcon. Et comme je dors les  volets ouverts, je n'ai pas eu de mal à le repèrer. Il faisait encore sombre, et comme lui l'est tout autant... 
Ses trilles furent du meilleur effet. Un réveil matin délicieux. 
Cet après midi j'irais me balader le long du canal de la Loire. Les photos de Monique (Alrisha) m'ont donné envie de flâner de ce côté là. Puis au retour, je me poserais sur la pelouse, dans un coin du port. J'observerais les glissades des colverts.
Je m'assoupirais sans doute aussi, comme bien souvent, sous les chants des oiseaux au dessus de ma tête. 
C'est tout de même bon de voir le soleil après autant d'absence. 
Ma solitaire montgolfière a de nouveau traversé le ciel roannais. 

Il est temps que je m'avade à mon tour, car là ce n'est plus possible ! 
Les autres volent, voguent, s'évadent... et moi je suis là à les regarder.

Je vous raconterais les prochains épisodes, dès que je les auraient joué...  


par sonja publié dans : Regards
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