Les écluses des cieux se sont ouvertes,
pour sur la ville,
mouiller trottoirs et toits.
Rares sont les passants,
Qu'en cet après midi,
à l'extérieur mettent leurs pas.
Pour mieux aroser la région,
les nuages roulent lentement.
A la pluie tenue prisonnière,
le mistral a laissé la place.
Et si le paysan s'en trouve satisfait,
le promeneur a préféré se cacher.
Seul le courageux flâneur,
la campagne s'en est allé respirer.
Les passereaux ont attendu la pause espérée,
pour gratter l'herbe mouillée.
Leurs trilles enchantées,
sont des bouquets aériens.
Sur les routes du ciel,
seul le rapace n'a pas encore déserté.
Ses longs orbes le font s'éloigner.
Ce planeur infatigable sa journée n'a pas terminé.
Sa révérence il n'a pas encore tiré.
Les lapins ont osé accompagner hors de leur terrier,
leurs petits en mal de curiosité.
Mais prudents ils se sont montrés.
Le guetteur,
du danger les as avertis.
Derrière sa vitre,
le nostalgique a recherché une éclaircie.
Mais les gouttes légères,
leurs lentes descentes ont suivies.
La transparence des carreaux,
elles se sont amusées à sillonner.
Sur le rebord de la fenêtre,
des éclats perlés ont éclatés.
L'humidité ainsi a pénétré,
les champs et les jardins assoiffés.
La pluie est la bienvenue.
Accueillons là avec admiration,
car pour nécessaire elle est tenue.
(A Pierrelatte le 27 aout 2005)












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