Mon rêve

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Mercredi 28 mai 2008

En me posant il y a une demi-heure devant l'écran de cet ordinateur, je ne pensais pas que j'allais découvrir de nouveaux visiteurs. Je suis toujours en panne de machine, mais pas de textes. Le cyber-centre fera l'affaire durant quelques jours. Encore un peu de patience et je saurais finalement ce qu'a la machine infernale qui m'a si vilainement laché.
Etant donné que je ne m'en sers que lorsque je suis chez ma fille surtout,  j'ai décidé en attendant, de venir envahir le cyber dès qu'un peu de temps m'est accordé. C'est toujours mieux que rien, n'est-ce pas ?
Allez, je vais vous inonder de nouveau de ma prose.

C'est sous un clin d'oeil amusant et appuyé de ces deux coquins, que je viens vous remercier, en priorité. Vous avez eu la gentillesse de me lire. Ce fut très sympathique de vous rencontrer le long de quelques pages.
Vos commentaires sérieux, m'ont dit qu'il y a des sujets qui vous ont interpelés.
Et que d'autres sont un sourire que j'ai tout autant aprécié. Mais oui, je ris parfois de vos écrits éparpillés sur mon blog.
Je vais retourner vous visiter dès la semaine prochaine...
Mais là je vais seulement déposer quelques écrits dont mon cahier se trouve bien chargé.
On m'a bien conseillé de faire du copiage internet et envoyer le tout. Mais je demeure ignorante de la chose.
J'en ris toutes les fois, car on ne sait pas toujours que je suis flemmarde dans pas mal de domaines.
Si ma tête s'y refuse, que voulez-vous que je fasse ? Je ne l'oblige pas.

Je suis comme ces "toutous", je consomme le bien-être que m'offre la machine, quand au reste, je laisse bien volontiers la place aux pros. J'ai définitivement renoncé à le devenir.
L'ordinateur est amusant quand on peut en profiter. Beaucoup moins lorsqu'on en devient son esclave.
Je ne parle pas par expérience, je me sers seulement de celle des autres.

Je me colle à la machine si elle est gentille avec moi, sinon, je l'abandonne sans aucun remord.

Et un sourire pour la photo, et les vôtres...


par sonja publié dans : Sourires
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Mercredi 28 mai 2008

Délicate danseuse
De dentelles et de jupons

Un froissé de douceur s'envole
Sous la caresse du vent
Tourne dans son crépon

De blanc illumine

Dans ses roses
Impose ses étoiles
De reflets profonds
Colore l'espace

Couture festonnée
En points s'évapore
Dans un gracieux mouvement
Papillonne sur son pied

L'ancolie rayonne
De ses couleurs nous énivre

Fragrances déliceuses
Parfument l'horizon
Tourne les têtes
Rivalisant de beauté
Lorsque sortent les butineurs
Pour des baisers nectars


par sonja publié dans : Prose poétique
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Lundi 26 mai 2008

Me voilà bien coincée depuis vendredi dans la journée.
Cette machine a des caprices que je ne comprends pas.
Elle se trouve aussi innaccessible pour moi, que les animaux ayant une taille plus petite que celle de la girafe. Voilà un animal fort beau et ayant la possibilité de se nourrir et de toucher la cîme de certains arbres, ou arbustes.
Ce qui n'est pas donné à tout le monde.
Je ne suis donc pas une girafe, et je n'ai pas d'échelle.
En l'occurence ici, une connaissance suffisante pour accèder à des informations sans doute toutes simples, pour la majorité de ceux qui savent jouer avec l'internet, et l'ordinnateur. Me voilà prise au piège de la méconnaissance.

L'odinateur m'a laché. Il ne veut plus me permettre d'avoir accès aux fenêtres m'ouvrant le blog, ma boite mail, ou tout autre démarche vers des ailleurs dont je me régale d'habitude.
Je viens d'élire domicile sur un poste du Cyber Centre, de ma ville. Ce qui va me dépanner lorsque je pourrais me connecter, c'est à dire dans la semaine surtout. Chose que je ne peux faire que très rarement. D'autres occupations prenant mon temps. Mais je vais faire avec... Après tout, ai-je le choix ?
Dans ce cas, j'attends la bienveillance de la personne qui va devoir réparer l'engin, à distance, pour ma fille.
Puisque la machine se trouve chez elle, et que j'en use bien souvent et facilement, lorsque la maison est en sommeil, alors que je garde son petit.

Un vilain virus s'est gracieusement installé sur les commandes. Il doit s'y plaire pour avoir fait cela.
Il veut peut-être une médaille celui-là, vu que nous sommes en pleine remise de récompenses Cannoises.
Quoiqu'il en soit, je ne sais vraiment pas comment lui faire parvenir l'objet de son désir.
Je vais donc laisser faire cet ami qui doit voir de fond en comble la maladie de dame "machine". Le traitement approprié qu'il recevra solutionnera sans doute ses problèmes de santé.
Ce que je lui souhaite.

En attendant, je serais privée de lecture ou de curiosité sur vos blogs. Ainsi que de quelques voyages que je pourrais vous faire faire, sur le mien.
Combien de temps je devrais attendre avant de revenir plus surement ? Je n'ai pas encore la réponse.
Quand à répondre à vos courriers, mes chères amies, pour l'heure, c'est presque impossible vu que je ne ferais que de courts passages sur la machine.
Je ne vous oublie pas pour autant.

Et je ne suis pas du tout perturbée par l'absence de cette machine. Si elle ne veut pas me servir provisoirement, et bien je vais l'abandonner à son triste sort.

Je vous souhaite mille petites choses gentilles...
Et à bientôt de vous retrouver sur vos blogs...


par sonja publié dans : Sourires
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Vendredi 23 mai 2008


L'irritant cri de la mouette occupe l'espace

L'air marin en poupe
Dans le sillage des oiseaux
Au coeur des prémices d'un jour d'ailes
Et de vent 
Une joyeuse invitation à s'embarquer
Diffuse une délicate émotion

Les claquements de bec sonores
Au timbre de castagnettes
Au dessus de son nid affairée
La cigogne acceuille le visiteur

Fascinant animal
Sur ses pattes rouges démesurées posé
D'ailes blanches habillées
Aux noires rémiges dentellées
Immense voilure imposante
La cigogne impressionne

En formation serrée
L'animal s'élève au dessus des continents
Périple automnal et printanier
La côte Atlantique rejoint

Perché en vigie sur sa plate forme
Le grand oiseau
Sa beauté impose
Aux oiseaux sédentaires se mêle
Pour goûter à la quiétude d'un parc

Forêts et marécages
Abritent le migrateur
Gîte et couvert assurés
La cigogne s'installe à demeure

par sonja publié dans : Prose poétique
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Vendredi 23 mai 2008

Le propre du manipulateur, avant toute chose, c'est de se faire une place dans l'esprit de celui qu'il va s'ingénier à posséder. Pour cela, il procédera par étape.

La première sera d'évaluer ses chances de réussite. Il prendra tout son temps pour atteindre son but.
Le manipulateur n'est pas quelqu'un de préssé. Il n'a pas besoin de l'être. Il ne dévoilera pas, non plus, ses objectifs. Il ne s'inquiétera donc pas pour ce qu'il peut projeter de lui. Le paraître lui est acquis d'avance.
C'est d'ailleurs ce qui comptera le plus pour lui. Il y oeuvrera, sans répis.

La seconde sera de savoir qui vit dans l'entourage de sa future proie. Il faut bien qu'il sache à qui il a affaire, pour ne pas devenir lui-même, le piégé.
On comprend dés lors, que celui qui deviendra sa "chose" doit automatiquement se sentir déjà psychologiquement, en souffrance. La solitude intérieure étant l'un des points requis. Dans tous les cas, il faudra qu'il trouve une faiblesse quelconque chez l'autre. Un terrain favorable pour y oeuvrer à son aise.
C'est ainsi qu'il n'hésitera pas à faire connaissance avec les proches de sa "prise". Il observera leur comportement. Il voudra tout savoir sur eux. Et notamment sur leur passé. Pourquoi ?
Ce seront ces matériaux là qui serviront sa cause. Le chantage faisant parti de l'une des pratiques courantes dont il aura recours tant de fois.

Dans la tête du futur manipulé, il faut donc qu'il y ait du vide. Beaucoup de vide moral. Quand à sa famille, elle aura toutes les caractéristiques d'un manque évident de rapports solidaires. Bien que ce ne soit pas une généralité.
Dès qu'il sait cela, il démarre son numéro de séduction.
Il fera une cour pressante, auréolée de douceur. De tendresse. Il se sent animé par un besoin de protéger. De prendre sur lui tous les malheurs de l'autre. Il se fera appaisant. Fort. Prêt aux plus grands sacrifices.
Il est un peu vantard parfois, mais le dominé ne s'en rend pas compte. Il est férré. Et pour de bon. Plus personne ne pourra le faire dévier de l'acceptation totale, car dans son coeur il n'y a plus de place que pour le manipulateur.
C'est ainsi que sa vie il la mettra entre ses mains.
Il est en totale dépendance.

Difficile à croire. Pourtant...

Etant enfin en terrain conquis, quelle sera l'étape suivante ?
Rien de moins que d'imposer ses règles. Sa loi. Sa raison.
Il se dévoile. A petites doses, mais de manière très violente, pour que l'autre n'ait aucun doute sur ses intentions.
Le piégé l'aime. Donc, il s'exécute. Il pense même qu'il a sans doute mal compris ce qui se passe. Il culpabilise, d'autant si son passé reste pour lui un point d'interrogation. Dans tous les cas, dans sa tête, c'est ce qui trottera le plus souvent. Ce passé qui dérange. Même s'il a pour cadre son enfance. Le manipulé pensera bien des fois, qu'il mérite ce qui lui arrive.
A ce stade, on peut dire que le manipulateur a réussi au-delà de tout ce qu'il pouvait imaginer.
Pourquoi se gênerait-il pour composer avec la voie royale, ainsi offerte avec tant de complaisance ? 
Plus de barrière. Plus de limite.
C'est ainsi qu'il poursuivra...  pour atteindre une autre étape.
Celle de faire le vide autour de sa proie. Ca le servira plus tard, il le sait. Il réussira effectivement à devenir le maitre incontestable de ce règne de la terreur et de la manipulation. Il a l'art et la manière. L'expérience aussi, puisqu'il s'entraine depuis tant de temps. Et durant des années.
Un véritable artiste. Il sait éliminer les obstacles, haut la main. Tous les cas de figures il peut même les imaginer. Car il est en préparation constante dans sa tête.
Placé dans son contexte, dans un cadre bien réel, voilà ce que cela donne :

Je me servirais pour ce faire, du cas le plus courant. Celui qui a lieu dans le foyer, derrière une porte close.

Voilà donc le mari en pays conquis. Sa chose accepte tous ses désirs. Tous ses plaisirs.
C'est ainsi que va s'installer une ambiance particulière. Ponctuée de violences physiques, mentales et sexuelles. Avec des alternances, de moments de calme. Ce qui n'est pas pour rassurer la femme, car à tout moment, sans qu'elle comprenne ce qui la déclenche, il entrera dans une fureur qu'elle ne comprend pas. Et qu'elle ne saura pas gérer.
Elle ne sait même pas ce qui est le mieux. Le calme apparent, ou bien son vrai visage. Celui de l'horreur. Celle de l'escalade de la violence. Elle sait qu'elle est en train d'aller droit vers une mort lente, mais irrémédiable, de son psychique maltraité, mais elle ne peut et ne sait comment sortir de ce piège.
La victime a l'impression de n'être qu'un corps qui ne répond plus à aucune de ses injonctions. Très vite, elle vivra par personne interposée. Elle voit son corps. Elle le touche. Elle sent sa présence.
Mais ce qui était son propre esprit de raisonnement, en un mot d'intelligence pratique, il en est sorti.
Elle ne se reconnait plus. Toute sa personnalité lui a été volée. Violée !
Ce qu'elle voit se mouvoir, ce n'est pas elle. Elle va ainsi durant de nombreuses années, vivre en automate. Désarticulée. Et en miette, intérieurement.

Elle fera tout ce qu'il lui dictera. Ce sera le huis clos. Un silence sans retour. Car entre temps, des enfants sont venus asseoir sa vie vide de sens. Difficile à partir de là, de chercher le moyen d'échapper à la situation si bien installée. Elle ne pensera plus qu'à ces petits êtres fragiles qu'elle ne saura pas protéger de la bonne façon. Son amour de mère il l'anéantira également.
Ce sera toujours sur cette corde sensible qu'il appuiera sa toute puissance. Il a toute autorité.
Pour l'observateur, le manipulateur a un tout autre visage. Un tout autre discours. Le plus terrible sera qu'il va à tout moment présenter sa femme comme le génie du mal. Il l'emprisonne définitivement.
Sans aucun état d'âme. Jusqu'à atteindre son but. Car sur le long terme, il a des projets. On ne chaume pas au royaume du manipulateur...

Après la mère, les enfants prennent le relais. Il faut qu'ils n'oublient jamais qu'il est maître à bord. Lui seul !
Même les turbulences de la petite enfance ne seront pas admises. Attention à ne pas trop sourire.
Au pas les enfants !
Dans le silence, on supporte la pression et toutes les violences.
Les privations. L'humiliation. Maltraitances sur les enfants, et sur la mère, sans interruption.
Lorsque les arguments manquent, on n'hésite pas à proférer des insultes. Un vocabulaire à faire honte même à ceux qui sont coutumiers de ce genre de langage.
L'esprit de domination. Du pouvoir total ! Ses jouets à lui.
Cela devient de plus en plus intennable. Les enfants grandissent. Les voilà adolescents... ou presque pour d'autres.
Parfois enfin, tout ce petit monde ose sortir de son silence. On essaie d'aller chez ces amis d'antans, ou la famille qu'on croyait acquise à sa cause. On implore du secours. On dénonce l'incroyable.
Trot tard ! 
En face on écoute parfois. Sous le coup de l'émotion, certains essaient de réagir, ou sont prêts à intervenir. Seulement voilà, dès que le manipulateur se sent presque piégé, il intervient, et les bonnes âmes reculent. Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
On a déjà oublié ?

Le manipulateur a eu tout le temps de préparer les têtes. Souvenez-vous... il a fait le vide autour de sa famille.
Il a eu le temps de manipuler d'autres têtes.
Les amis, ils sont à lui. Pas à sa femme. Il en a le monopole. Il suffit qu'il passe derrière les plaignants, même s'il s'agit d'enfants, pour que tout rentre dans l'ordre.
Le vide partout. Les menteurs, ce sont les victimes. Ce sont les victimes qui lui veulent du mal. La mère est l'instigatrice de ce montage de tête chez ses enfants. Ben voyons...

Et les marques de violence, et l'état psychologique de cette famille en démolition, ça n'interpelle pas ?
Les témoins malgré eux, qui ont vu certaines choses, ils ne comptent pas ?
Voilà une situation qui peut durer de nombreuses années. Et qui va durer plus de trente ans.
Pour cause d'aveuglement volontaire ou involontaire. Ou par le fait d'une manipulation savante.
Orchestrée dès les premiers instants d'une lune de miel... pour le miel, en l'occurence "amer" !

Combien de femmes, d'enfants sont ainsi brisés par le seul fait d'un personnage hors norme ?
Et lorsque la chose est dévoilée, il n'y a qu'à interroger ceux qui ont subit la chose, pour vite se rendre compte des dégats commis.
On les a brisé, tel le roseau qu'on casse. Pour réparer, il faudra combien d'années ?

J'ai bien du mal à comprendre une telle psychologie chez tous ces manipulateurs, et de toutes sortes.
Ainsi que de tous ces silences qui tuent !

par sonja publié dans : Le temps de la reflexion
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Jeudi 22 mai 2008

Quelque part en Vendée,. Mais ce pourrait être n'importe où dans l'Ouest de la France. Et même ailleurs, car le ragondin est désormais chez lui partout, sauf en montagne, sauf où il n'y a pas assez d'eau pour lui. Disons-le sans acrimonie : ce personnage est un envahisseur.
Au départ, l'animal vivait -et continue de vivre- en Amérique du Sud. Et puis on décida de l'élever pour sa fourrure. Mais certains captifs de chez nous, qu'on ne saurait blâmer, préférèrent le chemin de la liberté. La belle, quoi.
Le résultat est moins joli à voir, car le ragondin, strictement herbivore, fait désormais concurrence à d'autres espèces et détériore, par ses galeries, les rives et les champs, lorsque des solutions adéquates ne sont pas mises en oeuvre. Même chose pour le rat musqué, lui aussi venu de l'Amérique latine, lui aussi bagnard évadé. Et lui aussi, de moins en moins bien supporté. Mais comment faire pour juguler ce grand mouvement d'animaux et de plantes qui accompagne la mondialisation des échanges ?
Et s'il n'y avait que les naimaux ! Chez les plantes, c'est encore pire, avec, croit-on, 500 espèces introduites en France, soit tout de même 11 % de la totalité de notre flore. Certaines servent de décoration dans les pots de fleurs, mais d'autres prolifèrent et menacent des écosystèmes entiers. C'est le cas des jussies et de la myriophylle du Brésil. Toutes les deux -quelle manie !" viennent d'Amérique du Sud et avaient, au départ, été choisies pour agrémenter les bassins et les aquariums. Eh bien, c'est réussi !
Elles se sont échappées, elles aussi, et quand elles trouvent des conditions favorables, au bord des lacs et des marais, elles forment des herbiers denses qui empêchent les autres espèces de vivre. Des herbiers qui, en se décomposant, privent l'eau d'un oxygène pourtant indispensable.

Mulots des villes et rats des champs
Si la myriophylle reste relativement confinée à l'ouest de la France, les jussies se rencontrent, elles, partout. La loi existe, et elle est même européenne depuis la directive Habitats de 1992. Elle demande aux Etats membres de veiller à ce que "lintroduction intentionnnelle d'une espèce non indigène à leur territoire soit réglementée de manière à ne porter aucun préjudice aux habitat naturels, à la faune et à la flore sauvages indigènes, et, s'ils le jugent nécessaire, interdisent une telle introduction".
Sans vouloir se moquer de l'Europe, disons que les contrevenants sont nombreux.
Oh, il existe bien quelques réussites, mais très limitées, comme vous allez juger par vous-même. On ne présente plus le surmulot, notre rat d'égout. Sur les îles, il est encore plus ennuyeux que dans nos caves. Rappelons qu'il peut percer une dalle de béton de 15 centimètres d'épaisseur.
En 2003, une grande opération a été tentée sur l'île Tomé, au large de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor) : 620 stations de piégeage ont été installées sur les 35 hectares de Tomé, et plus de 600 rats finalement éliminés. Pour les biologistes, telle était la condition pour espérer voir revenir deux oiseaux rares, le puffin des Anglais et l'océanite tempête, dont les oeufs et les jeunes sont régulièrement dévorés par les rats.
Seulement, voilà : toujours rien en vue.

Ah ! cette nature qui demande de si grands soins après que l'homme ait mis sa patte de mauvais génie dans la sauce de l'impensable...

Lorsque j'habitais Pierrelatte, je courais les rivières et tous les points humides pour observer ce fameux ragondin.
Timide, mais il s'habitue très vite aux regards. D'autant si au bout d'un moment, il ressent la présence habituelle de son observateur. Que de fois me suis-je assise à proximité d'un point d'eau pour les suivre dans leur quotidien.
Ils mesurent entre 70 centimètres à un mètre. Et pèsent 6 kilos. Un rongeur tout de même impressionnant.
Ces grosse bêtes s'arrêtent, parfois, et t'observent à leur tour, les yeux droit dans les tiens.
Un régal mental !

Et mon grand tour dans la magie des reportages de "Terre Sauvage" s'achève ici, pour cette fois-ci !


par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Mercredi 21 mai 2008


Dans un drapée de pourpre
Sur la douceur de la soie 
En habit de mariée
Au satin léger

L'amaryllis danse sans se gêner

L'éclat de la lumière
Comme une caresse
Sur la trame nuancée
Promène ses reflets

Petits rubans pistils
En coeurs corolles frissonnent

Jolis sillons moissonnent
Des graines fleurs

Papillon amaryllis s'envole
 Se donne délicat
En vagues ondulantes
S'emporte toile

Splendeur étoilée
Le coeur emprisonne 

Pour l'amour d'une fleur
Qui chante le bonheur
Flâneur
Le regard s'attarde
 



par sonja publié dans : Prose poétique
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Mercredi 21 mai 2008

Rien de plus normal qu'une chèvre sur le toit d'une voiture... mais une voiture avec une panthère sous le capot.
Au Yemen un toit de voiture c'est fait pour ça. 
Quand on manque d'arbres....



- Et bien alors ? Tu t'es perdu ou quoi ? Ton harras c'est de l'autre côté de la rue.
   Je te prête tout de même ma pelouse et mon soleil... mais pas trop longtemps. C'est juste pour te dépanner.



- Eh ! dites donc frérots, vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien à mes petits sabots que cette moquette.
   On a l'impression de marcher sur une couette. C'est la classe !
   Allez, ne faites pas des manières, essayez donc...

- Tu crois vraiment qu'on peut ?
   Bon, attends, on arrive

-  Je finis d'abord mes élongations...



- Oh, les gars, qui veut jouer avec moi à la babale ? Juste un tout petit match. Je vous l'envois, et je cours après.
   Elle est belle ma balle... vous ne trouvez pas ? Incassable et lavable ! Parfumée à la fraise. Elle rebondit.
   On m'a même dit qu'elle flotte. On dit aussi...

    Personne ne m'aime !
   Je ne sais pas pourquoi tout le monde m'appelle calimero...



- Ah ! la croisette ! Les décolettés... Les bijoux... Les yatchs... Les films... Les ch'timis... et Paris Hilton...
   Mais les frittes chez Mac'Do, servies en terrasse, ça déménage !
   Je fini les dernières, puis je file. 
   
C'est moi qui serais sur le tapis rouge ce soir... Au côtés de Clooney, bien sur



- Quoi ? Ce n'est pas la bonne pose ? Qu'est-ce qu'elle a ma bouille ? On n'est pas à Cannes ici, non mais...



- On lèche la gamelle. On fini les miettes. On se lèche les babines... on ne partage pas. Quand au merci,
   on y  repassera. 
   Ca m'apprendra à être sympa avec ce sauvage...


- J'en ai plein la gamelle d'attendre qu'il ait fini sa sieste. En voilà un qui se permet d'arrêter de jouer, quand
   bon lui semble. En plein milieu d'une course, ou d'un saut. 
   Ce drôle d'animal semble toujours fatigué.
   Il m'énerve, mais je suis un toutou très patient !


par sonja publié dans : Sourires
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Mercredi 21 mai 2008

Je persiste, pour vous emporter sur les douceurs d'une faune variée et nombreuse. Sur les pas de "Terre Sauvage",  je vous offre leur reportage sur la ville lumière, qui cache si bien son jeu.
174 espèces d'oiseaux y ont été observées depuis 1980.
Je sais combien les Parisiens sont affairés, occupés, privés du temps précieux de la pause nature.
Ils semblent méconnaitre la belle avifaune que recèlent monuments et jardins.
Une richesse insoupçonnée...
Ne perdons plus de temps, prêtez moi votre main, accrochez-vous, et laissez vous conduire.

En fin de journée, un mois de février de l'année 2004, des ornithologues repèrent un bel oiseau.
Une gorge blanchâtre, un long bec et une queue noire se profilent, portés par deux ailes rouge carmin. Le tichodrome se pose sur le front du Panthéon et passe à la postérité. Les amateurs se dispersent, sourire aux lèvres.
Que diable faisait ce passereau, habitué des falaises montagneuses, en plein coeur de Paris ? Le thichodrome échelette vit entre 400 et 2500 mètres d'altitude. L'hiver, il lui arrive parfois de descendre dans les vallées, sur des façades de cathédrales ou de châteaux, mais celui-ci avait crrément traversé la Beauce ! Au bout d'un mois, le montagnard a disparu, aussi subitement qu'il était apparu.

Un bestiaire à plumes s'ébroue en plein Paris.
Les archives ornithologiques mentionnent avec précision les bizarreries aviaires de la capitale. Deux tichodromes échelettes avaient déjà été observés, à la fin de l'autone 1804, puis le 21 mars 1963. Ce même mois, une terible tempête sur l'Atlantique amène des guillemots de Troïl du côté du Pont Royal (1er) et des pinguoins tordas au-dessus de la rue Demours (XVIIe). La vague de froid de l'hiver 1956 jette un harle huppé sur l'île Saint-Louis. Cinq spatules blanches survolent le pont d'Austerlitz le 29 mai 1962. Trois cents oies cendrées strient le ciel parisien en octobre 1966. Quarante oies des moissons s'approchent de la gare Montparnasse en décembre 1967. Goëland argenté, mouette pygmée, huïtrier pie, cincle plongeur, hibou moyen duc, balbuzard pêcheur et océanité cul-blanc figurent également dans l'étonnant bestiaire à plumes de la capitale.
Il s'en passe de belles à Paris...

Xavier Japiot, naturaliste et spécialiste de la biodiversité urbaine, remarque : "Certains hommes, plus courageux, plus originaux ou plus résistants que d'autres, s'en vont parcourir les pôles ou affronter les déserts. Il en va de même pour les oiseaux erratiques. Et puis les conditionsclimatiques peuvent jouer un rôle. Les vents portent parfois des pouillots en plein Paris". Dans son bureau de Paris-Nature (Mairie de Paris), au coeur du bois de Vincennes, Xavier Japiot relève que "174 espèces au moins ont été observées dans la capitale depuis 1980". Dans le lot, on trouve beaucoup d'originalités éphémères, mais aussi des oiseaux installés durablement. "73 espèces nichent dans le département parisien, dont 53 au moins intra-muros." En ville, elles bénéificient de l'ilot de chaleur urbaine : le matin, les rues de la capitale affichent des températures supérieures de 2 à 3°C, à celles relevées en périphérie ; une différence appréciable lors des hivers rigoureux.
Toutes les espèces nicheuses sont parvenues à s'affranchir de la trilogie gîte-repas-sécurité. "Les oiseaux qui vivent en milieu urbain disposent généralement d'une niche écologique large, ajoute Xavier Japiot. Bien sur, les immeubles avec de grandes surfaces vitrées sont peu propices, car les mousses, les lichens et les insectes ne peuvent s'y fixer. Mais l'avifaune urbaine demeure peu exigeante. Par exemple, les pigeons bisets, les étourneaux, les choucas et les rouges-queues-noirs, qui apprécient les milieux minéraux et verticaux, s'accommodent bien des conditions offertes par les quartiers haussmanniens."
En réalité, le grand secret des oiseaux parisiens tient en deux mots, repris en choeur par tous les ornithologues : opportunisme et adaptation !
L'avifaune de la capitale prouve chaque jour que l'un ne va pas sans l'autre. Jusqu'à la loi de protection de 1976, la plupart des espèces sont chassables... et chassées. La ville représente à priori un espace sûr, à l'abri des coups de feu intempestifs. La tourterelle turque, arrivée en Ile-deFrance en 1960 et à Paris en 1962, surprend les scientifiques par son attirance rapide pour les milieux bâtis. De même, la "saturation" d'espaces périurbains et la concurrence intraspécifique ont probablement incité des individus à chercher une nouvelle niche écologique. En matière d'opportunisme, l'étourneau sansonnet en connaît un rayon. Au printemps 1994, 130 pins sylvestres adultes sont replantés dans la cour de la Bibliothèque nationale de France (XIIIe). Six mois plus tard, des milliers d'étourneaux sansonnets, venus de Grande Bretagne et d'Europe du Nord, y élisent dortoir pour l'hiver... Depuis 2004, chaque mois de janvier et/ou de février, la Bibliothèque convoque des fauconniers. Leurs buses de Harris -une espèce américaine- doivent effaroucher les étourneaux afin de limiter au maximum leur présence, et surtout leurs piaillements et leurs fientes...
Selon Xavier Japiot, l'une des plus anciennes adpatations concerne "le merle noir, oiseau forestier, qui a appris à calquer ses heures de chant sur les luminaires, et non plus sur le soleil !"
A l'unanimité, la palme de l'adaptation la plus surprenante revient aux corneilles noires. Cantonnées aux campagnes jusque dans les années 1960, elles ont conquis les millieux urbains avec un certain succès. Dans les années 1990, les ornithologues se sont émus de leur capacité d'ajustement... au plan Vigipirate !
"Le plan imposait des poubelles transparentes. Les corneilles ont bien vite compris que, sans fût ni couvercle solide, elles auraient à disposition un garde-manger permanent", explique Xavier Japiot. Dès lors, les corneilles prennent moins la peine de déterrer les bulbes dans les parcs et jardins parisiens : quelques coups de griffes suffisent, au petit matin, avant le passage des éboueurs. Finalement, la Mairie de Paris doit s'adapter aux corneilles noires, en installant des poubelles à la fois solides et transparentes...
Lorsque les oiseaux tirent le meilleur profit des plans de sécurité publique, les hommes n'ont plus qu'à tendre les yeux... et les oreilles !
Le chant grave et puissant du pic noir a permis à Xavier Japiot de repérer l'un des deux couples nicheurs de la capitale, dans un vieux platane du bois de Vincennes, près du carrefour de Pompadour.
"En travaillant sur le sujet, on s'aperçoit que le milieu urbain grouille d'espèces. Nous recevons sans cesse de nouvelles informations", conclut le naturaliste.
Paris regorge de beaux oiseaux, discrets, certes, mais surtout... ignorés !

Déceler la vie sauvage au coeur de la ville
Olivier Sigaud en donne la preuve par un dimanche après-midi ensoleillé, au milieu de la foule, sur l'esplanade du Carrousel du Louvre. Des milliers de touristes admirent les façades, photographient les Pyramides, se penchent sur les bassins. Olivier, lui, lève les yeux vers les voûtes de l'arc de triomphe, et compte à vois basse : "Vingt-sept, vingt-huit, vingt-neuf... " Il recense l'invisible : trente nids d'hirondelles de fenêtre, inscrustés dans les pierres de l'arc. Ils échappent totalement aux badauds. Pourtant, les hirondelles nichent ici depuis 1846, au moins, puisque Victor Hugo décrivait la colonie dans ses "Choses Vues... et écrit... La vérité, c'est que les gens ignorent que Paris possède une vie sauvage, que la nature existe en ville. Je me souviens d'un accouplement de faucons crécerelles en pleine esplanade du Trocadéro, dans l'indifférence générale !", s'amuse l'ornithologue éclairé.
Chaque printemps, le professeur en robotique à la faculté de Jussieu arpente Paris à vélo afin de dénombrer tous les nids d'hirondelles de fenêtre. Parties d'Afrique en février, elles regagnent les grands points d'eau francilliens, comme les étangs de Saint-Hubert et de la Bassées, vers Fontainebleau, afin de récupérer de leur longue migration. En avril, elles se réinstallent sur les murs de la capitale pour deux couvées estivales. Olivier Sigaud reprend alors ses pérégrinations "contemplatives et scientifiques", chaque dimanche, à 5 heures !"
"Les nids sont si discrets que je les repère aux cris. En plus d'une bonne oreille, il faut du calme, ce qui n'arrive jamais dans la capitale. Sauf le dimanche, à 5 heures !"

Allez Parisiens debout !

Les zones visitées doivent réunir trois conditions : gîte-alimentation-sécurité. Les hirondelles recherchent de la boue, qu'elles cimentent de leur salive pour édifier les nids. Les arbres -184 000 à Paris, hors bois !- et les points d'eau favorisent la présence d'insectes. Les hirondelles de fenêtre évitent les perchoirs accessibles aux prédateurs potentiels, dont les pies. Enfin, elles privilégient les hautes cavités abritées, les mordillons, les ornements, les petits créneaux. "A Paris, les deux tiers des nids seront donc aux premier et quatrième étages !" conclut Olivier Sigaud. La capitale comptait 417 couples d'hirondelles de fenêtre en 2004, 460 en 2005, 550 en 2006 et seulement 140 en 2007. "La faute à l'été 2006, soupire le recenseur. L'espèce est très sensible aux  variations climatiques. En juillet, quelques jours de grosse chaleur ont décimé la première couvée. Et début août, la pluie et la chute brutale des températures ont été fatales à la deuxième couvée et à certains adultes. Les rescapés ont fui dès le 15 août." L'ornithologue ne cache pas sa fébrilité avant le comptage 2008. Il espère une remontée des effectifs, ce qui conforterait la thèse de "'l'accident climatique 2006". Il "écoutera" longuement les murs du Louvre, de la Villette, et fera un détour par "la" maison à hirondelles de la capitale, dans le VIIe arrondissemnt : 18 nids sur une façade de la rue Sédillot, demeure d'un certain... Georges Hirondel.

Haut, très haut au-dessus des hirondelles, un cri strident se fait entendre. Revenu du bois de Boulogne, rassasié de quelques campagnols, un faucon crécerelle regagne son nid urbain. Où le rapace abrite-t-il ses amours ? Peut-être sur le Sacré-Coeur, Saint-Sulpice... "Un couple a déjà élu domicile dans un tuyau d'aération à l'höpital de la Pitié-Salpétrière, un autre dans une jardinière, sur un blacon de Bobigny", remarque Frédéric Malher. A moins qu'il ne fasse partie des habitants de Notre-Dame-de-Paris. La fameuse cathédrale a accueilli jusqu'à cinq couples simultanément, une densité exceptionnelle au regard de l'instinct peu grégaire des faucons-crécerelles. Chaque printemps, le Corif dresse stands et longues-vues sur le parvis de Notre-Dame, afin d'initier Parisiens et touristes au spectacle de l'ornithologie urbaine. Ils observent, incrédules, le vol sur place du rapace. A l'affût du moineau inattentif, il repart bien vite se reposer près d'une gargouille, des heures durant, immobile, la tête enfoncée dans ses épaules brunes.
Le long de la Seine, les oiseaux marins s'en donnent à coeur joie. Goëlands leucophées furètent sur les quais ou se laissent balloter dans lerau, au gré de l'onde provoquée par les bateaux-mouches...
Un nuage d'étourneaux sansonnets s'envole au-dessus de la gare de Lyon. Rien d'extraordinnaire pour le scientifique, mais l'amoureux ou l'épris de nature s'arrête pour profiter de ces scènes de vie sauvage dans le décor de la capitale. "C'est quelque chose de très important. Ce genre de sène n'a aucun intérêt en rase capagne. Elle est trop commune. Mais cette présence de la nature au-dessus des paysages parisiens est toujours un moment de poèsie", s'émeut Olivier Sigaud.
Plus loin, dans le parc de Bercy, un héron cendré se laisse approcher par les badauds. Il pêche les carpes koïs et les poissons rouges des bassins. Ici, l'eau gêle rarement, et ce solitaire a peu de chances de se retrouver le bec dans la glace. La plupart de ses congénères ont choisi le lac des Minimes, au bois de Vincennes, ou les milieux humides du bois de Boulogne, à l'instar des canards et fuligules milouins. Les deux grands bois parisiens profitent de la protection de deux "réserves parapluies", interdite d'accès... mais pas d'observation, grâce à deux observatoires. Moineaux friquets et chardonnerets élégants fréquentent les espaces dégagés, Roitelets huppés et mésanges huppées se cachent dans les frondaisons touffues des conifères. Le pic épeiche et la sittelle torchepot affectionnent les vieux chênes, dont l'écorce crevassée sert de refuge aux insectes et aux araignées. Ces oiseaux inattendus sont accessibles, d'autant qu'il n'est pas nécessaire de traverser le périphérique pour les rencontrer.

Des trésors cachés dans la quiétude des espaces verts.
Depuis Bercy, cap au nord-est vers le XXe arrondissement. Le cimetière du Pèche-Lachaise, conçu par l'architecte Alexandre Brongniart, constitue le plus grand espace vert de Paris intra-muros (44 hectares).
Depuis 1804, 5 000 arbres, serrés dans des fosses de trois mètres sur trois, ont tissé un lien étroit avec les pavés et les tombeaux couverts de mousses et de lichens. S'il ne rechigne pas à s'abriter dans les cheminées voisines, le pigeon colombin apprécie autant les platanes vénérables du cimetière. Le plumage roux marqué de bleu du geai des chênes glisse dans le clair-obscur des allées, et le silence envoûtant du Père-Lachaise contibue à la magie.
Le cimetière est l'un des rares sites de nidification parisiens de la chouette hulotte. En 2006, une jeune chouette a été trouvée entre la tombe du compositeur polonais Frédéric Chopin et celle de l'humoriste français Pierre Desproges...
L'un des principaux trésors de l'avifaune parisienne se situe plus au sud, dans le Ve arrondissemnt. Proximité de la Seine, vastes pelouses, grands bâtiments en pierres, serres... depuis sa création, le Jardin des Plantes a toujours accueilli les espèces les plus diverses. L'avifaune y prend ses aises, surtout que le domaine dispose, depuis le début du XXe siècle, d'un écrin de verdure ; le jardin écologique. Le responsable, Philippe Barré, s'attache aujourd'hui à y reconstituer les millieux forestiers et ouverts du Bassin parisien. Chaque printemps, "c'est un peu la volière", et il travaille, accompagné par le chant des mésanges bleues et charbonnières, quand la grive musicienne ne lui offre pas un air de flûte.
Les pins noirs d'Autriche, les ifs, les chênes, les châtaigniers et les peupliers fourmillent d'insectes. Les petits granivores, comme le verdier ou les insectivores, tels les pics, y trouvent gîte et refuge. L'ouragan de 1999 a considérablement éclairci le milieu, mais les oiseaux savent se cacher, toujours. La musique de la cavalerie américaine signale qu'un grimpereau des jardins est dans les parages, invisible. S'il est sur un tronc, son dos est tacheté de brun. S'il vole, son ventre est gris clair... L'ornithologue a tout intérêt à connaître la chanson ! La bergeronnette des ruissaux se délecte d'une rivière artificielle. Ici, les oiseaux sont au calme : seules les visites guidées sont autorisées. Restent les prédateurs naturels, mais ici aussi, l'avifaune s'adapte : "Il n'y a qu'ici que j'ai entendu des geais imiter le mieulement du chat !" , précise Philippe Barré.
Que dites-vous de ça ?
Quand le Jardin des Plantes referme ses portes, le soir, reste pour l'amoureux de la nature la chance d'entendre, au détour d'un jardin, quelques notes mélodieuses. Peut-être un rossignol philomèle, tapi sous les boutons vermeils d'un rosier grimpant...

Alors, "Oursonne Libre", et quelques passants étonnés de voir un renard vagabonder parfois, dans Paris, ne soyez plus surpris... c'est possible !
Il est vrai que je ne vous ai pas conduits sur les parvis de quelques monuments historiques, ni dans des musées, mais la balade valait le détour.
Dame nature est à vos pieds chers Parisiens. Levez donc parfois vos yeux. L'effort en vaut la peine.
Et si vous avez de l'oreille, écoutez ! Vous en serez enchantés ! Et ça ne demande pas beaucoup de temps... seulement de petites minutes. De toutes petites minutes






par sonja publié dans : De reportages en reportages...
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Lundi 19 mai 2008


Sur mes pensées envahissantes  m'attarde

Elles m'entrainent sur le tumulte d'aspérités venant par vagues
 Autour de moi tout semble vasciller

Telle une tempête arrivant du fond de l'Océan
Les vents 
Les nuages
Et la pluie de mes émotions
Je ne peux les contenir

C'est dans le silence de mes pensées
Que je poursuis mon voyage

Sans que je les prononcent
Les mots résonnent en moi
Ils ont trouvé une frontiière
Celle de tous les solitaires

La solitude peut-elle parler ?

Sa langue maternelle est le silence
Elle ne cherche même pas à se faire comprendre
Elle demeure sans voix lorqu'on l'interroge

La solitude est prétexte à vagabonder
C'est son atout majeur
Elle peut plonger dans les profondeurs du coeur
¨Pour ses mémoires cueillir

Le temps ne lui est pas compté
Elle s'amuse à observer ce qui l'entoure

De beautés je m'énivre
Pour mes tensions faire disparaitre

J'ouvre la porte aux souvenirs les plus doux
Mon île avance à ma rencontre
De Nouméa à Koné
Le rêve se met en place
Il m'emporte vers un horizon qui ne m'est pas inconnu
Lagons et baies s'offrent dans leurs splendeurs

Régulièrement
La nature vient à ma rencontre
Pour les nuages balayer
La sérénité reprend sa place
Délicatement m'embrasse
Pour finir  sur une note délicate

par sonja publié dans : Prose poétique
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