Mon rêve

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Mardi 3 juin 2008

Fier et royal
Sans cesse sur le qui-vive
L'oeil perçant l'horizon

Du haut de la coline
Ou du sommet d'un arbre
L'aigle déploie ses larges ailes
Se lance dans le vide

En un coup d'aile rapide
Fond sur sa proie

Rousse ou brune pelisse
Renards et marmottes
Dans les serres du rapace emprisonnés

L'animal fragile
Renonce à une bataille
D'avance inutile

De ses ailes en éventail
L'aigle couvre sa proie

Battant fièrement des ailes
Dans un ciel pur plane
Jouant des courants montants et descendants

Majestueuse présence
Au dessus des montagnes escarpées
Lorsque l'aube vient à peine de s'allumer
Ses longs orbes se dessinent
Sur les chemins du ciel
Délicatement teintés

par sonja publié dans : Prose poétique
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Mardi 3 juin 2008

Lorsqu'on emploi le mot "bavardage", on pense immédiatement aux femmes. Par essence même, les femmes sont bavardes. C'est du moins la réputation qu'on leur fait depuis la nuit des temps. Il en est des "bavardes" comme des histoires de "blondes". Ca leur colle au corps... et à la langue.
C'est évident, les femmes sont d'horribles bavardes.
Mais en restant sur ce raisonnement, il nous échappe que les hommes le sont tout autant. Ils n'ont rien à envier aux femmes. Croyez-moi !

Je n'ai pas fait ma petite enquête. Ni mis des écouteurs sous une table. Mais je vous emmène faire un petit tour du côté de bavards habitués de ce sport... international.

 Il n'est rien de' pire qu'un homme qui se lache à ce niveau. Leur esprit galoppe bien plus rapidement que celui d'une femme, quand il s'agit de lancer la critique. Je ne parle pas de critique positive, bien sûr.
Il est question de bavardage, tout ce qu'il y a de plus raz les paquerettes. Et franchement, il y a de quoi prendre le fourire.

Décidemment, la Taverne Alsacienne réserve bien des surprises. Je m'amuse intérieurement de ce bavardage dont trois compères tiennent cession ouverte.
Ils sont installés très à l'aise autour d'une table, et ressemblent plus à des comploteurs qu'à des hommes tenant une position sociale au dessus de la moyenne, comme aiment à le rappeler pas mal de personnes s'installant en ce lieu.
En l'espace d'un temps records, ils ont réussi à habiller et à déshabiller quelques passants, de l'autre côté de la baie vitrée.
Ces trois amis en veston cravate, sont intarrissables. Ils n'ont même pas peur d'étaler la situation familiale de certains dossiers dont ils ont connaissance. Il y en a même qui apportent leur travail de bureau ici, dans cette Taverne où il fait bon s'asseoir.
Au départ, un couple était avec eux, pour discuter de "je ne sais" quelle affaire les concernant.
Je n'ai été interpellée qu'à partir du moment où les dites personnes les ont quitté. Les langues allaient bon train. Il ne fait pas bon tourner le dos à de tels personnages qui ne demandent qu'un coup d'envoi pour assassiner, sur le plan privé.
Ensuite, la conversation s'est envolée vers d'autres horizons. Un autre sujet est venu à passer par là. Vous pensez bien que ces messieurs ne pouvaient pas louper la chose.
De regards entendus, en sourires de connivence, sans oublier quelques chuchottements pour qu'on ne les entende pas, ils ont nagé dans les plaisirs du "qu'en-dira-t-on". En fait de chuchottements, la moitié de la salle pouvait entendre leurs petites envolées aigre-douce.
Depuis ma place, je n'ai rien loupé. Vous pensez bien qu'ils se sont oubliés dans les méandres de leur voyage.
Papautage oblige, je ne les ai pas du tout dérangé.
Ces messieurs semblaient connaitre la moitié de Roanne. Rassurez-vous, je fais partie de l'autre moitié des Roannais qu'ils ne connaissent pas...
En plus, ils en connaissent un bout sur la personnalité des gens. Du moins en sont-ils convaincus, dans leur petit monde étroit, de "bavards". On peut même ajouter qu'il n'y a pas plus ignorant que ces colporteurs de " bruits et de chuchottements".
Passer devant de tels personnages c'est se préparer à un debalage dans les formes. Quand à la compassion, surtout il ne faut pas trop y compter. D'ailleurs, ce mot là, il ne fait pas parti de leur dictionnaire du savoir.
Ces véloces de la langue se sont adonnés à un numéro de haute voltige.

En costume-cravate, ou en robe à deux sous, le bavardage est universel et touche tous les échelons de la société.
Voilà un tout petit membre bien caché à l'intérieur de notre bouche, capable du bon comme du mauvais.
C'est le seul membre également qui ne souffrira jamais de rhumatisme.

Bon, ici ces messieurs me font rire, car la prétention dont ils n'ont aucune gêne à faire valoir autour d'eux, est du meilleur numéro de clown lorsqu'on les surprend dans un contexte différent. Un numéro qui m'a fait penser  à celui des "vamps".
Ces messieurs n'avaient pas des langues, mais des tapis roulants.

Les femmes bavardes ?

Allons donc...

par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Vendredi 30 mai 2008

A quelques pas de moi, le merle élève son chant mélodieux aux modulations claires. Son bec jaune généreusement ouvert  laisse échapper des nôtes. La femelle écarte quelques feuilles éparses sur la pelouse qu'elle piétine.
A deux bancs du mien, une grande flaque d'eau stagne. Sans doute la pluie de ce matin. Deux corneilles atterissent à proximité. Elles plongent leur bec, qu'elles dressent ensuite. Raffraichissante boisson désaltérante !
Les mésanges mélangent leurs sifflements délicats et pointus, à celui du pinson des arbres.
J'ai aperçu un rouge-queue faisant du rasemotte au dessus des pelouses du parc.
L'ambiance est à la chansonnette des poids plumes.

Après une journée très chargée et épuisante, une pause-nature c'est du baume pour le coeur. Et les oiseaux sont particulièrement apaisants, même s'il s'agit de ceux qui nous attirent le moins.
Toutes ces ailes déployées, ou suivant la courbe de leur corps gracieux, c'est du spectacle pour l'observateur.
Si en plus de la couleur vient s'ajouter à leur parure, de jolies formes, l'oeil éprouve un délicieux plaisir.
Leurs ébats de joueurs prêtent à sourire.
Je me délecte vraiment de l'instant qui passe, dans ce parc des Promenades à Roanne.

Après une journée où la pression a été forte, j'ai pu constater combien bénéfique est ce détour nature.
Rien ne saurait être plus délicieusement bon que ce temps qu'on s'accorde dans un tel environnement.
Laisser venir la nature à soi...
Lui donner l'occasion de nous raff'raichir, de nous faire frémir d'aise...
A tire d'ailes s'envolent les soucis.
Il est impératif de prendre un peu du temps nécessaire à notre relaxation mentale. Même si tous le stress ne disparait pas, il peut l'aténuer. Cela peut éviter une accumulation continue.
Il n'y a rien de pire que d'ajouter du stress à celui qu'on n'a pas encore eu le temps d'évacuer. Cet empilement mental génère une pollution qui peut prendre à la longue, des proportions désagréables.

Parfois il est vrai, le temps peut prendre de cour, même celui qui est motivé par les meilleures intentions, pour s'échapper un peu.
Les agressions extérieures sont sans cesse là pour nous rappeler que la réalité est loin d'être aussi idéale qu'on voudrait le croire.
Très peu de choses sont prévisibles. D'où l'importance de se poser pour faire le point.
Une analyse s'impose toujours. Il y a des problèmes passagers, et ceux qui s'installent pour très longtemps, ou à jamais.
C'est alors une question de gestion. Ce qui n'est pas toujours évident, ni simple.
Mais pouvons-nous changer toutes les situations, en s'y arrêtant dessus ? Si cela était, ça se saurait, et la souffrance humaine ne serait pas endémique.

On peut seulement se permettre quelques évasions positives. Mais d'évasions en évasions, on entasse des corbeilles de "sourires".
La nature est l'une des clefs ouvrant la porte à des merveilles, parfois insoupçonnées. En détournant son esprit de ce qui fait mal, on arrive quelquefois à relativiser...
Cela parait simple lorsqu'on le dit ainsi.
Pourtant, même une simple demi-heure par jour, le regard ailleurs, en l'occurence la nature, et on se prend à sourire. Ou même à rire.
La nature est vibrante d'une vie qui peut émoustiller nos pensées. Ses moindre mouvements nous emportent au-delà de notre présent. Elle se donne ouvertement.
De saison en saison, elle s'amuse à nous envoyer des signaux pétillants. Nos yeux sont pris d'assaut, dès que notre regard se pose sur ses milliers de parures colorées et parfumées.
La nature peut être un régulateur de tension nerveuse.
C'est ainsi qu'elle nous offre gratuitement tous les ingrédients dont elle dispose.
Les couleurs, les parfums, les mouvements, les formes, la lumière, la chaleur, la grâce, la beauté...
On lui doit bien le temps de l'observation pour tout ce qu'elle représente.
Il suffit de lui permettre d'être l'alliée de tous les instants de notre vie.

Les photographes et tous les amoureux de la nature en savent quelque chose.
Nature peut rimer avec bonheur, même s'il n'est que momentané.
Pour ceux qui habitent une grande ville, c'est un peu plus compliqué, mais notre imagination est à notre service.
On peut donc user pour trouver des moyens différents, dans notre monde imaginaire, pour partir à l'assaut d'un certain bien-être nature.

La nature, c'est des vacances...

Vive les vacances !


par sonja publié dans : Regards
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Mercredi 28 mai 2008

En me posant il y a une demi-heure devant l'écran de cet ordinateur, je ne pensais pas que j'allais découvrir de nouveaux visiteurs. Je suis toujours en panne de machine, mais pas de textes. Le cyber-centre fera l'affaire durant quelques jours. Encore un peu de patience et je saurais finalement ce qu'a la machine infernale qui m'a si vilainement laché.
Etant donné que je ne m'en sers que lorsque je suis chez ma fille surtout,  j'ai décidé en attendant, de venir envahir le cyber dès qu'un peu de temps m'est accordé. C'est toujours mieux que rien, n'est-ce pas ?
Allez, je vais vous inonder de nouveau de ma prose.

C'est sous un clin d'oeil amusant et appuyé de ces deux coquins, que je viens vous remercier, en priorité. Vous avez eu la gentillesse de me lire. Ce fut très sympathique de vous rencontrer le long de quelques pages.
Vos commentaires sérieux, m'ont dit qu'il y a des sujets qui vous ont interpelés.
Et que d'autres sont un sourire que j'ai tout autant aprécié. Mais oui, je ris parfois de vos écrits éparpillés sur mon blog.
Je vais retourner vous visiter dès la semaine prochaine...
Mais là je vais seulement déposer quelques écrits dont mon cahier se trouve bien chargé.
On m'a bien conseillé de faire du copiage internet et envoyer le tout. Mais je demeure ignorante de la chose.
J'en ris toutes les fois, car on ne sait pas toujours que je suis flemmarde dans pas mal de domaines.
Si ma tête s'y refuse, que voulez-vous que je fasse ? Je ne l'oblige pas.

Je suis comme ces "toutous", je consomme le bien-être que m'offre la machine, quand au reste, je laisse bien volontiers la place aux pros. J'ai définitivement renoncé à le devenir.
L'ordinateur est amusant quand on peut en profiter. Beaucoup moins lorsqu'on en devient son esclave.
Je ne parle pas par expérience, je me sers seulement de celle des autres.

Je me colle à la machine si elle est gentille avec moi, sinon, je l'abandonne sans aucun remord.

Et un sourire pour la photo, et les vôtres...


par sonja publié dans : Sourires
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Mercredi 28 mai 2008

Délicate danseuse
De dentelles et de jupons

Un froissé de douceur s'envole
Sous la caresse du vent
Tourne dans son crépon

De blanc illumine

Dans ses roses
Impose ses étoiles
De reflets profonds
Colore l'espace

Couture festonnée
En points s'évapore
Dans un gracieux mouvement
Papillonne sur son pied

L'ancolie rayonne
De ses couleurs nous énivre

Fragrances déliceuses
Parfument l'horizon
Tourne les têtes
Rivalisant de beauté
Lorsque sortent les butineurs
Pour des baisers nectars


par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 26 mai 2008

Me voilà bien coincée depuis vendredi dans la journée.
Cette machine a des caprices que je ne comprends pas.
Elle se trouve aussi innaccessible pour moi, que les animaux ayant une taille plus petite que celle de la girafe. Voilà un animal fort beau et ayant la possibilité de se nourrir et de toucher la cîme de certains arbres, ou arbustes.
Ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Je ne suis donc pas une girafe, et je n'ai pas d'échelle.
En l'occurence ici, une connaissance suffisante pour accèder à des informations sans doute toutes simples, pour la majorité de ceux qui savent jouer avec l'internet, et l'ordinnateur. Me voilà prise au piège de la méconnaissance.

L'odinateur m'a laché. Il ne veut plus me permettre d'avoir accès aux fenêtres m'ouvrant le blog, ma boite mail, ou tout autre démarche vers des ailleurs dont je me régale d'habitude.
Je viens d'élire domicile sur un poste du Cyber Centre, de ma ville. Ce qui va me dépanner lorsque je pourrais me connecter, c'est à dire dans la semaine surtout. Chose que je ne peux faire que très rarement. D'autres occupations prenant mon temps. Mais je vais faire avec... Après tout, ai-je le choix ?
Dans ce cas, j'attends la bienveillance de la personne qui va devoir réparer l'engin, à distance, pour ma fille.
Puisque la machine se trouve chez elle, et que j'en use bien souvent et facilement, lorsque la maison est en sommeil, alors que je garde son petit.

Un vilain virus s'est gracieusement installé sur les commandes. Il doit s'y plaire pour avoir fait cela.
Il veut peut-être une médaille celui-là, vu que nous sommes en pleine remise de récompenses Cannoises.
Quoiqu'il en soit, je ne sais vraiment pas comment lui faire parvenir l'objet de son désir.
Je vais donc laisser faire cet ami qui doit voir de fond en comble la maladie de dame "machine". Le traitement approprié qu'il recevra solutionnera sans doute ses problèmes de santé.
Ce que je lui souhaite.

En attendant, je serais privée de lecture ou de curiosité sur vos blogs. Ainsi que de quelques voyages que je pourrais vous faire faire, sur le mien.
Combien de temps je devrais attendre avant de revenir plus surement ? Je n'ai pas encore la réponse.
Quand à répondre à vos courriers, mes chères amies, pour l'heure, c'est presque impossible vu que je ne ferais que de courts passages sur la machine.
Je ne vous oublie pas pour autant.

Et je ne suis pas du tout perturbée par l'absence de cette machine. Si elle ne veut pas me servir provisoirement, et bien je vais l'abandonner à son triste sort.

Je vous souhaite mille petites choses gentilles...
Et à bientôt de vous retrouver sur vos blogs...


par sonja publié dans : Sourires
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Vendredi 23 mai 2008


L'irritant cri de la mouette occupe l'espace

L'air marin en poupe
Dans le sillage des oiseaux
Au coeur des prémices d'un jour d'ailes
Et de vent 
Une joyeuse invitation à s'embarquer
Diffuse une délicate émotion

Les claquements de bec sonores
Au timbre de castagnettes
Au dessus de son nid affairée
La cigogne acceuille le visiteur

Fascinant animal
Sur ses pattes rouges démesurées posé
D'ailes blanches habillées
Aux noires rémiges dentellées
Immense voilure imposante
La cigogne impressionne

En formation serrée
L'animal s'élève au dessus des continents
Périple automnal et printanier
La côte Atlantique rejoint

Perché en vigie sur sa plate forme
Le grand oiseau
Sa beauté impose
Aux oiseaux sédentaires se mêle
Pour goûter à la quiétude d'un parc

Forêts et marécages
Abritent le migrateur
Gîte et couvert assurés
La cigogne s'installe à demeure

par sonja publié dans : Prose poétique
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Vendredi 23 mai 2008

Le propre du manipulateur, avant toute chose, c'est de se faire une place dans l'esprit de celui qu'il va s'ingénier à posséder. Pour cela, il procédera par étape.

La première sera d'évaluer ses chances de réussite. Il prendra tout son temps pour atteindre son but.
Le manipulateur n'est pas quelqu'un de préssé. Il n'a pas besoin de l'être. Il ne dévoilera pas, non plus, ses objectifs. Il ne s'inquiétera donc pas pour ce qu'il peut projeter de lui. Le paraître lui est acquis d'avance.
C'est d'ailleurs ce qui comptera le plus pour lui. Il y oeuvrera, sans répis.

La seconde sera de savoir qui vit dans l'entourage de sa future proie. Il faut bien qu'il sache à qui il a affaire, pour ne pas devenir lui-même, le piégé.
On comprend dés lors, que celui qui deviendra sa "chose" doit automatiquement se sentir déjà psychologiquement, en souffrance. La solitude intérieure étant l'un des points requis. Dans tous les cas, il faudra qu'il trouve une faiblesse quelconque chez l'autre. Un terrain favorable pour y oeuvrer à son aise.
C'est ainsi qu'il n'hésitera pas à faire connaissance avec les proches de sa "prise". Il observera leur comportement. Il voudra tout savoir sur eux. Et notamment sur leur passé. Pourquoi ?
Ce seront ces matériaux là qui serviront sa cause. Le chantage faisant parti de l'une des pratiques courantes dont il aura recours tant de fois.

Dans la tête du futur manipulé, il faut donc qu'il y ait du vide. Beaucoup de vide moral. Quand à sa famille, elle aura toutes les caractéristiques d'un manque évident de rapports solidaires. Bien que ce ne soit pas une généralité.
Dès qu'il sait cela, il démarre son numéro de séduction.
Il fera une cour pressante, auréolée de douceur. De tendresse. Il se sent animé par un besoin de protéger. De prendre sur lui tous les malheurs de l'autre. Il se fera appaisant. Fort. Prêt aux plus grands sacrifices.
Il est un peu vantard parfois, mais le dominé ne s'en rend pas compte. Il est férré. Et pour de bon. Plus personne ne pourra le faire dévier de l'acceptation totale, car dans son coeur il n'y a plus de place que pour le manipulateur.
C'est ainsi que sa vie il la mettra entre ses mains.
Il est en totale dépendance.

Difficile à croire. Pourtant...

Etant enfin en terrain conquis, quelle sera l'étape suivante ?
Rien de moins que d'imposer ses règles. Sa loi. Sa raison.
Il se dévoile. A petites doses, mais de manière très violente, pour que l'autre n'ait aucun doute sur ses intentions.
Le piégé l'aime. Donc, il s'exécute. Il pense même qu'il a sans doute mal compris ce qui se passe. Il culpabilise, d'autant si son passé reste pour lui un point d'interrogation. Dans tous les cas, dans sa tête, c'est ce qui trottera le plus souvent. Ce passé qui dérange. Même s'il a pour cadre son enfance. Le manipulé pensera bien des fois, qu'il mérite ce qui lui arrive.
A ce stade, on peut dire que le manipulateur a réussi au-delà de tout ce qu'il pouvait imaginer.
Pourquoi se gênerait-il pour composer avec la voie royale, ainsi offerte avec tant de complaisance ? 
Plus de barrière. Plus de limite.
C'est ainsi qu'il poursuivra...  pour atteindre une autre étape.
Celle de faire le vide autour de sa proie. Ca le servira plus tard, il le sait. Il réussira effectivement à devenir le maitre incontestable de ce règne de la terreur et de la manipulation. Il a l'art et la manière. L'expérience aussi, puisqu'il s'entraine depuis tant de temps. Et durant des années.
Un véritable artiste. Il sait éliminer les obstacles, haut la main. Tous les cas de figures il peut même les imaginer. Car il est en préparation constante dans sa tête.
Placé dans son contexte, dans un cadre bien réel, voilà ce que cela donne :

Je me servirais pour ce faire, du cas le plus courant. Celui qui a lieu dans le foyer, derrière une porte close.

Voilà donc le mari en pays conquis. Sa chose accepte tous ses désirs. Tous ses plaisirs.
C'est ainsi que va s'installer une ambiance particulière. Ponctuée de violences physiques, mentales et sexuelles. Avec des alternances, de moments de calme. Ce qui n'est pas pour rassurer la femme, car à tout moment, sans qu'elle comprenne ce qui la déclenche, il entrera dans une fureur qu'elle ne comprend pas. Et qu'elle ne saura pas gérer.
Elle ne sait même pas ce qui est le mieux. Le calme apparent, ou bien son vrai visage. Celui de l'horreur. Celle de l'escalade de la violence. Elle sait qu'elle est en train d'aller droit vers une mort lente, mais irrémédiable, de son psychique maltraité, mais elle ne peut et ne sait comment sortir de ce piège.
La victime a l'impression de n'être qu'un corps qui ne répond plus à aucune de ses injonctions. Très vite, elle vivra par personne interposée. Elle voit son corps. Elle le touche. Elle sent sa présence.
Mais ce qui était son propre esprit de raisonnement, en un mot d'intelligence pratique, il en est sorti.
Elle ne se reconnait plus. Toute sa personnalité lui a été volée. Violée !
Ce qu'elle voit se mouvoir, ce n'est pas elle. Elle va ainsi durant de nombreuses années, vivre en automate. Désarticulée. Et en miette, intérieurement.

Elle fera tout ce qu'il lui dictera. Ce sera le huis clos. Un silence sans retour. Car entre temps, des enfants sont venus asseoir sa vie vide de sens. Difficile à partir de là, de chercher le moyen d'échapper à la situation si bien installée. Elle ne pensera plus qu'à ces petits êtres fragiles qu'elle ne saura pas protéger de la bonne façon. Son amour de mère il l'anéantira également.
Ce sera toujours sur cette corde sensible qu'il appuiera sa toute puissance. Il a toute autorité.
Pour l'observateur, le manipulateur a un tout autre visage. Un tout autre discours. Le plus terrible sera qu'il va à tout moment présenter sa femme comme le génie du mal. Il l'emprisonne définitivement.
Sans aucun état d'âme. Jusqu'à atteindre son but. Car sur le long terme, il a des projets. On ne chaume pas au royaume du manipulateur...

Après la mère, les enfants prennent le relais. Il faut qu'ils n'oublient jamais qu'il est maître à bord. Lui seul !
Même les turbulences de la petite enfance ne seront pas admises. Attention à ne pas trop sourire.
Au pas les enfants !
Dans le silence, on supporte la pression et toutes les violences.
Les privations. L'humiliation. Maltraitances sur les enfants, et sur la mère, sans interruption.
Lorsque les arguments manquent, on n'hésite pas à proférer des insultes. Un vocabulaire à faire honte même à ceux qui sont coutumiers de ce genre de langage.
L'esprit de domination. Du pouvoir total ! Ses jouets à lui.
Cela devient de plus en plus intennable. Les enfants grandissent. Les voilà adolescents... ou presque pour d'autres.
Parfois enfin, tout ce petit monde ose sortir de son silence. On essaie d'aller chez ces amis d'antans, ou la famille qu'on croyait acquise à sa cause. On implore du secours. On dénonce l'incroyable.
Trot tard ! 
En face on écoute parfois. Sous le coup de l'émotion, certains essaient de réagir, ou sont prêts à intervenir. Seulement voilà, dès que le manipulateur se sent presque piégé, il intervient, et les bonnes âmes reculent. Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
On a déjà oublié ?

Le manipulateur a eu tout le temps de préparer les têtes. Souvenez-vous... il a fait le vide autour de sa famille.
Il a eu le temps de manipuler d'autres têtes.
Les amis, ils sont à lui. Pas à sa femme. Il en a le monopole. Il suffit qu'il passe derrière les plaignants, même s'il s'agit d'enfants, pour que tout rentre dans l'ordre.
Le vide partout. Les menteurs, ce sont les victimes. Ce sont les victimes qui lui veulent du mal. La mère est l'instigatrice de ce montage de tête chez ses enfants. Ben voyons...

Et les marques de violence, et l'état psychologique de cette famille en démolition, ça n'interpelle pas ?
Les témoins malgré eux, qui ont vu certaines choses, ils ne comptent pas ?
Voilà une situation qui peut durer de nombreuses années. Et qui va durer plus de trente ans.
Pour cause d'aveuglement volontaire ou involontaire. Ou par le fait d'une manipulation savante.
Orchestrée dès les premiers instants d'une lune de miel... pour le miel, en l'occurence "amer" !

Combien de femmes, d'enfants sont ainsi brisés par le seul fait d'un personnage hors norme ?
Et lorsque la chose est dévoilée, il n'y a qu'à interroger ceux qui ont subit la chose, pour vite se rendre compte des dégats commis.
On les a brisé, tel le roseau qu'on casse. Pour réparer, il faudra combien d'années ?

J'ai bien du mal à comprendre une telle psychologie chez tous ces manipulateurs, et de toutes sortes.
Ainsi que de tous ces silences qui tuent !

par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Jeudi 22 mai 2008

Quelque part en Vendée,. Mais ce pourrait être n'importe où dans l'Ouest de la France. Et même ailleurs, car le ragondin est désormais chez lui partout, sauf en montagne, sauf où il n'y a pas assez d'eau pour lui. Disons-le sans acrimonie : ce personnage est un envahisseur.
Au départ, l'animal vivait -et continue de vivre- en Amérique du Sud. Et puis on décida de l'élever pour sa fourrure. Mais certains captifs de chez nous, qu'on ne saurait blâmer, préférèrent le chemin de la liberté. La belle, quoi.
Le résultat est moins joli à voir, car le ragondin, strictement herbivore, fait désormais concurrence à d'autres espèces et détériore, par ses galeries, les rives et les champs, lorsque des solutions adéquates ne sont pas mises en oeuvre. Même chose pour le rat musqué, lui aussi venu de l'Amérique latine, lui aussi bagnard évadé. Et lui aussi, de moins en moins bien supporté. Mais comment faire pour juguler ce grand mouvement d'animaux et de plantes qui accompagne la mondialisation des échanges ?
Et s'il n'y avait que les naimaux ! Chez les plantes, c'est encore pire, avec, croit-on, 500 espèces introduites en France, soit tout de même 11 % de la totalité de notre flore. Certaines servent de décoration dans les pots de fleurs, mais d'autres prolifèrent et menacent des écosystèmes entiers. C'est le cas des jussies et de la myriophylle du Brésil. Toutes les deux -quelle manie !" viennent d'Amérique du Sud et avaient, au départ, été choisies pour agrémenter les bassins et les aquariums. Eh bien, c'est réussi !
Elles se sont échappées, elles aussi, et quand elles trouvent des conditions favorables, au bord des lacs et des marais, elles forment des herbiers denses qui empêchent les autres espèces de vivre. Des herbiers qui, en se décomposant, privent l'eau d'un oxygène pourtant indispensable.

Mulots des villes et rats des champs
Si la myriophylle reste relativement confinée à l'ouest de la France, les jussies se rencontrent, elles, partout. La loi existe, et elle est même européenne depuis la directive Habitats de 1992. Elle demande aux Etats membres de veiller à ce que "lintroduction intentionnnelle d'une espèce non indigène à leur territoire soit réglementée de manière à ne porter aucun préjudice aux habitat naturels, à la faune et à la flore sauvages indigènes, et, s'ils le jugent nécessaire, interdisent une telle introduction".
Sans vouloir se moquer de l'Europe, disons que les contrevenants sont nombreux.
Oh, il existe bien quelques réussites, mais très limitées, comme vous allez juger par vous-même. On ne présente plus le surmulot, notre rat d'égout. Sur les îles, il est encore plus ennuyeux que dans nos caves. Rappelons qu'il peut percer une dalle de béton de 15 centimètres d'épaisseur.
En 2003, une grande opération a été tentée sur l'île Tomé, au large de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor) : 620 stations de piégeage ont été installées sur les 35 hectares de Tomé, et plus de 600 rats finalement éliminés. Pour les biologistes, telle était la condition pour espérer voir revenir deux oiseaux rares, le puffin des Anglais et l'océanite tempête, dont les oeufs et les jeunes sont régulièrement dévorés par les rats.
Seulement, voilà : toujours rien en vue.

Ah ! cette nature qui demande de si grands soins après que l'homme ait mis sa patte de mauvais génie dans la sauce de l'impensable...

Lorsque j'habitais Pierrelatte, je courais les rivières et tous les points humides pour observer ce fameux ragondin.
Timide, mais il s'habitue très vite aux regards. D'autant si au bout d'un moment, il ressent la présence habituelle de son observateur. Que de fois me suis-je assise à proximité d'un point d'eau pour les suivre dans leur quotidien.
Ils mesurent entre 70 centimètres à un mètre. Et pèsent 6 kilos. Un rongeur tout de même impressionnant.
Ces grosse bêtes s'arrêtent, parfois, et t'observent à leur tour, les yeux droit dans les tiens.
Un régal mental !

Et mon grand tour dans la magie des reportages de "Terre Sauvage" s'achève ici, pour cette fois-ci !


par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Mercredi 21 mai 2008


Dans un drapée de pourpre
Sur la douceur de la soie 
En habit de mariée
Au satin léger

L'amaryllis danse sans se gêner

L'éclat de la lumière
Comme une caresse
Sur la trame nuancée
Promène ses reflets

Petits rubans pistils
En coeurs corolles frissonnent

Jolis sillons moissonnent
Des graines fleurs

Papillon amaryllis s'envole
 Se donne délicat
En vagues ondulantes
S'emporte toile

Splendeur étoilée
Le coeur emprisonne 

Pour l'amour d'une fleur
Qui chante le bonheur
Flâneur
Le regard s'attarde
 



par sonja publié dans : Prose poétique
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